Mercredi dernier, une décision de justice a relancé un dossier déjà long et sensible. La chambre de l’instruction de la cour d’appel de Paris a ordonné la remise à l’Allemagne de Rexhino Abazaj, plus connu sous le surnom de Gino. Ce militant antifasciste albanais, âgé d’une trentaine d’années, se retrouve au centre d’un nouveau chapitre judiciaire après avoir précédemment échappé à une extradition vers la Hongrie. Libre pour l’instant, il dispose de trois jours pour se pourvoir en cassation et doit être remis aux autorités allemandes dans un délai de dix jours. Le rebondissement soulève de nombreuses questions sur la suite des procédures européennes et la protection des droits fondamentaux.
Un rebondissement dans un dossier déjà complexe
Le feuilleton judiciaire autour de Gino n’est pas nouveau. Accusé par la Hongrie de violences commises contre des néonazis qui défilaient à Budapest en février 2023, il risque jusqu’à vingt-quatre ans de prison dans ce pays. Les faits reprochés concernent une attaque menée à coups de matraques et de marteaux. Des victimes présumées étant de nationalité allemande, l’Allemagne a elle aussi ouvert une procédure, où la peine encourue atteint dix ans. Depuis la première décision favorable rendue en sa faveur, le militant vit à Paris et demeure libre.
En avril 2025, la France avait refusé de le remettre à Budapest. Les juges invoquaient alors des risques de traitement inhumain en prison ainsi que des doutes sur la garantie d’un procès équitable dans ce pays membre de l’Union européenne. Cette position avait été saluée par la défense comme une protection nécessaire. Mercredi, la même chambre de l’instruction a pourtant ordonné la remise à l’Allemagne, provoquant une réaction vive de la part des avocats.
La réaction immédiate de la défense
À la sortie de l’audience, Me Youri Krassoulia, avocat de Gino, a annoncé que son client se pourvoyait en cassation. Il a qualifié la décision de scandaleuse. Selon lui, cette nouvelle orientation vient saccager la première décision d’avril et manque totalement de courage par rapport à ce qui avait été décidé par le passé. Gino, présent à l’audience, n’a pas dit un mot. Il a simplement accusé le coup en sortant.
L’avocat a également souligné un point central : Gino est remis sans aucun contrôle sur la suite des événements et sur l’éventuelle remise in fine à la Hongrie. Me Krassoulia parle d’une traque des antifascistes en dehors du droit. Cette crainte n’est pas nouvelle. Lors d’une précédente audience en juin, Me Laurent Pasquet-Marinacce, autre conseil du militant, avait déjà soulevé un risque précis. Les avocats n’ont pas les moyens de savoir si la Hongrie a condamné leur client en son absence. Si la France le remet à l’Allemagne, la Hongrie pourrait ensuite le réclamer pour qu’il exécute sa peine là-bas.
« Cette nouvelle décision, qui vient saccager la première décision d’avril, manque totalement de courage par rapport à ce qui avait été décidé par le passé le concernant. »
— Me Youri Krassoulia
Les arguments présentés par l’accusation
Lors de l’audience de juin, l’avocate générale avait défendu une position différente. Elle a indiqué que l’Allemagne avait répondu très précisément aux questions transmises par la cour d’appel de Paris. Selon ses propos, ce pays a diligenté son enquête propre et n’a pas simplement repris celle de la Hongrie. Cette distinction est importante dans le cadre du mandat d’arrêt européen, car elle conditionne la légalité de la remise.
La défense demandait quant à elle que la cour d’appel de Paris transmette une question préjudicielle à la Cour de justice de l’Union européenne. L’interrogation portait sur le risque d’une enquête allemande influencée par la Hongrie. Cette requête a été rejetée mercredi. Le militant reste donc soumis à la décision nationale sans renvoi immédiat devant la juridiction européenne.
Le précédent de Maja T. et le contexte hongrois
Le dossier de Gino s’inscrit dans un contexte plus large. Fin septembre 2025, la Hongrie a classé le mouvement antifa comme organisation terroriste, suivant l’exemple américain. En février, la justice hongroise a condamné à huit ans de réclusion Maja T., activiste non-binaire remise à Budapest par l’Allemagne, pour les mêmes violences contre des néonazis. Le député Thomas Portes a déclaré sur son compte avoir rendu visite à cette personne dans une prison de Budapest et a déploré des conditions de détention absolument ignobles.
À la mi-avril, le Premier ministre nationaliste Viktor Orban et son parti Fidesz ont été largement battus aux législatives par le conservateur Peter Magyar et son mouvement Tisza. La scène politique hongroise est encore en cours de recomposition. Les députés hongrois ont élu la semaine dernière comme chef de l’État un ancien président de la Cour suprême évincé par Viktor Orban, Andras Baka. Ce dernier a immédiatement appelé la majorité à ne pas se venger du précédent gouvernement.
Malgré ces changements, des doutes persistent. En juin, Me Pasquet-Marinacce s’était alarmé : les Hongrois détricotent depuis si longtemps les droits civiques qu’il est difficile de croire à un changement rapide en la matière. La presse internationale se fait le relais de réticences internes au changement au sein du pouvoir. Ces éléments nourrissent l’inquiétude de la défense quant à une éventuelle remise ultérieure de Gino vers la Hongrie.
Les enjeux du mandat d’arrêt européen
Le mandat d’arrêt européen repose sur le principe de confiance mutuelle entre les États membres. Pourtant, dans certains dossiers sensibles, cette confiance se heurte à des réalités concrètes. Lorsque des risques de traitement inhumain ou de procès inéquitable sont invoqués, les juridictions nationales doivent examiner soigneusement la situation. C’est précisément ce qui s’était produit en avril 2025 pour Gino à l’égard de la Hongrie.
La décision de mercredi marque un changement d’orientation. En acceptant la remise à l’Allemagne, la chambre de l’instruction considère que les garanties apportées par Berlin sont suffisantes. L’Allemagne a affirmé mener sa propre enquête. Cette précision a été jugée déterminante. Pourtant, la défense continue de redouter une chaîne de remises qui aboutirait in fine à une détention en Hongrie.
Gino dispose encore de trois jours pour former son pourvoi en cassation. Pendant ce temps, il reste libre. S’il ne réussit pas à obtenir un sursis, il devra être remis aux autorités allemandes dans un délai de dix jours. La suite dépendra alors des procédures engagées de l’autre côté du Rhin et, éventuellement, d’éventuelles demandes hongroises.
Une décision qui divise et interroge
Pour les soutiens de Gino, cette décision apparaît comme un recul. Ils y voient une forme de traque des militants antifascistes qui dépasse le strict cadre du droit. Pour d’autres, elle s’inscrit dans le fonctionnement normal de la coopération judiciaire européenne. Les faits reprochés, des violences graves contre des personnes, justifient selon eux une réponse pénale, quel que soit le pays qui la porte.
Le dossier met en lumière les tensions qui existent au sein de l’Union européenne lorsque des questions de droits fondamentaux se confrontent à des procédures d’extradition. La France avait d’abord choisi la prudence. Elle a ensuite considéré que l’Allemagne offrait des garanties acceptables. Ce basculement, intervenu après plusieurs mois de procédures, laisse un goût amer à la défense.
Gino lui-même n’a pas commenté la décision. Son silence à la sortie de l’audience en dit long sur le poids de l’annonce. Âgé d’une trentaine d’années, il vit depuis des mois sous le régime d’une liberté surveillée par les échéances judiciaires. Chaque audience devient un moment de bascule possible vers une détention longue.
Les risques pointés par les avocats
Me Krassoulia insiste sur l’absence de contrôle sur la suite des événements. Une fois remis à l’Allemagne, Gino pourrait faire l’objet d’une nouvelle demande de remise vers la Hongrie. Les avocats n’ont pas de visibilité sur l’existence éventuelle d’une condamnation par contumace en Hongrie. Cette incertitude constitue, selon eux, un élément central qui aurait dû conduire à plus de prudence.
Le précédent de Maja T. renforce ces craintes. Remise par l’Allemagne, cette activiste a été condamnée à huit ans de réclusion pour des faits similaires. Les conditions de détention décrites par le député Thomas Portes après sa visite en prison ont été qualifiées d’absolument ignobles. Ces éléments nourrissent le sentiment que la Hongrie ne présente pas, aux yeux de la défense, les garanties nécessaires.
Même si la scène politique hongroise évolue après la défaite de Viktor Orban, les avocats restent sceptiques. Le détricotage des droits civiques sur une longue période ne s’efface pas en quelques mois. Les réticences internes au changement au sein du pouvoir, relayées par la presse internationale, continuent d’alimenter la méfiance.
La position de l’Allemagne selon l’avocate générale
L’avocate générale a insisté sur le fait que l’Allemagne a répondu de manière précise aux questions posées par la cour d’appel de Paris. L’enquête allemande serait propre et non une simple reprise de la procédure hongroise. Cette distinction est essentielle. Elle permet de considérer que la remise ne constitue pas un détournement de procédure visant à contourner le refus français initial.
La défense contestait cette vision et souhaitait que la Cour de justice de l’Union européenne soit saisie. Le rejet de cette demande de question préjudicielle ferme, pour l’instant, cette voie. Le pourvoi en cassation reste la seule possibilité immédiate pour contester la décision de mercredi.
Ce que change concrètement la décision
Concrètement, Gino dispose de trois jours pour se pourvoir. S’il forme ce pourvoi, la remise pourrait être suspendue le temps que la Cour de cassation examine le dossier. Dans le cas contraire, le délai de dix jours commence à courir. Une fois en Allemagne, il devra répondre des faits pour lesquels Berlin le réclame. La peine maximale encourue y est de dix ans, inférieure à celle prévue en Hongrie.
Pourtant, la crainte d’une remise ultérieure vers Budapest n’est pas levée. Rien n’empêche, en théorie, la Hongrie de formuler une nouvelle demande une fois Gino sur le sol allemand. C’est précisément ce scénario que la défense cherche à éviter depuis le début.
Le militant reste libre jusqu’à nouvel ordre. Il vit à Paris. Cette liberté, relative, s’accompagne d’une pression permanente. Chaque audience, chaque décision, chaque délai devient un moment de tension. Le pourvoi en cassation représente aujourd’hui sa dernière chance de rester en France dans l’immédiat.
Un dossier qui dépasse le cas individuel
Au-delà de la situation personnelle de Gino, le dossier interroge le fonctionnement de la coopération judiciaire au sein de l’Union européenne. Le mandat d’arrêt européen a été conçu pour faciliter les remises entre États membres. Il repose sur une confiance mutuelle. Or, lorsque des doutes sérieux existent sur le respect des droits fondamentaux dans un pays, cette confiance est mise à l’épreuve.
La France avait, en avril 2025, estimé que ces doutes étaient suffisants pour refuser la remise à la Hongrie. Mercredi, elle a considéré que l’Allemagne présentait des garanties différentes. Cette distinction, purement juridique, a des conséquences humaines majeures pour le militant concerné.
Les avocats parlent de traque des antifascistes. D’autres y voient simplement l’application du droit pénal face à des actes de violence. Ces lectures opposées coexistent et illustrent la polarisation qui entoure ce type de dossiers. Entre protection des droits fondamentaux et coopération judiciaire, l’équilibre reste fragile.
Les prochaines étapes possibles
Le pourvoi en cassation constituera la prochaine étape si Gino décide de l’exercer. La Cour de cassation examinera alors les moyens de droit soulevés. Elle ne rejugera pas les faits, mais vérifiera la légalité de la décision de la chambre de l’instruction. Selon l’issue, la remise pourrait être confirmée, annulée ou renvoyée pour nouvel examen.
Si le pourvoi n’est pas formé ou s’il est rejeté, Gino sera remis à l’Allemagne. Là-bas, il devra répondre de l’enquête menée par les autorités allemandes. La question d’une éventuelle demande hongroise ultérieure restera ouverte. Rien n’indique aujourd’hui si une telle demande interviendra ni comment elle sera traitée.
Dans tous les cas, le dossier continuera de faire parler de lui. Il touche à des sujets sensibles : violence politique, coopération européenne, droits des détenus, classification d’organisations politiques. Chaque rebondissement alimente les débats.
Le poids du silence de Gino
Présent mercredi à l’audience, Gino n’a pas pris la parole. Il a simplement quitté la salle en accusant le coup. Ce silence en dit long. Après des mois de procédures, d’espoirs et de déceptions, la décision de mercredi représente un nouveau tournant. Libre encore pour quelques jours, il doit désormais décider s’il engage le pourvoi en cassation.
Ses avocats, eux, n’ont pas hésité à s’exprimer. Me Krassoulia a parlé de décision scandaleuse et de manque de courage. Me Pasquet-Marinacce avait déjà, en juin, alerté sur les risques d’une chaîne de remises. Ces prises de position dessinent une ligne claire : la défense considère que les garanties ne sont pas réunies.
De l’autre côté, l’avocate générale a défendu la solidité des réponses allemandes. La chambre de l’instruction a tranché en faveur de la remise. Ce désaccord traduit la complexité d’un dossier où les enjeux humains et juridiques s’entremêlent étroitement.
Retour sur les faits de février 2023
Les faits à l’origine de toutes ces procédures remontent à février 2023. Des néonazis défilaient à Budapest. Ils ont été attaqués à coups de matraques et de marteaux. Gino est accusé d’avoir participé à ces violences. La Hongrie a ouvert une procédure lourde, avec une peine encourue allant jusqu’à vingt-quatre ans. L’Allemagne, comptant des victimes parmi ses ressortissants, a engagé sa propre enquête, où la peine maximale est de dix ans.
Ces éléments factuels restent au centre du dossier. La défense ne nie pas l’existence des poursuites. Elle conteste en revanche les conditions dans lesquelles Gino pourrait être jugé ou détenu, en particulier en Hongrie. C’est sur ce terrain que s’est jouée, en avril 2025, la première décision favorable. C’est encore sur ce terrain que se joue aujourd’hui le débat autour de la remise à l’Allemagne.
La classification antifa et ses conséquences
Fin septembre 2025, la Hongrie a classé le mouvement antifa comme organisation terroriste. Cette décision, inspirée de l’exemple américain, change le cadre dans lequel les militants sont appréhendés. Elle renforce le sentiment, chez les avocats de Gino, d’une traque politique. Même si les faits reprochés sont des violences, le contexte idéologique pèse lourdement.
Le précédent de Maja T. illustre concrètement ce que peut signifier une remise vers la Hongrie. Condamnée à huit ans, cette activiste a connu des conditions de détention décrites comme ignobles. Le témoignage du député Thomas Portes, après sa visite en prison, a donné une dimension concrète aux craintes exprimées par la défense.
Les évolutions politiques en Hongrie
La défaite de Viktor Orban et de Fidesz aux législatives d’avril a ouvert une nouvelle phase. Peter Magyar et le mouvement Tisza ont largement remporté le scrutin. La scène politique se recomposé. L’élection d’Andras Baka comme chef de l’État, ancien président de la Cour suprême évincé par Orban, marque un symbole. Son appel à ne pas se venger du précédent gouvernement va dans le sens d’une apaisement.
Pourtant, Me Pasquet-Marinacce restait prudent en juin. Le détricotage des droits civiques s’est déroulé sur une longue période. Un changement rapide paraît difficile. Les réticences internes au sein du pouvoir, relayées par la presse internationale, continuent de nourrir le scepticisme. Pour la défense, ces éléments justifient de maintenir une vigilance maximale.
La confiance mutuelle à l’épreuve
Le mandat d’arrêt européen fonctionne grâce à la confiance mutuelle. Lorsque cette confiance est ébranlée par des doutes sérieux sur le respect des droits fondamentaux, les juridictions nationales doivent intervenir. C’est ce qui s’est produit en avril 2025. La France a refusé la remise à la Hongrie. Mercredi, elle a accepté celle vers l’Allemagne, estimant que les conditions n’étaient pas les mêmes.
Cette distinction, purement juridique, a des conséquences très concrètes. Gino risque de se retrouver dans une chaîne de procédures dont l’issue finale pourrait être une détention en Hongrie. C’est cette perspective que la défense cherche à empêcher. Le rejet de la question préjudicielle à la Cour de justice de l’Union européenne limite les possibilités de discussion au niveau européen.
Un militant libre pour encore quelques jours
Gino est libre. Il vit à Paris. Il dispose de trois jours pour se pourvoir en cassation. S’il n’agit pas, le délai de dix jours pour la remise commence. Ces délais sont stricts. Ils donnent une dimension urgente à chaque décision. Le militant, qui a déjà connu un premier soulagement en avril 2025, se retrouve aujourd’hui face à un nouveau défi judiciaire.
Ses avocats multiplient les mises en garde. Ils dénoncent une décision qui manque de courage et qui ouvre la porte à des suites incontrôlables. L’avocate générale, de son côté, a défendu la solidité des réponses allemandes. La chambre de l’instruction a tranché. Le pourvoi en cassation sera, le cas échéant, le prochain terrain de confrontation.
Les questions qui restent ouvertes
Plusieurs questions demeurent sans réponse immédiate. La Hongrie a-t-elle déjà condamné Gino en son absence ? Si oui, une demande de remise ultérieure est-elle envisageable une fois le militant en Allemagne ? Les conditions de détention en Hongrie ont-elles évolué après le changement politique d’avril ? Autant d’interrogations que la défense aurait souhaité voir éclaircies avant toute remise.
Le rejet de la question préjudicielle ferme, pour l’instant, la voie européenne. Le pourvoi en cassation reste la seule option immédiate. Selon son issue, le dossier pourrait connaître encore d’autres rebondissements. Dans tous les cas, il continuera d’illustrer les tensions qui existent au sein de l’espace judiciaire européen lorsque des questions de droits fondamentaux se posent.
Une affaire qui continue de retenir l’attention
Le dossier de Gino n’est pas clos. La décision de mercredi n’est qu’une étape. Le pourvoi en cassation, s’il est formé, ouvrira une nouvelle phase. La remise à l’Allemagne, si elle a lieu, en ouvrira une autre. L’éventuelle intervention de la Hongrie en constituerait encore une. Chaque étape soulève les mêmes interrogations sur les garanties offertes et sur le respect des droits fondamentaux.
Pour les uns, il s’agit d’appliquer le droit face à des actes de violence graves. Pour les autres, il s’agit de protéger un militant contre des risques de traitement inhumain et de procès inéquitable. Ces lectures s’affrontent. Elles continuent de nourrir le débat autour de cette affaire qui, depuis février 2023, n’a cessé de rebondir.
Gino, lui, reste silencieux. Libre pour encore quelques jours, il doit maintenant décider de la suite. Ses avocats ont déjà annoncé le pourvoi. La chambre de l’instruction a tranché. La Cour de cassation, le cas échéant, tranchera à son tour. Et pendant ce temps, le militant antifasciste albanais continue de vivre sous la pression d’un dossier qui ne cesse de se prolonger.
La décision de mercredi marque un tournant. Elle reverse la protection relative dont Gino bénéficiait depuis avril 2025. Elle ouvre la porte à une remise vers l’Allemagne et, potentiellement, à d’autres suites. Dans un contexte européen où la confiance mutuelle est parfois mise à l’épreuve, ce dossier rappelle que les questions de droits fondamentaux restent au cœur des procédures d’extradition. Gino, pour sa part, dispose encore de trois jours pour tenter de changer le cours des événements.









