Que se cache-t-il réellement derrière la découverte de six corps dans une forêt isolée du sud-ouest de la Guinée ? Cette question trouble désormais de nombreux esprits après le signalement fait par de jeunes ramasseurs de bois de chauffe. Lundi, dans la sous-préfecture d’Allassoyah relevant de la préfecture de Forécariah en région de Basse-Guinée, ces jeunes ont mis au jour une scène qui a immédiatement alerté les autorités locales. Les dépouilles, toutes masculines, présentaient des signes troublants : mains ligotées et yeux bandés. Une enquête a été ouverte sans délai par le parquet compétent.
Une découverte qui secoue la région de Forécariah
Les faits se sont déroulés dans une zone forestière peu fréquentée. Les jeunes qui cherchaient du bois ont été les premiers témoins de cette fosse commune. Ils ont rapidement alerté les responsables locaux. Les autorités de la localité ainsi que le procureur de la République se sont rendus sur place pour procéder à l’exhumation. C’est à ce moment que les détails précis ont été constatés : chaque corps avait les mains attachées et les yeux couverts. Ces éléments techniques du mode opératoire ont immédiatement soulevé de fortes interrogations parmi les observateurs.
Le collectif citoyen Tournons la page-Guinée, plus connu sous le sigle TLP-Guinée, a réagi mercredi par un communiqué officiel. Le mouvement a fait part d’une profonde indignation face à cette découverte. Selon ses responsables, le mode opératoire observé, le choix d’une zone isolée pour dissimuler les corps et l’absence d’identification des victimes à ce stade constituent autant d’éléments qui appellent des réponses claires et rapides.
Le contexte documenté depuis septembre 2021
Pour comprendre la gravité de la réaction de TLP-Guinée, il faut revenir à la période ouverte le 5 septembre 2021. Ce jour-là marque la prise du pouvoir par une junte militaire qui a mis fin au long mandat du président Alpha Condé, au pouvoir depuis plus de dix ans. Depuis cette date, le collectif affirme documenter de nombreux signalements. Ces signalements portent sur des exécutions extrajudiciaires présumées visant aussi bien des civils que des agents de l’État soupçonnés de déloyauté.
Le chef de cette junte, initialement le colonel Mamadi Doumbouya, a depuis été promu général. Il a ensuite été élu président en décembre 2025. Dans ce contexte politique particulier, chaque nouvelle découverte de corps non identifiés dans des conditions similaires prend une dimension particulière. TLP-Guinée se demande explicitement si la découverte de Forécariah s’inscrit dans cette série d’événements déjà signalés au fil des années.
Le collectif ne se contente pas de poser la question. Il exige que l’enquête ouverte par le parquet de Forécariah soit menée de manière indépendante, transparente et crédible. Cette demande vise à garantir que toutes les pistes soient explorées sans pression ni interférence. Pour renforcer cette exigence, TLP-Guinée appelle plusieurs acteurs internationaux à soutenir les efforts des autorités compétentes.
Appel aux organisations internationales et aux ambassades
Parmi les destinataires de cet appel figurent l’Organisation des Nations unies, Amnesty International, Human Rights Watch, la Fédération internationale des droits de l’homme ainsi que les ambassades présentes en Guinée. Le collectif souhaite que ces entités apportent leur appui afin que toute la lumière soit faite sur ce drame. Cette démarche s’inscrit dans une logique de vigilance citoyenne face à des faits qui, s’ils restaient sans explication, pourraient alimenter un climat de suspicion durable.
La région de Forécariah n’en est pas à sa première découverte de ce type. En octobre 2025, une autre fosse commune contenant cinq corps avait déjà été signalée dans la même préfecture, située à environ cent kilomètres au sud de Conakry. À ce jour, les identités de ces personnes et les circonstances exactes de leur mort n’ont toujours pas été établies de manière officielle selon les informations disponibles localement. Cette récurrence dans la même zone géographique renforce le sentiment d’urgence exprimé par le collectif.
Les détails techniques de l’exhumation
Lors de l’intervention des autorités sur les lieux de la découverte d’Allassoyah, plusieurs constats précis ont été relevés. Les six hommes avaient tous les mains ligotées. Leurs yeux étaient bandés. Ces deux éléments, combinés à l’emplacement isolé de la fosse, ont été mis en avant par TLP-Guinée comme des indices sérieux. Le collectif estime que ces caractéristiques du mode opératoire méritent une analyse approfondie dans le cadre de l’enquête judiciaire.
Les sources locales qui ont confirmé ces informations ont également précisé que l’exhumation a été réalisée en présence du procureur. Cette présence institutionnelle constitue un premier pas. Pourtant, pour le mouvement citoyen, cela ne suffit pas. Il faut désormais que le travail d’identification avance et que les causes exactes du décès soient déterminées avec rigueur scientifique et indépendance totale.
La réaction officielle du collectif citoyen
Dans son communiqué diffusé mercredi, TLP-Guinée a choisi des mots mesurés mais fermes. Le texte souligne la profonde indignation suscitée par la découverte. Il met en lumière trois points centraux : le mode opératoire observé, la dissimulation des corps dans une zone isolée et l’absence d’identification à ce stade. Ces trois éléments, selon le collectif, soulèvent de graves interrogations qui ne peuvent rester sans réponse.
Le mouvement rappelle son travail de documentation engagé depuis le 5 septembre 2021. Ce travail porte sur des signalements récurrents d’exécutions extrajudiciaires présumées. En posant ouvertement la question de savoir si la découverte de Forécariah s’inscrit dans cette série, TLP-Guinée place les autorités face à leur responsabilité de clarification. L’exigence d’une enquête indépendante, transparente et crédible constitue le cœur de sa demande.
L’importance de l’identification des victimes
À l’heure actuelle, aucune identité n’a été rendue publique concernant les six hommes retrouvés. Cette absence d’information nourrit les interrogations. Les familles susceptibles d’être concernées restent dans l’attente. Pour le collectif, l’identification rapide et sérieuse constitue une étape indispensable. Elle permettrait non seulement de rendre justice aux victimes mais aussi d’orienter correctement le reste de l’enquête sur les circonstances et les responsabilités éventuelles.
Dans le cas de la fosse découverte en octobre 2025 dans la même préfecture, les identités et les circonstances n’ont toujours pas été établies. Cette situation prolongée illustre les difficultés rencontrées parfois dans ce type d’affaires. TLP-Guinée souhaite éviter que le nouveau dossier d’Allassoyah ne connaisse le même sort. D’où l’appel lancé aux partenaires internationaux pour soutenir les efforts des autorités compétentes.
Le rôle des jeunes découvreurs
Ce sont des jeunes habitants de la zone qui, en cherchant du bois de chauffe, ont fait la découverte. Leur geste de signalement a permis aux autorités d’intervenir rapidement. Dans de nombreuses régions rurales, le ramassage de bois reste une activité quotidienne essentielle. C’est dans ce cadre ordinaire qu’ils ont été confrontés à une scène exceptionnelle. Leur vigilance a ouvert la voie à l’ouverture de l’enquête.
Les autorités locales ont réagi en se rendant sur place. Le procureur de la République a également effectué le déplacement. Ces déplacements montrent une prise en compte immédiate de la gravité des faits. Reste maintenant à transformer cette réactivité initiale en un processus d’investigation complet et crédible, comme le réclame le collectif citoyen.
Les exigences formulées par TLP-Guinée
Le collectif formule des demandes précises. L’enquête doit être indépendante. Elle doit être transparente. Elle doit être crédible. Ces trois adjectifs résument l’attente centrale. Indépendance signifie absence de pression politique ou institutionnelle. Transparence implique une information régulière et accessible sur l’avancée des travaux. Crédibilité suppose des méthodes rigoureuses et des conclusions solides susceptibles de convaincre l’opinion.
Pour appuyer ces exigences, TLP-Guinée sollicite le soutien de l’Onu, d’Amnesty International, de Human Rights Watch, de la Fédération internationale des droits de l’homme et des ambassades en Guinée. Cet appel élargi vise à créer un environnement favorable à une investigation sans faille. Le collectif considère que la lumière totale sur ce drame est indispensable.
Une récurrence préoccupante dans la même préfecture
La préfecture de Forécariah a déjà connu une découverte similaire en octobre 2025. Cinq corps avaient alors été retrouvés dans une fosse commune. Les identités n’ont pas été établies. Les circonstances de la mort non plus. La distance d’environ cent kilomètres au sud de Conakry place cette zone dans un rayon géographique particulier. La répétition de tels faits dans un délai relativement court renforce la nécessité d’une attention particulière.
TLP-Guinée place la nouvelle découverte dans la continuité possible des signalements qu’il documente depuis 2021. Sans affirmer de lien direct, le collectif pose la question ouverte. Cette manière de procéder laisse aux autorités le soin d’apporter les réponses factuelles nécessaires. Elle maintient en même temps une pression citoyenne légitime en faveur de la vérité.
Le mode opératoire au centre des interrogations
Les mains ligotées et les yeux bandés constituent les éléments les plus marquants du constat réalisé lors de l’exhumation. Ces détails techniques ne sont pas anodins. Ils suggèrent une mise en condition particulière des personnes avant leur décès. Le choix d’une zone isolée pour la dissimulation des corps ajoute une dimension de volonté de ne pas être découvert rapidement. TLP-Guinée met précisément ces aspects en avant dans son analyse.
L’absence d’identification à ce stade complète le tableau. Tant que les noms des victimes ne sont pas connus, il reste difficile d’établir un profil ou d’éventuels points communs entre elles. L’enquête devra donc progresser sur plusieurs fronts simultanément : identification, détermination des causes de la mort et reconstitution du contexte exact des faits.
La dimension citoyenne de la demande de vérité
Tournons la page-Guinée se présente comme un mouvement citoyen. Son intervention dans cette affaire s’inscrit dans une démarche de suivi des questions de droits humains. Depuis le changement de pouvoir de septembre 2021, le collectif a choisi de documenter les signalements qui lui parviennent. Cette documentation régulière lui permet aujourd’hui de replacer la découverte d’Allassoyah dans un cadre plus large.
En exigeant une enquête digne de ce nom, le mouvement exerce une fonction de veille. Il rappelle que la justice doit pouvoir s’exercer pleinement, y compris dans des affaires complexes et sensibles. L’appel aux organisations internationales vise à renforcer les garanties d’indépendance et de sérieux du processus judiciaire engagé à Forécariah.
Les étapes attendues de l’enquête
L’ouverture de l’enquête par le parquet de Forécariah constitue le point de départ officiel. Les prochaines étapes devraient inclure des examens médico-légaux approfondis. L’identification des six hommes reste une priorité absolue. Les investigations sur le terrain, les auditions éventuelles de témoins et l’analyse du mode opératoire devront suivre. TLP-Guinée insiste pour que l’ensemble de ces étapes se déroule dans la transparence.
La crédibilité de l’enquête dépendra aussi de la capacité à écarter toute interférence. Dans un contexte politique marqué par la transition puis l’élection du général Mamadi Doumbouya en décembre 2025, la perception d’indépendance de la justice revêt une importance particulière. Le collectif en a pleinement conscience et formule ses demandes en conséquence.
Le poids du silence prolongé
L’expérience de la fosse découverte en octobre 2025 montre ce qui peut se produire lorsque l’identification et l’établissement des circonstances traînent. Plusieurs mois plus tard, les questions restent ouvertes. Pour éviter que le dossier d’Allassoyah ne connaisse le même sort, une mobilisation citoyenne et internationale a été engagée dès les premiers jours suivant la découverte.
TLP-Guinée a choisi de ne pas attendre. Son communiqué de mercredi place immédiatement le débat sur le terrain de la vérité et de la justice. En rappelant les signalements documentés depuis 2021, le collectif donne un cadre d’interprétation possible tout en laissant aux enquêteurs le soin d’établir les faits exacts.
Une zone isolée et ses implications
Le choix d’une forêt isolée pour y dissimuler les corps n’est pas neutre. Il complique la découverte et peut retarder l’intervention des autorités. Dans le cas présent, ce sont des jeunes en quête de bois de chauffe qui ont percé le secret de la fosse. Leur présence fortuite a permis de lever le voile. Sans eux, la découverte aurait pu intervenir beaucoup plus tard, rendant encore plus difficile le travail d’enquête.
Cette caractéristique géographique a été explicitement soulignée par le collectif. Elle s’ajoute au mode opératoire des ligotages et des bandeaux sur les yeux pour former un ensemble cohérent d’éléments troublants. Ces éléments justifient, aux yeux de TLP-Guinée, l’exigence d’une investigation particulièrement rigoureuse.
Le soutien international sollicité
En s’adressant à l’Onu, à Amnesty International, à Human Rights Watch, à la Fédération internationale des droits de l’homme et aux ambassades, le collectif élargit le cercle des acteurs concernés. Ces organisations disposent d’une expérience reconnue dans le suivi des affaires de droits humains. Leur appui peut prendre différentes formes : observation, expertise technique, plaidoyer ou simple présence attentive.
L’objectif affiché reste clair : soutenir les efforts des autorités compétentes afin que toute la lumière soit faite. Il ne s’agit pas de se substituer à la justice nationale mais de renforcer les conditions dans lesquelles celle-ci peut travailler. Cette approche respectueuse des institutions tout en restant exigeante caractérise la position de TLP-Guinée.
Les enjeux pour la confiance publique
Chaque affaire de ce type met en jeu la confiance des citoyens dans les institutions. Lorsque des corps sont découverts dans de telles conditions et que les explications tardent, le doute peut s’installer. En demandant une enquête indépendante, transparente et crédible, le collectif vise précisément à préserver ou à restaurer cette confiance. La vérité factuelle reste le meilleur remède contre les rumeurs et les suspicions.
Le rappel des signalements depuis 2021 sert aussi à cela. Il montre qu’une vigilance citoyenne existe et qu’elle s’exerce de manière documentée. Cette documentation permet de situer chaque nouveau fait dans une perspective plus large sans pour autant préjuger des conclusions de l’enquête en cours.
La suite du processus judiciaire
Le parquet de Forécariah a ouvert l’enquête. Les actes d’instruction vont maintenant se succéder. L’identification des six hommes constituera probablement l’une des premières priorités. Les examens permettant de déterminer les causes de la mort suivront. Les investigations sur d’éventuels auteurs ou commanditaires devront également avancer. Tout au long de ce processus, la demande de transparence formulée par TLP-Guinée restera d’actualité.
Le collectif a pris position publiquement. Il continuera vraisemblablement à suivre l’évolution du dossier. Son appel aux organisations internationales et aux ambassades crée un cadre de vigilance élargi. Dans ce contexte, chaque avancée ou chaque retard de l’enquête sera observé avec attention.
Un appel à la clarté totale
La découverte des six corps ligotés et aux yeux bandés dans la forêt d’Allassoyah a ouvert un nouveau chapitre d’interrogations en Guinée. TLP-Guinée a choisi de ne pas laisser ces interrogations sans réponse. En exigeant une enquête digne de ce nom et en sollicitant un soutien international, le mouvement citoyen place la vérité au centre de ses priorités.
Les autorités ont réagi en se rendant sur place et en ouvrant une procédure. Il leur appartient désormais de mener cette procédure jusqu’à son terme avec les garanties d’indépendance, de transparence et de crédibilité demandées. Les familles des victimes, une fois identifiées, et l’ensemble de la société guinéenne attendent des réponses claires. La lumière sur ce drame reste le seul objectif légitime.
Dans la même préfecture, les questions liées à la fosse de octobre 2025 n’ont pas encore trouvé de réponses définitives. Ce précédent donne une idée de l’importance d’agir rapidement et avec méthode. TLP-Guinée a formulé ses exigences. Il appartient maintenant aux institutions compétentes de les rencontrer. L’histoire de ces six hommes, encore anonymes, mérite d’être établie dans tous ses détails. Seule une enquête rigoureuse pourra y parvenir.
Le mode opératoire, le lieu isolé et l’absence d’identification forment un triptyque d’éléments qui justifient pleinement la mobilisation citoyenne. Depuis le 5 septembre 2021, le collectif documente des signalements similaires. La découverte de Forécariah s’inscrit-elle dans cette série ? La question est posée. La réponse devra venir des investigations en cours. En attendant, la vigilance reste de mise et la demande de vérité conserve toute sa force.
Les jeunes qui ont fait la découverte en cherchant du bois de chauffe ont joué un rôle décisif. Leur signalement a permis l’intervention des autorités. Le procureur s’est déplacé. L’exhumation a eu lieu. Les constats ont été établis. Tout cela constitue le point de départ. Le chemin vers la vérité complète reste encore long. TLP-Guinée entend l’accompagner en maintenant ses exigences d’indépendance, de transparence et de crédibilité.
L’appel lancé aux Nations unies, à Amnesty International, à Human Rights Watch, à la Fédération internationale des droits de l’homme et aux ambassades élargit le champ des regards posés sur cette affaire. Ces regards peuvent contribuer à créer les conditions d’une investigation exemplaire. C’est le souhait exprimé par le collectif. C’est aussi, plus largement, l’attente de tous ceux qui considèrent que chaque vie compte et que chaque mort violente mérite une explication.
La préfecture de Forécariah, à une centaine de kilomètres au sud de Conakry, se retrouve ainsi au centre de l’attention. Deux découvertes de fosses communes en moins d’un an dans la même zone géographique appellent une réflexion particulière. Les circonstances exactes de la première n’ont pas encore été élucidées. Celles de la seconde devront l’être. TLP-Guinée a tracé la voie : enquête indépendante, transparente et crédible. La suite appartiendra aux faits établis par la justice.
En conclusion de ce drame encore en cours d’élucidation, une certitude s’impose. La découverte de six corps ligotés et aux yeux bandés ne peut rester sans suite sérieuse. Le collectif Tournons la page-Guinée a su formuler les questions essentielles. Il a rappelé le contexte documenté depuis 2021. Il a exigé les garanties nécessaires. Il a sollicité un soutien international. À présent, les regards se tournent vers le parquet de Forécariah et vers l’ensemble des autorités compétentes. La lumière doit être faite. Rien de moins ne saurait suffire.









