David Mora Révèle Fabien Transformé Au Texas Dans Scènes De Ménages
Imaginez un instant quitter du jour au lendemain votre appartement parisien ou votre pavillon de banlieue pour atterrir en plein cœur du Texas. Le soleil brûlant, les horizons infinis, les accents chantants et une culture qui semble sorti d’un film américain. C’est exactement ce qui attend Emma et Fabien dans la nouvelle saison de Scènes de ménages. Depuis le 24 août, les téléspectateurs découvrent ce couple emblématique dans un cadre totalement inédit. Et ce n’est pas une simple escapade. C’est un véritable chamboulement de leur quotidien, orchestré avec soin par les auteurs de la série.
Un déménagement qui change tout pour Emma et Fabien
La saison 18 de Scènes de ménages marque un tournant majeur. Après des années passées à observer les petites disputes et les tendres moments de ce couple dans leur intérieur français familier, voici qu’ils s’exilent outre-Atlantique. La raison ? Une promotion professionnelle pour Emma. L’enseigne de bricolage où elle travaille a été rachetée par des investisseurs américains. Un poste important lui est proposé à Dallas. Fabien, bien sûr, suit. Mais ce qui devait être une aventure de couple se transforme rapidement en terrain de jeu inattendu pour l’un et en défi d’adaptation pour l’autre.
Anne-Élisabeth Blateau, qui incarne Emma depuis le début, a confié que l’idée n’est pas née d’un caprice. Les scénaristes avaient déjà imaginé ce rachat un an plus tôt. Ils cherchaient un événement fort pour la rentrée. Un nouveau décor s’imposait. Pourquoi pas celui des expatriés ? Dallas s’est imposé naturellement. La ville offre un contraste saisissant avec la France : espaces immenses, mentalité différente, rythme de vie autre. Les enfants du couple s’adaptent apparemment sans trop de mal. Les adultes, eux, découvrent une réalité plus complexe.
Le plateau lui-même a impressionné les acteurs. Un balcon américain surplombant un mur de LED qui reconstitue la skyline texane selon les heures de la journée. Ce détail technique permet de créer une immersion totale. Jour, crépuscule, nuit… tout y est. Pour les interprètes, ce changement de cadre représente un vrai challenge. Pour le public, c’est une invitation à suivre Emma et Fabien dans une aventure qui mélange comédie et regard critique léger sur la société américaine.
Pourquoi le Texas et pas une autre destination
Le choix de Dallas n’est pas anodin. Cette ville incarne à elle seule une certaine image de l’Amérique : ambition, espace, culture du travail et contrastes sociaux. Les auteurs ont voulu un lieu qui force les personnages à sortir de leur zone de confort. Emma, habituée à un environnement plus codifié, se retrouve face à des collègues beaucoup plus âgés, contraints de continuer à travailler faute de système de retraite comparable à celui de la France. Fabien, lui, découvre une liberté nouvelle.
Dans les interviews accordées lors du point presse, Anne-Élisabeth Blateau a souligné que l’expatriation permettait de renouveler le regard sur le couple. « Puisqu’il fallait un nouveau décor, on s’est dit que ce serait intéressant d’en faire des expatriés. » Simple phrase, mais lourde de sens. Le déménagement n’est pas un artifice. Il devient le moteur narratif de toute la saison. Chaque sketch, chaque dialogue trouve une nouvelle résonance dans ce contexte américain.
Les téléspectateurs assistent ainsi à une inversion des rôles classique. Habituellement, Fabien était souvent celui qui subissait les initiatives d’Emma. Ici, c’est l’inverse. Le mari s’émancipe. La femme doit gérer les conséquences. Cette bascule crée un comique de situation renouvelé. Les auteurs explorent aussi, avec humour, certains travers de la société américaine : la place des armes, le système de santé, la culture du procès. Le tout sans jamais quitter le registre de la comédie légère.
David Mora et le nouveau Fabien : une bouffée de liberté
David Mora, fidèle interprète de Fabien depuis le début des années 2010, semble ravir de ce nouveau virage. Il décrit un personnage qui se libère de ses habitudes françaises. « Là, aux États-Unis, il y a un nouveau Fabien qu’elle n’a pas vu venir. Il s’émancipe un peu : il y a une bouffée de liberté. » Porté par le rêve américain, Fabien enchaîne les petits boulots. Il se glisse dans des situations cocasses et imprévues. Le comédien reste volontairement mystérieux sur la suite. « Je vais me retrouver peut-être dans des situations malgré moi. »
Cette phrase résonne comme une promesse. Elle laisse entrevoir des scènes où Fabien, par naïveté ou par envie de s’intégrer, se retrouve dans des postures absurdes. David Mora ajoute avec humour se sentir « un peu Portoricain dans l’âme ». Il confie même apprendre davantage l’espagnol que l’anglais à l’écran. Ce détail savoureux enrichit le personnage. Fabien n’est plus seulement le Français moyen un peu maladroit. Il devient un homme en quête d’identité dans un pays qui valorise l’initiative individuelle.
Pour l’acteur, ce changement représente une source de comédie inédite. Après tant d’années dans le même registre, pouvoir explorer une version plus libre, plus impulsive de Fabien apporte un souffle nouveau. Le public, habitué à voir Emma mener la danse, découvre un duo où les dynamiques s’inversent. C’est désormais elle qui doit réagir aux initiatives de son compagnon. Cette inversion nourrit les dialogues et les situations de façon particulièrement efficace.
« Je vais me retrouver peut-être dans des situations malgré moi. » — David Mora, à propos du nouveau Fabien
Cette métamorphose n’est pas gratuite. Elle s’appuie sur une observation fine de ce que l’expatriation peut provoquer. Certains se sentent libérés des codes de leur pays d’origine. D’autres peinent à trouver leurs marques. Fabien incarne clairement le premier cas. Emma, le second. Le contraste entre les deux devient le fil rouge de la saison.
Emma face aux difficultés d’adaptation
Anne-Élisabeth Blateau n’a pas caché que son personnage allait rencontrer plus de difficultés que prévu. Au départ, Emma se montre enthousiaste. Elle vante un cadre idéal pour sa famille. Elle rêve d’enfants bilingues. Puis la réalité du travail s’installe. Dans son magasin, elle côtoie des employés très âgés, obligés de continuer à travailler. Le système de retraite américain n’offre pas les mêmes filets de sécurité qu’en France. Cette découverte la fait déchanter.
« Je pense qu’elle va avoir plus de difficultés, finalement, que Fabien à s’acclimater à ce pays », a déclaré l’actrice. Pourtant, le ton reste comique. Emma ne sombre pas dans la tristesse. Elle reste dans le registre de la comédie. Elle observe, commente, s’agace, mais sans jamais perdre son humour caractéristique. Ce choix scénaristique est important. Scènes de ménages a toujours su traiter des sujets de société avec légèreté. La saison 18 ne déroge pas à la règle.
Les auteurs abordent ainsi plusieurs thèmes : la culture des armes à feu, le système de santé, la propension à engager des procès. Chaque élément est traité avec distance et humour. Emma devient le regard français sur ces réalités. Fabien, lui, s’immerge. Cette dualité crée un équilibre narratif intéressant. Le public peut à la fois rire des situations et réfléchir, sans jamais se sentir moralisé.
Le plateau américain : un défi technique et artistique
Le nouveau décor a demandé un vrai travail de conception. Le fameux balcon américain n’est pas qu’un élément esthétique. Il symbolise l’ouverture vers l’extérieur, vers cette ville texane reconstituée grâce à un mur de LED. Les acteurs ont découvert un espace de jeu différent. Les distances, la lumière, les perspectives changent. Cela influence forcément le jeu. David Mora et Anne-Élisabeth Blateau ont dû s’adapter à cette nouvelle configuration.
Pour une série qui repose beaucoup sur les échanges dans un intérieur, ce changement représente un risque. Mais aussi une opportunité. Les scènes peuvent s’ouvrir. Les personnages peuvent sortir davantage. Les interactions avec d’autres habitants de Dallas deviennent possibles. On imagine déjà des voisins texans colorés, des collègues atypiques, des situations de malentendus culturels. Le terrain est fertile pour la comédie.
Les enfants du couple, quant à eux, semblent s’adapter plus facilement. C’est souvent le cas dans la réalité. Les plus jeunes absorbent rapidement la langue et les codes. Les adultes, eux, traînent leurs bagages culturels. Cette différence générationnelle est subtilement exploitée dans la série. Elle ajoute une couche de réalisme sans alourdir le ton.
Une inversion des rôles qui renouvelle le duo
Depuis des années, Emma et Fabien fonctionnaient selon un schéma assez classique. Elle prenait souvent les initiatives. Il suivait, parfois à contrecœur, parfois avec une certaine nonchalance. Le déménagement au Texas casse cette dynamique. Fabien s’émancipe. Il multiplie les expériences. Emma se retrouve dans la position de celle qui doit gérer les conséquences. Cette inversion est savoureuse.
David Mora y voit une source de comédie inédite. Et il a raison. Quand un personnage sort de son rôle habituel, le public est surpris. Les réactions deviennent imprévisibles. Les dialogues gagnent en fraîcheur. Pour les acteurs, c’est aussi un plaisir de jouer autre chose. Après tant de saisons, éviter la routine est essentiel. Le Texas offre exactement cela : un cadre qui force à renouveler les situations.
Le duo assume pleinement ce challenge. « Le fait d’avoir un nouveau décor c’est un challenge sympa pour tous les couples et pour les téléspectateurs aussi », a résumé David Mora. Cette phrase résume bien l’esprit de la saison. Ce n’est pas seulement un changement de lieu. C’est une invitation à regarder le couple autrement. À les découvrir sous un angle nouveau. À rire de leurs maladresses dans un contexte inédit.
Le rêve américain vu par Scènes de ménages
La série n’idéalise pas l’Amérique. Elle ne la caricature pas non plus. Elle observe. Fabien est porté par le rêve américain. Il y voit une terre de possibilités. Emma, plus pragmatique, découvre les zones d’ombre. Entre les deux, le public se fait sa propre opinion. C’est la force de Scènes de ménages : laisser les personnages parler et agir, sans commentaire surplombant.
Les petits boulots de Fabien deviennent le prétexte à des scènes cocasses. On l’imagine facilement serveur, livreur, ou employé dans des commerces aux codes très différents de ceux de la France. Chaque emploi est une occasion de malentendu culturel. Chaque situation est une chance de faire rire. David Mora, en glissant qu’il se sent un peu Portoricain dans l’âme, ouvre même la porte à des influences latines. L’espagnol prend le pas sur l’anglais dans son apprentissage. Ce détail savoureux enrichit le portrait.
De son côté, Emma dans son magasin de bricolage américain découvre un monde du travail différent. Les employés âgés, l’absence de certaines protections sociales, la pression de la performance… tout cela contraste avec ce qu’elle connaissait. Sa désillusion progressive, traitée avec humour, permet d’aborder des sujets sérieux sans lourdeur. C’est l’art subtil de la comédie de situation à la française, exportée dans un décor américain.
Ce que cette saison apporte de nouveau à la série
Après dix-huit saisons, le défi est toujours le même : rester frais. Le déménagement au Texas est une réponse intelligente à ce défi. Il permet de conserver les personnages que le public aime tout en changeant radicalement leur environnement. Les tics, les manies, les phrases fétiches restent. Mais le contexte les fait sonner autrement. C’est une façon élégante de se renouveler sans se renier.
Les autres couples de la série continuent bien sûr d’exister dans leurs décors habituels. Mais Emma et Fabien deviennent le couple événement de cette rentrée. Leur aventure américaine attire l’attention. Elle donne un souffle nouveau à l’ensemble. On peut même imaginer que certains sketches croiseront les univers, ou que des personnages français viendront leur rendre visite. Les possibilités narratives s’élargissent.
Pour les fidèles de la série, cette saison 18 représente une occasion de redécouvrir Emma et Fabien. Pour les nouveaux venus, c’est une porte d’entrée originale. Le Texas fait rêver. L’expatriation intrigue. Les situations promises par David Mora suscitent la curiosité. « Je vais me retrouver dans des situations malgré moi » : cette promesse résonne comme un appel à ne rien manquer.
Les enjeux culturels derrière le déménagement
Au-delà de la comédie, la saison interroge discrètement ce que signifie s’expatrier. Qu’est-ce qu’on emporte avec soi ? Qu’est-ce qu’on laisse derrière ? Comment un couple résiste-t-il au choc culturel ? Emma et Fabien deviennent les vecteurs de ces questions. Sans jamais devenir didactiques, les sketches explorent les écarts entre les mentalités françaises et américaines.
Le système de santé, les armes, les retraites, la culture du procès… autant de sujets qui traversent les dialogues. Emma, en les découvrant, offre un miroir au public français. Fabien, en s’y adaptant parfois trop vite, crée le décalage comique. Cette construction est habile. Elle permet de traiter de sujets de société tout en restant dans le registre léger qui a fait le succès de la série.
Anne-Élisabeth Blateau a insisté sur le fait qu’Emma déchante, mais ne devient pas triste. C’est un point crucial. Scènes de ménages n’est pas un drame. C’est une comédie. Même quand elle aborde des réalités parfois dures, elle le fait avec le sourire. Cette tonalité rassurante permet d’aborder presque tout. Le Texas devient ainsi un terrain d’exploration sans limites.
David Mora, un acteur qui savoure le renouveau
Arrivé dans la série au début des années 2010, David Mora a construit Fabien saison après saison. Le personnage s’est affirmé au fil du temps. Aujourd’hui, il bénéficie d’une vraie profondeur comique. Pouvoir le faire évoluer dans un nouveau contexte est clairement un plaisir pour l’acteur. Ses déclarations trahissent une certaine excitation. Le mystère qu’il entretient sur les situations à venir prouve qu’il a envie de surprendre.
Se sentir « un peu Portoricain dans l’âme » n’est pas anodin. Cela suggère que Fabien va explorer des facettes plus festives, plus spontanées, peut-être plus sensuelles. L’apprentissage de l’espagnol plutôt que de l’anglais ouvre des portes vers une Amérique plus latine, plus chaleureuse. Dallas n’est pas New York. C’est une ville du Sud, avec ses spécificités. Les scénaristes semblent avoir envie de jouer avec ces spécificités.
Pour un acteur qui joue le même personnage depuis si longtemps, chaque nouveauté est précieuse. Le Texas offre non seulement un décor, mais aussi une psychologie nouvelle. Fabien n’est plus seulement le Français moyen. Il devient un homme en reconstruction, qui teste les limites de sa liberté. Cette dimension ajoute de l’intérêt à chaque apparition.
Anne-Élisabeth Blateau et la complexité d’Emma
De son côté, Anne-Élisabeth Blateau continue de distiller les nuances d’Emma. Le personnage n’est jamais monochrome. Enthousiaste au départ, elle découvre progressivement les limites du rêve. Cette trajectoire est crédible. Beaucoup d’expatriés vivent exactement cela : l’excitation des premiers mois, puis le retour au réel. Emma incarne cette courbe avec authenticité, tout en restant drôle.
Son regard sur les employés âgés de son magasin est particulièrement intéressant. Il permet d’aborder la question du travail tardif sans pathos. Emma s’étonne, commente, s’indigne parfois, mais toujours dans le ton de la comédie. C’est ainsi que la série réussit à parler de sujets de société. Elle ne donne pas de leçons. Elle montre des réactions humaines, reconnaissables, et laisse le public en tirer ce qu’il veut.
L’actrice a clairement annoncé que son personnage aurait plus de mal à s’acclimater que Fabien. Cette asymétrie est narrative. Elle crée du conflit. Elle génère des situations. Elle permet au duo de fonctionner sur un mode nouveau. Emma n’est plus celle qui tire le couple vers l’avant. Elle devient celle qui doit s’adapter aux élans de son mari. Ce retournement est savoureux.
Comment le public peut accueillir ce chamboulement
Les téléspectateurs de longue date sont attachés aux décors familiers. Voir Emma et Fabien dans un appartement texan peut surprendre. Pourtant, le changement est présenté avec suffisamment d’évidence pour être accepté. La promotion d’Emma justifie tout. Le rachat de Bricoflex par des Américains donne une base réaliste. Une fois cette base posée, tout devient possible.
Le public aime aussi être surpris. Après tant d’années, un vrai événement de rentrée est bienvenu. Le déménagement au Texas en est un. Il crée de l’attente. Il génère des discussions. Il donne envie de découvrir les premiers épisodes. Les déclarations de David Mora et d’Anne-Élisabeth Blateau nourrissent cette curiosité. Elles donnent des indices sans tout dévoiler. C’est exactement ce qu’il faut pour attirer le regard.
On peut aussi parier que certains téléspectateurs se reconnaîtront dans l’expérience d’expatriation. D’autres riront simplement des malentendus culturels. D’autres encore apprécieront le regard décalé sur l’Amérique. Chacun trouvera son compte. C’est la force d’une série qui, tout en restant légère, touche à des réalités universelles.
Les perspectives ouvertes par cette nouvelle saison
Que réserve encore cette saison 18 ? David Mora a semé des indices. Des situations « malgré moi ». Un Fabien qui s’émancipe. Une Emma qui découvre les limites du rêve. Le terrain est vaste. On peut imaginer des rencontres avec des Texans hauts en couleur. Des malentendus linguistiques. Des expériences professionnelles loufoques. Peut-être même des tensions conjugales renouvelées par le stress de l’expatriation.
Le fait que Fabien apprenne davantage l’espagnol que l’anglais ouvre des pistes intéressantes. L’Amérique n’est pas monolithique. Le Texas, avec sa proximité du Mexique et sa population hispanique importante, offre un terreau culturel riche. Les scénaristes semblent avoir envie d’en jouer. Cela pourrait donner des scènes particulièrement savoureuses.
Par ailleurs, le nouveau plateau technique, avec son mur de LED, permet de varier les ambiances. Un lever de soleil sur Dallas n’a pas la même tonalité qu’un soir d’orage. Ces variations lumineuses influencent forcément l’atmosphère des scènes. Les acteurs jouent avec ces éléments. Le public en profite.
Un regard français sur l’Amérique contemporaine
En filigrane, la saison propose un regard français sur les États-Unis d’aujourd’hui. Sans manichéisme. Sans angélisme. Emma et Fabien deviennent les yeux du public. L’un s’émerveille. L’autre s’étonne. Ensemble, ils composent un portrait en demi-teintes. Les armes, la santé, le travail des seniors, la culture juridique… autant de sujets abordés avec le recul de la comédie.
Cette approche est précieuse. Elle permet de parler de différences culturelles sans tomber dans le cliché facile. Fabien n’est pas le Français naïf qui découvre l’Amérique comme un enfant. Emma n’est pas la Française aigrie qui critique tout. Chacun a ses raisons. Chacun évolue. Le public suit cette évolution avec intérêt et amusement.
Le choix de Dallas plutôt que de New York ou de Los Angeles n’est pas anodin non plus. La ville incarne une Amérique plus ancrée dans le territoire, plus proche de certaines valeurs traditionnelles, tout en étant une métropole dynamique. Ce mélange offre des contrastes dramatiques intéressants. Les auteurs semblent les avoir bien mesurés.
La place des enfants dans cette aventure
Les enfants du couple s’adaptent sans peine, selon les déclarations. C’est un détail important. Dans la réalité, les enfants d’expatriés apprennent souvent plus vite la langue et les codes. Ils deviennent des passerelles entre les deux cultures. On imagine volontiers que la série exploitera cette dimension. Des scènes où les enfants corrigent les parents, ou où ils introduisent des éléments de culture américaine dans la maison, pourraient être particulièrement drôles.
Emma rêvait d’enfants bilingues. Ce rêve pourrait se réaliser plus vite que prévu. Mais le bilinguisme s’accompagne parfois d’une prise de distance avec la culture d’origine. Comment Emma et Fabien réagiront-ils quand leurs enfants commenceront à penser et à parler « américain » ? La question est ouverte. Elle promet des situations riches.
Cette dimension familiale ajoute de la profondeur au projet. Le déménagement n’est pas seulement celui d’un couple. C’est celui d’une famille. Les enjeux sont multipliés. Les occasions de comédie aussi.
Ce que l’on retient des confidences des acteurs
Les déclarations de David Mora et d’Anne-Élisabeth Blateau dessinent clairement les contours de la saison. Un Fabien libéré, impulsif, prêt à se lancer dans des expériences inattendues. Une Emma plus réservée, confrontée aux réalités du travail américain, qui déchante progressivement sans perdre son humour. Un décor immersif. Des sujets de société traités avec légèreté. Une inversion des rôles qui renouvelle le duo.
Ces éléments suffisent à créer de l’attente. Ils donnent envie de découvrir les premiers épisodes. Ils promettent des surprises. La phrase de David Mora sur les situations « malgré moi » reste particulièrement intrigante. Elle laisse entendre que Fabien va se laisser emporter par le courant texan. Peut-être plus loin qu’il ne l’imaginait. Peut-être dans des directions inattendues.
Pour une série qui a su, saison après saison, rester fidèle à son public tout en se renouvelant par petites touches, ce grand saut au Texas représente un pari ambitieux. Les premiers retours diront s’il est gagné. Mais les bases sont solides. Les acteurs sont motivés. Le concept est clair. Tout laisse penser que cette saison 18 marquera les esprits.
Pourquoi cette évolution arrive au bon moment
Après tant d’années, un renouvellement fort était nécessaire. Les couples de Scènes de ménages ont leurs fans. Mais la routine menace toujours. Le déménagement d’Emma et Fabien répond à cette menace de façon élégante. Il conserve ce que le public aime (les personnages, les dynamiques, l’humour) tout en changeant radicalement le cadre. C’est un équilibre difficile à trouver. Les auteurs semblent l’avoir trouvé.
Le contexte actuel, où l’expatriation et les mobilités internationales font partie du débat public, donne aussi une résonance particulière à cette intrigue. Beaucoup de Français ont vécu, ou connaissent quelqu’un qui a vécu, une expérience à l’étranger. Emma et Fabien deviennent des figures de projection. Leurs joies et leurs difficultés résonnent au-delà de la fiction.
Enfin, le Texas incarne aujourd’hui une certaine image de l’Amérique : indépendante, assertive, parfois polarisante. En y plaçant un couple français, la série crée un choc culturel fertile. Les malentendus, les découvertes, les adaptations deviennent sources inépuisables de comédie. C’est un choix malin.
Une saison à suivre de près
Depuis le 24 août, les nouveaux épisodes sont diffusés. Emma et Fabien ont déjà commencé à poser leurs valises à Dallas. Le balcon américain a déjà accueilli leurs premières conversations. Fabien a déjà commencé à s’émanciper. Emma a déjà commencé à découvrir les réalités de son nouveau poste. Le public a déjà eu un aperçu de ce que sera cette saison.
Mais le meilleur reste à venir. Les situations « malgré moi » annoncées par David Mora n’ont pas encore toutes été révélées. Les difficultés d’adaptation d’Emma n’ont pas encore été pleinement explorées. Les rencontres avec les Texans n’ont pas encore toutes eu lieu. Il y a de quoi tenir en haleine pendant de nombreux épisodes.
Cette saison 18 de Scènes de ménages s’annonce donc comme un moment particulier. Un moment où un couple familier se retrouve dans un monde nouveau. Où les rôles s’inversent. Où le rire naît du décalage culturel. Où les acteurs se régalent de pouvoir explorer de nouvelles facettes de leurs personnages. Pour les téléspectateurs, c’est une invitation à retrouver Emma et Fabien autrement. À rire avec eux. À les suivre dans cette aventure texane qui promet d’être riche en surprises.
Le rêve américain, vu à travers le prisme de la comédie française, n’a pas fini de faire parler. Et David Mora, en annonçant qu’il allait se retrouver dans des situations malgré lui, a parfaitement su créer l’attente. Reste maintenant à découvrir ce que le Texas réserve vraiment à Fabien… et à Emma.
Au fil des semaines, les sketches vont sans doute approfondir chaque aspect de cette expatriation. Les petits boulots de Fabien, les journées d’Emma au magasin, les soirées sur le balcon face à la skyline de Dallas, les échanges avec les voisins, les progrès des enfants… tout forme un ensemble cohérent et prometteur. La série a su, une fois de plus, trouver le moyen de se renouveler tout en restant fidèle à son esprit. C’est ce qui explique sa longévité. Et c’est ce qui donne envie de continuer à la suivre, saison après saison.
Dans un paysage télévisuel où les formats se multiplient et où l’attention se fragmente, Scènes de ménages continue de proposer une comédie de situation accessible, drôle et parfois plus profonde qu’il n’y paraît. Le pari du Texas est ambitieux. Il pourrait bien devenir l’un des moments marquants de l’histoire de la série. Les confidences de David Mora et d’Anne-Élisabeth Blateau n’ont fait qu’ouvrir l’appétit. Désormais, place aux épisodes. Place aux situations. Place à ce nouveau Fabien que personne n’avait vu venir.
Et si, finalement, le plus grand changement n’était pas le décor, mais la façon dont Emma et Fabien se regardent l’un l’autre dans ce nouveau cadre ? La liberté retrouvée de l’un, les doutes de l’autre, les ajustements du quotidien… tout cela redessine un couple. C’est peut-être là que réside la vraie surprise de cette saison. Une surprise que David Mora a su faire miroiter avec une phrase simple et efficace : il va se retrouver dans des situations malgré lui. On a hâte de les découvrir.









