La perspective d’un gouvernement dirigé par Lucie Castets, première ministre hypothétique du Nouveau Front populaire (NFP), donne des sueurs froides à certains élus. Au Sénat, les saillies pleines d’humour du sénateur centriste Claude Malhuret ont fustigé sans ménagement la gauche radicale et son meneur, Jean-Luc Mélenchon.
Réagissant au traditionnel discours de politique générale de Michel Barnier, le président du groupe « Les Indépendants » a imaginé avec effroi un exécutif dominé par les Insoumis. Dans ce scénario catastrophe, Jean-Luc Mélenchon endosserait le costume de « ministre des Affaires étrangères, de l’Amitié avec la Russie, le Hezbollah, et l’alliance bolivarienne ».
En écoutant l’analyse de la situation politique par le président des socialistes, j’ai eu brusquement un cauchemar éveillé.
Claude Malhuret, sénateur « Les Indépendants »
Dans son sketch grinçant, Claude Malhuret a distribué avec malice les autres portefeuilles ministériels. Sophie Chikirou hériterait de la Justice, Aymeric Caron de l’Écologie et des Insectes, Louis Boyard deviendrait ministre du Développement durable et du Cannabis. Un véritable cauchemar pour le sénateur de l’Allier.
Au-delà de la satire, la charge de Claude Malhuret vise à dénoncer les positions jugées extrêmes de La France insoumise. En imaginant Jean-Luc Mélenchon en « ministre de l’amitié avec le Hezbollah », l’élu centriste s’en prend aux accointances controversées du leader insoumis.
Plus largement, le sénateur met en garde Michel Barnier contre la « campagne de haine » menée par le NFP pour contester la légitimité du nouveau gouvernement. Une guérilla parlementaire incarnée par la « fureur » de Mathilde Panot à l’Assemblée nationale.
Cette campagne va continuer plus virulente que jamais, comme le prouve le discours de fureur et de haine de Madame Panot hier à l’Assemblée.
Claude Malhuret, sénateur « Les Indépendants »
Derrière l’exercice de style satirique, Claude Malhuret manie l’humour comme une arme politique redoutable. En tournant en dérision la rhétorique et le programme de La France insoumise, il cherche à discréditer ce mouvement qui a failli accéder au pouvoir.
Une stratégie payante si l’on en juge par les applaudissements nourris qui ont ponctué son intervention dans l’hémicycle du Palais du Luxembourg. Face à la menace d’une censure, la majorité sénatoriale semble en tout cas déterminée à combattre pied à pied les assauts des Insoumis.
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