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Franc-Jeu Sur France 2 Accueille Raphaël Glucksmann Dimanche

Ce dimanche à 13h20, Benjamin Duhamel reçoit Raphaël Glucksmann dans Franc-jeu. Interview longue, débat et stratégie 2027 : un face-à-face qui promet de bousculer la rentrée politique.

Qui sera vraiment face à la caméra ce dimanche midi, alors que le calendrier politique s’accélère déjà vers 2027 ? Sur le service public, le rendez-vous n’a plus rien d’anodin. Franc-jeu s’installe comme le grand entretien de la rentrée, et l’invité choisi pour ce 6 septembre 2026 n’est pas un figurant de passage. Benjamin Duhamel accueille Raphaël Glucksmann pour un face-à-face en direct, long, serré, conçu pour coller aux faits autant qu’aux ambitions. L’émission commence à 13h20, en simultané à la télévision, à la radio et en streaming. Avant même le générique, une question circule : comment un député européen, cofondateur de Place publique, entend-il transformer une ligne sociale, écologique et européenne en projet de pouvoir crédible ?

Un dimanche politique sous haute tension

Le week-end n’est plus seulement un moment de repos dans le paysage audiovisuel. Il est devenu un terrain d’épreuve pour les responsables qui veulent exister hors des plateaux du soir. Franc-jeu joue précisément cette carte. Le format arrive au cœur du dimanche midi, quand les familles déjeunent, quand les électeurs zappent encore entre information et divertissement, quand une parole politique peut encore surprendre. Ce 6 septembre, l’enjeu n’est pas seulement de « passer à la télé ». Il s’agit de tenir une ligne pendant plus d’une heure, de répondre sans filet, de défendre des propositions et d’accepter la contradiction.

Raphaël Glucksmann n’arrive pas en inconnu. Cofondateur de Place publique, député européen, figure d’une gauche qui se revendique pro-européenne, il a déjà multiplié les prises de parole depuis l’été. Sa candidature à l’élection présidentielle de 2027 n’est plus un secret de couloir. Elle est devenue un fait politique. Dans Franc-jeu, il devra pourtant la traduire en méthode. Comment rassembler ? Avec qui ? Sur quelles priorités budgétaires ? Et surtout, comment convaincre qu’une vision sociale et écologique peut tenir face aux contraintes de l’État, de l’Europe et des marchés ?

À retenir avant le direct
Dimanche 6 septembre à 13h20, Franc-jeu réunit Benjamin Duhamel et Raphaël Glucksmann en simultané sur France 2, France Inter et france.tv. Interview longue, décryptage, puis débat avec un contradicteur.

Qui est l’invité de Benjamin Duhamel ce 6 septembre ?

L’invité politique de Franc-jeu, ce dimanche, est Raphaël Glucksmann. Le nom circule depuis des jours dans les grilles et les conversations de rentrée. Pour beaucoup de téléspectateurs, il reste associé à une gauche européenne, parfois intellectuelle, parfois accusée d’être trop éloignée des urgences du quotidien. Pour d’autres, il incarne au contraire une alternative à la polarisation, une tentative de reconstruire un camp réformateur à gauche sans céder aux simplifications.

Dans l’émission, cette dualité d’image ne pourra pas rester floue. Benjamin Duhamel n’est pas là pour dérouler un portrait mondain. Il vient d’arriver sur France 2 après des années de rendez-vous matinaliers d’information. Son réflexe professionnel, c’est la relance, le chiffre, la précision. Un invité déclaré candidat à 2027 ne peut pas se contenter d’une déclaration d’intention. Il doit expliquer comment il gouvernerait, avec quelles alliances, selon quel calendrier, et à quel prix.

Le public verra aussi un homme déjà installé dans le débat national. Compagnon de Léa Salamé, figure médiatique autant que politique, Raphaël Glucksmann entre dans un exercice délicat : séparer la notoriété personnelle de la démonstration programmatique. Franc-jeu lui offre un temps long. Ce temps long est une chance. C’est aussi un piège. Plus l’entretien dure, plus les approximations deviennent visibles.

Chaque responsable politique est invité à détailler ses propositions, mais aussi à les confronter à la réalité des faits et aux attentes des électeurs.

Raphaël Glucksmann est-il déjà dans la course de 2027 ?

Oui. Il s’est lancé dès l’été, avec une ambition claire : rassembler autour d’une ligne sociale, écologique et européenne. Cette phrase, souvent répétée, devra pourtant quitter le registre du slogan. Dans un entretien politique de service public, le mot « rassemblement » n’a de valeur que s’il désigne des forces, des compromis, des lignes rouges et des calendriers. Qui accepte de marcher avec lui ? Qui refuse ? Quelles organisations, quels élus, quels électorats ?

La présidentielle de 2027 n’est plus un horizon lointain. Elle structure déjà les plateaux, les déplacements, les notes de doctrine, les attaques anticipées. Un candidat qui apparaît trop tôt risque de s’user. Un candidat qui apparaît trop tard risque de manquer la construction d’un camp. Franc-jeu arrive pile dans cette zone grise : assez tôt pour poser un cadre, assez tard pour que les premières critiques existent déjà.

Glucksmann devra donc faire deux choses à la fois. D’un côté, rassurer ceux qui doutent de sa capacité à exercer le pouvoir. De l’autre, convaincre qu’il n’est pas seulement un commentateur lucide de l’Europe, mais un chef de projet capable d’arbitrer. Financer des priorités sociales et écologiques, ce n’est pas une formule. C’est une architecture fiscale, une politique industrielle, une stratégie européenne, une gestion de la dette, une lecture du travail et du pouvoir d’achat.

Quel est le concept exact de Franc-jeu ?

Franc-jeu n’est pas un talk-show décoratif. La nouvelle émission politique de France 2 se présente comme un rendez-vous hebdomadaire exigeant. Trois couches s’empilent : une interview au long cours, un décryptage de l’actualité, puis un débat contradictoire. Le responsable invité n’est pas seulement interrogé sur ce qu’il pense. Il est sommé de relier ses idées à des faits, à des chiffres, à des contradictions internes, à des attentes électorales concrètes.

Le titre lui-même dit la méthode. Franc-jeu, c’est la promesse d’un échange à découvert. Pas de séquence trop lisse, pas de monologue interminable sans relance, pas de débat où chacun récite sa fiche. Benjamin Duhamel mène le face-à-face, relance, demande des précisions, confronte les données. Son rôle ne s’arrête pas à l’interview. Il organise aussi la contradiction, en faisant entrer un interlocuteur choisi pour porter un regard différent.

Cette architecture a un avantage pour le téléspectateur. Elle évite le seul portrait complaisant. Elle évite aussi le pugilat stérile. L’invité a le temps de déployer un projet. Puis il doit le défendre contre quelqu’un qui n’est pas là pour l’applaudir. Entre les deux, le présentateur sert de régulateur et de vérificateur. C’est tout l’intérêt d’un format de service public placé en milieu de journée : moins de spectacle, davantage de démonstration.

Le temps long

L’invité dispose d’une interview étendue pour poser son projet, ses priorités et sa méthode de rassemblement.

La contradiction

Un débat vient tester la solidité des propositions économiques, sociales et européennes.

Pourquoi Benjamin Duhamel change la donne

Le présentateur n’est pas un décor. Benjamin Duhamel arrive à France 2 avec une habitude des matinales d’information, c’est-à-dire des formats où chaque seconde compte et où l’invité ne peut pas noyer le poisson. Dans Franc-jeu, il dispose de davantage de temps, mais il conserve le même réflexe : empêcher la langue de bois de s’installer trop longtemps.

Sa présence donne à l’émission une identité hybride. Ce n’est ni le grand-messe du dimanche soir d’autrefois, ni le plateau saturé de chroniqueurs. C’est un entretien conduit par un journaliste formé à l’actualité chaude, désormais chargé d’un exercice plus stratégique. Il doit à la fois laisser l’invité exister et l’empêcher de glisser hors sujet. Il doit aussi préparer le terrain du contradicteur sans transformer l’émission en tribunal.

Pour Raphaël Glucksmann, cette configuration est exigeante. Un journaliste trop complaisant lui offrirait un confort trompeur. Un journaliste trop agressif lui permettrait de se draper dans le rôle de la victime médiatique. Duhamel vise un troisième chemin : la précision. Combien ça coûte ? Qui paie ? Quelle majorité ? Quelle Europe ? Quelle réforme en premier ? Ces questions, répétées avec calme, sont souvent plus déstabilisantes qu’un coup de théâtre.

Le débat après l’interview : le vrai test

Dans l’édition du 6 septembre, l’entretien ne s’arrête pas à la présentation du projet. Il se prolonge par un débat avec un contradicteur sur les grands enjeux économiques et politiques du pays. C’est là que l’émission quitte le registre de la profession de foi pour entrer dans celui de la résistance argumentaire. Une proposition écologique tient-elle si l’on parle d’emploi industriel ? Une priorité sociale reste-t-elle finançable si l’on parle de déficit ? Une stratégie européenne convainc-t-elle si l’on parle de souveraineté et de frontières ?

Le contradicteur n’est pas un accessoire. Il sert à faire sortir l’invité de son texte. Il force la pédagogie. Il oblige à hiérarchiser. Un candidat peut avoir dix priorités sur le papier. À l’antenne, il doit en choisir trois et expliquer pourquoi les autres attendront. C’est précisément ce que les électeurs regardent, même sans le formuler ainsi : non pas la beauté d’un discours, mais la capacité à trancher.

Franc-jeu mise sur cette séquence pour tester deux compétences rarement visibles dans un meeting. La première, c’est la maîtrise des dossiers. La seconde, c’est la tenue en direct. Savoir répondre sans s’emporter, sans fuir, sans reciter une fiche trop lisse, voilà ce qui sépare un intellectuel public d’un prétendant à l’exercice du pouvoir. Dimanche, cette frontière sera au centre du plateau.

À quelle heure et sur quelles antennes regarder l’émission ?

Franc-jeu est diffusée en direct chaque dimanche à 13h20. Pour ce numéro du 6 septembre, le dispositif reste celui du service public élargi. Même émission, même horaire, trois portes d’entrée : la télévision sur France 2, la radio sur France Inter, le streaming sur france.tv. Cette simultanéité n’est pas un détail technique. Elle dit une ambition : installer un rendez-vous politique commun, visible hors des seules habitudes du prime time.

Le choix de 13h20 n’est pas neutre. Le dimanche midi reste une case familiale, parfois sous-estimée par les états-majors, souvent précieuse pour capter des publics qui ne resteront pas collés à un débat de 21 heures. On peut écouter en préparant le café, regarder en rentrant d’une course, reprendre plus tard en replay. L’émission cherche précisément cette circulation entre antennes et usages.

Pour ceux qui manquent le direct, le rattrapage est prévu. La vidéo est proposée gratuitement en streaming sur france.tv. Les séquences audio et l’intégrale se retrouvent ensuite en podcast sur le site et l’application de France Inter. Autrement dit, l’entretien de Raphaël Glucksmann n’est pas conçu comme un événement évaporé à 14h30. Il est pensé comme un objet reconfigurable : extrait, citation, séquence de débat, morceau d’interview.

Info pratiqueDétail du 6 septembre
HoraireDirect à 13h20
TélévisionFrance 2
RadioFrance Inter
Streamingfrance.tv
InvitéRaphaël Glucksmann
PrésentateurBenjamin Duhamel

Ce que l’invité devra clarifier sur le rassemblement à gauche

Le mot revient dans toutes les notes de rentrée : rassemblement. À gauche, il désigne à la fois un espoir et une blessure. Depuis plusieurs cycles électoraux, les électorats se regardent en chiens de faïence. Les uns parlent de trahison sociale, les autres d’impuissance européenne, d’autres encore de naïveté écologique. Un candidat qui prétend rassembler ne peut plus se contenter d’appeler à l’unité comme on allume une bougie.

Dans Franc-jeu, Raphaël Glucksmann devra donc nommer. Nommer les désaccords acceptables. Nommer ceux qui ne le sont pas. Dire s’il cherche d’abord un socle social-démocrate, un arc écologiste, un front républicain plus large, ou une synthèse encore incertaine. Le public n’attend pas une thèse de science politique. Il attend une carte. Qui est dedans, qui reste dehors, et pourquoi.

Il devra aussi expliquer comment ce rassemblement survit au contact du pouvoir. Gouverner, ce n’est pas additionner des communiqués. C’est choisir un budget, un calendrier parlementaire, une politique migratoire, une doctrine industrielle, une place dans l’Alliance atlantique, une méthode face aux crises. Une ligne « sociale, écologique et européenne » peut sembler cohérente dans un meeting. Elle devient un champ de mines dès que l’on parle d’arbitrages.

Pouvoir d’achat, écologie, Europe : les dossiers qui fâchent

Trois blocs devraient occuper une grande partie de l’antenne. Le premier, c’est le quotidien économique. Salaire, logement, facture énergétique, services publics : aucun projet présidentiel n’existe s’il ne dit pas comment les ménages vivent jusqu’à la fin du mois. Le deuxième, c’est la transition écologique. Non pas comme décor moral, mais comme politique industrielle, fiscale et territoriale. Le troisième, c’est l’Europe, terrain naturel de Glucksmann, mais aussi terrain de soupçon pour une partie de l’électorat.

Sur chacun de ces blocs, Benjamin Duhamel peut exiger des ordres de grandeur. Une mesure sociale sans chiffrage reste une intention. Une mesure écologique sans calendrier reste une affiche. Une mesure européenne sans traduction nationale reste une conférence. L’émission est conçue pour faire descendre les idées dans le réel. C’est d’ailleurs tout l’intérêt d’un contradicteur : il rappellera les contraintes que l’invité préférerait traiter plus tard.

Le financement sera le nerf de la séquence. Comment payer les priorités sociales et écologiques ? Par l’impôt, par la dette, par la réorientation de dépenses existantes, par une politique européenne de relance, par une réforme du travail, par une lutte contre la fraude, par une combinaison de tout cela ? Un candidat déclaré ne peut plus répondre « on verra au moment des arbitrages ». Dimanche, le moment des arbitrages, c’est l’antenne elle-même.

  • Préciser le socle social prioritaire pour le quinquennat.
  • Relier la transition écologique à l’emploi et à l’industrie.
  • Expliquer la méthode européenne sans jargon institutionnel.
  • Donner un ordre de marche pour 2027, pas seulement une vision.

Une nouvelle case pour le service public

Chaque week-end, le service public cherche à muscler son offre politique. Franc-jeu s’inscrit dans cette stratégie. Face à la fragmentation des audiences, à la concurrence des réseaux et à la fatigue des plateaux classiques, une émission de milieu de journée peut sembler risquée. Elle peut aussi devenir un réflexe, à condition d’offrir autre chose qu’une répétition des petites phrases déjà vues le vendredi soir.

Le pari est simple à formuler, difficile à tenir. Donner du temps à un responsable, puis le mettre en difficulté sans basculer dans le spectacle. Mixer télévision et radio pour élargir le public. Conserver une exigence de faits tout en restant regardable pendant un déjeuner familial. Si le format fonctionne, il peut devenir une étape obligée de la pré-campagne. Si le format s’enlise, il ne sera qu’une case de plus dans une grille déjà saturée de politique.

Le numéro avec Raphaël Glucksmann servira donc aussi de test pour l’émission elle-même. Un invité déjà médiatique, un sujet déjà chargé, un présentateur encore nouveau sur l’antenne : tous les ingrédients d’une première impression durable sont là. Les téléspectateurs jugeront autant le projet de l’invité que la tenue du cadre. Est-ce fluide ? Est-ce clair ? Est-ce utile ? Ou n’est-ce qu’une autre conversation entre initiés ?

Ce que le public vient vraiment chercher

On se trompe souvent sur l’attente des téléspectateurs. Beaucoup n’espèrent pas une conversion idéologique en soixante minutes. Ils veulent comprendre si la personne en face sait où elle va. Ils veulent entendre une priorité plutôt que quinze. Ils veulent un début de réponse sur le pouvoir d’achat, l’école, l’hôpital, l’Europe, la sécurité, le climat. Ils veulent aussi sentir si l’invité parle au pays réel ou seulement à son camp.

Franc-jeu, par son horaire et son dispositif, s’adresse à ce public mixte. Il y aura des convaincus, des curieux, des hostiles, des indifférents qui laissent la télévision allumée. Cette diversité oblige l’invité à changer de langue. Trop d’abstraction, et une partie du salon décroche. Trop de communication, et l’autre partie accuse le vide. Le bon entretien politique, c’est celui qui tient les deux bouts : la clarté pour le plus grand nombre, la densité pour ceux qui connaissent déjà le dossier.

C’est aussi pour cela que le format mixte télé-radio a du sens. À la radio, la voix porte davantage que le décor. À la télévision, le visage, les silences, les hésitations deviennent des informations. En streaming, le spectateur découpe, relit, partage une séquence. L’émission n’a donc plus un seul public. Elle en a trois, superposés, avec des critères de réussite différents.

Comment revoir l’entretien après le direct

Tout le monde ne sera pas disponible à 13h20 pile. Le replay fait donc partie du dispositif autant que le direct. Sur france.tv, l’émission est prévue en rattrapage gratuit. Sur France Inter, les extraits et l’intégrale audio doivent suivre en podcast. Cette double vie de l’entretien change la manière dont un invité prépare sa prestation. Une phrase maladroite ne meurt plus à la fin de l’après-midi. Elle circule, elle est découpée, elle revient.

Pour le téléspectateur, c’est une liberté. On peut regarder l’interview seule, sauter au débat, réécouter une réponse sur le financement, comparer deux moments de tension. Pour le responsable politique, c’est une discipline. Il ne s’agit plus seulement de « passer le direct ». Il s’agit de produire des réponses qui tiennent après montage, après citation, après confrontation avec d’autres données.

Où regarder l’interview de Raphaël Glucksmann ce dimanche ? Sur France 2, France Inter et france.tv à partir de 13h20, puis en rattrapage dès que le fichier est mis en ligne. La consigne pratique est simple. Choisir son canal, noter l’horaire, et ne pas attendre une hypothétique rediffusion de soirée qui n’est pas le cœur du dispositif.

Ce que cette séquence dit déjà de la rentrée

Un seul plateau ne fait pas une campagne. Il révèle pourtant une méthode. Inviter Raphaël Glucksmann dès ce 6 septembre, c’est admettre que la séquence 2027 a commencé, même si les électeurs n’en sont pas encore à choisir un bulletin. Les partis observent. Les alliés potentiels écoutent. Les adversaires préparent leurs contre-arguments. Les journalistes testent la solidité du récit.

La rentrée politique n’aime pas le vide. Elle le remplit de visages, de formules, de premières joutes. Franc-jeu entre dans cette mécanique avec un avantage : le temps long. Là où d’autres formats broient l’invité en huit minutes, celui-ci l’oblige à construire. Le risque, évidemment, c’est la dilution. Le bénéfice, c’est la lisibilité. Dimanche, on saura assez vite de quel côté penche l’émission.

Il faudra aussi regarder ce qui se joue hors champ. Un bon entretien politique ne se juge pas seulement à l’audience brute. Il se juge aux phrases qui survivent le lundi matin, aux dossiers qui s’ouvrent ensuite, aux alliances qui se précisent ou se ferment. Glucksmann peut sortir grandi s’il paraît concret. Il peut sortir fragile s’il paraît seulement éloquent. Entre les deux, il n’y a souvent qu’une série de réponses chiffrées.

Les pièges classiques d’un face-à-face de rentrée

Le premier piège, c’est l’excès de biographie. Parler de soi, de son parcours, de son couple médiatique, de son image européenne, peut humaniser. Cela peut aussi retarder le moment où l’on parle du pays. Le deuxième piège, c’est l’excès de doctrine. Un électeur peut comprendre une boussole. Il décroche si chaque réponse devient un séminaire. Le troisième piège, c’est l’attaque permanente contre les autres. Critiquer ne suffit plus à faire programme.

Benjamin Duhamel aura probablement ces trois dérives en tête. Son intérêt, et celui du format, est d’y revenir sans cesse : concrètement, que faites-vous ? Dans quel ordre ? Avec quels moyens ? Cette insistance agace parfois les invités. Elle sert le public. Une émission politique utile n’est pas celle qui produit le plus de tension visible. C’est celle qui réduit le flou.

Raphaël Glucksmann connaît ces codes. Il a l’habitude des studios, des tribunes, des débats européens. Mais une pré-campagne nationale a une autre musique. Elle demande moins de démonstration culturelle et davantage de contrat. Dimanche, le contrat devra commencer à s’écrire à voix haute, sous le regard d’un contradicteur et d’un présentateur chargé de ne rien laisser passer trop vite.

Pourquoi ce numéro peut compter plus qu’un simple passage TV

Certains entretiens restent des souvenirs de grille. D’autres deviennent des points de bascule. La différence tient rarement au décor. Elle tient à une réponse inattendue, à un chiffre assumé, à une alliance enfin nommée, à une faiblesse trop visible. Franc-jeu offre précisément le temps nécessaire pour que l’un de ces moments arrive. Encore faut-il que l’invité accepte de sortir du texte sûr.

Pour Place publique et pour ceux qui regardent vers une candidature de rassemblement, l’enjeu est stratégique. Un bon passage peut donner de l’oxygène, attirer des soutiens, forcer les autres à réagir. Un passage pâle peut confirmer le soupçon d’une offre trop étroite, trop urbaine, trop européenne au mauvais sens du terme. Le plateau devient alors moins un média qu’un révélateur.

Les téléspectateurs, eux, n’ont pas à trancher toute la présidentielle ce dimanche. Ils peuvent simplement écouter. Comparer. Garder une phrase. En jeter une autre. C’est déjà beaucoup. Dans une période où la politique paraît souvent bruyante et peu lisible, un entretien construit reste un service. Encore faut-il qu’il soit regardé pour ce qu’il est : non pas un sacre, mais une mise à l’épreuve.

Le mode d’emploi simple avant de zapper

Si l’on résume l’essentiel sans jargon, voici ce qu’il faut retenir. Dimanche 6 septembre, à 13h20, Franc-jeu reçoit Raphaël Glucksmann. Benjamin Duhamel conduit l’entretien. L’émission mêle interview longue, lecture de l’actualité et débat contradictoire. Elle passe en même temps sur France 2 et France Inter, avec replay sur france.tv et version audio ensuite. L’invité devra parler projet, rassemblement, financement et crédibilité de pouvoir.

Ce n’est pas plus compliqué que cela, et c’est déjà considérable. Une grille de rentrée se juge à ces rendez-vous-là : clairs, repérables, utiles. On sait où aller, à quelle heure, pour entendre qui, sur quel sujet. Le reste appartient au direct. Une bonne réponse peut installer une dynamique. Un flottement peut nourrir le scepticisme. Personne ne le saura vraiment avant que les micros s’allument.

Alors faut-il regarder ? Si l’on s’intéresse à la recomposition à gauche, à l’offre européenne, à la manière dont 2027 commence à s’écrire, oui. Si l’on veut seulement une séquence nette sur un candidat déclaré, oui encore. Si l’on cherche un spectacle immédiat, peut-être moins. Franc-jeu promet autre chose : un face-à-face assez long pour que l’on ne puisse plus dire, ensuite, que l’on n’a pas entendu les questions.

L’essentiel en une minute

Invité : Raphaël Glucksmann. Présentateur : Benjamin Duhamel. Émission : Franc-jeu. Jour : dimanche 6 septembre 2026. Heure : 13h20. Antennes : France 2, France Inter, france.tv. Enjeu : projet 2027, rassemblement, contradiction économique.

Après 13h20, le débat ne s’arrêtera pas là

Quand le générique de fin arrivera, le véritable travail commencera ailleurs. Dans les réactions politiques, dans les extraits partagés, dans les vérifications de chiffres, dans les commentaires de ceux qui n’ont vu qu’une séquence. Un entretien de service public a cette particularité : il nourrit ensuite tout l’écosystème de l’actualité. C’est pourquoi la préparation compte autant que la performance.

Raphaël Glucksmann le sait. Benjamin Duhamel aussi. Le public, souvent, le découvre après coup, lorsque une phrase revient hors contexte ou, au contraire, lorsqu’une explication claire circule mieux que prévu. Dimanche, l’enjeu n’est donc pas seulement de remplir une case de programme. C’est de poser une première pierre lisible dans une année qui n’aura bientôt plus rien de calme.

Il restera ensuite à observer si Franc-jeu confirme son allure de rendez-vous durable. Une émission politique ne s’impose pas par son lancement. Elle s’impose par sa régularité, par la qualité de ses invités, par l’honnêteté de ses contradictions. Le numéro du 6 septembre offre un premier vrai coup d’œil. L’invité est identifié. L’horaire est clair. Le dispositif est posé. Place, maintenant, aux réponses. Et c’est précisément ce que l’on viendra chercher à 13h20 : moins une posture, davantage une démonstration.

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