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Choose Outre-Mer À Paris PourDrafting the comprehensive blog article Relancer La Richesse Ultramarine

Le premier sommet Choose Outre-Mer se tiendra le 1er octobre à Paris. Rencontres, fonds à impact, job dating et feuille de route en trois temps : la ministre fixe un cap, sans promettre de miracle. Ce qui reste à voir, c’est

Et si la meilleure politique sociale passait d’abord par la création de richesses ? C’est le fil que la ministre des Outre-mer Naïma Moutchou a choisi de tendre en annonçant, mercredi, le premier sommet économique Choose Outre-Mer, prévu le 1er octobre à la Banque de France, à Paris. L’objectif affiché est simple à formuler et difficile à tenir : attirer des investissements et relancer la création de richesses dans des territoires où, selon elle, l’économie a trop longtemps été délaissée.

Un premier rendez-vous calqué sur une formule déjà connue

L’idée n’est pas née de nulle part. La ministre entend décliner pour les Outre-mer la formule de Choose France, ce sommet conçu pour séduire des investisseurs. Ici, le cadre change : il s’agit des départements et régions d’outre-mer, de leurs contraintes spécifiques, de leurs atouts souvent cités et rarement convertis en dynamiques durables. Le lieu n’est pas anodin. Tenir la rencontre à la Banque de France, à Paris, place le sujet au cœur des circuits financiers et institutionnels de la métropole.

Le calendrier, lui, est serré. Le sommet se tient à quelques mois de la fin du quinquennat. La ministre le dit sans détour : elle ne promet pas « le grand soir », mais « une succession de petits matins ». Autrement dit, des mesures concrètes, progressives, plutôt qu’un basculement soudain. Cette prudence n’efface pas l’ambition. Elle la cadre. Un sommet, un fonds, des rencontres : autant d’outils présentés comme un point de départ, pas comme une solution unique.

La meilleure politique sociale reste la création de richesses.

Cette phrase résume la ligne. Elle sert aussi d’aveu : si la création de richesses devient le levier prioritaire, c’est que d’autres approches n’ont pas suffi à inverser des difficultés décrites comme accumulées depuis des décennies. Le chômage demeure très élevé, surtout chez les jeunes et les femmes. Le sommet n’est donc pas présenté comme un événement mondain. Il est présenté comme une tentative de remettre l’économie au centre.

Ce que le programme met réellement sur la table

Au programme figurent des rencontres entre entreprises, investisseurs et décideurs publics. L’enjeu est de faire se croiser ceux qui portent des projets, ceux qui disposent de capitaux et ceux qui fixent le cadre. Sans ces trois pôles dans la même pièce, l’intention reste un discours. Avec eux, elle devient une série de discussions concrètes, de dossiers, de contacts. Rien de plus n’est promis. Rien de moins n’est organisé.

Un fonds à impact public-privé doit accompagner le mouvement. Il est annoncé comme doté de « plusieurs dizaines de millions d’euros ». Le montant n’est pas précisé au-delà de cet ordre de grandeur. L’essentiel tient dans la nature de l’outil : public et privé, orienté impact, pensé pour relier l’argent à des projets capables de produire de la valeur dans les territoires. Un fonds ne règle pas, à lui seul, des décennies de difficultés. La ministre le reconnaît. Elle le place pourtant dans le dispositif.

Le volet emploi n’est pas oublié. Un « job dating » est prévu avec France Travail et l’Apec. Il se tiendra à Paris comme dans « les cinq préfectures » des départements et régions d’outre-mer. L’idée est de ne pas concentrer uniquement l’événement dans la capitale. Les préfectures deviennent des relais. Les chercheurs d’emploi, les entreprises et les institutions de l’accompagnement se retrouvent dans un format direct, immédiat, moins abstrait qu’un discours de tribune.

Au menu annoncé

  • rencontres entreprises, investisseurs, décideurs publics
  • fonds à impact public-privé de plusieurs dizaines de millions d’euros
  • job dating France Travail et Apec à Paris et dans cinq préfectures

Vendre les atouts sans promettre de miracle

La ministre entend vendre les atouts de chaque territoire. Elle cite l’or et le spatial guyanais, le nickel calédonien, la biodiversité polynésienne. Ces trois exemples dessinent une carte. La Guyane est associée à la ressource minière et à une filière spatiale déjà identifiée. La Nouvelle-Calédonie est associée au nickel. La Polynésie est associée à la biodiversité. Chaque mention sert de signal : ces territoires ne sont pas présentés comme des pages blanches, mais comme des espaces déjà porteurs de ressources et de savoir-faire.

Vendre un atout n’équivaut pas à le transformer. C’est précisément pour cela que le discours reste prudent. Un sommet ou un fonds ne réglera pas « à lui seul des difficultés accumulées depuis des décennies ». La formule compte. Elle évite la surpromesse. Elle admet le temps long. Elle place l’événement dans une continuité de problèmes, pas dans une rupture magique.

Le chômage, très élevé, surtout chez les jeunes et les femmes, reste le contrepoint de tous les arguments d’attractivité. On peut parler d’or, d’espace, de nickel, de biodiversité. On doit aussi parler de ceux qui restent à l’écart du marché du travail. Le job dating s’inscrit dans cette tension. Il ne prétend pas inverser à lui seul la courbe. Il offre un lieu de mise en relation, au moment où l’exécutif cherche à montrer que l’économie n’est plus un sujet secondaire.

Trois étapes pour une feuille de route jusqu’après 2027

La feuille de route comporte trois étapes. La première vise à réduire les délais de paiement qui asphyxient la trésorerie des petites entreprises. Le diagnostic est net : trop attendre pour être payé, c’est voir sa trésorerie se vider. Pour des structures déjà confrontées à l’éloignement et à l’étroitesse des marchés, le retard de paiement n’est pas un détail administratif. C’est un risque de rupture. Traiter ce point en premier, c’est s’attaquer à un frein immédiat, visible, quotidien.

La deuxième étape concerne le coût de la vie. La ministre indique que le projet de loi contre la vie chère doit être examiné « à partir du mois de janvier » à l’Assemblée nationale. Les prix, notamment alimentaires, dépassent nettement ceux de l’Hexagone. Le constat n’est pas nouveau. Il est rappelé ici comme un chantier législatif daté. Janvier devient une échéance politique. Le texte, s’il avance, devra affronter un écart de prix ressenti dans les courses du quotidien, pas seulement dans les statistiques.

La troisième étape consiste à préparer une loi d’orientation économique pour fixer un cap après 2027. Le sommet d’octobre et les mesures de court terme ne suffisent donc pas, dans cette architecture, à clore le sujet. Il faut un texte de cap, pensé pour l’après-quinquennat. La ministre assume de travailler dans un temps fragmenté : l’urgence des trésoreries, le rendez-vous de janvier sur la vie chère, puis l’horizon d’une loi d’orientation.

Étape Objectif annoncé
1 Réduire les délais de paiement qui asphyxient les petites entreprises
2 Faire examiner dès janvier le projet de loi contre la vie chère
3 Préparer une loi d’orientation économique pour après 2027

La LODEOM, ligne rouge revendiquée

Naïma Moutchou revendique aussi la préservation de la LODEOM. Derrière ce sigle se trouve une loi de 2009 qui allège les cotisations patronales des entreprises ultramarines pour compenser les surcoûts liés à l’éloignement et à l’étroitesse des marchés. Le dispositif n’est pas présenté comme un bonus de confort. Il est présenté comme une compensation. Distance, marchés étroits, coûts plus élevés : tels sont les motifs rappelés pour justifier le maintien.

Le Premier ministre a promis de maintenir ce dispositif dans le projet de budget 2027, assure-t-elle. Cette promesse a une valeur politique précise. Elle place la LODEOM dans le débat budgétaire à venir. Elle donne aux entreprises un signal de continuité. Elle donne aussi à la ministre un argument : le sommet d’attractivité ne s’accompagne pas, selon elle, d’un recul du principal outil de compensation des surcoûts.

Préserver un allègement de cotisations tout en cherchant des investisseurs n’est pas contradictoire dans ce discours. L’un vise à alléger le fonctionnement quotidien. L’autre vise à faire entrer des capitaux. Les deux se répondent : sans trésorerie viable, pas de projet ; sans projet, pas de création de richesses ; sans création de richesses, le social reste un filet plutôt qu’un horizon.

Mayotte, l’épreuve de la reconstruction

Sur Mayotte, ravagée par le cyclone Chido en décembre 2024, la reconstruction peine à se concrétiser. Le chiffre donné est sévère : seulement 11,7 % des crédits votés et débloqués, soit 54 millions d’euros, ont été dépensés en 2026. L’argent est là, dit la ministre. Mais écoles, logements et routes tardent à sortir de terre. Le décalage entre crédits disponibles et réalisations visibles devient le cœur du problème.

Nous devons accélérer.

L’aveu est court. Il pèse. Accélérer, alors que plus de quatre cinquièmes des crédits encore disponibles n’ont pas été dépensés, revient à reconnaître un goulet d’exécution. Ce n’est pas un débat sur l’absence d’enveloppe. C’est un débat sur la capacité à transformer l’enveloppe en bâtiments, en salles de classe, en voiries, en toits. La distinction compte pour les habitants. Elle compte aussi pour la crédibilité de toute politique économique ultramarine.

Un décret d’août a considérablement élargi les pouvoirs du préfet Frédéric Poisot pour, dit-elle, « gagner en efficacité ». Le levier choisi n’est pas un nouvel argent, mais une concentration de moyens d’action entre les mains du représentant de l’État. Plus de pouvoirs, moins de délais, davantage d’efficacité : telle est la logique affichée. Reste à voir si l’élargissement juridique se traduit, sur le terrain, par des chantiers qui avancent vraiment.

Pourquoi Paris, pourquoi octobre, pourquoi maintenant

Choisir Paris, c’est accepter que une partie de la décision d’investir se joue encore loin des lagons et des forêts. Choisir la Banque de France, c’est inscrire le dossier dans un langage que les financeurs comprennent. Choisir le 1er octobre, c’est placer l’événement avant l’examen annoncé en janvier du texte sur la vie chère, et avant le travail sur une loi d’orientation pour après 2027. Le sommet n’est pas isolé. Il s’insère dans une séquence.

À quelques mois de la fin du quinquennat, le risque serait de parler trop grand. La ministre écarte ce risque par la formule des « petits matins ». Elle assume le fragmentaire. Réduire un délai de paiement. Faire examiner une loi. Préparer un cap. Maintenir la LODEOM. Accélérer Mayotte. Aucun de ces gestes n’est spectaculaire à lui seul. Ensemble, ils dessinent une méthode : avancer par couches, sans attendre un retournement soudain.

Cette méthode a un prix politique. Elle peut sembler trop lente à ceux qui vivent le chômage, la vie chère, les écoles qui n’avancent pas. Elle peut sembler trop ambitieuse à ceux qui doutent qu’un sommet parisien change quoi que ce soit à des marchés étroits. Entre les deux, le discours officiel tient une ligne étroite : ni miracle, ni renoncement.

Création de richesses et question sociale

Relier politique sociale et création de richesses n’est pas qu’une formule. Dans des territoires où le chômage frappe particulièrement les jeunes et les femmes, l’emploi devient le premier juge de paix. Un job dating ne crée pas des postes par décret. Il met en présence des offres et des demandes. Le fonds à impact ne remplace pas une économie complète. Il peut, s’il est utilisé, financer des projets qui n’auraient pas trouvé seuls leur premier euro.

Les petites entreprises, elles, sont placées au début de la feuille de route. Ce n’est pas un hasard. Quand les délais de paiement asphyxient la trésorerie, l’entreprise la plus prometteuse peut s’arrêter avant d’embaucher. Traiter ce point, c’est traiter une condition de survie. Ensuite seulement vient le chantier plus large des prix, puis le chantier plus long de l’orientation économique.

La vie chère, surtout alimentaire, reste le sujet qui touche le plus directement les ménages. Des prix nettement plus élevés que dans l’Hexagone transforment chaque course en rappel de l’éloignement. Un projet de loi examiné à partir de janvier ne règle rien le jour de l’annonce. Il ouvre une bataille parlementaire. Il donne toutefois une date, donc un rendez-vous public, donc une possibilité de suivi.

Des ressources nommées, des territoires distincts

L’or et le spatial en Guyane, le nickel en Nouvelle-Calédonie, la biodiversité en Polynésie : la liste n’est pas exhaustive, mais elle est significative. Elle refuse l’idée d’un outre-mer unique, interchangeable. Chaque territoire est invité à entrer dans le sommet avec ce qu’il a de singulier. L’investisseur, de son côté, est invité à voir autre chose qu’une contrainte géographique.

Nommer une ressource n’enlève pas les surcoûts. La LODEOM existe précisément parce que l’éloignement et l’étroitesse des marchés pèsent. Le sommet cherche à tenir les deux bouts : montrer ce qui attire, compenser ce qui coûte. C’est dans cet entre-deux que se joue la crédibilité de Choose Outre-Mer. Trop insister sur les atouts, et l’on nie les freins. Trop insister sur les freins, et l’on décourage le capital.

Les cinq préfectures associées au job dating rappellent la même exigence de distinction. Paris accueille le sommet. Les préfectures accueillent une partie de la mise en relation professionnelle. La géographie de l’événement tente ainsi d’éviter un face-à-face uniquement parisien, uniquement institutionnel, uniquement symbolique.

Ce que le chiffre de Mayotte dit du reste

11,7 % des crédits votés et débloqués dépensés en 2026, pour 54 millions d’euros : le pourcentage est assez précis pour interdire l’à-peu-près. Il dit qu’une politique peut être financée sur le papier et rester invisible dans la rue. Écoles, logements, routes : trois mots concrets. Trois absences concrètes lorsque les chantiers tardent. Le cyclone Chido de décembre 2024 n’est plus un événement du journal du soir. Il est devenu un test d’exécution.

Élargir les pouvoirs du préfet Frédéric Poisot par un décret d’août, c’est parier sur la chaîne administrative. Gagner en efficacité, selon la formule retenue, suppose que le blocage n’était pas seulement financier. S’il l’avait été, dépenser davantage aurait suffi. Or l’argent est là. Donc le discours se tourne vers l’organisation, l’autorité, la capacité à faire sortir de terre ce qui est déjà budgété.

Ce test mahorais pèse sur le sommet parisien. Comment convaincre d’investir dans des territoires ultramarins si la reconstruction d’un département sinistré avance si lentement ? La question n’est pas posée telle quelle par la ministre. Elle circule pourtant autour de chaque annonce. Accélérer à Mayotte devient, de fait, une condition de sincérité pour tout le reste.

Petits matins plutôt que grand soir

La formule des « petits matins » mérite qu’on s’y arrête. Elle refuse l’illusion d’un basculement unique. Elle accepte la succession. Un délai de paiement réduit. Un texte examiné. Un fonds abondé de plusieurs dizaines de millions. Un job dating tenu. Une LODEOM maintenue dans le projet de budget 2027. Un préfet aux pouvoirs élargis. Aucun de ces éléments n’est le grand soir. Tous peuvent, mis bout à bout, changer le quotidien d’une entreprise ou d’un ménage.

Encore faut-il que la succession ait lieu. Annoncer n’est pas exécuter. Le contre-exemple mahorais est là pour le rappeler. Les crédits votés et débloqués n’ont de sens que dépensés, et dépensés n’ont de sens que transformés en écoles, logements et routes. De la même façon, un sommet n’a de sens que s’il débouche sur des engagements, et un fonds n’a de sens que s’il finance réellement des projets.

À l’approche de 2027, préparer une loi d’orientation économique, c’est admettre que le temps politique immédiat ne suffit pas. Le cap d’après 2027 devra dire ce que l’État attend des économies ultramarines, et ce qu’il est prêt à garantir. La LODEOM, née en 2009, montre qu’un outil peut durer s’il est défendu. Elle montre aussi qu’il peut devenir un enjeu à chaque budget.

Investisseurs, décideurs, habitants : trois regards

L’investisseur regardera les atouts nommés : or, spatial, nickel, biodiversité. Il regardera aussi le cadre : cotisations allégées si la LODEOM est maintenue, délais de paiement s’ils sont vraiment réduits, stabilité si une loi d’orientation dessine un après-2027 lisible. Le décideur public regardera la capacité à réunir ces acteurs le 1er octobre, puis à convertir les échanges en dossiers. L’habitant regardera le prix du panier, le chômage des jeunes et des femmes, l’école qui sort ou ne sort pas de terre.

Ces trois regards ne coïncident pas automatiquement. C’est tout l’enjeu d’un format qui mélange rencontres d’affaires, fonds à impact et job dating. Faire entrer dans la même séquence le capital, l’emploi et la puissance publique, c’est tenter de réduire l’écart entre la tribune et le territoire. Réussir ce rapprochement n’est pas garanti. L’annoncer, au moins, fixe un critère d’évaluation.

On pourra juger le 1er octobre à la qualité des présents. On pourra juger les mois suivants à la réalité des délais de paiement. On pourra juger janvier à l’examen effectif du texte contre la vie chère. On pourra juger 2026, déjà, au rythme mahorais de la dépense. Les critères sont dans l’annonce elle-même. Ils n’ont pas besoin d’être inventés.

Ce que l’annonce ne règle pas, et ce qu’elle engage

L’annonce ne règle pas le chômage très élevé. Elle ne ramène pas d’un coup les prix alimentaires au niveau de l’Hexagone. Elle ne reconstruit pas Mayotte. Elle ne crée pas, à elle seule, les richesses dont la ministre fait le socle d’une politique sociale. Elle engage en revanche une date, un lieu, un format, un fonds, une feuille de route en trois temps, une défense de la LODEOM, un décret d’accélération administrative.

Rester fidèle à ces éléments, c’est déjà beaucoup. Le reste se jouera hors de la salle parisienne : dans les trésoreries des petites entreprises, dans les files d’un job dating de préfecture, dans les discussions d’investisseurs, dans les chantiers mahorais, dans l’hémicycle en janvier, dans le budget 2027. Le sommet veut attirer. Les territoires, eux, demanderont à voir.

Entre l’or guyanais et la route qui n’avance pas, entre le nickel et le ticket de caisse, entre la biodiversité et le chômage des femmes, le même fil revient. Créer de la richesse, oui. Mais la créer assez vite, assez largement, assez concrètement pour que le mot cesse d’être un slogan. Le 1er octobre, à la Banque de France, ce fil sera tendu en public. Après quoi commencera, ou non, la succession de petits matins.

Une séquence à suivre, pas un point final

Choose Outre-Mer n’est pas présenté comme la fin d’une histoire. C’est un premier sommet. Le mot « premier » compte autant que le mot « sommet ». Il laisse entendre une série possible. Il laisse aussi entendre qu’il n’existait pas, jusqu’ici, d’équivalent dédié. L’économie ultramarine, jugée délaissée, obtient une scène. La scène ne remplace pas le terrain. Elle peut, au mieux, éclairer le terrain.

Le 1er octobre dira si entreprises, investisseurs et décideurs publics acceptent de jouer le jeu de cette scène. Les semaines suivantes diront si le fonds à impact trouve des projets. Les préfectures diront si le job dating dépasse le symbole. Mayotte dira si 11,7 % n’était qu’un palier. L’Assemblée dira, à partir de janvier, ce qu’il advient du texte contre la vie chère. Le budget 2027 dira si la LODEOM tient.

Jusque-là, l’information tient dans ce qui a été annoncé : un rendez-vous à Paris, une méthode en trois étapes, des atouts nommément cités, un refus du miracle, une exigence d’accélération là où l’argent attend encore les murs. Rien de plus. Rien de moins. À chacun, désormais, de regarder si les petits matins se lèvent vraiment.

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