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Murad Affirme Que Le Cycle Haussier Crypto N’A Pas Encore Débuté

Murad affirme que le vrai cycle haussier crypto n’a pas encore commencé alors que Bitcoin stagne près de 82 000 dollars. Les flux ETF explosent, mais la pression vendeuse persiste. Que se cache-t-il vraiment derrière ce rebond ?

Et si le véritable démarrage du marché haussier n’avait pas encore eu lieu ? Alors que Bitcoin oscille autour de 82 000 dollars, un investisseur influent dans l’univers des memecoins vient de lancer une affirmation qui fait réagir la communauté. Murad estime que le cycle haussier crypto n’a tout simplement pas commencé. Une déclaration sèche, sans objectif de prix ni calendrier précis, mais qui tombe dans un contexte où les flux institutionnels montrent des signes de reprise et où les indicateurs on-chain restent mitigés.

Une déclaration qui secoue le marché alors que Bitcoin stagne

Le 20 octobre, Murad a publié un message clair sur X : « The Crypto Bull Cycle hasn’t even begun yet. » En quelques heures, la publication a accumulé des dizaines de milliers de vues et généré des centaines de réactions. Aucune analyse technique détaillée, aucun graphique, aucun seuil précis. Juste une conviction forte qui tranche avec l’optimisme prudent de certains analystes.

Au moment de cette déclaration, Bitcoin évoluait près de 81 730 dollars après avoir testé les environs de 83 000 dollars. Une légère baisse de 1,2 % sur 24 heures suffisait à relancer les interrogations. Les niveaux de reprise identifiés sur le graphique en 4 heures se situaient autour de 82 587 et 83 457 dollars, tandis que les supports immédiats étaient perçus près de 81 144 puis 80 000 dollars.

Cette prise de position arrive après une période où le marché a connu des flux d’ETF contrastés. Pendant plusieurs jours, les retraits avaient dominé. Puis, soudain, un afflux massif est venu inverser la tendance quotidienne. C’est précisément ce contraste qui rend l’affirmation de Murad particulièrement intéressante à décortiquer.

Les flux ETF Bitcoin retrouvent temporairement de la vigueur

Le 19 octobre, les ETF Bitcoin spot américains ont enregistré 526,7 millions de dollars d’entrées nettes. Un chiffre impressionnant qui a permis de réduire considérablement le déficit accumulé sur le mois. Avant cette journée, les sorties nettes d’octobre s’élevaient à environ 614,7 millions de dollars jusqu’au 16. Après ce rebond, le manque à gagner mensuel n’était plus que de 88 millions de dollars.

BlackRock, via son produit IBIT, a capté à lui seul 665,2 millions de dollars de souscriptions. En face, Fidelity a enregistré 83,6 millions de dollars de retraits sur FBTC, et Grayscale a vu 54,9 millions de dollars sortir de GBTC. Le résultat net positif s’explique donc par une concentration très forte des flux vers un seul véhicule, tandis que d’autres continuaient de subir des rachats.

Ce mouvement d’un jour ne suffit pas à déclarer un changement de régime. Il montre néanmoins que la demande institutionnelle reste capable de s’exprimer fortement lorsqu’elle le décide. Pour beaucoup d’observateurs, ces flux constituent un thermomètre essentiel de l’appétit des investisseurs traditionnels pour Bitcoin.

Une seule journée d’entrées massives a effacé une bonne partie des sorties de la semaine précédente. Pourtant, le mois d’octobre restait encore légèrement négatif. Le signal est encourageant, mais encore fragile.

Glassnode souligne une pression vendeuse toujours présente

Les données de Glassnode pour la semaine se terminant le 18 octobre apportent une nuance importante. La vente s’était un peu calmée, mais la demande spot et ETF restait jugée faible. L’open interest des contrats à terme avait légèrement reculé, passant de 36,5 à 36,4 milliards de dollars. Dans le même temps, les paiements de funding côté long avaient augmenté, passant de 1,1 à 1,6 million de dollars. Les acteurs étaient donc prêts à payer davantage pour maintenir des positions haussières.

Le cumulative volume delta des perpétuels s’était amélioré, passant de -891,1 millions à -562,7 millions de dollars. Les vendeurs agressifs dominaient encore, mais avec moins d’intensité. En revanche, sur le marché spot, le même indicateur s’était dégradé, passant de -67 millions à -83,6 millions de dollars. Les ventes agressives sur les plateformes centralisées continuaient donc.

Les frais on-chain et le volume de transferts avaient chacun diminué d’environ 10 %, tandis que le nombre d’adresses actives restait stable. Côté options, la demande de protection baissière persistait : le skew 25-delta progressait et la volatilité implicite se situait au-dessus de la volatilité réalisée. Autrement dit, les opérateurs restaient prudents malgré les premiers signes de reprise des flux ETF.

Ce que l’histoire des rebonds Bitcoin nous enseigne

Une étude de Binance Research a examiné sept épisodes entre 2011 et 2023 où Bitcoin avait rebondi d’au moins 40 % depuis un point bas de cycle tout en restant encore 25 % sous son précédent record. Sur ces sept cas, cinq suivaient des baisses de 30 à 38 %. Quatre d’entre eux avaient ensuite cassé leurs précédents plus bas de cycle dans un délai de 43 jours. Seul le rebond de juillet 2021 avait tenu.

Les deux signaux réellement réussis étaient intervenus après des baisses bien plus profondes : 75,5 % en avril 2019 et 67,1 % en janvier 2023. Dans ces deux situations, le marché avait ensuite atteint de nouveaux sommets sans repasser sous le plus bas de cycle. Les chercheurs soulignent eux-mêmes que sept cas ne permettent pas de construire un modèle de prévision fiable. Il s’agit plutôt d’un taux de base historique que d’une prédiction.

Cette perspective historique invite à la prudence. Un rebond technique, même accompagné de flux ETF positifs, n’a pas toujours marqué le début d’un nouveau cycle haussier durable. Parfois, il n’a représenté qu’une pause avant une nouvelle phase de faiblesse.

Des lectures de cycle qui divergent fortement

Les interprétations actuelles du marché varient considérablement. Certaines analyses plus prudentes émises en septembre avaient laissé ouverte la possibilité que le rebond d’août ne soit qu’une avance temporaire au sein d’un marché baissier toujours en cours. Le plus bas de juillet pouvait déjà avoir été vu, mais une nouvelle baisse restait envisageable plus tard dans l’année.

À l’opposé, d’autres voix, comme celle du fondateur de CryptoQuant, anticipent un cycle complet capable de multiplier le prix par trois à cinq. L’argument repose sur la participation institutionnelle croissante et sur la taille plus importante du marché, qui pourraient atténuer les extrêmes observés lors des cycles précédents. Selon cette lecture, le potentiel de hausse resterait conséquent même si la volatilité devait être moins spectaculaire qu’autrefois.

Murad, quant à lui, se situe clairement dans le camp de ceux qui considèrent que le vrai mouvement haussier n’a pas encore démarré. Son affirmation, volontairement laconique, laisse le champ libre aux interprétations. Elle force néanmoins le marché à se poser une question simple : le prix actuel reflète-t-il déjà une grande partie de l’optimisme, ou seulement le début d’une accumulation plus profonde ?

Pourquoi cette déclaration résonne particulièrement fort

Murad s’est bâti une réputation dans l’univers des memecoins. Lorsqu’une figure connue pour naviguer dans des segments très volatils affirme que le cycle principal n’a pas commencé, cela attire l’attention. Beaucoup d’investisseurs particuliers attendent précisément un signal clair pour se positionner plus agressivement sur les altcoins et les actifs plus risqués.

Si le vrai cycle haussier n’a pas encore débuté, cela signifie que les phases d’euphorie les plus spectaculaires restent devant nous. À l’inverse, si le marché se trompe et que le cycle est déjà bien engagé, les attentes excessives pourraient conduire à des déceptions. Le débat n’est donc pas seulement technique : il touche directement à la psychologie des participants.

Les flux ETF du 19 octobre ont montré que la demande institutionnelle peut revenir rapidement. Pourtant, les données Glassnode indiquent que la pression vendeuse n’a pas totalement disparu. Cette dualité crée un environnement où les déclarations tranchées comme celle de Murad trouvent un écho particulier.

Les niveaux techniques à surveiller de près

Sur le court terme, les zones de 82 587 et 83 457 dollars apparaissent comme des niveaux de reprise importants sur le graphique en 4 heures. Un franchissement clair de ces seuils pourrait redonner de la confiance aux acheteurs. En dessous, les supports situés près de 81 144 puis 80 000 dollars restent des zones critiques. Une rupture durable sous ces niveaux renforcerait l’idée que le rebond reste fragile.

Les investisseurs surveillent également l’évolution des flux ETF sur plusieurs séances consécutives. Une seule journée forte ne suffit pas à inverser une tendance mensuelle. Il faudra observer si les entrées se maintiennent ou si les retraits reprennent le dessus. De même, l’évolution du cumulative volume delta spot et des positions en options donnera des indices sur le sentiment réel des acteurs.

Dans un marché aussi sensible aux flux institutionnels, chaque publication de données devient un événement. Les participants ont appris à lire non seulement le prix, mais aussi la qualité de la demande derrière les mouvements.

Institutionnalisation et changement de nature des cycles

L’arrivée des ETF Bitcoin spot a modifié la structure du marché. Les flux quotidiens sont désormais visibles et commentés en temps quasi réel. Cette transparence renforce le rôle des investisseurs institutionnels dans la formation des prix. Elle rend aussi les cycles potentiellement différents de ceux des années précédentes, dominés par les particuliers et les spéculateurs purs.

Certains estiment que cette institutionalisation pourrait lisser les extrêmes. D’autres pensent au contraire qu’elle pourrait amplifier certains mouvements lorsque les flux s’alignent tous dans la même direction. Le débat reste ouvert. Ce qui est certain, c’est que les indicateurs traditionnels doivent désormais être lus en parallèle des données d’ETF.

Murad ne donne pas de définition précise de ce qui marquerait selon lui le début du vrai cycle haussier. Cette absence de critères clairs laisse place à l’interprétation. Pour certains, cela pourrait être un franchissement durable de nouveaux sommets. Pour d’autres, une rotation claire vers les altcoins ou une euphorie généralisée sur les memecoins.

La psychologie du marché reste un facteur déterminant

Les cycles crypto ont toujours été marqués par des phases d’incrédulité, d’optimisme, d’euphorie puis de capitulation. Actuellement, une partie du marché semble encore dans une phase d’attente. Les flux ETF montrent de l’intérêt, mais la pression vendeuse spot persiste. Les positions en options restent défensives. Ce cocktail évoque davantage une phase de consolidation indécise qu’un véritable démarrage haussier.

Lorsque Murad affirme que le cycle n’a pas commencé, il touche précisément à cette indécision collective. Beaucoup d’investisseurs veulent croire que le meilleur est encore à venir. D’autres craignent que le rebond actuel soit déjà en train de consommer une partie du potentiel. Cette tension psychologique est typique des périodes de transition.

Dans ce contexte, les déclarations tranchées jouent un rôle important. Elles forcent les participants à se positionner mentalement. Soit on considère que l’essentiel de la hausse reste devant, soit on estime que le marché a déjà consommé une bonne partie de son potentiel dans les mouvements précédents.

Que retenir des signaux actuels ?

Plusieurs éléments se dégagent clairement. Premièrement, les flux ETF peuvent revenir avec force en une seule séance, comme l’a montré la journée du 19 octobre. Deuxièmement, la pression vendeuse sur le marché spot n’a pas totalement disparu selon les données Glassnode. Troisièmement, l’histoire des rebonds Bitcoin montre que certaines reprises après des baisses modérées ont ensuite échoué.

Ces constats ne permettent pas de trancher définitivement. Ils invitent simplement à rester nuancé. Un investisseur prudent observera la capacité du marché à enchaîner plusieurs séances de flux positifs, à améliorer durablement les indicateurs de demande spot et à réduire la demande de protection baissière sur les options.

Murad, lui, a choisi de tranché. Pour lui, le vrai cycle haussier crypto n’a pas encore commencé. Cette conviction, exprimée sans fioritures, résonne dans un marché qui cherche encore ses repères après une période de flux contrastés et d’indicateurs mitigés.

Une période de transition qui demande de la patience

Les marchés crypto ont rarement évolué de manière linéaire. Les phases de consolidation prolongées font partie intégrante des cycles. Elles testent la conviction des participants et permettent parfois de construire des bases plus solides. Aujourd’hui, Bitcoin évolue dans une zone où les flux institutionnels et les indicateurs techniques envoient des messages parfois contradictoires.

Dans un tel environnement, les déclarations comme celle de Murad jouent un rôle de catalyseur de débat. Elles poussent les investisseurs à reconsidérer leurs scénarios et à vérifier la solidité de leurs hypothèses. Que l’on partage ou non son point de vue, l’intérêt de sa prise de position réside dans la question qu’elle pose : sommes-nous vraiment au début d’un grand mouvement haussier, ou simplement dans une pause au sein d’une dynamique encore indécise ?

Les prochaines semaines apporteront sans doute des éléments de réponse. Les flux ETF, les données on-chain et le comportement des prix autour des niveaux techniques clés seront scrutés avec attention. En attendant, le message de Murad reste en suspens, comme un rappel que les cycles crypto ne se déclarent pas toujours au moment où on l’attend.

Le marché continue d’avancer entre prudence et espoir. Bitcoin tient ses positions près de 82 000 dollars. Les institutionnels montrent qu’ils peuvent revenir rapidement. Mais la pression vendeuse n’a pas complètement disparu. Dans ce paysage en demi-teinte, l’affirmation selon laquelle le véritable cycle haussier n’a pas encore commencé continue de faire son chemin dans les esprits. Et c’est peut-être là que réside sa force : elle force chacun à regarder au-delà du prix du jour pour interroger la nature réelle du mouvement en cours.

Les investisseurs avisés sauront combiner ces différents signaux plutôt que de se fier à une seule déclaration, aussi influente soit-elle. Le cycle haussier, s’il doit réellement démarrer, laissera probablement des traces plus claires dans les flux, les volumes et le sentiment général. Jusque-là, le débat lancé par Murad reste ouvert, et le marché continue d’écrire sa propre réponse jour après jour.

En définitive, cette période illustre parfaitement la complexité des marchés actuels. Entre l’arrivée massive des flux institutionnels via les ETF, la persistance de certaines pressions vendeuses et les leçons tirées des cycles passés, aucune lecture unique ne s’impose. L’affirmation de Murad agit comme un miroir tendu au marché : elle reflète autant les espoirs que les doutes des participants. Et c’est précisément cette tension qui rend le moment présent si intéressant à suivre pour quiconque s’intéresse de près à l’évolution de Bitcoin et de l’écosystème crypto dans son ensemble.

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