Qui aurait cru que le départ d’un personnage aussi discret en apparence pourrait laisser un tel goût d’inachevé ? Ce mardi 27 octobre, l’annonce est tombée comme une évidence trop longtemps repoussée : Tom Darmon, l’interprète de Tom Azem depuis 2021, quitte Ici tout commence. Dès ce vendredi 30 octobre, le grand Tom, avec ses racines anglaises et son humour piquant, tirera sa révérence de l’Institut Auguste Armand. Et contre toute attente, cette nouvelle donne vraiment le cafard.
Un départ annoncé qui change tout à l’Institut
La productrice Céline François a officialisé la nouvelle avec une franchise désarmante. Le cursus scolaire de Tom Azem est terminé. Garder tous les anciens élèves en tant que professeurs deviendrait peu crédible aux yeux des téléspectateurs. Il fallait donc faire des choix. Ces mots résonnent comme une sentence douce-amère pour tous ceux qui suivaient le parcours du jeune homme depuis cinq ans.
Dans l’épisode de ce jeudi 29 octobre, Tom annonce à Lionel et Mehdi qu’il ne souhaite pas poursuivre sa carrière à l’hôtel Jourdain. Il préfère voler de ses propres ailes. Le lendemain, vendredi 30 octobre, le personnage prend définitivement son envol. Pendant tout le mois d’octobre, on l’a vu s’investir corps et âme dans la création du restaurant gastronomique Monsieur J. Pourtant, au fil des jours, d’autres envies se sont imposées. Tom veut s’émanciper grâce à des projets personnels qu’il porte en lui depuis longtemps.
Pourquoi ce départ touche plus que prévu
Sur le papier, Tom Azem n’a jamais porté les intrigues les plus dramatiques de la série. Aucune arche vraiment majeure ne lui a été consacrée ces derniers temps. Pourtant, son absence laisse un vide particulier. Parce que Tom n’était pas seulement un élève de plus. Il était le comic relief le plus fiable de l’Institut. Celui qui arrivait à placer une remarque acerbe au moment où on s’y attendait le moins, avec cet air parfaitement innocent qui rendait chaque réplique encore plus savoureuse.
Qui d’autre pouvait sortir des phrases comme « Vous avez fini de parler de moi ? Non, continuez, je trouve ça fascinant d’être le sujet préféré des gens qui m’ennuient » ? Ou encore « Je ne suis pas de mauvaise foi. Je suis juste le seul ici à avoir raison » ? Ces petites piques, glissées avec une nonchalance toute britannique, apportaient une respiration bienvenue dans le rythme parfois intense du feuilleton. Elles manqueront, et c’est un euphémisme.
« Pendant tous les épisodes du mois d’octobre, il s’investit beaucoup au sein de l’Institut… Mais Tom se rend compte au fur et à mesure qu’il a d’autres envies. » — Céline François
La fin de la promotion 2021
Le départ de Tom Darmon ne concerne pas uniquement son personnage. Il signe la disparition pure et simple de toute une génération d’élèves. Après les adieux de Claire Romain (Ambre Martin), Kathy Packianathan (Deva Syed), Axelle Dodier (Kelly Rigaut) et plus récemment Jasmine (Zoï Séverin), Tom était le dernier survivant de la promotion 2021. Une génération qui a marqué les débuts de la série et accompagné des milliers de téléspectateurs pendant plusieurs années.
Après le douloureux départ de Jasmine il y a moins de trois mois, beaucoup auraient volontiers gardé le « rosbif sans saveur » encore une ou deux saisons. Son absence scelle également la fin définitive de l’une des colocations les plus emblématiques de l’Institut. L’appartement au premier étage, où évoluaient Tom, Jasmine et Milan (Gabriel Réhsé), sans oublier le petit Naël, formait une petite cellule familiale chaleureuse. Cette ambiance particulière, faite de taquineries, de soutien mutuel et de moments de complicité, manquait déjà depuis le départ de Jasmine. Avec celui de Tom, elle s’éteint complètement.
Tom et Billie : le souvenir d’une romance iconique
Impossible d’évoquer Tom Azem sans repenser à sa relation avec Billie (Margaux Aguilar). Leur histoire d’amour reste l’une des plus marquantes de la série. Une romance pleine d’humour, d’imprévisible et de compromis. Elle a prouvé que les contraires s’attirent réellement et, mieux encore, qu’ils peuvent faire ressortir le meilleur chez chacun. Tom apportait sa franchise brutale et son humour caustique. Billie apportait sa sensibilité et sa détermination. Ensemble, ils formaient un duo que les téléspectateurs ont adoré suivre.
Même si cette relation appartient désormais au passé dans la diégèse de la série, elle a laissé une empreinte durable. Elle a permis de montrer une autre facette de Tom, plus vulnérable, capable d’évoluer et de s’ouvrir aux autres. C’est aussi pour cela que son départ résonne autant. On a l’impression de dire adieu à quelqu’un que l’on a vu grandir, mûrir, et finalement choisir sa propre voie.
Un personnage qui a marqué sans le vouloir
Ce qui rend ce départ particulièrement touchant, c’est précisément que Tom n’était pas un personnage central. Il n’a jamais monopolisé les heures de grande écoute avec des intrigues à rebondissements. Il était simplement là. Présent. Fiable. Toujours prêt à balancer une remarque qui détendait l’atmosphère ou qui mettait les autres face à leurs contradictions. Dans un feuilleton quotidien où les émotions fortes se succèdent, ce rôle de régulateur humoristique est précieux.
Les téléspectateurs ont appris à l’aimer en dépit de ses nombreux défauts. Son côté parfois agaçant, sa tendance à se mettre en avant, sa franchise qui frisait parfois la maladresse… tout cela faisait partie de son charme. On l’acceptait tel qu’il était, exactement comme ses anciens colocataires. Et c’est peut-être cela qui rend son départ si étrange. On a l’habitude de voir partir les personnages principaux dans un grand éclat émotionnel. Tom, lui, s’en va presque en silence, et c’est précisément ce silence qui pèse.
Ce que Tom Azem laisse derrière lui
- Cinq années de présence continue depuis 2021
- Le dernier représentant de la promotion 2021
- Un humour unique et immédiatement reconnaissable
- Une romance marquante avec Billie
- Une colocation emblématique avec Jasmine et Milan
- Des répliques cultes qui resteront dans les mémoires
La crédibilité avant tout
La productrice a insisté sur un point essentiel : la crédibilité. À un moment donné, il devient difficile de justifier que tous les anciens élèves restent à l’Institut en tant que professeurs ou collaborateurs. Le public commence à remarquer les incohérences. Faire partir Tom permet de respecter une certaine logique narrative. Son cursus est terminé. Il a donné ce qu’il avait à donner dans le cadre de l’école. Il est temps pour lui d’explorer d’autres horizons.
Cette décision, aussi rationnelle soit-elle, n’empêche pas la petite pincée au cœur. Parce que derrière les raisons scénaristiques, il y a un attachement réel des téléspectateurs. On s’habitue à ces visages qui reviennent chaque soir. Ils deviennent une forme de compagnie. Lorsqu’ils disparaissent, même pour les meilleures raisons du monde, quelque chose se brise doucement.
Un mois d’octobre chargé de sens
Les scénaristes n’ont pas choisi de faire partir Tom sur un coup de tête. Pendant tout le mois d’octobre, le personnage s’est beaucoup investi dans le projet du restaurant gastronomique Monsieur J. On l’a vu donner de son temps, de son énergie, de ses idées. Cette implication rend son départ encore plus cohérent. Il n’abandonne pas. Il réalise simplement que ses envies profondes se trouvent ailleurs. Il a besoin de s’émanciper, de tester des projets qui lui tiennent vraiment à cœur.
Cette trajectoire est finalement assez belle. Tom n’est pas chassé. Il n’est pas non plus sacrifié sur l’autel d’une intrigue plus importante. Il choisit de partir parce qu’il a grandi. Parce qu’il a compris ce qu’il voulait vraiment. Dans un univers de série où les personnages restent parfois figés pendant des années, cette évolution vers l’autonomie a quelque chose de rafraîchissant.
L’effet de la nostalgie
Nostalgie, quand tu nous tiens. Le départ de Tom réveille forcément les souvenirs. Les premiers épisodes, les premiers conflits, les premières amitiés. On se rappelle de l’arrivée de cette promotion 2021, pleine d’espoirs et de maladresses. On se souvient des soirées dans l’appartement du premier étage, des disputes, des réconciliations, des rires. Toutes ces petites scènes du quotidien qui, mises bout à bout, ont construit un attachement réel.
Avec le départ de Tom, c’est comme si une page entière se tournait. Plus seulement un personnage qui s’en va, mais toute une époque de la série qui s’achève. Les nouveaux élèves ont pris le relais depuis longtemps, bien sûr. Mais les anciens gardaient encore une présence symbolique. Leur disparition progressive marque l’entrée définitive de Ici tout commence dans une nouvelle phase de son existence.
Qui prendra le relais de l’humour ?
La question se pose naturellement. Qui va désormais faire rire dans les moments où on s’y attend le moins ? L’humour de Tom était particulier. Il ne reposait pas sur des situations comiques élaborées, mais sur une personnalité. Sur une façon d’être. Remplacer cela n’est pas simple. D’autres personnages apportent déjà leur touche d’humour, bien entendu. Mais le style de Tom était unique. Sa franchise britannique, son air détaché, sa capacité à placer la bonne réplique au bon moment… tout cela formait un cocktail difficile à reproduire.
Les scénaristes devront sans doute trouver de nouvelles dynamiques. Peut-être qu’un personnage existant montera en puissance sur ce registre. Peut-être qu’un nouveau venu apportera une fraîcheur différente. Quoi qu’il en soit, le trou laissé par Tom se fera sentir pendant un certain temps. Les téléspectateurs s’en apercevront, même s’ils ne sauront pas forcément immédiatement pourquoi l’épisode leur semble un peu moins léger.
Un départ qui n’est jamais vraiment définitif
À l’Institut Auguste Armand, aucun départ n’est jamais complètement immuable. Les personnages reviennent parfois pour un épisode, pour un événement, pour un coup de main. On peut donc espérer que Tom repasse une tête de temps en temps. Peut-être pour annoncer une bonne nouvelle professionnelle. Peut-être pour soutenir un ancien ami dans un moment difficile. Peut-être simplement pour rappeler que les liens tissés à l’école ne se brisent pas si facilement.
En attendant, ce vendredi 30 octobre marquera la fin d’un chapitre. Tom Azem s’envolera pour de nouvelles aventures. Et les téléspectateurs, eux, resteront un peu orphelins de ce personnage qui, sans jamais chercher à briller plus que les autres, a su se rendre indispensable à sa manière.
Ce que ce départ révèle sur la série
Au-delà de l’émotion personnelle, le départ de Tom Darmon dit quelque chose d’intéressant sur l’évolution de Ici tout commence. La série assume désormais pleinement son statut de feuilleton au long cours. Elle accepte de laisser partir des personnages qui ont accompagné ses débuts. Elle refuse de s’enfermer dans une nostalgie permanente qui l’empêcherait d’avancer. Cette maturité narrative est plutôt rassurante.
En même temps, elle montre aussi l’attachement que le public a développé pour des personnages secondaires. Tom n’était pas le héros. Pourtant, son absence pèse. Cela prouve que la série a réussi à créer un univers cohérent, peuplé de figures auxquelles on s’attache au-delà de leur importance dans l’intrigue principale. C’est une réussite en soi.
Cinq années qui comptent
Cinq ans, c’est long dans la vie d’une série quotidienne. C’est encore plus long dans la vie d’un acteur et d’un personnage. Tom Darmon a incarné Tom Azem pendant toute cette période avec une constance et une justesse qui forcent le respect. Il a su faire évoluer son interprétation sans jamais renier l’essence du personnage. Le jeune homme un peu arrogant et provocateur des débuts a gagné en profondeur, en sensibilité, sans pour autant perdre son tranchant humoristique.
Cette fidélité au rôle, cette capacité à rester crédible année après année, mérite d’être soulignée. Dans un format aussi exigeant que le feuilleton quotidien, tenir cinq ans représente déjà une performance. Le faire en laissant une empreinte positive auprès du public en est une autre.
« Son personnage a fini son cursus scolaire, et en termes de crédibilité pour les téléspectateurs, c’est dur de passer tous les anciens élèves en tant que profs afin qu’ils restent à l’Institut. Il faut donc faire des choix. »
L’impact émotionnel sur les fans
Sur les réseaux et dans les discussions entre téléspectateurs, le départ de Tom suscite des réactions contrastées mais sincères. Certains le voyaient venir. D’autres sont réellement surpris. Beaucoup expriment une forme de tristesse douce, celle qu’on ressent lorsqu’un compagnon de route s’éloigne. Pas une douleur déchirante, plutôt une mélancolie légère qui s’installe et qui reste.
C’est peut-être cela, la force de Tom Azem. Il n’a jamais cherché à être le plus aimé. Il a simplement été présent, cohérent, drôle à sa façon. Et c’est précisément cette discrétion qui rend son absence plus sensible. On ne se rend vraiment compte de l’importance de certaines personnes que lorsqu’elles ne sont plus là. Tom semble faire partie de ces personnages-là.
Une page qui se tourne pour l’acteur aussi
Pour Tom Darmon lui-même, ce départ marque également une étape. Cinq années passées dans la même série, c’est un engagement important. Cela représente des centaines d’épisodes, des dizaines de tournages, une immersion totale dans un univers et un personnage. En quittant Ici tout commence, l’acteur ouvre la porte à d’autres projets, d’autres défis, d’autres personnages à explorer. C’est à la fois excitant et un peu vertigineux.
Les téléspectateurs qui ont suivi son parcours dans la série le suivront sans doute dans ses prochaines aventures. Parce qu’au-delà du personnage, c’est aussi l’acteur qui a su se faire apprécier. Sa présence à l’écran, sa façon d’habiter le rôle, sa capacité à rendre crédible ce Tom Azem parfois insupportable mais toujours attachant… tout cela a contribué à créer un lien particulier.
L’Institut continue sans lui
La vie à l’Institut Auguste Armand ne s’arrêtera pas pour autant. Les cours continueront. Les intrigues se poursuivront. De nouveaux élèves arriveront, d’autres partiront. C’est la loi du genre. Les séries quotidiennes sont conçues pour survivre aux départs, même les plus touchants. Pourtant, chaque absence laisse une petite trace. Un souvenir. Une façon de raconter les choses qui ne sera plus tout à fait la même.
Dans les semaines et les mois qui viennent, les téléspectateurs s’habitueront progressivement à l’absence de Tom. Les nouveaux personnages prendront de la place. Les intrigues en cours captiveront l’attention. Mais de temps en temps, face à une situation qui aurait parfaitement collé à l’humour de Tom Azem, quelqu’un pensera forcément : « Tiens, Tom aurait eu quelque chose à dire là-dessus. » Et ce petit manque, aussi discret soit-il, prouvera que le personnage a bel et bien marqué les esprits.
Un adieu en douceur
Finalement, ce départ a quelque chose de juste. Tom ne part pas dans la douleur. Il ne part pas non plus dans l’indifférence. Il part parce que son histoire à l’Institut a trouvé une forme de conclusion naturelle. Il a terminé ses études. Il a contribué au projet du restaurant. Il a compris qu’il avait besoin d’autre chose. Cette trajectoire simple et honnête respecte le personnage et respecte le public.
Vendredi 30 octobre, lorsque Tom Azem prendra la route, beaucoup de téléspectateurs ressentiront ce petit pincement caractéristique. Celui qui accompagne les vrais adieux, même lorsqu’ils sont attendus, même lorsqu’ils sont logiques. Parce que cinq ans, c’est long. Parce que Tom, c’était quelqu’un. Et parce que l’Institut, sans lui, ne sera plus tout à fait le même.
En espérant, bien sûr, qu’il repasse un jour la porte de l’Auguste Armand. Après tout, les portes de l’Institut ne se ferment jamais complètement. Et les personnages qui ont marqué les lieux y gardent toujours une place particulière, même lorsqu’ils ne sont plus là tous les soirs. Tom Azem fait désormais partie de ces figures qui ont contribué à écrire l’histoire de Ici tout commence. Et ça, personne ne pourra le lui enlever.
Le cafard, oui. Mais aussi la reconnaissance pour cinq années de présence, d’humour et de sincérité. Merci Tom. Bonne route.









