Les électeurs sénégalais se sont rendus aux urnes ce dimanche pour choisir les 165 députés qui siégeront à l’Assemblée nationale pour les cinq prochaines années. La participation s’annonçait importante dans les principaux bureaux de vote de la capitale Dakar, avec de longues files d’attente observées dès l’ouverture du scrutin à 8h00 heure locale.
Pour l’exécutif en place, arrivé au pouvoir il y a seulement 8 mois à la faveur de l’élection présidentielle remportée par Bassirou Diomaye Faye, l’enjeu est d’obtenir une majorité législative la plus large possible. Le but : avoir les coudées franches pour appliquer le programme de « rupture » et de justice sociale qui a séduit les électeurs en mars dernier.
Une nouvelle génération aux manettes
Avec l’arrivée au pouvoir de Bassirou Diomaye Faye et de son mentor Ousmane Sonko, nommé Premier ministre, c’est une nouvelle génération de dirigeants qui a pris les rênes du pays. Se réclamant d’un « panafricanisme de gauche », ces deux avocats de formation ont mené une cohabitation conflictuelle avec l’Assemblée nationale jusqu’ici dominée par l’ancienne majorité présidentielle.
La dissolution du Parlement par le président Faye dès que les délais constitutionnels l’ont permis en septembre a ouvert la voie à ces élections législatives anticipées. L’objectif affiché par le nouveau pouvoir : obtenir une majorité des trois cinquièmes pour pouvoir réviser la Constitution et mettre en accusation l’ancien président Macky Sall sans passer par un référendum.
L’opposition dénonce un risque de dérive
Face à un exécutif qu’elle juge extrémiste et inexpérimenté, l’opposition alerte sur les dangers de lui confier un pouvoir hégémonique sur toutes les institutions. Mais les analystes politiques rappellent que les Sénégalais ont historiquement tendance à confirmer aux législatives leur vote de la présidentielle.
J’espère que le Pastef (parti du Premier ministre Ousmane Sonko) va gagner les élections pour avoir la majorité, c’est pour mieux dérouler leur mandat. La priorité c’est le chômage, les jeunes sont tellement confrontés au chômage.
Pascal Goudiaby, 56 ans, électeur
Quelle majorité au final ?
Les bureaux de vote doivent fermer à 18h, heure locale, et des projections fiables de la future composition de l’Assemblée sont attendues lundi matin grâce au dépouillement rendu public par les médias. Mais au-delà des rapports de force numériques, c’est la capacité du nouveau pouvoir à rassembler largement et éviter la polarisation qui sera observée.
À 46 ans, le président Faye et ses alliés portent les espoirs d’une jeunesse éprouvée par des années de crise économique et de confrontation politique. Mais pour réussir les réformes promises, ils devront aussi convaincre une part de l’opposition et de la société civile du bien-fondé de leur feuille de route. La tâche s’annonce ardue mais indispensable pour pacifier durablement la vie politique sénégalaise.
L’opposition dénonce un risque de dérive
Face à un exécutif qu’elle juge extrémiste et inexpérimenté, l’opposition alerte sur les dangers de lui confier un pouvoir hégémonique sur toutes les institutions. Mais les analystes politiques rappellent que les Sénégalais ont historiquement tendance à confirmer aux législatives leur vote de la présidentielle.
J’espère que le Pastef (parti du Premier ministre Ousmane Sonko) va gagner les élections pour avoir la majorité, c’est pour mieux dérouler leur mandat. La priorité c’est le chômage, les jeunes sont tellement confrontés au chômage.
Pascal Goudiaby, 56 ans, électeur
Quelle majorité au final ?
Les bureaux de vote doivent fermer à 18h, heure locale, et des projections fiables de la future composition de l’Assemblée sont attendues lundi matin grâce au dépouillement rendu public par les médias. Mais au-delà des rapports de force numériques, c’est la capacité du nouveau pouvoir à rassembler largement et éviter la polarisation qui sera observée.
À 46 ans, le président Faye et ses alliés portent les espoirs d’une jeunesse éprouvée par des années de crise économique et de confrontation politique. Mais pour réussir les réformes promises, ils devront aussi convaincre une part de l’opposition et de la société civile du bien-fondé de leur feuille de route. La tâche s’annonce ardue mais indispensable pour pacifier durablement la vie politique sénégalaise.