Samedi, une cellule de la prison de Coyah, près de Conakry, n’abritait plus celui que l’on y cherchait. Les avocats d’un magistrat réputé, récemment révoqué, inculpé puis détenu, ont annoncé que leur client n’était « plus dans sa cellule ». Ils affirment ne pas connaître le lieu où il se trouve. Cette alerte, formulée par un collectif de défense, place au centre du débat public une question simple et lourde : où est Algassimou Diallo ?
Une Absence Signalée Sans Explication Officielle
Le communiqué des conseils ne parle pas d’une rumeur vague. Il décrit un constat. Monsieur Algassimou Diallo ne se trouve plus dans sa cellule depuis le matin. Il aurait été extrait de son lieu de détention et conduit vers une destination inconnue. Les mots sont précis. Ils ne précisent pas davantage, parce que la défense dit n’avoir reçu aucune information complémentaire.
Les autorités judiciaires contactées déclarent n’en rien savoir. Les démarches auprès de l’établissement pénitentiaire sont demeurées sans réponse. Aucun ordre d’extraction n’a été porté à la connaissance de la défense. Aucun motif médical ne saurait, selon les avocats, expliquer une telle sortie de la maison d’arrêt. Ni la famille ni les conseils ne savent où il se trouve.
Monsieur Algassimou Diallo ne se trouve plus dans sa cellule depuis ce matin. Il aurait été extrait de son lieu de détention et conduit vers une destination inconnue.
Qui Est Le Magistrat Concerné
Algassimou Diallo est présenté comme un magistrat réputé. Il a récemment été révoqué. Il a été inculpé pour des soupçons de collusion avec un opposant. Il est détenu. Ces éléments, tels qu’ils sont connus, dessinent le cadre immédiat de l’affaire. Ils ne disent pas tout de sa carrière. Ils suffisent toutefois à comprendre pourquoi sa disparition de cellule provoque une alerte publique.
Il est poursuivi pour « provocation à la discrimination, à la haine ou à la violence pour discrimination » et pour « association de malfaiteurs ». Ces qualifications figurent au dossier. Le procès s’est ouvert vendredi devant la Cour suprême. L’audience a été renvoyée à mardi. Entre l’ouverture des débats et le prochain rendez-vous judiciaire, la cellule s’est vidée, selon la défense.
Le lieu de détention connu jusqu’alors était la prison de Coyah, près de Conakry. C’est de là que l’extraction aurait eu lieu. C’est là que les avocats ont cherché leur client. C’est là que les réponses n’ont pas été données. Le silence de l’établissement, tel qu’il est relaté, alimente l’inquiétude exprimée par le collectif.
Le Contexte Politique Rappporté
Depuis l’arrivée au pouvoir du général Mamadi Doumbouya par un coup d’État en 2021, puis une élection en 2025, des partis politiques ont été suspendus. Les manifestations sont réprimées. De nombreuses voix dissidentes ont été arrêtées, condamnées, poussées à l’exil ou sont portées disparues. Ce cadre n’est pas un commentaire extérieur ajouté au dossier. Il est le décor dans lequel l’alerte des avocats s’inscrit.
Dans un tel climat, l’absence d’un détenu déjà identifié, déjà poursuivi, déjà présenté à la justice, prend une résonance particulière. La défense ne se contente pas de demander une adresse. Elle exprime ses « plus vives inquiétudes pour la vie, la sécurité et l’intégrité physique de son client ». La formule n’est pas anodine. Elle relie l’extraction à un risque concret.
Ce que la défense dit savoir
Cellule vide dès le matin. Extraction vers une destination inconnue. Aucun ordre porté à sa connaissance. Aucune justification médicale. Famille et conseils sans information.
Les Demandes Formulées Par Les Avocats
Le collectif demande aux autorités que le lieu où se trouve Monsieur Algassimou Diallo soit immédiatement porté à la connaissance de sa famille et de ses conseils. Il demande aussi que ceux-ci puissent le rencontrer sans délai. La double exigence est claire : localiser, puis permettre un contact.
À défaut, le collectif saisira les instances nationales et internationales compétentes. L’avertissement est public. Il transforme une alerte pénitentiaire en un possible contentieux plus large. Tant que le lieu n’est pas communiqué, la défense considère que le silence n’est pas une réponse acceptable.
Ni sa famille ni ses conseils ne savent où il se trouve.
Cette phrase résume l’essentiel. Elle ne décrit pas une hypothèse. Elle décrit une absence d’information partagée. Dans une procédure déjà ouverte devant la Cour suprême, l’impossibilité de joindre l’accusé pèse sur le calendrier fixé à mardi autant que sur la sécurité de la personne.
La Réaction Du Mouvement Tournons La Page-Guinée
Le mouvement citoyen « Tournons la page-Guinée » a également exigé samedi des autorités « la localisation immédiate de monsieur Algassimou Diallo et la communication de sa situation à sa famille et à ses avocats ». La demande rejoint celle de la défense. Elle élargit toutefois le propos.
TLP-Guinée s’inquiète, plus largement, « d’une possible banalisation des disparitions de personnes placées sous la responsabilité de l’Etat ». Le mouvement dit avoir documenté au moins 35 cas de disparitions depuis septembre 2021. Ce chiffre, avancé par l’organisation, sert d’arrière-plan à l’alerte du jour.
Le mouvement rappelle par ailleurs la récente découverte de six corps ligotés dans une fosse commune dans le sud-ouest du pays. Un collectif d’opposition a saisi l’ONU et demandé une enquête internationale indépendante. Ces éléments ne tranchent pas le sort d’Algassimou Diallo. Ils expliquent pourquoi une cellule vide provoque une réaction immédiate.
Ce Que Change Une Extraction Sans Ordre Connu
Une extraction peut, en principe, répondre à une convocation, à un transfert, à une raison sanitaire. Ici, la défense affirme qu’aucun ordre n’a été porté à sa connaissance. Elle affirme aussi qu’aucun motif médical ne saurait expliquer la sortie. Le décalage entre le geste constaté et l’information absente constitue le cœur du signalement.
Les autorités judiciaires contactées déclarent n’en rien savoir. Cette déclaration, rapportée par les avocats, ajoute une couche. Ce n’est pas seulement la prison qui ne répond pas. C’est aussi l’autorité judiciaire saisie qui, selon la défense, ignore le déplacement. L’accusé d’un procès ouvert vendredi devient, samedi, une personne dont le lieu n’est pas identifié par ceux qui le cherchent.
Dans ce vide, chaque heure compte pour la famille. Chaque heure compte aussi pour des conseils qui doivent préparer une audience renvoyée à mardi. Sans accès à leur client, la préparation de la défense se heurte à une obstacle matériel : l’accusé n’est plus là où la procédure le situait.
Les Chefs De Poursuite Tels Qu’Ils Sont Connus
Les poursuites portent sur la provocation à la discrimination, à la haine ou à la violence pour discrimination, ainsi que sur l’association de malfaiteurs. Ces formulations juridiques encadrent le dossier. Elles ne disent rien, par elles-mêmes, du lieu de détention actuel. Elles rappellent toutefois que l’intéressé n’était pas un détenu anonyme : il comparaisait déjà devant la Cour suprême.
Le soupçon de collusion avec un opposant a précédé l’incarcération. La révocation récente a précédé l’incarcération. L’ouverture du procès a précédé l’alerte de samedi. La séquence est courte. Elle est documentée par les seuls éléments publics repris ici. Elle suffit à relier une procédure visible et une absence soudaine.
LIEU CONNU JUSQU’ALORS
Prison de Coyah
près de Conakry
SITUATION SAMEDI
Destination inconnue
selon le collectif d’avocats
Inquiétudes Pour La Vie Et L’Intégrité Physique
Le collectif d’avocats n’emploie pas un langage administratif tiède. Il parle de vie, de sécurité, d’intégrité physique. Ces termes apparaissent parce que le lieu est inconnu et parce que personne, parmi les proches procéduraux, n’a pu vérifier l’état de la personne extraite.
Une personne placée sous écrou demeure sous la responsabilité de l’État. C’est précisément ce point que TLP-Guinée met en avant en parlant de disparitions de personnes « placées sous la responsabilité de l’Etat ». L’alerte ne porte pas seulement sur un citoyen libre introuvable. Elle porte sur un détenu déjà confié à une institution.
Cette distinction compte. Elle explique l’urgence réclamée. Localiser immédiatement. Communiquer la situation. Permettre une rencontre sans délai. Ces trois verbes structurent la demande. Ils ne préjugent pas de la suite judiciaire. Ils exigent d’abord que l’accusé redevienne localisable.
Le Calendrier Judiciaire Interrompu
Vendredi, le procès s’ouvre. Mardi, il doit reprendre. Samedi, la cellule est vide. Le calendrier judiciaire se heurte à un fait matériel. Si l’accusé n’est pas présenté, si ses conseils ne peuvent le voir, l’audience renvoyée devient un rendez-vous sans garantie de comparution.
La Cour suprême a déjà accueilli l’ouverture des débats. Le renvoi à mardi n’annule pas l’existence du dossier. Il le suspend pour quelques jours. C’est dans cet intervalle que l’extraction signalée intervient. L’intervalle, court, rend le silence plus lourd.
Les avocats ne disent pas avoir reçu un acte transférant leur client vers un autre établissement nommé. Ils ne disent pas avoir été informés d’une hospitalisation. Ils disent l’inverse. Ce contraste entre l’attente d’une procédure publique et l’opacité du déplacement nourrit le communiqué.
Partis Suspendus, Voix Dissidentes Et Disparitions
Le tableau politique décrit depuis 2021 puis 2025 associe suspensions de partis, répression des manifestations, arrestations, condamnations, exils et disparitions. Algassimou Diallo n’est pas présenté ici comme un responsable de parti. Il est présenté comme un magistrat révoqué, poursuivi, détenu. Le rapprochement vient du climat, non d’une assimilation automatique des rôles.
Quand des voix dissidentes sont déjà portées disparues, une extraction non notifiée à la défense réactive une mémoire collective récente. TLP-Guinée le dit en parlant de banalisation possible. Le mot « possible » reste prudent. L’inquiétude, elle, est affirmée.
Documenter au moins 35 cas depuis septembre 2021, comme le mouvement dit l’avoir fait, revient à inscrire le cas présent dans une série revendiquée. La série n’établit pas à elle seule le sort du magistrat. Elle justifie, aux yeux du mouvement, l’exigence d’une localisation immédiate.
La Fosse Du Sud-Ouest Et La Saisine De L’ONU
Le rappel des six corps ligotés découverts dans une fosse commune au sud-ouest du pays n’est pas un détail isolé dans le communiqué citoyen. Il sert d’avertissement. Un collectif d’opposition a saisi l’ONU. Il a demandé une enquête internationale indépendante. Ces faits sont mentionnés comme un contexte immédiat, non comme une preuve du dossier Diallo.
Ligotés. Fosse commune. Enquête internationale demandée. Les termes sont durs. Ils expliquent la tension qui entoure désormais toute disparition d’une personne déjà aux mains de l’État. Les avocats du magistrat n’établissent pas de lien matériel entre cette fosse et leur client. Ils expriment une crainte pour sa vie.
La coexistence de ces informations, le même samedi, produit un effet d’accumulation. Une cellule vide près de Conakry. Une fosse au sud-ouest. Un chiffre de disparitions depuis 2021. Une audience prévue mardi. L’actualité assemble ces éléments sans les fusionner.
Ce Que La Défense N’A Pas Obtenu
Pas d’ordre d’extraction porté à sa connaissance. Pas de réponse de l’établissement pénitentiaire. Pas d’indication venant des autorités judiciaires contactées. Pas de lieu communiqué à la famille. Pas de rencontre possible. La liste des absences est aussi importante que le constat initial de la cellule vide.
Le droit de la défense, dans n’importe quelle procédure, suppose un accès minimal à l’accusé. Sans cet accès, les conseils ne peuvent vérifier l’état de santé, recueillir des instructions, préparer les débats. Le renvoi à mardi rend ce manque plus urgent, non moins urgent.
Les avocats préviennent qu’ils saisiront, à défaut, les instances nationales et internationales compétentes. La voie interne n’est donc pas abandonnée. La voie externe est annoncée comme recours si le silence persiste. L’alternative est posée noir sur blanc.
Responsabilité De L’État Et Devoir D’Information
Une personne écrouée n’appartient pas à l’ombre. Elle reste un sujet de droit. Sa famille a un intérêt légitime à connaître le lieu. Ses conseils ont un intérêt professionnel et procédural à le rencontrer. L’État qui détient a, de ce fait, un devoir d’information. C’est ce devoir que le collectif et TLP-Guinée rappellent.
Quand les autorités judiciaires déclarent n’en rien savoir, le devoir d’information paraît rompu deux fois : du côté pénitentiaire et du côté judiciaire. Le communiqué des avocats s’appuie sur cette double ignorance déclarée. Il n’invente pas une thèse. Il décrit un manque.
La banalisation redoutée par le mouvement citoyen consisterait précisément à traiter ce manque comme un incident ordinaire. L’exigence de localisation immédiate vise à empêcher que l’ordinaire s’installe. Elle vise aussi à protéger une personne nommément identifiée.
Une Affaire Nommée, Un Lieu Qui Ne L’Est Plus
Le nom du magistrat circule. Le nom de la prison circulait. Le nom de la juridiction circule. Le nom du lieu actuel ne circule pas. L’asymétrie est frappante. Tout est public, sauf l’endroit où se trouve désormais l’accusé.
Cette asymétrie alimente les plus vives inquiétudes. Elle donne aussi sa forme à l’article que l’on peut écrire aujourd’hui : un récit fidèle d’une absence, et non le récit d’une destination. Tant que la destination n’est pas connue, le texte doit s’arrêter au seuil de ce que les avocats et le mouvement citoyen ont dit.
À défaut, le collectif saisira les instances nationales et internationales compétentes.
La phrase ferme une porte et en ouvre une autre. Elle dit que le temps de l’attente n’est pas illimité. Elle ne fixe pas l’heure exacte du recours. Elle fixe le principe. Localiser maintenant. Sinon, saisir ailleurs.
Ce Que L’On Peut Retenir Sans Spéculer
On peut retenir qu’un magistrat réputé, révoqué, poursuivi et détenu à Coyah n’était plus dans sa cellule samedi matin. On peut retenir que ses avocats parlent d’extraction vers une destination inconnue. On peut retenir que la famille n’a pas d’information. On peut retenir que le procès ouvert vendredi a été renvoyé à mardi.
On peut retenir les chefs de poursuite. On peut retenir le climat politique décrit depuis 2021 et 2025. On peut retenir les 35 disparitions documentées selon TLP-Guinée. On peut retenir les six corps ligotés et la saisine de l’ONU par un collectif d’opposition. On ne peut pas retenir un lieu actuel, parce qu’il n’a pas été donné.
Rester fidèle aux faits, c’est accepter ce blanc. C’est aussi relayer l’urgence formulée par ceux qui ont le mandat de défendre l’accusé. L’urgence n’est pas un ornement. Elle est le contenu même de la journée de samedi.
Pourquoi Cette Alerte Déborde Le Seul Dossier Pénal
Un dossier pénal a des pièces, des audiences, des qualifications. Une disparition de cellule a d’abord un corps qui n’est plus à l’endroit attendu. Quand les deux se rencontrent, le public ne voit plus seulement un prévenu. Il voit une personne dont la trace administrative s’interrompt.
C’est pourquoi le mouvement citoyen parle de responsabilité de l’État. C’est pourquoi les avocats parlent de vie et d’intégrité. C’est pourquoi la demande de rencontre sans délai n’est pas un caprice procédural. Voir l’accusé, c’est vérifier qu’il est encore un accusé présent, et non une absence.
Dans un pays où des partis ont été suspendus et des manifestations réprimées, la visibilité d’un détenu déjà traduit devant la Cour suprême devrait être plus grande, non plus faible. L’ouverture publique du procès rend plus inexplicable le mutisme sur le transfert.
La Prison De Coyah Comme Dernier Point Connu
Coyah, près de Conakry, demeure le dernier point géographique certain. Tout récit honnête part de là et s’arrête ensuite. L’extraction « vers une destination inconnue » ne remplace pas une carte. Elle désigne un manque de carte.
Les démarches auprès de l’établissement sont demeurées sans réponse. Cette formule des avocats mérite d’être lue lentement. Des démarches ont eu lieu. Elles n’ont pas produit d’information. Le canal ordinaire, celui de la maison d’arrêt, n’a pas fonctionné pour la défense.
Quand le canal ordinaire se tait, restent les canaux extraordinaires : instances nationales, instances internationales, pression citoyenne. TLP-Guinée a déjà choisi le registre de l’exigence publique. Les avocats annoncent le registre du recours si rien n’est dit.
Mardi, Une Date Qui Attend Une Personne
Mardi n’est pas une abstraction. C’est le jour auquel l’affaire a été renvoyée. Pour que ce jour ait un sens, l’accusé doit pouvoir être présenté ou, à tout le moins, ses conseils doivent savoir où il est. Sans cela, le calendrier judiciaire flotte.
L’ouverture de vendredi a montré que la juridiction était saisie. Le renvoi a montré qu’un nouvel acte d’audience était prévu. L’alerte de samedi montre que la présence physique de l’intéressé n’est plus assurée aux yeux de sa défense. Trois temps, un seul nom.
Entre ces trois temps s’insère la question que les avocats posent aux autorités : porter immédiatement le lieu à la connaissance de la famille et des conseils. La question n’appelle pas un discours. Elle appelle une adresse.
Ce Que Signifie « Plus Dans Sa Cellule »
La formule est sèche. Elle évite les interprétations. Elle dit un fait d’observation. Le client n’est plus là. Ensuite seulement vient l’hypothèse de l’extraction. Ensuite vient l’inconnu de la destination. Ensuite vient l’inquiétude pour le corps.
Cette progression, du constat vers la crainte, structure le communiqué. Elle structure aussi toute lecture responsable. On ne transforme pas une cellule vide en récit achevé. On enregistre le vide. On relaye les demandes. On situe le vide dans le climat déjà décrit par les acteurs eux-mêmes.
Les lecteurs n’ont pas besoin d’une conclusion inventée. Ils ont besoin que l’information reste à la hauteur de ce qui a été dit samedi : un magistrat détenu n’est plus dans sa cellule, et ceux qui ont le droit de le voir ne savent pas où le chercher.
Une Exigence Minimale De Transparence
Porter le lieu à la connaissance de la famille n’est pas une faveur. Permettre une rencontre aux conseils n’est pas un privilège. Ce sont des gestes minimaux lorsque l’État détient quelqu’un. Les formules du collectif le rappellent sans détour.
Le même samedi, un mouvement citoyen a repris cette exigence et l’a reliée à une possible banalisation des disparitions. Relier n’est pas confondre. C’est prévenir. La prévention s’appuie sur un chiffre avancé depuis septembre 2021 et sur une fosse récemment découverte.
Au terme de cette journée, l’information disponible tient en peu de phrases. Mais ces phrases pèsent. Elles concernent un homme nommé, une prison nommée, une cour nommée, et un lieu qui, lui, n’a plus de nom. Tant que ce nom manquera, l’alerte demeurera ouverte.
Les prochaines heures diront si les autorités donnent enfin une localisation. Elles diront si la famille et les avocats peuvent rencontrer Algassimou Diallo. Elles diront si mardi reste une date d’audience ou une date sans accusé identifiable. Pour l’instant, le seul fait établi par la défense reste celui-ci : il n’est plus dans sa cellule.









