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Galaxy Lance Deux Vaults Stablecoins Sur Kamino

Galaxy vient de poser ses standards de crédit sur Solana. Deux vaults USDC et USDT sont déjà en ligne sur Kamino. Ce que les déposants peuvent vraiment attendre n’est pas aussi simple qu’il y paraît.

Deux coffres numériques viennent d’ouvrir sur Solana, et ils ne ressemblent pas aux produits de rendement que l’on voit défiler chaque semaine. Galaxy a lancé, le 17 septembre 2026, deux vaults de stablecoins sur Kamino : l’un en USDC, l’autre en USDT. Derrière ces intitulés se cache une tentative plus ambitieuse que le simple affichage d’un taux. L’entreprise veut transposer sur une deuxième blockchain le modèle de curation qu’elle applique déjà à ses activités de prêt institutionnel. La question n’est plus seulement de savoir si l’on peut gagner des intérêts. Elle est de savoir qui décide où va l’argent, jusqu’où il peut aller, et ce qui se passe lorsque les marchés se tendent.

Galaxy Installe Sa Curation Sur Solana

Le mouvement n’est pas anodin. Galaxy Curation avait débuté en juillet avec des stratégies de stablecoins construites sur Morpho et distribuées auprès d’institutions via Fireblocks Earn. Le lancement sur Kamino place désormais le même cadre de risque sur un second écosystème. Les dépôts restent au niveau du protocole. Les décisions d’allocation, elles, appartiennent à l’équipe de curation.

Concrètement, Galaxy choisit les marchés de prêt Kamino auxquels les vaults peuvent participer, fixe des plafonds d’exposition et surveille les conditions de marché avec la grille déjà utilisée dans son activité de prêt institutionnel. Kamino, de son côté, confirme des produits activement gérés, dont le rendement naît de l’activité des emprunteurs. Aucune des deux parties n’avance un taux garanti. Aucune n’affiche un APY figé.

À retenir d’emblée
Deux vaults distincts. Deux mandats. Un même cadre de risque institutionnel. Aucune promesse de capital protégé.

Ce Que Change Vraiment Un Curateur

Dans le langage de la finance décentralisée, un vault de prêt n’est pas un compte d’épargne. L’utilisateur dépose un actif unique, reçoit des parts dont la valeur évolue avec les intérêts, puis laisse l’infrastructure répartir le capital selon des règles écrites à l’avance. Le curateur ne clique pas à la main sur chaque mouvement. Il définit les réserves éligibles, les pondérations, les plafonds, parfois les frais. Le protocole exécute.

Galaxy insiste sur ce point depuis juillet. La curation, selon l’entreprise, permet d’appliquer des contrôles de crédit institutionnels à des marchés onchain sans extraire les actifs hors du protocole. Eduardo Bermudez, directeur du trading chez Galaxy, résume la doctrine en une phrase simple : les institutions ne devraient pas avoir à changer leur modèle opérationnel pour utiliser des produits de rendement onchain. Étendre cela à Kamino, dit-il, revient à porter le même principe sur Solana.

Étendre cela à Kamino apporte le même principe à Solana.

Eduardo Bermudez, directeur du trading chez Galaxy

Cette phrase paraît technique. Elle dit pourtant quelque chose de politique, au sens des marchés. Beaucoup d’institutions regardent la DeFi comme un univers trop ouvert, trop rapide, trop peu filtré. Le pari de Galaxy consiste à interposer une couche de jugement humain et de limites chiffrées, tout en laissant la chaîne enregistrer les flux.

Deux Vaults, Deux Tempéraments

Les deux produits sont présentés comme des stratégies à risque modéré. Ils n’ont pourtant pas le même mandat. Le vault USDT est le plus sélectif. Galaxy le décrit comme un dispositif tourné vers la préservation du capital, exposé surtout à des places de prêt liquides et déjà établies sur Kamino. Moins de marchés, davantage de filtres, une logique de prudence.

Le vault USDC ouvre davantage le champ. Il autorise un ensemble plus large de marchés de collatéral pour viser un rendement de prêt plus élevé. Galaxy parle d’exposition élargie et d’une participation plus étendue aux marchés. Le profil de risque n’est donc pas identique. Deux stablecoins, deux philosophies de allocation, un même avertissement : marché, contrat intelligent et liquidité restent des sources de perte possibles.

Ni l’un ni l’autre n’est présenté comme protégé en capital. Cette précision, souvent reléguée en bas de page, mérite d’être lue au premier rang. Un vault curaté n’efface pas le risque de l’emprunteur, ni celui du code, ni celui d’une file de retrait lorsque trop de monde veut sortir en même temps.

Comment L’Argent Circule Dans Le Vault

Kamino documente un système assez précis. Le curateur fixe les réserves admissibles, les poids d’allocation, les plafonds durs d’exposition, éventuellement des frais de gestion et de performance, un dépôt minimum et divers paramètres de risque. Galaxy n’a pas publié, au moment de l’annonce, un APY fixe, un barème de frais ou un plafond de dépôt.

Les retraits dépendent de la liquidité disponible. Les rachats puisent d’abord dans les liquidités oisives et dans les fonds encore disponibles au niveau des réserves de prêt. Si le capital immédiatement remboursable manque, le retrait peut entrer dans une file. Ce détail technique est souvent le premier à ressurgir lors d’un stress de marché. Un rendement confortable en période calme ne dit rien de la vitesse de sortie lorsque tout le monde court vers la même porte.

Michael Weisz, directeur général de Kamino, présente l’accord comme l’arrivée d’un savoir-faire de prêt institutionnel à l’intérieur de l’infrastructure du protocole. Cette formulation valorise le partenariat. Elle ne supprime pas les risques déjà divulgués aux utilisateurs. L’expérience d’un prêteur traditionnel n’est pas une assurance onchain.

Vault USDT

Approche sélective, collatéraux plus établis, priorité à la préservation.

Vault USDC

Marchés plus nombreux, collatéral élargi, recherche d’un rendement supérieur.

Une Porte De Distribution Supplémentaire Pour L’Usdc

Le vault USDC ne vit pas seulement derrière l’interface de Kamino. Galaxy a ouvert un canal de distribution via Yield.xyz. Les utilisateurs peuvent donc rejoindre cette stratégie sans passer exclusivement par le site du protocole. Pour le vault USDT, l’annonce ne mentionne pas de relais externe comparable. La différence paraît mineure. Elle peut pourtant peser sur la vitesse de collecte et sur le type d’utilisateurs qui arrivent en premier.

Dans la finance onchain, la distribution n’est pas un accessoire marketing. Elle détermine qui dépose, combien de temps l’argent reste, et comment les sorties se regroupent. Un produit visible sur plusieurs interfaces attire davantage de flux opportunistes. Un produit plus discret reste parfois plus institutionnel, parfois simplement moins liquide.

Le Poids Réel Du Livre De Prêts De Galaxy

Galaxy justifie son rôle de curateur par son historique de prêt. Les derniers chiffres trimestriels publiés donnent un ordre de grandeur. Au deuxième trimestre, le livre de prêts moyen atteignait 1,438 milliard de dollars, en hausse d’un pour cent par rapport au trimestre précédent. L’entreprise a servi 1 741 contreparties de trading, contre 1 691 au premier trimestre.

À la fin du trimestre, Galaxy affichait 7,1 milliards de dollars d’actifs sous gestion et d’actifs sous staking combinés. L’activité Global Markets a généré 49 millions de dollars de résultat brut ajusté. Ces chiffres ne prouvent pas qu’un vault Solana sera performant. Ils expliquent pourquoi l’entreprise parle le langage du crédit plutôt que celui de la chasse au rendement maximal.

La séquence de 2026 montre une continuité. En juillet, Galaxy a lancé le Galaxy Onchain Financing Rate, ou GOFR. Le produit permet à des emprunteurs institutionnels de faire face à Galaxy, tandis que celle-ci oriente le financement vers plusieurs protocoles de prêt onchain. Les documents du GOFR citent Kamino aux côtés d’Aave, Morpho et Spark parmi les places surveillées. Galaxy a engagé 100 millions de dollars de ses fonds propres comme capital de première perte pour le GOFR. Cette structure est distincte des nouveaux vaults.

Au 13 septembre, Galaxy affichait des taux indicatifs GOFR de 4,40 % pour l’USDC et 4,00 % pour l’USDT. Ces taux appartiennent au programme de financement. Ils ne doivent pas être lus comme le rendement des vaults Kamino. Confondre les deux serait une erreur de lecture classique, et probablement la plus coûteuse pour un déposant pressé.

Solana N’Est Plus Un Détour Pour Galaxy

Le lancement des vaults s’inscrit dans une série de gestes déjà posés sur Solana. En mai, Galaxy et State Street ont introduit le fonds tokenisé de gestion de trésorerie SWEEP. Galaxy a ensuite utilisé Kamino dans ses opérations de financement onchain et sur des marchés de collatéral. Des actions tokenisées GLXY émises via Superstate ont déjà été acceptées comme collatéral sur Kamino. Le protocole n’est donc pas un terrain d’essai isolé. Il est déjà un rail.

Cette accumulation de produits change la texture de Solana. Pendant longtemps, la chaîne a été associée à la vitesse, aux memecoins, à une culture de marché bruyante. Les institutions n’ont pas besoin que cette image disparaisse. Elles ont besoin d’une deuxième couche, plus terne, plus documentée, capable d’absorber des dépôts stables sans théâtre. Les vaults Galaxy appartiennent à cette couche.

Ce Que Kamino Affiche De Son Côté

Kamino se présente comme la plus grande plateforme de crédit de Solana. Dans l’annonce liée à Galaxy, le protocole affirme avoir origé plus de 20 milliards de dollars de prêts sans mauvaise dette pour les prêteurs, et traité plus de 650 milliards de dollars d’activité transactionnelle cumulée. Ces statistiques sont des données d’exploitation rapportées par l’entreprise. Les agrégateurs indépendants n’utilisent pas les mêmes définitions.

Les données DefiLlama, au moment de l’article source, plaçaient Kamino Lend autour de 1,33 milliard de dollars de valeur totale verrouillée et un peu plus d’un milliard de dollars de prêts actifs, pour environ 211 millions de dollars de frais de protocole cumulés. Kamino évoque par ailleurs près de deux milliards de dollars d’encours sous gestion pour sa plateforme de crédit. Ce chiffre n’est pas interchangeable avec la TVL d’un agrégateur. Les méthodes comptables divergent. Un lecteur attentif doit les tenir séparées.

L’activité institutionnelle du protocole dépasse désormais le prêt crypto classique. Trois jours avant le lancement Galaxy, Kamino a présenté des vaults de prêt adossés à des actions tokenisées SPY, QQQ et Nvidia fournies via la plateforme xStocks de Kraken. Début septembre, Kamino détenait environ 41,7 millions de dollars de dépôts DeFi en actions tokenisées, derrière Uniswap V4 dans cette catégorie mesurée. Le collatéral se diversifie. Le risque aussi.

Un Changement De Direction Et Une Ancre New-Yorkaise

Le 15 septembre, Kamino a nommé Michael Weisz, cofondateur de Yieldstreet, au poste de directeur général. Le protocole a annoncé la construction d’une opération new-yorkaise tournée vers la finance institutionnelle, avec des recrutements prévus en finance, droit, conformité, produit et développement commercial. Le calendrier est serré : nomination, puis lancement Galaxy deux jours plus tard. La séquence raconte une volonté d’apparaître lisible aux yeux d’acteurs habitués aux salles de marché plutôt qu’aux interfaces de farm.

New York n’apporte pas de magie au code. Elle apporte un langage, des interlocuteurs, une proximité avec des équipes juridiques et des trésoreries. Pour un protocole Solana, cette proximité peut accélérer l’arrivée de dépôts. Elle peut aussi durcir les exigences de reporting, de limites et de communication de risque. Les deux effets arriveront probablement ensemble.

Pourquoi Les Institutions Regarde Le Crédit Onchain

Le prêt onchain attire pour une raison simple : les marchés de stablecoins offrent parfois une rémunération supérieure à celle de certains instruments de trésorerie traditionnels, tout en restant liquides en apparence. L’apparence est le mot important. La liquidité d’un marché de prêt dépend de la qualité du collatéral, de la concentration des emprunteurs, de la robustesse des oracles et de la capacité du protocole à liquider sans casser le prix.

Les institutions n’entrent pas pour le spectacle. Elles entrent si quelqu’un fixe des règles d’exposition, surveille les marchés éligibles et peut retirer une allocation lorsque le collatéral se dégrade. C’est exactement le rôle que Galaxy revendique. La promesse n’est pas l’abolition du risque. C’est l’organisation du risque.

Dans ce cadre, un vault curaté ressemble davantage à un mandat qu’à un produit grand public. Le déposant achète une politique d’allocation autant qu’un flux d’intérêts. Si la politique est trop large, le rendement monte et le sommeil baisse. Si elle est trop étroite, le capital est mieux protégé, mais le taux paraît terne. Les deux vaults Galaxy illustrent cette bascule.

Les Risques Qu’Un Taux Ne Montre Jamais

Galaxy le dit sans détour : les produits restent exposés au risque de marché, au risque de contrat intelligent et au risque de liquidité. Ces trois familles méritent d’être dépliées. Le risque de marché recouvre la baisse de valeur des collatéraux, les liquidations en cascade, les écarts de taux soudains. Le risque de contrat intelligent recouvre les bugs, les intégrations défaillantes, les dépendances à d’autres programmes. Le risque de liquidité recouvre l’impossibilité de sortir vite, ou le coût d’une sortie forcée.

Un historique sans mauvaise dette côté prêteurs, même s’il est réel, n’est pas une garantie pour demain. Les marchés de crédit onchain changent de collatéral. Ils accueillent des actions tokenisées, des dépôts plus institutionnels, des corrélations nouvelles. Un livre propre dans un régime de marché n’annonce pas un livre propre dans le régime suivant.

Il faut aussi séparer le risque du protocole et le risque de la stratégie. Kamino fournit les contrats et l’exécution. Galaxy fournit le mandat. Une allocation trop concentrée sur un marché donné peut mal tourner même si le protocole fonctionne comme prévu. Inversement, une infrastructure défaillante peut blesser une stratégie prudente. Les deux couches existent en même temps.

Ce Que Les Déposants Devraient Examiner Avant D’Entrer

Avant de déposer, la liste utile n’est pas longue, mais elle est exigeante. Quels marchés le vault peut-il intégrer ? Quels plafonds d’exposition s’appliquent ? Comment les allocations peuvent-elles changer ? Existe-t-il des frais de gestion ou de performance ? Que se passe-t-il en cas de file de retrait ? Le vault USDC et le vault USDT répondent-ils réellement au même besoin de trésorerie ?

Galaxy n’a pas publié de cible de collecte ni de date butoir pour atteindre un encours donné. Les deux produits sont déjà en ligne. Cette absence de quota public a un avantage : elle évite la course artificielle aux dépôts. Elle a un inconvénient : le déposant ne sait pas quelle taille le curateur vise, ni comment la stratégie se comportera une fois le capital plus lourd.

La taille compte. Un petit vault peut se glisser dans des marchés étroits. Un grand vault déplace les taux, concentre le risque et rend les sorties plus visibles. La curation d’aujourd’hui n’est donc qu’une photographie. Les prochaines décisions d’allocation écriront le vrai récit.

Le Rendement Comme Conséquence, Pas Comme Promesse

Beaucoup de textes sur la DeFi commencent par le taux. Ici, le taux est volontairement absent. Ce choix éditorial de Galaxy n’est pas anodin. Afficher un APY fixe attire le trafic. Il attire aussi les comparaisons trompeuses. Un vault curaté gagne ce que les emprunteurs paient, moins les frictions, moins les périodes où le capital reste inactif, moins d’éventuels frais.

Le GOFR, avec ses 4,40 % et 4,00 % indicatifs, donne une idée du coût de financement institutionnel observé à une date donnée. Ce n’est pas le rendement des vaults. Le rendement des vaults dépendra des marchés choisis, de l’intensité de l’emprunt, de la qualité du collatéral et de la discipline d’allocation. Un lecteur qui cherche un chiffre unique aujourd’hui cherche la mauvaise chose.

La bonne question est plus lente. Quel est le mandat ? Quelle est la limite ? Qui peut modifier les deux ? Tant que ces réponses restent claires, le produit peut intéresser une trésorerie. Dès qu’elles s’embrouillent, le vault redevient un simple agrégateur de rendement parmi d’autres.

Une Concurrence Qui Se Joue Sur Le Contrôle Du Risque

Le marché des vaults curatés n’appartient plus à un seul protocole ni à une seule chaîne. Morpho a servi de premier terrain à Galaxy. Kamino devient le deuxième. D’autres acteurs continueront d’empiler des stratégies USDC et USDT, avec des promesses de rendement plus bruyantes. La différenciation de Galaxy n’est pas le taux. C’est le cadre : standards de collatéral, limites d’exposition, surveillance héritée d’une activité de prêt déjà chiffrée en milliards.

Cette différenciation ne convaincra pas tout le monde. Une partie du public DeFi veut maximiser le rendement et accepte une surface de risque plus large. Une autre partie, plus institutionnelle, veut un processus. Les deux publics peuvent coexister sur le même protocole. Ils ne devraient pas lire le même produit de la même façon.

Kamino, en accueillant Galaxy, gagne une vitrine. Galaxy, en arrivant sur Solana, gagne un nouveau bassin de liquidité et une présence plus directe sur des marchés de crédit déjà utilisés dans son programme de financement. L’intérêt est réciproque. La responsabilité aussi.

Ce Que Cette Annonce Dit De La Finance Onchain En 2026

Le crédit onchain n’est plus seulement un laboratoire. Il devient une infrastructure de trésorerie parallèle, encore imparfaite, déjà assez grande pour attirer des livres de prêts institutionnels. Les stablecoins en sont le carburant. Les protocoles de prêt en sont les chambres de compensation improvisées. Les curateurs deviennent les comités de crédit d’un monde où le code exécute plus vite que les réunions.

Cette évolution n’efface pas les crises passées. Elle les déplace. Les mauvaises dettes de demain ne ressembleront peut-être pas à celles d’hier. Elles pourront naître d’un collatéral tokenisé mal compris, d’une corrélation soudaine entre actions tokenisées et crypto, d’une file de retrait trop longue, d’un oracle trop lent. Le travail d’un curateur consiste précisément à réduire la liste, pas à la nier.

Galaxy n’a pas annoncé de montant cible. Kamino n’a pas transformé son historique en garantie. Les vaults sont live. Le reste se jouera dans les allocations suivantes, visibles onchain, révisables, parfois discrètes jusqu’au jour où le marché demandera des comptes.

Une Lecture Utile Pour La Suite

Si l’on devait retenir une boussole, ce serait celle-ci. Le vault USDT raconte une histoire de préservation. Le vault USDC raconte une histoire de rendement un peu plus offensif. Galaxy raconte une histoire de standards institutionnels. Kamino raconte une histoire de rails Solana déjà empruntés par des flux de plus en plus mixtes, crypto d’abord, actifs tokenisés ensuite.

Aucune de ces histoires n’est fausse. Aucune n’est complète. Le déposant qui entre maintenant n’achète pas un taux. Il achète une politique de crédit appliquée à des marchés vivants. Cette politique peut évoluer. Elle le fera probablement. C’est même le principe d’une stratégie activement gérée.

Reste alors la seule phrase qui compte après l’annonce : qui, concrètement, a le droit de changer les limites lorsque le collatéral se met à trembler. Galaxy dit que ce sera son équipe de curation, avec le même cadre que dans son métier de prêt. Les contrats de Kamino diront comment cette décision se traduit en mouvements d’argent. Entre les deux, le marché jugera.

Les vaults sont ouverts. Les règles, elles, commenceront vraiment à parler dès la première réallocation visible. C’est à cet instant, plus qu’au communiqué de septembre, que l’on saura si la finance institutionnelle a simplement visité Solana, ou si elle a décidé d’y installer une partie de sa trésorerie.

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