Imaginez croiser une ancienne Miss France en combinaison orange au coin d’une rue d’Amiens, un numéro de téléphone imprimé dans le dos, et comprendre en une seconde que la ville entière est devenue un plateau. Voilà le pari de Wanted, attrape-moi si tu peux, le nouveau grand jeu d’évasion de M6. La course réelle a commencé le mardi 29 septembre 2026. Le récit télévisé, lui, arrivera le jeudi 22 octobre 2026 à 21h10, en prime time et en streaming gratuit sur M6+. Entre ces deux dates, seize fugitifs et trois gardiens jouent une partie où le public n’est plus seulement spectateur.
Une chasse aux stars qui commence dans la vraie vie
Le format ne se contente pas d’un studio, d’un chronomètre et d’un public assis. Il sort les personnalités dans la France métropolitaine, les prive de confort, puis laisse les habitants décider s’ils les protègent ou les livrent. C’est un mélange de survie, de stratégie et de spectacle, avec une mécanique simple à comprendre et difficile à maîtriser. Les fugitifs n’ont ni argent ni téléphone. Les gardiens, eux, avancent avec des mises à jour de localisation et les appels du public.
Le départ a été donné à Amiens, en Picardie. Depuis cette ville, les binômes se dispersent. Le terrain de jeu n’est pas un parc d’attractions fermé. C’est le pays entier, avec ses gares, ses villages, ses autoroutes, ses riverains curieux et ses caméras qui ne décrochent pas. Quatre jours de cavale, de 10 heures à 18 heures, suffisent à créer une tension que le montage du 22 octobre devra ensuite raconter comme un récit.
À retenir tout de suite
Diffusion TV : jeudi 22 octobre 2026 à 21h10 sur M6 et M6+.
Course réelle : depuis le 29 septembre 2026, quatre jours, 10h-18h.
Point de départ : Amiens.
Casting : 19 célébrités, dont 16 fugitifs en binômes et 3 gardiens.
Numéro public : 01 41 26 26 26.
Quand Wanted arrive vraiment à l’antenne
La date qui compte pour les téléspectateurs n’est pas celle du premier pas dans la rue. C’est celle du prime. Wanted, attrape-moi si tu peux ouvre la soirée du jeudi 22 octobre 2026 à 21h10. M6 mise sur un créneau classique de divertissement événement, avec une version montée de la cavale et un accès gratuit sur sa plateforme. Ce n’est pas un direct au sens habituel du terme. Les images ont d’abord été captees sur le terrain, puis assemblées pour tenir en une soirée.
Cette distinction change tout. Pendant le tournage, un passant peut appeler, indiquer une rue, proposer un toit, ou au contraire aiguiller les gardiens. Pendant la diffusion, le public du canapé découvre un récit déjà joué, avec ses fausses pistes, ses retournements et ses binômes encore debout. L’interactivité réelle précède le spectacle télévisé. Le prime n’invente pas la chasse. Il la raconte.
Le choix du jeudi n’est pas anodin. C’est un soir où les chaînes généralistes cherchent un événement capable de casser le rythme des magazines et des fictions. Une course-poursuite de célébrités, filmée dans des conditions contraintes, offre un récit facile à suivre et assez spectaculaire pour occuper une soirée entière. Le streaming gratuit élargit ensuite la fenêtre : ceux qui ratent le lancement peuvent encore rattraper l’épisode sans barrière d’abonnement immédiat.
Pourquoi Amiens ouvre la cavale
Amiens n’est pas un décor de carte postale choisi au hasard. La ville offre un centre identifiable, des axes de fuite rapides et une population assez dense pour que le numéro imprimé dans le dos des combinaisons serve vraiment. Le départ picard ancre le jeu dans une géographie concrète. Les fugitifs ne s’évaporent pas dans un lieu secret. Ils partent d’un point nommé, puis se diluent dans le pays.
Une fois hors d’Amiens, le territoire s’ouvre. France métropolitaine, pas d’avion, pas de bateau, pas plus de quarante minutes dans le même véhicule. Ces limites transforment chaque déplacement en calcul. Prendre un train, accepter un covoiturage, changer de direction, disparaître dans une ville moyenne : tout devient tactique. Le pays n’est plus un décor. Il est le plateau.
Les candidats n’auront ni téléphone ni argent.
Romuald Graveleau
Cette phrase résume le cœur du dispositif. Sans argent, il faut convaincre. Sans téléphone, il faut observer, mémoriser, demander, risquer. Des personnalités habituées aux équipes, aux voitures avec chauffeur et aux messages instantanés se retrouvent dépendantes d’inconnus. Le jeu teste autant la débrouillardise que la notoriété. Être reconnu peut sauver. Être reconnu peut aussi tout faire basculer.
Le principe du jeu, sans jargon inutile
Seize célébrités forment huit binômes. Ils portent une combinaison orange. Dans le dos, un numéro unique : 01 41 26 26 26. Trois gardiens les traquent. La mission des fugitifs est de tenir jusqu’à la fin de la course sans se faire attraper. La mission des gardiens est d’organiser une poursuite efficace grâce aux traceurs, aux informations de production et aux appels du public.
Chaque journée de traque s’ouvre à 10 heures et se ferme à 18 heures. Après 18 heures, les duos doivent trouver un hébergement dans un rayon de trois kilomètres, toujours sous l’œil des caméras. Le soir n’efface pas la contrainte. Il la déplace. Dormir trop près d’un axe fréquenté, accepter un toit trop visible, rester dans une zone déjà signalée : tout cela peut coûter le lendemain matin.
| Élément | Détail |
|---|---|
| Date TV | Jeudi 22 octobre 2026 |
| Horaire | 21h10, prime time |
| Supports | M6 et streaming gratuit M6+ |
| Début réel | Mardi 29 septembre 2026 |
| Départ | Amiens, Picardie |
| Durée | 4 jours, 10h-18h |
| Participants | 19 célébrités |
| Numéro | 01 41 26 26 26 |
Des règles pensées pour empêcher la fuite facile
Interdire l’avion et le bateau coupe les raccourcis spectaculaires. Limiter à quarante minutes le temps passé dans un même véhicule empêche une traversée confortable d’une région à l’autre. Le jeu refuse la logistique de star. Il impose des ruptures, des changements, des zones grises. Un duo qui reste trop longtemps dans une voiture devient prévisible. Un duo qui multiplie les correspondances devient épuisant à suivre, pour lui-même comme pour les gardiens.
Les horaires resserrent encore la partie. Huit heures de mobilité contrainte, puis une recherche d’abri. Ce rythme crée des scènes très télévisuelles : course contre la montre en fin d’après-midi, négociation avec un inconnu, hésitation devant une gare, décision de couper à travers un quartier au lieu de rester sur un boulevard. Le règlement n’est pas un accessoire. Il fabrique le récit.
Les agents de sécurité autour des fugitifs rappellent que le dispositif reste une production. La combinaison orange attire le regard. Le numéro invite à l’action. Mais personne n’est lâché dans une improvisation totale. La caméra suit. La production filtre. Les gardiens reçoivent des informations qualifiées. Le réel est utilisé, pas abandonné.
Les trois gardiens et la logique de la traque
Michou, Adil Rami et Issa Doumbia forment le trio chargé de refermer la nasse. L’influenceur, le champion du monde de football et l’humoriste n’ont pas le même rapport à l’espace, à la notoriété ni au public. C’est précisément ce qui rend le dispositif intéressant. L’un sait lire les réseaux. L’autre connaît l’effort, le déplacement, la pression d’un match. Le troisième apporte le regard décalé, la répartie, la capacité à transformer une filature en scène.
Ils ne chassent pas à l’aveugle. Des mises à jour GPS jouent le rôle de traceurs. La production centralise les appels. Le public peut renseigner. La carte se redessine plusieurs fois par jour. Une information juste accélère tout. Une fausse piste fait perdre une après-midi. Les gardiens doivent donc décider ce qu’ils croient, ce qu’ils vérifient, et ce qu’ils ignorent.
Cette mécanique rapproche le jeu d’un thriller populaire plus que d’un quiz. Il y a une cible, un temps limité, des indices imparfaits et une population qui n’a aucune obligation d’être loyale. Le gardien le plus rapide n’est pas forcément celui qui court le mieux. C’est celui qui trie.
Les huit binômes, ou comment le casting construit le récit
Le plateau des fugitifs a été pensé pour faire cohabiter des univers qui, d’habitude, ne se croisent pas. Anciennes Miss devenues animatrices, figures de la télévision, sport, réseaux, humour, information, télé-réalité : chaque duo porte une promesse différente. Certains seront reconnus immédiatement. D’autres passeront plus facilement inaperçus. Cette inégalité de visibilité fait partie du jeu.
Élodie Gossuin et Rachel Legrain-Trapani forment un binôme de notoriété historique. Leur visage évoque des années de cérémonies, d’émissions et de plateaux. Dans une rue, ce capital peut devenir un fardeau. Il peut aussi ouvrir une porte. Christine Bravo et Stomy Bugsy misent sur le contraste, entre mémoire télévisuelle et univers musical. Pascal Légitimus et Léa François mêlent humour et fiction. Nicolas Waldorf et Yoan Louis, sosie de Pierre Niney, apportent une couche supplémentaire de reconnaissance ambiguë.
Samuel Étienne et Océane Amsler croisent l’information et la télé-réalité. Rayane Bensetti et Farès parlent surtout aux publics jeunes. Philippe Lucas et Jeremstar collent le sport à la culture web. Studio Danielle et Arthur ferment la liste avec un binôme familial déjà suivi en ligne. Huit stratégies possibles. Huit manières d’être vus, aidés ou dénoncés.
Les 16 fugitifs en duos
- Élodie Gossuin et Rachel Legrain-Trapani
- Christine Bravo et Stomy Bugsy
- Pascal Légitimus et Léa François
- Nicolas Waldorf et Yoan Louis
- Samuel Étienne et Océane Amsler
- Rayane Bensetti et Farès
- Philippe Lucas et Jeremstar
- Studio Danielle et Arthur
Le numéro qui transforme chaque passant en joueur
Le 01 41 26 26 26 n’est pas un gadget. Il est imprimé dans le dos. Il convertit une silhouette orange en objet interactif. Quiconque reconnaît une célébrité peut appeler. L’appel arrive d’abord à la production. Celle-ci qualifie l’information, puis la transmet éventuellement aux gardiens. Le riverain n’entre pas directement dans l’oreille du chasseur. Il entre dans une machine qui trie.
Deux options s’offrent alors. Aider les fugitifs. Ou renseigner ceux qui les poursuivent. Certains donneront des indications utiles. D’autres enverront volontairement la traque dans la mauvaise direction. Le producteur l’assume : de fausses pistes feront partie du paysage. Le jeu compte sur cette zone trouble. Sans elle, la chasse serait trop mécanique.
Les gens auront deux options : renseigner les gardiens ou aider les fugitifs. Certains donneront probablement de fausses pistes.
Romuald Graveleau
Élodie Gossuin, de son côté, parie sur la complicité. Elle dit croire que les Français aideront les duos en fuite. Ce n’est pas seulement une déclaration de candidate. C’est un enjeu de récit. Si le public bascule majoritairement du côté des fugitifs, les gardiens devront compenser par la lecture de la carte et la qualité de leurs déplacements. Si le public bascule de l’autre côté, la cavale peut s’écrouler très vite.
Direct de terrain, différé d’antenne
Beaucoup demanderont si Wanted est en direct. La réponse claire est non, pas au moment du prime. La traque se joue en temps réel pendant le tournage. Les appels ont lieu pendant la course. Les localisations bougent pendant ces quatre journées. Ensuite, la production assemble. Le 22 octobre, le téléspectateur reçoit un récit construit, pas une retransmission brute minute par minute.
Cette architecture évite le chaos d’un live national tout en conservant l’énergie du réel. Elle permet aussi de protéger le rythme. Quatre jours de déplacements inégaux, d’attentes, de rues vides et de fausses alertes ne tiendraient pas tels quels en prime time. Le montage sélectionne les bascules. Il garde les confrontations. Il relie les appels aux conséquences.
Le public de septembre et celui d’octobre n’occupent donc pas la même place. Le premier peut encore changer la partie. Le second assiste à ce que cette partie est devenue. Entre les deux, le secret, les rumeurs locales et les extraits qui circulent déjà nourrissent l’attente.
Ce que le format dit de la télévision actuelle
Les jeux d’évasion et les chasses grandeur nature séduisent parce qu’ils sortent du plateau. Ils promettent de l’imprévu. Ils donnent au téléspectateur l’impression que le pays participe. Wanted pousse cette logique plus loin en imprimant un numéro dans le dos des candidats. L’habitant n’est plus seulement un décor vivant. Il devient un levier.
Le dispositif parle aussi à une génération habituée à filmer, signaler, commenter. Une célébrité en combinaison orange dans une gare n’est plus seulement une anecdote. C’est un contenu potentiel, un appel possible, une preuve à envoyer. Les réseaux n’ont pas besoin d’être le moteur officiel du jeu pour peser. Ils accélèrent la circulation des visages.
En même temps, les règles empêchent le grand n’importe quoi. Pas d’avion. Pas de bateau. Temps limité dans un véhicule. Créneau horaire. Hébergement contraint. Le réel est ouvert, mais cadré. C’est sans doute la condition pour qu’un tel programme reste tenable à l’échelle d’une chaîne généraliste.
Survivre quatre jours sans les outils du quotidien
Retirer le téléphone, c’est retirer la carte, l’horaire de train, le contact d’urgence, le message discret, la possibilité de se coordonner hors champ. Retirer l’argent, c’est retirer le taxi spontané, le ticket acheté sans discussion, le sandwich avalé sans négocier. Il reste la parole, le charme, la ruse, la solidarité, parfois la pitié.
Pour des personnalités dont l’image circule déjà partout, cette privation a une ironie particulière. Leur visage ouvre des portes que leur poche vide ne peut plus ouvrir. Ils devront donc choisir : se cacher et ralentir, ou se montrer et accélérer. Chaque option a un prix. L’incognito protège. La reconnaissance nourrit.
Les binômes ajoutent une contrainte relationnelle. On ne fuit pas seul. On décide à deux. On se fatigue à deux. On se trahit éventuellement à deux, même sans le vouloir, par un mauvais choix de route ou un trop long arrêt. Le format aime ces micro-conflits. Ils humanisent la carte.
Le rôle ambigu du public local
Un habitant d’Amiens, de Lyon, d’une petite ville de l’Ouest ou d’une banlieue du Nord n’a aucune consigne morale officielle. Il peut offrir un garage. Il peut indiquer une direction. Il peut aussi sortir son téléphone et composer le numéro. Le jeu fait de cette liberté un ressort dramatique. Personne ne sait à l’avance de quel côté basculera une rencontre.
Aider un fugitif, c’est accepter d’entrer dans le récit. Donner une fausse piste, c’est aussi y entrer, mais par une autre porte. Ne rien faire reste possible. Pourtant le costume orange réduit cette neutralité. Il transforme le quotidien en scène. Même un refus devient une décision.
La production insiste sur le filtrage des appels. Tout ne part pas tel quel vers les gardiens. Cette étape évite l’emballement et les intox trop grossières. Elle n’empêche pas le doute. Une information partielle peut suffire à déplacer trois hommes dans la mauvaise région pendant des heures.
GPS, traceurs, et ce que le jeu ne dit pas
La mécanique officielle repose surtout sur la localisation, les traceurs, le numéro public et la coordination de production. Les communiqués ne mettent pas en avant un usage particulier de drones. Cette absence compte. Elle oriente le regard vers le sol, les routes, les témoignages, les combinaisons visibles, plutôt que vers une surveillance aérienne spectaculaire.
Le GPS n’est pas une baguette magique. Une position à un instant T ne dit pas où le duo sera vingt minutes plus tard, surtout si la règle des quarante minutes force à changer de véhicule. Les gardiens chassent une cible mobile dans un pays dense. Ils ont un avantage technologique. Ils n’ont pas la certitude.
C’est dans cet écart que le format respire. Trop d’information tuerait le suspense. Trop peu ferait de la poursuite une errance. Le programme cherche le milieu : assez de données pour que la chasse paraisse crédible, assez d’angles morts pour que la fuite reste possible.
Ce que le téléspectateur verra le 22 octobre
Le prime de 21h10 devra tenir plusieurs promesses à la fois. Montrer la géographie. Faire comprendre les règles sans les réciter comme un règlement intérieur. Donner un visage à chaque duo. Laisser les gardiens exister autrement que comme des poursuivants abstraits. Surtout, faire sentir que chaque appel a pu peser.
Le montage aura la responsabilité de relier des scènes éloignées. Un binôme à Amiens. Un autre déjà loin. Un gardien qui recoupe une information. Un passant qui hésite. Une fin de journée où l’hébergement dans les trois kilomètres devient le vrai sujet. Si ces fils se nouent, la soirée dépasse le simple casting de célébrités en combinaison.
Le streaming gratuit sur M6+ change aussi la vie de l’émission après l’antenne. Les extraits circuleront. Les commentaires reviendront sur tel duo, telle ville, tel coup de fil. Le prime lance. La plateforme prolonge. Dans l’économie actuelle des programmes, les deux temps sont indissociables.
Pourquoi ce jeu peut accrocher au-delà des fans de télé-réalité
On peut n’aimer ni les influenceurs ni les anciennes Miss et rester pris par la question simple : comment tient-on quatre jours sans argent, sans téléphone, avec un visage connu et un numéro dans le dos ? Le problème est concret. Il parle à tout le monde. Il ne demande pas de connaître le palmarès de chaque participant pour comprendre l’enjeu.
Le mélange des profils élargit aussi la cible. Un amateur de football regardera Adil Rami. Un public plus jeune suivra Michou ou Rayane Bensetti. Un fidèle des plateaux retrouvera Christine Bravo, Pascal Légitimus ou Samuel Étienne. Le format fait le pari que ces audiences se croiseront autour d’une même carte de France.
Il y a enfin la curiosité locale. Savoir que la cavale peut passer près de chez soi change le statut du programme. Ce n’est plus seulement une émission. C’est une possibilité dans l’espace public. Même ceux qui ne regardent pas la télévision le jeudi soir peuvent avoir croisé le jeu sans le vouloir.
Les limites assumées du spectacle
Un tel dispositif n’est jamais totalement sauvage. Les caméras, les agents, le filtrage des appels, les horaires fermés, l’interdiction de certains transports : tout cela rappelle qu’on est dans une production. Le réel est une matière. Il n’est pas livré brut. Le reconnaître n’enlève rien au plaisir possible. Cela évite seulement de prendre le format pour une évasion hors-la-loi.
La combinaison orange, loin de camoufler, expose. Elle est un choix de lisibilité. Le jeu veut être vu dans la rue pour exister à l’antenne. Cette visibilité est à la fois handicap et moteur. Sans elle, le numéro public perdrait une partie de son sens. Avec elle, la fuite devient un paradoxe : disparaître tout en portant l’uniforme de ceux qu’on cherche.
Reste la question du dernier jour. Tant qu’un duo respecte les règles et n’est pas rattrapé, il demeure en cavale. La tension grimpe vers un rendez-vous d’exfiltration. C’est là que le récit télévisé voudra sans doute concentrer ses effets. Quatre jours pour tenir. Une fin pour savoir qui a traversé la carte sans se faire prendre.
Comment suivre le programme sans se perdre
Pour le public de télévision, le rendez-vous est simple : jeudi 22 octobre 2026, 21h10, M6, avec la même soirée disponible gratuitement sur M6+. Pour le public de terrain, le rendez-vous a déjà commencé. Reconnaître une combinaison, décider d’appeler ou non, comprendre que le numéro ne relie pas immédiatement aux gardiens : voilà la notice minimale.
Il est utile de séparer les deux calendriers. Le 29 septembre ouvre la chasse réelle. Le 22 octobre ouvre le récit national. Confondre les deux nourrit des malentendus. Non, le prime n’est pas le moment où l’on téléphone pour faire basculer la partie. Oui, les appels ont un sens, mais pendant la cavale filmée, pas pendant le montage du jeudi soir.
Cette clarté n’enlève aucune curiosité. Elle la canalise. On peut attendre le prime pour le spectacle et, en même temps, garder en tête que le pays a déjà servi de plateau. Les rues d’Amiens ont déjà vu le premier mouvement. Le reste de la France a pu voir les suivants.
Ce qui se joue derrière les combinaisons orange
Au-delà du casting, Wanted, attrape-moi si tu peux pose une question de société légère en apparence et assez nette dès qu’on la regarde de près : que fait-on quand une figure connue se retrouve vulnérable, identifiable et dépendante ? On aide. On dénonce. On filme. On détourne les yeux. Le jeu ne tranche pas. Il installe la situation et laisse les passants répondre.
Les déclarations des uns et des autres préparent déjà deux camps. D’un côté, la confiance dans la solidarité. De l’autre, l’aveu que de fausses pistes viendront brouiller la carte. Entre les deux, la production décide ce qui remonte jusqu’aux gardiens. Le programme n’est donc pas seulement une course. C’est une chaîne de décisions, de la rue jusqu’à la régie.
Le 22 octobre, ces décisions reviendront sous forme de scènes. Certaines feront rire. D’autres créeront un vrai serrement. Le succès du lancement dépendra de cette bascule entre amusement et tension. Une chasse trop molle ennnuierait. Une chasse trop froide casserait le contrat de divertissement. Le format vise le point d’équilibre.
Une soirée événement, et déjà une mécanique plus large
M6 présente une première soirée. Derrière cette soirée, il y a quatre journées de matière, dix-neuf personnalités, un numéro unique, une ville de départ et un pays entier comme extension du plateau. Même si l’antenne ne montre qu’une version montée, l’échelle du dispositif dépasse largement le cadre d’un jeu tourné en intérieur.
C’est aussi pour cela que la date de diffusion a autant circulé. Le public aime savoir quand le récit sera refermé. Tant que la course réelle avance, les rumeurs peuvent partir dans tous les sens. Le jeudi 22 octobre à 21h10 offre un cadre. On saura alors quels duos ont tenu, comment les gardiens ont bougé, et quelle place le public de passage a réellement prise.
Jusque-là, une chose reste visible même sans avoir vu une minute d’antenne. Une chaîne généraliste a choisi de transformer la France métropolitaine en terrain de jeu, d’habiller des célébrités en fugitifs, et de donner aux habitants un numéro à composer. Le reste appartient au montage, aux binômes encore debout, et à ceux qui, un après-midi de fin septembre, ont croisé une combinaison orange sans savoir s’ils devaient parler ou se taire.









