Quand une entreprise reconnue pour sa recherche indépendante annonce soudain plusieurs départs en quelques semaines, la communauté crypto retient son souffle. C’est exactement ce qui se passe chez Blockworks. Au moins sept collaborateurs ont récemment fait part de leur départ, alors même que la société accélère son virage vers les produits d’intelligence artificielle. Ce mouvement n’est pas anodin. Il interroge la place encore réservée à l’analyse humaine face à la montée en puissance des outils automatisés. Et surtout, il pose une question plus large : la recherche crypto indépendante est-elle en train de céder du terrain aux produits data et aux services IA ?
Un tournant stratégique qui secoue les équipes
Les annonces se sont succédé entre mi-octobre et début novembre. Nikhil a ouvert le bal le 19 octobre. Puis sont venus Westie et Kunal Doshi le 5 novembre, suivis de Jake Koch-Gallup et Nick Carpinito le lendemain. Silvio Busonero et AJC complètent la liste. Certains précisent que la semaine en cours est leur dernière. D’autres restent plus discrets sur la date exacte. Aucun ne parle d’une démission collective organisée. Pourtant, le timing est frappant. Il coïncide avec l’ouverture générale du service MCP et la publication du dernier numéro de la newsletter 0xResearch.
Westie, membre de la cohorte fondatrice de l’équipe recherche, a décrit son parcours avec une certaine fierté. Il a participé à la construction de l’activité data avant de voir le centre de gravité de l’entreprise basculer vers les produits. Il dit avoir apprécié cette évolution. Jake Koch-Gallup, lui, adopte un ton différent. Après deux ans chez Messari puis six mois chez Blockworks suite au rachat, il regrette ouvertement le recul de la recherche indépendante. Selon lui, l’analyse humaine originale devient encore plus précieuse à l’heure où l’intelligence artificielle se généralise.
Qui part et que disent-ils vraiment
Nick Carpinito a rejoint la société début 2025. Il a assisté à l’acquisition de Messari, au lancement d’une nouvelle suite de produits et au développement du Token Transparency Framework. Ce dernier est passé d’une simple idée à un standard de divulgation désormais présent sur les terminaux Bloomberg. Kunal Doshi évoque l’année écoulée comme une période formatrice. Il a appris à considérer un bon papier de recherche comme un récit structuré. AJC, après quatre ans chez Messari et six mois chez Blockworks, annonce simplement vouloir se reposer avant de décider de la suite. Nikhil, présent depuis plus de deux ans, assure qu’il restera un utilisateur régulier de la plateforme. Silvio Busonero se contente d’exprimer sa gratitude et son enthousiasme pour le chapitre suivant.
Ces messages individuels ne mentionnent pas de conflit ouvert. Ils ne parlent pas non plus de conditions de travail dégradées. Pourtant, le contraste entre les propos de Westie et ceux de Koch-Gallup est éclairant. L’un célèbre le passage aux produits. L’autre s’inquiète de la disparition progressive d’une recherche véritablement indépendante. Ce clivage reflète une tension plus large dans tout le secteur des données crypto.
À retenir : sept départs annoncés en quelques semaines, un pivot assumé vers les produits IA, et une dernière édition de 0xResearch qui sonne comme une page qui se tourne.
L’ouverture du service MCP à tous les utilisateurs
Le 3 novembre, Blockworks a annoncé que son service MCP était désormais accessible à tout le monde. Les nouveaux comptes reçoivent 100 dollars de crédits. Jusque-là réservé aux clients API depuis le 1er octobre, le service s’ouvre désormais à Claude, ChatGPT, Cursor et d’autres clients MCP. Les utilisateurs peuvent interroger les données standardisées derrière la recherche et Blockworks Intel. Les questions portent sur les revenus des protocoles, la croissance des stablecoins ou les prochains unlocks de tokens.
Dans sa description d’octobre, l’entreprise citait des usages institutionnels concrets : préparer des dossiers de listing pour les exchanges, surveiller les actifs déjà listés, compiler des informations sur les contreparties avant d’onboarder une société crypto. Elle évoquait aussi des applications liées aux actions tokenisées, en suivant le prix de l’action sous-jacente, l’offre, les détenteurs et les volumes sur les exchanges décentralisés. Ce positionnement montre clairement la direction prise : moins de longs rapports de recherche, plus d’outils data exploitables immédiatement par des modèles d’IA.
L’acquisition de Messari comme catalyseur
Le 12 juin, Blockworks a finalisé le rachat de Messari. L’opération a réuni recherche, données et intelligence de marché sous une même bannière. Jason Yanowitz, co-fondateur, rappelait alors que Messari couvrait plus de 40 000 actifs. Son API fournissait des informations sur les marchés, les exchanges, les stablecoins, les protocoles, les levées de fonds et les unlocks. Avant la transaction, Blockworks affichait déjà une valorisation de 192 millions de dollars.
L’annonce d’acquisition identifiait deux grandes catégories de clients : les émetteurs d’actifs d’un côté, et de l’autre les investisseurs, exchanges, custodians, brokerages et régulateurs qui examinent ces actifs. Ce cadrage commercial explique en grande partie le pivot actuel. Les produits data et les services IA répondent plus directement aux besoins opérationnels de ces acteurs que de longs papiers de recherche destinés à un public plus large.
La fin de 0xResearch comme symbole
Le 6 novembre, Blockworks a publié un numéro intitulé « Signing off ». C’est le dernier de la newsletter 0xResearch. Pour beaucoup d’observateurs, cette annonce a plus de poids symbolique que les départs individuels. Une newsletter de recherche qui s’arrête au moment où l’entreprise ouvre grand les portes de ses outils IA, cela ressemble à un changement de cap assumé. La recherche n’est pas abandonnée, mais elle passe au second plan derrière les produits.
Jake Koch-Gallup a résumé le sentiment d’une partie de la communauté : il comprend la logique économique du pivot, mais estime que la recherche indépendante reste essentielle. À l’heure où les modèles d’IA produisent des synthèses à la demande, le vrai travail d’analyse originale et critique devient plus rare, donc plus précieux. Ce point de vue n’est pas isolé. Dans tout l’écosystème crypto, la question se pose : jusqu’où peut-on automatiser l’analyse sans perdre en profondeur et en indépendance ?
Pourquoi ce moment précis
Plusieurs facteurs se conjuguent. L’acquisition de Messari a élargi le périmètre et les ambitions. Le marché des données crypto s’est densifié. Les clients institutionnels demandent des flux structurés et exploitables par des outils IA plutôt que des rapports longs. Les coûts de maintien d’une équipe de recherche qualitative sont élevés. Les produits data, une fois construits, offrent des marges plus prévisibles et une scalabilité plus forte. Dans ce contexte, le recentrage sur les produits apparaît comme une décision rationnelle d’un point de vue business.
Pourtant, la recherche indépendante a longtemps servi de vitrine et de gage de crédibilité. Elle attirait les talents, nourrissait la notoriété et créait un lien de confiance avec la communauté. En la reléguant au second plan, une entreprise prend le risque de perdre une partie de ce capital immatériel. C’est précisément ce que regrette Koch-Gallup. D’autres employés partants, comme Westie, semblent au contraire avoir embrassé la nouvelle orientation sans réserve.
Les sept noms cités dans les annonces :
- Jake Koch-Gallup
- Nick Carpinito
- Kunal Doshi
- Silvio Busonero
- Westie
- Nikhil
- AJC
Ce que révèle le Token Transparency Framework
Parmi les réalisations évoquées par les partants, le Token Transparency Framework occupe une place particulière. Né d’une idée, il est devenu un standard de divulgation visible sur les terminaux Bloomberg. Cet outil illustre parfaitement la nouvelle ambition de Blockworks : transformer la connaissance crypto en infrastructures de données standardisées et reconnues par les acteurs traditionnels de la finance. Ce n’est plus seulement de la recherche destinée à éclairer la communauté. C’est un produit conçu pour s’intégrer dans les flux de travail des institutions.
Cette évolution n’est pas propre à Blockworks. Plusieurs sociétés de données et de recherche crypto ont récemment renforcé leur offre produit et leurs API. La concurrence se joue désormais sur la qualité, la fraîcheur et la standardisation des données, ainsi que sur leur capacité à être consommées par des agents IA. Dans ce contexte, maintenir une importante équipe de recherche qualitative peut sembler moins prioritaire que d’investir dans les pipelines de données et les interfaces MCP.
Les usages concrets des nouveaux outils
Les cas d’usage mis en avant par Blockworks sont révélateurs. Préparer un dossier de listing pour un exchange demande des données fiables et actualisées sur le protocole, sa tokenomie, ses flux et ses risques. Surveiller un actif déjà listé nécessite des alertes et des métriques en temps quasi réel. Évaluer une contrepartie avant un onboarding institutionnel implique de croiser des informations de marché, de gouvernance et de liquidité. Les outils data et les interfaces IA répondent mieux à ces besoins opérationnels que des rapports longs publiés à intervalle irrégulier.
L’ouverture à Claude, ChatGPT et Cursor élargit encore le public potentiel. Un analyste peut désormais interroger les données Blockworks directement depuis son environnement de travail habituel. Un développeur peut intégrer ces flux dans ses propres outils. Un investisseur peut croiser les informations avec d’autres sources en langage naturel. Cette accessibilité est un avantage concurrentiel clair. Elle explique en partie pourquoi l’entreprise a choisi d’accélérer sur ce terrain.
Recherche humaine versus intelligence artificielle
Le débat soulevé par Jake Koch-Gallup dépasse le cas Blockworks. Dans un environnement saturé d’informations et de synthèses automatiques, la valeur de l’analyse originale et critique augmente. Les modèles d’IA excellent pour résumer, croiser et reformuler. Ils restent moins performants pour formuler des questions nouvelles, détecter des biais structurels ou proposer des grilles de lecture vraiment originales. C’est précisément ce que beaucoup attendent encore d’une équipe de recherche indépendante.
En priorisant les produits, Blockworks fait le pari que la demande pour des données standardisées et exploitables par l’IA est plus forte et plus rentable que celle pour des analyses longues et qualitatives. Ce pari peut s’avérer juste d’un point de vue commercial. Il laisse toutefois un vide potentiel sur le marché de la recherche indépendante de qualité. D’autres acteurs pourraient chercher à le combler. Ou bien la communauté pourrait s’habituer progressivement à des analyses plus automatisées et moins profondes.
Un contexte de marché plus large
Les départs chez Blockworks s’inscrivent dans un environnement où plusieurs sociétés crypto ont récemment ajusté leurs effectifs. Les cycles de marché restent volatils. Les investisseurs institutionnels sont plus exigeants sur la qualité et la traçabilité des données. Les régulateurs multiplient les demandes d’information. Dans ce climat, les entreprises qui proposent des outils opérationnels et des flux de données fiables ont un avantage. Celles qui misent uniquement sur la notoriété de leur recherche qualitative peuvent se retrouver fragilisées.
Blockworks semble avoir tiré les leçons de cette réalité. Après l’acquisition de Messari, l’entreprise disposait d’un large catalogue d’actifs et d’une infrastructure de données solide. Elle a choisi d’en faire le cœur de son offre plutôt que de maintenir deux cultures distinctes, l’une orientée recherche, l’autre orientée produit. Les départs récents peuvent être vus comme le coût humain de cette clarification stratégique.
Ce que les partants emportent avec eux
Chaque départ représente une perte de connaissance tacite. Westie a participé à la construction de l’équipe recherche et de l’activité data. Koch-Gallup a travaillé chez Messari puis chez Blockworks. Carpinito a suivi de près le développement du Token Transparency Framework. Doshi a développé une vision de la recherche comme narration. Ces compétences et ces regards ne disparaissent pas du marché. Ils iront probablement enrichir d’autres structures, des projets indépendants ou de nouvelles initiatives.
Pour Blockworks, le défi consiste maintenant à conserver suffisamment de capacité d’analyse qualitative pour que ses produits data restent pertinents et différenciants. Une infrastructure de données sans expertise métier risque de produire des flux volumineux mais peu discriminants. L’équilibre entre automatisation et jugement humain reste délicat à trouver.
Les implications pour la communauté crypto
Les utilisateurs réguliers de la recherche Blockworks et Messari devront s’adapter. La newsletter 0xResearch s’arrête. Les analyses longues pourraient devenir plus rares ou plus ciblées. En revanche, l’accès aux données via MCP s’élargit considérablement. Ceux qui savent formuler des requêtes précises et croiser les sources y gagneront. Ceux qui préféraient lire des synthèses prêtes à l’emploi devront peut-être changer leurs habitudes ou se tourner vers d’autres fournisseurs.
Plus largement, cet épisode rappelle que le secteur des données et de la recherche crypto est encore jeune et en pleine mutation. Les modèles économiques se cherchent. Les priorités évoluent rapidement. Les talents circulent. Ce qui était une force hier – une solide équipe de recherche – peut devenir un centre de coût demain si la demande se déplace vers les outils. Inversement, une trop forte dépendance aux produits data peut créer une vulnérabilité si les clients finissent par exiger davantage de profondeur analytique.
Une transformation déjà visible ailleurs
Blockworks n’est pas isolée dans ce mouvement. D’autres acteurs de l’écosystème data et analytics crypto ont renforcé leurs API, leurs dashboards et leurs intégrations avec des outils d’IA. La frontière entre recherche et produit devient plus poreuse. Les meilleurs analystes ne se contentent plus d’écrire des rapports. Ils conçoivent des frameworks, des standards et des outils qui intègrent directement les flux de travail des clients. Le Token Transparency Framework en est un exemple concret.
Cette hybridation peut être vertueuse. Elle force la recherche à rester ancrée dans des usages concrets. Elle évite le piège des analyses brillantes mais déconnectées des besoins opérationnels. Elle comporte aussi un risque : celui de subordonner complètement l’agenda de recherche aux priorités commerciales immédiates. Dans ce cas, certaines questions importantes mais peu monétisables à court terme risquent d’être délaissées.
Comment interpréter les messages de départ
Les publications des collaborateurs partants sont soigneusement calibrées. Elles expriment de la gratitude, évoquent des accomplissements et restent prudentes sur les raisons du départ. Seul Koch-Gallup formule une critique explicite sur la direction stratégique. Les autres insistent davantage sur leur parcours personnel et leurs projets futurs. Cette retenue est classique dans les annonces professionnelles. Elle n’empêche pas de lire entre les lignes.
Le fait que plusieurs personnes aient choisi le même créneau de quelques semaines pour annoncer leur départ crée malgré tout un effet de vague. Même sans coordination formelle, le signal envoyé à l’extérieur est celui d’une organisation en train de se recomposer. Les observateurs attentifs y voient la confirmation d’un pivot déjà amorcé depuis l’acquisition de Messari et accéléré par l’ouverture du service MCP.
Les prochaines étapes à surveiller
Plusieurs indicateurs permettront de juger si le virage est réussi. La croissance du nombre d’utilisateurs actifs du service MCP sera un premier signal. L’adoption du Token Transparency Framework par de nouveaux acteurs institutionnels en sera un autre. La capacité de Blockworks à continuer de publier des analyses de qualité, même en volume réduit, sera également scrutée. Enfin, le recrutement de nouveaux profils – data engineers, product managers, spécialistes IA – plutôt que d’analystes de recherche pure donnera une indication claire sur les priorités internes.
Du côté de la communauté, on observera si d’autres structures cherchent à occuper l’espace laissé vacant sur le terrain de la recherche indépendante approfondie. Certains analystes partants pourraient eux-mêmes lancer des initiatives dans ce sens. Le marché de l’information crypto reste assez fragmenté pour que plusieurs modèles coexistent.
Une leçon pour l’ensemble du secteur
L’épisode Blockworks illustre une tension structurelle. D’un côté, la pression pour monétiser rapidement et scaler des produits data. De l’autre, la demande persistante pour une analyse indépendante, critique et originale. Les entreprises qui réussiront seront probablement celles capables de maintenir un équilibre, même instable, entre ces deux exigences. Celles qui basculeront trop nettement d’un côté risquent de perdre soit leur rentabilité, soit leur crédibilité intellectuelle.
Pour l’instant, Blockworks a tranché. Les produits et l’IA passent devant. Les départs de ces dernières semaines en sont la conséquence visible. Reste à savoir si cette orientation permettra à l’entreprise de consolider sa position auprès des clients institutionnels tout en préservant assez de substance analytique pour rester pertinente. Les prochains mois apporteront des éléments de réponse.
En attendant, la communauté crypto observe. Certains applaudissent la modernisation et l’ouverture des outils. D’autres s’inquiètent de voir s’éroder un certain style de recherche qui avait contribué à élever le niveau du débat. Les deux lectures sont possibles. Elles ne s’excluent pas forcément. Elles coexistent dans un secteur qui n’a pas encore trouvé son point d’équilibre définitif entre automatisation et jugement humain.
Ce qui s’est joué chez Blockworks ces dernières semaines n’est donc pas seulement une série de départs individuels. C’est le symptôme d’une transformation plus profonde de la manière dont l’information crypto est produite, distribuée et consommée. Les produits IA gagnent du terrain. La recherche qualitative doit se réinventer ou accepter un rôle plus secondaire. Le débat est lancé. Il ne fait que commencer.
Les prochains mouvements de talents, les prochains lancements de produits et les prochaines décisions éditoriales des acteurs du secteur diront si le modèle qui se dessine est durable. Pour l’heure, Blockworks a choisi son camp. Sept collaborateurs ont choisi de tourner la page. L’histoire, elle, continue de s’écrire, une requête MCP et un rapport de moins après l’autre.
Dans un marché où l’attention se mesure en secondes et où les données circulent à la vitesse de la lumière, la tentation est grande de tout automatiser. Pourtant, chaque cycle de marché rappelle que les vraies ruptures viennent souvent d’une lecture originale que personne n’avait formalisée. C’est ce paradoxe que les acteurs de la recherche et des données crypto doivent désormais gérer au quotidien. Blockworks vient d’en donner une illustration particulièrement claire.
Les utilisateurs, les investisseurs et les régulateurs jugeront sur pièces. Ils compareront la qualité des insights produits par les nouveaux outils avec celle des analyses humaines d’hier. Ils mesureront si la standardisation des données a fait progresser la transparence ou si elle a simplement facilité la production de synthèses interchangeables. Ces arbitrages se feront en silence, requête après requête, rapport après rapport. C’est là que se décidera réellement la réussite ou l’échec du pivot engagé.
En définitive, l’affaire des sept départs chez Blockworks dépasse largement le cadre d’une seule entreprise. Elle pose la question de la valeur encore accordée à la pensée originale dans un univers saturé d’informations générées automatiquement. Elle force chacun à se demander ce qu’il attend réellement d’une plateforme de données crypto : des flux exploitables immédiatement, ou des grilles de lecture qui forcent à réfléchir autrement. La réponse n’est pas unique. Elle variera selon les profils et les besoins. Mais le simple fait que la question se pose avec autant d’acuité montre que le secteur a atteint un nouveau stade de maturité. Un stade où les choix stratégiques d’hier ne sont plus automatiquement ceux de demain.









