C’est une course contre la montre qui s’est engagée au Vanuatu après le violent séisme qui a ébranlé cet archipel du Pacifique Sud. Selon un bilan provisoire de la Croix-Rouge, au moins 14 personnes ont perdu la vie et plus de 200 ont été blessées. Les équipes de secours s’activent sans relâche pour tenter de retrouver d’éventuels survivants dans les décombres.
D’après les données sismologiques, le tremblement de terre d’une magnitude de 7,3 s’est produit mardi en début d’après-midi, à quelques kilomètres des côtes de l’île principale où se situe la capitale Port-Vila. De nombreux bâtiments se sont effondrés sous la violence du choc, dont celui abritant l’ambassade de France qui a été totalement détruite.
Les dégâts matériels sont considérables. Outre les habitations, les infrastructures hospitalières ont été touchées et les réserves d’eau potable compromises. Des témoins font état de ponts écroulés et de glissements de terrain.
Malgré l’ampleur de la catastrophe, les sauveteurs gardent espoir de retrouver des rescapés. Un habitant de Port-Vila a ainsi rapporté que trois personnes avaient pu être extraites vivantes des ruines d’un immeuble commercial de trois étages. Malheureusement, l’une d’entre elles n’a pas survécu.
Situé sur la ceinture de feu du Pacifique, le Vanuatu est coutumier des tremblements de terre. Cet arc d’intense activité tectonique qui parcourt le pourtour de l’océan Pacifique expose l’archipel à de multiples aléas naturels. Outre les séismes, le pays de basse altitude est classé parmi les plus vulnérables face aux cyclones, inondations et tsunamis.
Le Vanuatu figure en tête des nations les plus à risque selon le Rapport annuel sur les risques mondiaux.
Face à l’ampleur du désastre, les voisins du Vanuatu se mobilisent. L’Australie a dépêché par avion des médecins et des sauveteurs, tandis que la Nouvelle-Zélande a envoyé un appareil de reconnaissance pour évaluer les dégâts avant l’envoi d’aide humanitaire. La France s’est également dite prête à apporter son soutien aux opérations de secours.
Une alerte au tsunami avait initialement été déclenchée, redoutant des vagues d’un mètre le long des côtes. Si elle a depuis été levée, les autorités restent vigilantes face aux répliques sismiques qui continuent d’ébranler l’archipel et aux dommages à retardement qu’elles pourraient provoquer sur des structures déjà fragilisées.
Dans cette tragédie, le peuple vanuatais peut compter sur l’appui et la compassion de la communauté internationale. Une solidarité indispensable pour panser les plaies et se relever de ce terrible séisme meurtrier.
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