Mercredi soir, le public parisien a eu le privilège d’assister à une représentation exceptionnelle donnée par le Ballet de l’Opéra national du Rhin au Théâtre de la Ville. Avec le programme « Spectres », mêlant les œuvres de Lucinda Childs, Bruno Bouché et William Forsythe, la compagnie a littéralement envoûté l’assistance.
Dès les premières minutes, les danseurs affûtés comme des lames ont démontré tout leur talent en interprétant avec brio les pièces de ce trio de chorégraphes visionnaires. Mais c’est surtout avec « Enemy in The Figure » de William Forsythe que la magie a opéré.
Créée en 1989 pour le Ballet de Francfort, cette chorégraphie diabolique explore les limites du mouvement avec une inventivité qui laisse pantois. Portés, rebonds, figures à l’horizontale défiant les lois de la gravité… Les interprètes enchaînent les prouesses techniques avec une aisance déconcertante, propulsés dans l’espace comme de véritables fusées.
On retrouve les déhanchés sexy chez les filles, accompagnés d’une manière irrésistible de ramener un mollet levé en arrière.
– Ariane Bavelier, critique au Figaro
Si la pièce de Lucinda Childs, « Songs from Before », s’est révélée plus contemplative avec son travail sur les lignes et les répétitions, elle a permis de mettre en valeur les qualités lyriques des danseurs. Quant à Bruno Bouché, sa chorégraphie n’a pas marqué les esprits, mais il faut saluer son remarquable travail de direction artistique qui permet à la compagnie de briller de mille feux.
Avec cette représentation parisienne, le Ballet de l’Opéra national du Rhin confirme son statut de compagnie incontournable sur la scène de la danse contemporaine. Et le public ne s’y est pas trompé, réservant une ovation bien méritée à cette troupe définitivement en état de grâce !
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