Imaginez un instant des voix expérimentées, celles d’hommes et de femmes qui ont passé des décennies à représenter leur pays sur la scène mondiale, qui décident de s’exprimer d’une seule et même voix. Ce samedi, cent deux anciens ambassadeurs français et britanniques ont choisi de le faire. Leur message est clair : Paris et Londres, en tant que membres permanents du Conseil de sécurité des Nations unies, doivent agir ensemble pour faire respecter le droit international en Israël et dans les territoires palestiniens. Cette prise de position collective n’est pas anodine. Elle arrive à un moment où la situation sur le terrain continue de se détériorer, et où les appels à la responsabilité se multiplient.
Un appel solennel de cent deux anciens diplomates
Parmi les signataires français figurent des personnalités qui ont occupé des postes stratégiques. Yves Aubin de la Messuzière, ancien ambassadeur et directeur d’Afrique du Nord et du Moyen-Orient au Quai d’Orsay, apporte une connaissance fine de la région. Bernard Bajolet, qui a été ambassadeur en Algérie et en Jordanie, connaît parfaitement les équilibres délicats du Proche-Orient. Denis Bauchard, lui aussi ancien ambassadeur et directeur de la même zone géographique, partage cette expertise. Frédéric Desagneaux, ancien consul général à Jérusalem, a vécu au plus près les réalités du terrain.
Du côté britannique, les noms ne manquent pas non plus de poids. Sir Jeremy Greenstock et Sir Emyr Jones Parry, tous deux anciens ambassadeurs auprès des Nations unies, ont une vision globale des mécanismes internationaux. Sir Vincent Fean, ancien consul général à Jérusalem, complète ce groupe avec une expérience directe des enjeux locaux. Ensemble, ces hommes et femmes forment un ensemble rare de compétences accumulées au fil des années de service diplomatique.
Leur tribune insiste sur un point central : la France et le Royaume-Uni ont reconnu l’État de Palestine en 2025. Cette reconnaissance ne peut rester purement symbolique. Elle doit désormais se traduire en mesures concrètes. Les signataires accusent le gouvernement israélien de compromettre la perspective d’un État palestinien viable. Ils dénoncent avec force la situation humanitaire à Gaza ainsi que les violences et les destructions en Cisjordanie.
La Palestine qui s’efface sous nos yeux
Les diplomates n’y vont pas par quatre chemins. « La Palestine s’efface sous nos yeux », affirment-ils. Cette phrase résonne comme un constat d’urgence. Ils décrivent la précarité des deux millions de Palestiniens de la bande de Gaza. Ces populations se trouvent parquées sur trente pour cent d’un territoire dévasté. Elles sont affamées, privées de médicaments et de logement. Les conditions de vie y sont décrites comme extrêmes, avec un accès limité aux besoins les plus élémentaires.
À Jérusalem-Est et ailleurs en Cisjordanie, le tableau n’est guère plus rassurant. Les destructions de maisons se multiplient. La violence généralisée des colons s’exerce avec la connivence de l’armée et de la police israéliennes. Les signataires n’hésitent pas à qualifier ces pratiques de nettoyage ethnique. Cette formulation forte souligne la gravité de ce qu’ils observent sur le terrain. Chaque maison détruite, chaque acte de violence contribue, selon eux, à rendre plus lointaine encore l’idée d’un État palestinien souverain.
Ces descriptions ne sont pas isolées. Elles s’inscrivent dans un contexte plus large de tensions entre Israël et plusieurs pays européens. Récemment, l’Allemagne, la France, l’Italie et le Royaume-Uni ont conjointement appelé Israël à mettre fin à l’expansion des colonies en Cisjordanie. L’appel des anciens diplomates s’inscrit donc dans une dynamique déjà présente, mais il va plus loin en demandant des actions concrètes et coordonnées entre Paris et Londres.
Condamnation des crimes du 7 octobre et refus de la justification
Les signataires ne passent pas sous silence les événements du 7 octobre 2023. Ils condamnent clairement les « crimes odieux » commis par le Hamas en Israël. Cette condamnation est sans ambiguïté. Pourtant, ils affirment avec la même fermeté que rien ne justifie la politique systématique de destruction de Gaza et de sa population. Cette distinction est au cœur de leur raisonnement. Reconnaître la gravité des attaques du Hamas n’empêche pas, selon eux, de dénoncer les conséquences humanitaires et territoriales qui ont suivi.
Cette position équilibre deux réalités. D’un côté, la souffrance des victimes israéliennes du 7 octobre. De l’autre, la souffrance des populations civiles gazaouies confrontées à une situation décrite comme catastrophique. Les diplomates refusent l’idée qu’une tragédie puisse en justifier une autre. Leur approche repose sur le respect du droit international, applicable à toutes les parties sans exception.
En pratiquant cette distinction, ils rappellent que le droit international humanitaire et les conventions internationales ne souffrent pas d’exceptions fondées sur la vengeance ou la rétorsion. La destruction systématique d’un territoire et de sa population civile reste, à leurs yeux, inacceptable, quelle que soit la gravité des actes qui l’ont précédée.
Des recommandations précises adressées à Paris et Londres
Les cent deux anciens ambassadeurs ne se contentent pas de dénoncer. Ils formulent des recommandations concrètes. Ils demandent à la France et au Royaume-Uni de faire respecter les décisions de la Cour internationale de justice et de la Cour pénale internationale. Parmi les mesures évoquées figurent la suspension d’accords commerciaux avec Israël ainsi que la suspension de la coopération militaire bilatérale.
Ces propositions touchent directement aux relations économiques et de sécurité entre les deux pays européens et Israël. La suspension d’accords commerciaux représenterait un signal fort. La coopération militaire bilatérale, quant à elle, concerne des domaines sensibles liés à la défense et à la sécurité. En suggérant ces leviers, les diplomates indiquent que la reconnaissance de l’État de Palestine doit s’accompagner d’outils de pression capables d’influencer les décisions sur le terrain.
L’appel à l’unité d’action entre Paris et Londres n’est pas anodin. Les deux capitales sont membres permanents du Conseil de sécurité. Leur capacité à agir ensemble leur confère un poids diplomatique particulier. En coordonnant leurs positions, elles pourraient renforcer l’efficacité des décisions internationales déjà prises et contribuer à faire appliquer le droit.
Un appel parallèle adressé aux Palestiniens
Les signataires ne limitent pas leurs recommandations aux capitales européennes. Ils s’adressent également aux Palestiniens. Ils les appellent à veiller à ce que l’État reconnu par plus des deux tiers des pays du monde soit démocratique et respecte la loi, malgré l’occupation. Cette exigence de démocratie et de respect de l’État de droit est présentée comme essentielle pour la légitimité future de cet État.
Ils préconisent également la réunification politique, administrative et économique de Gaza et de la Cisjordanie. Cette réunification apparaît comme une condition nécessaire pour construire un ensemble territorial cohérent. Enfin, ils insistent sur la tenue d’élections libres et équitables. Ces élections permettraient, selon eux, de redonner une légitimité démocratique aux institutions palestiniennes.
Il est intéressant de noter ce que le texte ne mentionne pas. Il n’évoque pas le désarmement du Hamas. Or, pour Israël, cette condition demeure une exigence sine qua non pour tout retrait de Gaza. L’absence de cette référence dans la tribune des diplomates révèle une différence d’approche entre les positions exprimées par les signataires et celles défendues par le gouvernement israélien.
Le contexte de tensions européennes avec Israël
Cette tribune s’inscrit dans un climat de tensions croissantes entre Israël et plusieurs capitales européennes. L’appel conjoint de l’Allemagne, de la France, de l’Italie et du Royaume-Uni à mettre fin à l’expansion des colonies en Cisjordanie illustre cette dynamique. Les anciens diplomates vont cependant plus loin en proposant des mesures de suspension commerciale et militaire.
La reconnaissance de l’État de Palestine par la France et le Royaume-Uni en 2025 a constitué un tournant. Passer de la reconnaissance symbolique à des actes concrets représente désormais le défi que les signataires placent devant les gouvernements. Ils estiment que la crédibilité de cette reconnaissance dépend de la capacité à la faire suivre d’effets sur le terrain.
Dans ce contexte, le rôle du Conseil de sécurité des Nations unies apparaît central. En tant que membres permanents, la France et le Royaume-Uni disposent d’un droit de veto et d’une influence particulière. Leur capacité à agir de concert pourrait modifier les équilibres au sein de cette instance. Les diplomates retirés rappellent ainsi que la diplomatie ne se limite pas aux déclarations, mais implique aussi des choix politiques assumés.
Les enjeux humanitaires au cœur de la tribune
La situation des deux millions de Palestiniens à Gaza occupe une place importante dans le texte. Le fait qu’ils soient concentrés sur trente pour cent d’un territoire dévasté illustre l’ampleur de la crise. L’absence de médicaments, le manque de logement et la faim forment un tableau d’urgence humanitaire. Les signataires insistent sur ces réalités pour souligner l’urgence d’une action internationale.
En Cisjordanie, les destructions de maisons et la violence des colons sont présentées comme des éléments structurels. La mention de la connivence de l’armée et de la police israéliennes ajoute une dimension institutionnelle à ces pratiques. En qualifiant ces actes de nettoyage ethnique, les diplomates cherchent à alerter sur une dynamique qui, selon eux, transforme durablement le paysage démographique et territorial.
Ces descriptions s’accompagnent d’un appel à respecter les décisions déjà rendues par les juridictions internationales. La Cour internationale de justice et la Cour pénale internationale ont rendu des décisions que les signataires jugent essentielles. Faire respecter ces décisions devient, dans leur raisonnement, un devoir pour les États qui se réclament du droit international.
La reconnaissance de 2025 et ses implications
La reconnaissance de l’État de Palestine par la France et le Royaume-Uni en 2025 a marqué un moment important. Plus des deux tiers des pays du monde avaient déjà franchi ce pas. Les deux capitales européennes ont ainsi rejoint un mouvement international déjà largement engagé. Pourtant, les diplomates soulignent que cette reconnaissance reste incomplète tant qu’elle ne s’accompagne pas de mesures concrètes.
Traduire une reconnaissance en actes implique de revoir certains aspects des relations bilatérales. La suspension d’accords commerciaux et de la coopération militaire figure parmi les pistes avancées. Ces mesures ne sont pas présentées comme des fins en soi, mais comme des instruments destinés à faire respecter le droit. Elles visent à créer des conditions permettant de préserver la perspective d’un État palestinien viable.
Les signataires insistent également sur la responsabilité des Palestiniens eux-mêmes. Un État reconnu doit, selon eux, être démocratique et respecter la loi. La réunification de Gaza et de la Cisjordanie apparaît comme un préalable à la construction d’institutions solides. Des élections libres et équitables permettraient de légitimer ces institutions aux yeux de la population et de la communauté internationale.
Une expérience diplomatique au service d’un message
L’autorité de cette tribune repose en grande partie sur le parcours des signataires. Yves Aubin de la Messuzière, Bernard Bajolet, Denis Bauchard et Frédéric Desagneaux ont tous occupé des postes clés liés au Moyen-Orient ou à Jérusalem. Leur connaissance des dossiers est le fruit d’années de pratique diplomatique. Du côté britannique, Sir Jeremy Greenstock, Sir Emyr Jones Parry et Sir Vincent Fean apportent une expertise comparable, notamment dans les instances onusiennes et sur le terrain à Jérusalem.
Cette accumulation d’expériences confère au texte une crédibilité particulière. Il ne s’agit pas d’une prise de position isolée, mais d’une expression collective de personnes qui ont représenté leurs pays dans des contextes complexes. Leur capacité à parler d’une seule voix renforce le poids de leurs recommandations.
En s’adressant directement à Paris et Londres, ils rappellent que la diplomatie ne s’arrête pas à la fin d’une carrière. Ces anciens ambassadeurs continuent de porter une vision du rôle que leurs pays devraient jouer sur la scène internationale. Leur message met en avant le respect du droit comme fil conducteur de toute action diplomatique.
Les dimensions politiques et territoriales
La tribune aborde frontalement la question de la perspective d’un État palestinien. Les signataires accusent le gouvernement israélien de compromettre cette perspective. Les destructions, les violences et l’expansion des colonies sont présentées comme des facteurs qui rendent chaque jour plus difficile la réalisation de cet État. L’appel à mettre fin à l’expansion des colonies, déjà formulé par plusieurs capitales européennes, trouve ici un écho amplifié.
La réunification politique, administrative et économique de Gaza et de la Cisjordanie est présentée comme une nécessité. Sans cette réunification, l’idée d’un territoire palestinien cohérent reste fragmentée. Les diplomates voient dans cette unification un moyen de renforcer la capacité des Palestiniens à gouverner de manière effective un État reconnu.
Les élections libres et équitables constituent un autre pilier de leurs recommandations. Elles permettraient de renouveler la légitimité des institutions et de donner une voix démocratique à la population. Dans un contexte d’occupation, maintenir ces exigences démocratiques représente un défi, mais les signataires y voient une condition indispensable.
Le droit international comme boussole
Tout au long de la tribune, le droit international apparaît comme la référence principale. Les décisions de la Cour internationale de justice et de la Cour pénale internationale sont citées comme des jalons à respecter. Faire appliquer ces décisions devient une responsabilité pour les États membres permanents du Conseil de sécurité. Paris et Londres sont ainsi invités à utiliser leur influence pour faire prévaloir le droit.
La suspension d’accords commerciaux et de la coopération militaire s’inscrit dans cette logique. Ces mesures ne sont pas présentées comme des sanctions arbitraires, mais comme des moyens de pression destinés à faire respecter des décisions déjà prises. Elles visent à aligner les relations bilatérales avec les principes du droit international.
Cette approche place le droit au centre des relations internationales. Elle refuse de subordonner le respect des règles à des considérations de rapport de force ou de proximité politique. Pour les cent deux signataires, la cohérence diplomatique passe par le respect effectif des normes internationales.
Une situation humanitaire qui ne peut être ignorée
Les descriptions de la situation à Gaza restent parmi les passages les plus marquants. Deux millions de personnes concentrées sur une portion réduite d’un territoire dévasté. La faim, le manque de médicaments et l’absence de logement forment un ensemble de privations qui touchent l’ensemble de la population civile. Les diplomates insistent sur ces réalités pour rappeler que derrière les analyses géopolitiques se trouvent des êtres humains en souffrance.
En Cisjordanie, les destructions de maisons et la violence des colons s’ajoutent à ce tableau. La mention de la connivence des forces de sécurité israéliennes donne à ces actes une dimension qui dépasse les initiatives individuelles. En parlant de nettoyage ethnique, les signataires cherchent à qualifier une dynamique qu’ils jugent structurelle et dangereuse pour l’avenir de la région.
Ces constats humanitaires nourrissent leur appel à l’action. Ils estiment que Paris et Londres ne peuvent rester spectateurs face à une situation qui, selon eux, s’aggrave chaque jour. L’expérience diplomatique des signataires les conduit à affirmer que le temps presse et que des mesures concrètes s’imposent.
Les limites du texte et les questions laissées ouvertes
La tribune ne traite pas de tous les aspects du conflit. En particulier, elle n’aborde pas la question du désarmement du Hamas. Cette absence est notable, car Israël considère cette condition comme indispensable à tout retrait de Gaza. Les signataires choisissent de concentrer leur message sur le respect du droit international et sur les responsabilités des États européens.
Cette orientation révèle une priorité claire : faire appliquer les décisions des juridictions internationales et préserver la possibilité d’un État palestinien. Les autres questions, aussi importantes soient-elles, restent en dehors du périmètre de leur appel. Cette focalisation permet de concentrer le message, mais laisse certaines dimensions du conflit hors du cadre de la tribune.
En s’adressant aussi aux Palestiniens, les diplomates montrent qu’ils n’attendent pas uniquement des actions de la part des Européens. La démocratie, le respect de la loi, la réunification et les élections font partie des responsabilités qu’ils placent du côté palestinien. Cette double exigence cherche à équilibrer les appels à l’action.
Une voix collective au service du droit
En définitive, cette tribune de cent deux anciens ambassadeurs français et britanniques constitue un événement diplomatique rare. Des personnalités qui ont représenté leurs pays pendant de longues années décident de s’exprimer collectivement sur l’un des dossiers les plus sensibles de la scène internationale. Leur message met en avant le respect du droit international comme impératif.
Ils demandent à Paris et Londres d’agir ensemble, de faire respecter les décisions des cours internationales, et de traduire la reconnaissance de 2025 en mesures concrètes. Ils appellent également les Palestiniens à construire un État démocratique, réunifié et légitime. Dans un contexte de tensions croissantes entre Israël et plusieurs pays européens, cette prise de position collective vient renforcer les appels déjà formulés à mettre fin à l’expansion des colonies.
La situation décrite à Gaza et en Cisjordanie sert de toile de fond à cet appel. Deux millions de personnes confrontées à des conditions extrêmes, des destructions de maisons, des violences qualifiées de nettoyage ethnique : autant d’éléments qui, selon les signataires, exigent une réaction à la hauteur des enjeux. Leur expérience diplomatique les conduit à affirmer que le droit doit primer et que les membres permanents du Conseil de sécurité ont une responsabilité particulière à assumer.
Cette tribune ne prétend pas résoudre à elle seule un conflit complexe et ancien. Elle constitue cependant un rappel solennel des principes qui, selon ses auteurs, devraient guider l’action des États. En choisissant de s’exprimer ensemble, ces cent deux anciens diplomates ont souhaité faire entendre une voix fondée sur l’expérience, le droit et le souci de préserver la perspective d’un avenir politique pour les Palestiniens. Leur message s’adresse autant aux gouvernements qu’à l’opinion publique, dans l’espoir que le respect du droit international retrouve une place centrale dans le traitement de ce dossier.
Les recommandations formulées – suspension d’accords commerciaux, suspension de la coopération militaire, respect des décisions judiciaires internationales – dessinent une feuille de route possible pour Paris et Londres. La condition démocratique et la réunification territoriale tracent, de leur côté, un chemin pour les Palestiniens. Dans les deux cas, l’idée directrice reste la même : le droit international doit être appliqué de manière effective, et non rester lettre morte.
En publiant ce texte, les signataires ont choisi de ne pas se taire. Leur prise de position collective témoigne d’une conviction partagée : face à une situation qu’ils jugent alarmante, le silence n’est plus une option. Paris et Londres, en tant que membres permanents du Conseil de sécurité et en tant que pays ayant reconnu l’État de Palestine, sont invités à passer des paroles aux actes. C’est le cœur du message que ces cent deux anciens ambassadeurs ont voulu faire entendre.
La suite dépendra désormais de la manière dont les gouvernements concernés recevront cet appel. Les diplomates retirés ont posé des jalons clairs. Ils ont décrit une situation, formulé des critiques et proposé des pistes d’action. Il appartient maintenant aux responsables politiques de décider s’ils entendent transformer cette reconnaissance de 2025 en leviers concrets capables d’influencer le cours des événements sur le terrain. Dans l’intervalle, les populations de Gaza et de Cisjordanie continuent de vivre les réalités que les signataires ont jugé urgent de dénoncer.









