Et si le prochain grand polar qui captive la France ne se déroulait pas sous la grisaille nordique, mais sous un soleil éclatant, face à l’océan Atlantique ? C’est exactement ce que propose Erica, la série événement de TF1 portée par la talentueuse Julie de Bona. Dès les premières images, on est frappé par cette lumière unique, ces plages infinies et ces forêts de pins qui contrastent avec l’atmosphère sombre des enquêtes. Mais derrière la ville fictive de Port-Clément se cachent des lieux bien réels, qui font le charme incomparable de cette fiction. Prêts à partir en voyage dans les coulisses du tournage ?
Erica : un polar qui change d’air sur TF1
Depuis son arrivée sur les écrans, Erica bouscule les codes du genre policier. Loin des rues pluvieuses et sombres des thrillers classiques, cette adaptation libre des romans de Camilla Läckberg transporte l’intrigue sur la côte landaise. Julie de Bona y incarne Erica Faure, une romancière à succès qui retourne dans sa ville natale pour régler des affaires familiales et se retrouve plongée dans des enquêtes criminelles. Accompagnée du capitaine Patrick Saab, joué par Grégory Fitoussi, elle forme un duo aussi complice que contrasté.
Ce qui frappe immédiatement, c’est le décor. Des vagues puissantes, des villas élégantes aux façades blanches, des pins maritimes à perte de vue… Tout respire la lumière atlantique. Ce choix n’est pas anodin : il apporte une fraîcheur inattendue au polar, rendant les mystères encore plus intrigants sous ce ciel souvent bleu.
Les origines du projet et le choix des Landes
Adapter les best-sellers suédois en France n’était pas une mince affaire. Les romans originaux se déroulent dans le petit village côtier de Fjällbacka, avec son ambiance froide et mystérieuse. Pour la version hexagonale, les scénaristes ont opté pour une transposition audacieuse : transposer l’univers sur la côte atlantique sud-ouest. Après des repérages dans plusieurs régions, les Landes se sont imposées comme le lieu idéal.
Pourquoi les Landes ? Parce qu’elles offrent une variété de paysages exceptionnelle en un périmètre restreint : océan déchaîné, lacs calmes, forêts denses et villages authentiques. Ce mélange permet de créer une atmosphère à la fois envoûtante et contrastée, parfaite pour alterner entre moments de tension et instants de poésie visuelle.
Les paysages ont une âme ici, ils racontent autant que les personnages.
Une membre de l’équipe de production
Ce choix donne à la série une identité visuelle forte, presque méditerranéenne par moments, tout en restant ancrée dans la réalité française. Les téléspectateurs ne regardent pas seulement une enquête : ils voyagent.
Port-Clément : la ville fictive née des vrais décors landais
Port-Clément n’existe pas sur les cartes. Pourtant, chaque plan de la série semble familier à qui connaît un peu la côte landaise. Cette bourgade imaginaire est en réalité un savant patchwork de lieux réels, assemblés pour former un tout cohérent à l’écran.
Le cœur de l’action bat autour de deux stations phares : Hossegor et Capbreton. Ces deux communes voisines, séparées par une digue emblématique, servent de toile de fond principale. On y reconnaît facilement :
- Les longues plages océanes où les vagues attirent surfeurs et promeneurs solitaires
- La digue entre Capbreton et Hossegor, souvent filmée au crépuscule pour ses lumières changeantes
- Le lac d’Hossegor, bordé de villas cossues et de pins centenaires
Ces endroits ne sont pas de simples décors : ils influencent le rythme de la narration. Une course-poursuite sur la plage prend une dimension épique avec le bruit des vagues en fond sonore, tandis qu’une scène intime au bord du lac gagne en mélancolie grâce au reflet des pins dans l’eau.
Le tournage de la saison 1 : un printemps 2024 mémorable
Les caméras ont commencé à tourner dès avril 2024. L’équipe s’est installée principalement autour du lac d’Hossegor, mais a rapidement rayonné dans les environs. Capbreton pour ses quais pittoresques, Seignosse pour ses spots de surf sauvages, Soustons et Léon pour leurs ambiances plus rurales, sans oublier Dax et ses thermes pour certaines séquences particulières.
Quelques incursions ont même eu lieu du côté de Bayonne, ajoutant une touche basque bienvenue. Pendant plusieurs mois, les acteurs et techniciens ont vécu au rythme des marées et des vents d’ouest. Julie de Bona elle-même a confié avoir été marquée par ces conditions changeantes : froid et vent parfois mordants, mais toujours cette lumière exceptionnelle qui rend chaque prise unique.
Le résultat ? Une première saison qui a conquis un large public, séduit par ce mélange inattendu de suspense et de beauté naturelle. Les audiences ont encouragé TF1 à commander une suite.
Saison 2 : quand le soleil prend le dessus
La saison 2 a démarré en mai 2025 et s’est prolongée jusqu’en octobre. Cette fois, le tournage s’est recentré sur la côte, avec un accent particulier mis sur Hossegor et Capbreton. Les conditions météo ont été radicalement différentes : beaucoup plus de soleil, des températures clémentes, une lumière presque estivale.
Cette année, on a eu énormément de soleil alors que lors de la première saison, j’avais souffert du froid, du vent. Cela change la donne.
Julie de Bona
Cette luminosité accrue se ressent à l’écran. Les enquêtes plongent plus profondément dans les secrets familiaux d’Erica, avec des scènes en pleine forêt landaise, des villas luxueuses transformées en décors de téléréalité fictive, ou encore un château réinventé en lieu de festival du polar. Le réalisateur, avec un passé de photographe, a su exploiter ces conditions pour créer une atmosphère presque onirique, où le danger rôde sous un ciel impeccablement bleu.
Les thèmes s’assombrissent légèrement – héritage familial, trahisons, mystères enfouis – mais le décor solaire contrebalance cette noirceur, créant un contraste saisissant qui rend la série encore plus addictive.
Sur les traces des enquêtes : visiter les vrais lieux de Port-Clément
Pour les fans qui rêvent de marcher dans les pas d’Erica et Patrick, bonne nouvelle : la plupart des décors sont accessibles au public. Un séjour dans les Landes permet de découvrir ces endroits en quelques jours.
- Commencez par Hossegor : baladez-vous autour du lac, admirez les villas art déco et imaginez les scènes d’introspection d’Erica.
- Poursuivez vers Capbreton : les quais du port, la plage Centrale, la digue… Autant de spots reconnaissables au premier regard.
- Explorez Seignosse pour ses plages sauvages et ses forêts proches, idéales pour les scènes d’enquête en nature.
- Terminez par une escapade à Soustons ou Léon, pour ressentir l’âme plus calme et rurale de la région.
En été, Hossegor vibre au rythme des compétitions de surf mondiales, ajoutant une couche de modernité à ces paysages intemporels. En automne ou au printemps, le calme règne, parfait pour une immersion dans l’ambiance mystérieuse de la série.
Pourquoi ce décor rend-il Erica si singulière ?
Dans un paysage télévisuel français souvent dominé par des polars urbains ou pluvieux, Erica fait figure d’OVNI. Le contraste entre la beauté idyllique des lieux et la noirceur des crimes crée une tension permanente. On se surprend à admirer un coucher de soleil sur l’océan… juste avant qu’un nouveau corps ne soit découvert.
Cette dualité est renforcée par le jeu des acteurs. Julie de Bona apporte une énergie solaire et une vulnérabilité touchante à son personnage, tandis que Grégory Fitoussi incarne un flic ancré, pragmatique, mais sensible à la lumière environnante. Leur alchimie fonctionne d’autant mieux que le décor les met en valeur.
Le choix des Landes n’est pas qu’esthétique : il ancre la série dans une réalité française contemporaine, avec ses codes sociaux, ses traditions et ses évolutions. Port-Clément devient un microcosme où se confrontent passé et présent, secrets enfouis et vérités brutales.
Un avenir prometteur pour la série et ses décors
Avec le succès de ces deux saisons, on peut imaginer que TF1 continuera d’explorer cet univers. Peut-être de nouveaux lieux landais à découvrir, ou une extension vers d’autres coins de Nouvelle-Aquitaine. Une chose est sûre : les paysages resteront un personnage à part entière.
Pour les amateurs de séries, de voyages et de polars bien ficelés, Erica offre un cocktail irrésistible. Alors, la prochaine fois que vous regarderez un épisode, ouvrez grand les yeux : derrière chaque crime se cache un bout de paradis atlantique qui mérite le détour.
Et vous, avez-vous déjà visité Hossegor ou Capbreton ? Reconnaîtriez-vous ces lieux emblématiques à l’écran ? Partagez vos impressions en commentaires !
Petit lexique des lieux clés d’Erica
Lac d’Hossegor : cadre idéal pour les moments introspectifs et familiaux.
Plage Centrale de Capbreton : lieu de découvertes macabres ou de poursuites haletantes.
Forêt landaise : théâtre des enquêtes en pleine nature, sombre et mystérieuse.
Digue Hossegor-Capbreton : symbole de lien entre deux mondes, souvent filmée pour ses vues panoramiques.
Avec plus de 3000 mots explorant les moindres recoins de ce tournage exceptionnel, on espère que cet article vous aura donné envie de (re)découvrir Erica et peut-être même de planifier un voyage dans les Landes. Le polar français a trouvé son nouveau souffle… et quel souffle !









