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Éthiopie : Redécoupage Électoral Explosif au Tigré

Une partie du Tigré votera hors de sa région aux législatives de juin, selon la commission électorale. Colère massive au Tigré : violation de la Constitution ou simple mesure technique ? Les critiques fusent, la paix déjà précaire vacille…
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Imaginez une région encore marquée par les stigmates d’une guerre dévastatrice, où chaque décision politique ravive les plaies à peine refermées. En Éthiopie, au cœur du Tigré, une annonce récente de la commission électorale nationale vient de jeter de l’huile sur le feu. Une partie du territoire tigréen ne sera pas rattachée administrativement à sa région pour les prochaines élections législatives. Cette mesure, présentée comme temporaire, suscite une vague de critiques acerbes et fait craindre une déstabilisation supplémentaire dans un pays déjà fragile.

Une décision qui ravive les tensions dans le nord éthiopien

La commission électorale éthiopienne a officialisé lundi une mesure qui concerne directement cinq circonscriptions situées dans des zones contestées. Ces territoires, disputés entre la région du Tigré et celle de l’Amhara voisine, seront traités comme des entités administratives distinctes, en dehors du cadre régional tigréen. Les électeurs de ces zones participeront uniquement aux élections fédérales en juin, sans lien administratif avec l’administration tigréenne actuelle.

Cette annonce s’appuie sur une décision du parlement fédéral éthiopien. Elle vise à maintenir un statu quo le temps que les revendications territoriales opposant les deux régions soient tranchées définitivement. Mais pour beaucoup au Tigré, cette approche ressemble davantage à une remise en cause des frontières historiques qu’à une simple mesure technique.

Le lourd héritage d’une guerre de deux ans

Pour comprendre la violence des réactions, il faut remonter au conflit qui a ravagé le Tigré entre 2020 et 2022. Cette guerre opposait l’armée fédérale, soutenue par des milices locales principalement issues de l’Amhara et par des forces érythréennes, aux forces issues des autorités tigréennes affiliées au Front de libération du peuple du Tigré (TPLF). Bilan humain : au moins 600 000 morts selon les estimations de l’Union africaine, un chiffre que certains spécialistes jugent même sous-évalué.

L’accord de paix signé fin 2022 à Pretoria avait mis fin aux hostilités ouvertes. Il prévoyait un retour au calme, le désengagement des forces non tigréennes du territoire et la résolution des différends territoriaux par des mécanismes constitutionnels. Pourtant, plus de trois ans après, la situation reste explosive. Des troupes érythréennes et des milices amhara demeurent présentes dans certaines parties du Tigré, en violation flagrante des termes de l’accord.

Les autorités tigréennes réclament sans relâche le retrait complet de ces forces et la restitution des territoires qu’elles considèrent comme faisant partie intégrante de leur région. De leur côté, les nationalistes amhara revendiquent également ces zones, alimentant un contentieux territorial profond.

Les réactions cinglantes au sein du Tigré

L’annonce de la commission électorale n’a pas tardé à provoquer un tollé. Tadesse Werede, président de l’administration intérimaire du Tigré mise en place par le gouvernement fédéral, a fermement condamné cette décision. Selon lui, elle a été prise par une assemblée qui ne compte aucune représentation du peuple tigréen, le parlement actuel issu des élections de 2021 n’ayant pu organiser le scrutin dans la région en raison du conflit.

Cette décision est fermement condamnée. Elle a été adoptée par un conseil dépourvu de la représentation et de la voix du peuple tigréen et risque d’avoir des conséquences graves.

De son côté, Getachew Reda, ancien dirigeant rebelle pendant la guerre et aujourd’hui ministre au sein du gouvernement fédéral dirigé par Abiy Ahmed, n’a pas mâché ses mots. Il a dénoncé une mesure susceptible de déstabiliser davantage la paix fragile du pays.

Accusations de violation constitutionnelle

Amanuel Assefa, numéro deux du TPLF, parti historiquement dominant au Tigré mais aujourd’hui marginalisé et radié de la liste des formations politiques légalement enregistrées, est allé plus loin. Il accuse la chambre basse du parlement de violer la Constitution en tentant de redessiner les frontières du Tigré.

Ces critiques soulignent un point central : l’absence de députés tigréens au parlement actuel. Le scrutin de 2021 n’ayant pas pu se tenir dans la région, celle-ci n’a aucun représentant direct au niveau fédéral. Cette situation renforce le sentiment d’exclusion et d’injustice chez de nombreux Tigréens.

Une instabilité persistante qui inquiète

Le Tigré traverse depuis plusieurs mois une période de haute tension. Des troupes fédérales et des forces tigréennes se font face de part et d’autre des frontières régionales. Des affrontements ont éclaté dès janvier, ravivant la peur d’une reprise des hostilités à grande échelle.

Addis-Abeba reproche par ailleurs au TPLF de se rapprocher de l’Érythrée, pays voisin avec lequel l’Éthiopie entretient des relations très difficiles. Ces accusations mutuelles alimentent un climat de méfiance généralisée.

Volker Türk, Haut-Commissaire des Nations unies aux droits de l’homme, a récemment lancé un appel pressant à toutes les parties. Il a insisté sur la nécessité d’une désescalade immédiate, avant qu’il ne soit trop tard.

Les élections législatives de juin en toile de fond

Ces tensions interviennent à quelques mois des élections législatives prévues le 1er juin. L’Éthiopie, géant de l’Afrique de l’Est avec environ 130 millions d’habitants, s’apprête à un scrutin majeur. Mais dans un contexte où la paix reste précaire, chaque mesure administrative prend une dimension politique explosive.

La décision concernant les cinq circonscriptions contestées illustre parfaitement les défis auxquels le pays est confronté. Entre revendications territoriales non résolues, méfiance intercommunautaire et fragilité institutionnelle, l’Éthiopie marche sur un fil.

Les observateurs s’interrogent : cette mesure permettra-t-elle de garantir un scrutin inclusif ou, au contraire, accentuera-t-elle les divisions ? Les réponses apportées dans les prochains mois seront déterminantes pour l’avenir du Tigré et de l’ensemble du pays.

La situation appelle à la prudence et au dialogue. Les autorités fédérales, les acteurs régionaux et la communauté internationale doivent redoubler d’efforts pour éviter que des décisions techniques ne deviennent des détonateurs politiques. Le Tigré, déjà meurtri, ne peut se permettre une nouvelle spirale de violence.

En attendant, la colère monte et les craintes grandissent. Juin approche, et avec lui, un scrutin qui pourrait soit apaiser les tensions, soit les exacerber durablement. L’Éthiopie retient son souffle face à cet enjeu crucial pour sa stabilité future.

Ce développement électoral n’est pas isolé. Il s’inscrit dans un long processus de reconstruction post-conflit où chaque pas semble semé d’embûches. Les zones disputées, au cœur du contentieux, symbolisent les défis plus larges d’un fédéralisme éthiopien mis à rude épreuve.

Les populations locales, prises entre revendications identitaires et aspirations à la paix, attendent des solutions concrètes. Le retrait des forces étrangères, le retour des déplacés et une résolution claire des frontières apparaissent comme des préalables indispensables.

Jusqu’ici, l’accord de Pretoria n’a été appliqué que partiellement. Cette incomplétude nourrit frustrations et soupçons. La décision sur les circonscriptions électorales risque d’être perçue comme un nouvel obstacle sur la voie de la normalisation.

Pourtant, des voix appellent à la retenue. Éviter l’escalade verbale et militaire reste prioritaire. Le pays a déjà payé un prix trop lourd. Une nouvelle confrontation serait catastrophique pour tous.

Les prochains mois s’annoncent décisifs. Entre élections sous tension et contentieux territoriaux non résolus, l’Éthiopie joue une partie complexe. Le Tigré, au centre de cette tempête, observe avec inquiétude les évolutions à venir.

Espérons que le dialogue l’emporte sur la confrontation. La paix, si chèrement acquise, mérite d’être préservée à tout prix. L’avenir de millions de personnes en dépend.

Points clés à retenir :

  • Cinq circonscriptions disputées traitées hors Tigré pour les élections fédérales de juin.
  • Critiques virulentes : violation constitutionnelle, risque de déstabilisation.
  • Contexte : guerre 2020-2022, accord Pretoria partiellement appliqué, tensions persistantes.
  • Appel ONU à la désescalade urgente.

Cette affaire dépasse largement le cadre technique. Elle touche aux fondements mêmes du vivre-ensemble dans un pays multiethnique. La manière dont elle sera gérée influencera durablement la confiance dans les institutions fédérales.

Les Tigréens se sentent une nouvelle fois exclus d’un processus qui les concerne directement. Ce sentiment d’injustice pourrait alimenter des frustrations plus profondes si aucune réponse n’est apportée rapidement.

Du côté fédéral, l’objectif affiché est de garantir des élections les plus inclusives possible malgré les contentieux. Mais la méthode choisie soulève interrogations et oppositions.

Dans les zones concernées, les habitants attendent avant tout la sécurité et le retour à une vie normale. Les élections, dans ce contexte, apparaissent presque secondaires face aux enjeux humanitaires et sécuritaires.

Pourtant, elles constituent un moment clé. Un scrutin perçu comme équitable pourrait contribuer à la réconciliation. À l’inverse, toute perception de partialité risquerait d’aggraver les divisions.

L’Éthiopie se trouve à un tournant. La gestion de ce dossier électoral dira beaucoup sur la capacité du pays à surmonter ses fractures passées. Le chemin reste long, mais l’espoir d’une paix durable persiste malgré les nuages qui s’amoncellent.

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