Une étude récente du Collectif Némésis remet en question l’idée reçue selon laquelle l’immigration serait la principale cause des violences sexuelles en France. En analysant les prénoms des auteurs présumés dénoncés par le collectif au premier semestre 2024, il apparaît que près de 60% d’entre eux sont d’origine européenne. Cette statistique interpelle et mérite qu’on s’y attarde.
Sur les 158 tweets publiés par Némésis dénonçant le prénom d’un auteur présumé de violences, 60% concernent des prénoms européens ou chrétiens, contre 40% de prénoms extra-européens ou musulmans. Le collectif semble donc bien s’attaquer à toutes les violences, sans se focaliser uniquement sur celles commises par des personnes issues de l’immigration.
Par ailleurs, parmi les 195 tweets ne mentionnant pas le prénom de l’agresseur, seul un tiers fait état d’une nationalité extra-européenne. On est loin de l’image d’un collectif qui n’alerterait que sur les agressions perpétrées par des immigrés.
Si l’on se penche sur les données des forces de l’ordre, force est de constater qu’elles font apparaître une surreprésentation des immigrés et descendants d’immigrés parmi les auteurs de violences sexuelles :
Au Danemark, les descendants d’immigrés non-occidentaux ont un taux de condamnation pour viol 2.1 fois supérieur à celui des Danois de souche.
– Une étude danoise
En prenant des hypothèses prudentes sur la population des descendants d’immigrés en France, on pourrait estimer qu’environ 40% des auteurs de violences sexuelles sont immigrés ou enfants d’immigrés. Un chiffre préoccupant qui semble valider les inquiétudes exprimées sur le sujet.
Bien évidemment, ces estimations sont à prendre avec précaution, en l’absence de données précises sur la criminalité des descendants d’immigrés en France. Il serait absurde et dangereux de stigmatiser toute une population sur la base de statistiques ethniques.
Néanmoins, il paraît tout aussi déraisonnable de nier le problème ou de faire preuve d’angélisme. Les études étrangères démontrent un lien troublant entre immigration et violences sexuelles qui mérite d’être examiné avec sérieux et sans tabou.
En définitive, le débat ne doit pas être « pour ou contre l’immigration », mais plutôt : comment réussir l’intégration, prévenir les dérives, protéger les femmes, d’où qu’elles viennent ? Des questions épineuses auxquelles il est urgent d’apporter des réponses pragmatiques, en se fondant sur des faits objectifs plutôt que sur des postures idéologiques.
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