Cinq mois seulement séparent le Nigeria du prochain scrutin présidentiel et déjà le pays le plus peuplé d’Afrique entre dans la phase active de la campagne. Mercredi marque le coup d’envoi officiel. Dans un contexte de tensions économiques persistantes et de violences multiples, les débats s’annoncent centrés sur le pouvoir d’achat et la sécurité du quotidien. Bola Tinubu, élu en 2023, se présente pour un second mandat tandis que l’opposition, encore marquée par ses divisions internes, peine à présenter un front uni.
Un pays face à des défis économiques et sécuritaires majeurs
Avec près de 240 millions d’habitants, le Nigeria concentre des enjeux qui dépassent largement ses frontières. Les années de turbulences économiques laissent des traces profondes. La suppression de la subvention sur les carburants, mesure emblématique du premier mandat de Bola Tinubu, a été saluée par de nombreux économistes et investisseurs. Elle a mis fin à un système qui maintenait artificiellement bas le prix de l’essence depuis des décennies dans le premier producteur de pétrole du continent. Pourtant, cette décision a déclenché une crise du coût de la vie dont les effets se font encore sentir.
La dépréciation du naira et la flambée de l’inflation ont touché directement les ménages. L’inflation a atteint un pic de 34 % avant de redescendre à 15,4 % en juillet. Cette trajectoire a contribué à l’augmentation de la pauvreté. Selon les données de la Banque mondiale, 61 % de la population vivait sous le seuil de pauvreté en 2025, contre 40 % en 2019. Ces chiffres illustrent l’ampleur du choc social provoqué par les réformes.
L’économie comme enjeu central du scrutin
Pour Afolabi Adekaiyaoja, auteur de la newsletter politique The Bellwether, l’économie demeure le sujet qui traverse toutes les régions. « L’économie est le principal enjeu. C’est le seul sujet qui touche différentes régions du pays et qui continue d’avoir des répercussions sur les questions de sécurité et de développement », explique-t-il. Cette analyse résonne dans les conversations quotidiennes. À Lagos, Afolayan Abdullahi, fonctionnaire de 42 ans, résume son intention de vote de façon simple : « Pour moi, les principales préoccupations sont l’économie et le coût de la vie. » Il affirme vouloir soutenir Tinubu.
La hausse des prix des transports a multiplié par cinq le coût de certains trajets. Becky Alegbe, vendeuse ambulante à Abuja, 28 ans, décrit une réalité concrète. Inscrite sur les listes électorales de son village dans l’État d’Edo, elle hésite à faire le voyage. Le prix du transport et la crainte de l’achat de voix, phénomène qui a entaché les élections précédentes, la retiennent. « Le Nigeria n’est pas sûr : terroristes, kidnappeurs, bandits, ils sont partout », confie-t-elle.
L’économie est le principal enjeu. C’est le seul sujet qui touche différentes régions du pays et qui continue d’avoir des répercussions sur les questions de sécurité et de développement.
— Afolabi Adekaiyaoja
Ces témoignages montrent à quel point le quotidien des Nigérians est façonné par les décisions économiques prises à Abuja. La suppression de la subvention sur les carburants a libéré des ressources budgétaires, mais elle a aussi exposé les populations à la volatilité des prix internationaux. Dans un pays où le pétrole reste une ressource stratégique, cette transition a été particulièrement brutale pour les plus modestes.
Les réformes de Bola Tinubu sous le microscope
Bola Tinubu, 74 ans, a consacré son premier mandat à des réformes ambitieuses. La fin de la subvention sur les carburants constitue le symbole le plus visible de cette orientation. Les économistes et les investisseurs ont largement accueilli favorablement cette mesure. Elle s’inscrit dans une logique de rationalisation des dépenses publiques et de recherche d’une plus grande efficacité économique. Pourtant, le coût social a été élevé. La dépréciation monétaire et l’inflation ont érodé le pouvoir d’achat de millions de familles.
Le président sortant dispose d’atouts institutionnels importants. Son parti, le Congrès des progressistes (APC), contrôle l’Assemblée nationale ainsi que 31 des 36 postes de gouverneur. Ces gouverneurs détiennent des pouvoirs locaux considérables. Cette configuration politique donne à Tinubu une base solide pour aborder la campagne. Il est souvent décrit comme l’un des politiciens les plus habiles du Nigeria, capable de manœuvrer dans un système complexe et fragmenté.
La trajectoire de l’inflation illustre les contradictions de la période. Après avoir grimpé jusqu’à 34 %, elle est retombée à 15,4 % en juillet. Cette baisse relative n’efface pas le souvenir des mois difficiles ni les conséquences sur le niveau de pauvreté. Les données de la Banque mondiale montrent une progression nette de la proportion de personnes vivant sous le seuil de pauvreté entre 2019 et 2025. Ce chiffre de 61 % pèse lourd dans le débat public.
L’insécurité, deuxième grand dossier de la campagne
Parallèlement aux difficultés économiques, le Nigeria fait face à plusieurs crises sécuritaires. Des groupes jihadistes opèrent encore, notamment dans l’État de Borno, épicentre historique de l’insurrection. Des gangs criminels armés, désignés localement sous le terme de « bandits », multiplient les attaques dans le nord et le centre du pays. Les affrontements entre agriculteurs et éleveurs pour l’accès aux terres se poursuivent. Un conflit séparatiste demeure actif dans le sud-est.
Ladd Serwat, analyste pour l’Afrique au sein de l’ONG ACLED, observe une augmentation des violences depuis 2024. Il met en avant « l’expansion et l’intensification du banditisme armé dans le nord et le centre du Nigeria » ainsi que la recrudescence des affrontements dans l’État de Borno. Ces dynamiques créent un climat d’insécurité qui affecte la mobilité des citoyens et la confiance dans les institutions.
Pour de nombreux électeurs, la sécurité n’est pas un sujet abstrait. Elle conditionne la possibilité de se déplacer pour voter, de travailler ou simplement de vivre sans crainte permanente. Becky Alegbe, la vendeuse d’Abuja, exprime cette angoisse de façon directe. Elle évoque la présence de terroristes, de kidnappeurs et de bandits « partout ». Cette perception contribue à expliquer le faible taux de participation enregistré en 2023, qui n’avait atteint que 27 %.
Les principales menaces sécuritaires identifiées
- Groupes jihadistes, particulièrement actifs dans l’État de Borno
- Banditisme armé en expansion dans le nord et le centre
- Affrontements entre agriculteurs et éleveurs
- Conflit séparatiste dans le sud-est
Une opposition encore fragmentée
L’opposition arrive dans cette campagne marquée par des difficultés internes. Afolabi Adekaiyaoja estime qu’elle a été « trop empêtrée dans des querelles internes et des problèmes judiciaires pour réellement faire valoir ses différences ». Cette situation pourrait offrir un avantage significatif à Bola Tinubu. L’éclatement des forces d’opposition facilite la perspective d’une reconduction du président sortant.
La présidentielle de 2027 rejoue en partie le scénario de 2023. Bola Tinubu se retrouve face à l’ancien gouverneur Peter Obi, 65 ans, et à l’ancien vice-président Atiku Abubakar. En 2023, Tinubu avait obtenu 36,6 % des voix, contre 29 % pour Abubakar et 25 % pour Obi. Rabiu Kwankwaso, qui avait recueilli environ 6 % des suffrages, s’est allié cette fois-ci à Peter Obi pour occuper le poste de vice-président. Cette alliance tente de regrouper une partie des forces critiques du pouvoir actuel.
Malgré ces repositionnements, les divisions passées continuent de peser. Les querelles internes et les contentieux judiciaires ont empêché l’opposition de construire un récit alternatif clair et unifié. Dans un système politique où les alliances régionales et les calculs locaux jouent un rôle déterminant, cette fragmentation constitue un handicap majeur.
Le poids des gouverneurs et de l’APC
Le contrôle de 31 postes de gouverneur sur 36 par le Congrès des progressistes confère à Bola Tinubu une force de frappe territoriale importante. Les gouverneurs disposent de leviers d’action concrets sur le terrain. Ils influencent les dynamiques locales, les réseaux politiques et parfois l’organisation des opérations électorales. Cette domination de l’APC au niveau des États renforce la position du président sortant avant même le début des meetings de campagne.
L’Assemblée nationale est également majoritairement tenue par le parti au pouvoir. Cette configuration institutionnelle limite les marges de manœuvre de l’opposition parlementaire. Tinubu apparaît ainsi comme un candidat disposant d’un appareil partisan solide et d’une expérience reconnue dans l’art de la négociation politique nigériane.
Pour de nombreux observateurs, cette solidité institutionnelle contraste avec les difficultés de coordination côté opposition. Même si Peter Obi et Atiku Abubakar restent des figures importantes, leur capacité à fédérer au-delà de leurs bases traditionnelles reste à démontrer. L’alliance entre Obi et Kwankwaso constitue une tentative de dépasser ces limites, mais son efficacité sur le terrain national devra être confirmée dans les mois qui viennent.
Le souvenir de 2023 et les questions de participation
Le scrutin de 2023 avait été marqué par un taux de participation particulièrement bas, à 27 %. Plusieurs facteurs expliquent cette faible mobilisation. L’insécurité a dissuadé certains électeurs de se déplacer. Le coût des transports a également joué un rôle. L’achat de voix, pratique dénoncée lors des précédentes élections, a contribué à saper la confiance dans le processus.
Becky Alegbe incarne ces hésitations. Inscrite dans l’État d’Edo, elle vit à Abuja et redoute le voyage. Le quintuplement du coût des transports et les risques liés à la sécurité pèsent dans sa décision. Elle exprime aussi des doutes sur l’intégrité du scrutin. Ces préoccupations individuelles, multipliées à l’échelle du pays, peuvent à nouveau peser sur le niveau de participation en 2027.
La question de la participation n’est pas seulement technique. Elle touche à la légitimité du futur président. Un scrutin à faible participation, dans un contexte de tensions économiques et sécuritaires, risque de laisser une partie importante de la population en marge du processus démocratique. Les acteurs politiques sont conscients de cet enjeu, même s’ils peinent parfois à y apporter des réponses concrètes.
Les voix des citoyens face aux grands enjeux
Les témoignages recueillis sur le terrain donnent un aperçu des priorités des électeurs. Afolayan Abdullahi, à Lagos, place l’économie et le coût de la vie au premier rang de ses préoccupations. Becky Alegbe, à Abuja, met en avant l’insécurité et les difficultés pratiques liées au vote. Ces deux dimensions – économique et sécuritaire – structurent le débat public bien plus que les programmes détaillés des candidats.
Dans un pays de 240 millions d’habitants, les réalités varient fortement d’une région à l’autre. Le nord et le centre sont particulièrement touchés par le banditisme armé. Le nord-est reste confronté à la présence de groupes jihadistes. Le sud-est vit avec un conflit séparatiste de basse intensité. Les grandes villes, Lagos et Abuja en tête, concentrent les difficultés liées au coût de la vie et à la précarité urbaine.
Cette diversité des situations rend difficile l’émergence d’un message unique capable de rassembler l’ensemble du territoire. Bola Tinubu mise sur le bilan de ses réformes et sur la solidité de son appareil partisan. L’opposition tente de capitaliser sur le mécontentement lié à l’inflation et à l’insécurité, tout en cherchant à surmonter ses propres divisions.
Points clés du contexte électoral
- Campagne officielle lancée cinq mois avant le scrutin de janvier
- Tinubu candidat à sa réélection après des réformes économiques controversées
- Inflation passée de 34 % à 15,4 % en juillet
- Pauvreté en hausse : 61 % de la population sous le seuil en 2025
- Opposition fragmentée mais alliance Obi-Kwankwaso
- Participation de seulement 27 % en 2023
Les répercussions des réformes sur le quotidien
La suppression de la subvention sur les carburants a eu des effets en chaîne. Le prix de l’essence a augmenté, entraînant une hausse des coûts de transport et, par ricochet, des prix de nombreux biens de consommation. Dans un pays où une grande partie de la population dépend des transports collectifs et des petits commerces, ces hausses se sont immédiatement fait sentir. Le naira a perdu de la valeur, ce qui a renchéri les importations.
Les économistes soulignent que ces mesures étaient nécessaires pour assainir les finances publiques. Les investisseurs y ont vu un signal positif de réforme structurelle. Pourtant, le rythme et l’ampleur de l’ajustement ont créé un choc social important. La remontée de l’inflation puis sa descente progressive à 15,4 % montrent que l’économie commence à digérer le choc, mais les cicatrices sociales restent visibles.
La progression de la pauvreté entre 2019 et 2025, documentée par la Banque mondiale, constitue l’un des éléments les plus préoccupants. Passer de 40 % à 61 % de personnes sous le seuil de pauvreté en quelques années représente un recul significatif. Ces chiffres alimentent les critiques de l’opposition et les inquiétudes des citoyens ordinaires.
La dimension régionale des crises sécuritaires
L’insécurité ne se manifeste pas de la même façon sur l’ensemble du territoire. Dans le nord et le centre, le banditisme armé s’est étendu et intensifié. Les attaques contre les villages, les enlèvements contre rançon et les affrontements avec les forces de sécurité se multiplient. Dans l’État de Borno, les groupes jihadistes restent actifs et les combats ont repris de l’intensité selon les observations de Ladd Serwat.
Les conflits entre agriculteurs et éleveurs s’inscrivent dans une longue histoire de rivalités pour l’accès aux ressources foncières et hydriques. Le changement climatique et la pression démographique aggravent ces tensions. Dans le sud-est, le conflit séparatiste, même s’il n’atteint pas l’intensité d’autres zones, continue de créer un climat d’instabilité et de méfiance envers le pouvoir central.
Ces différentes formes de violence ont un point commun : elles réduisent la capacité de l’État à garantir la sécurité sur l’ensemble du territoire. Elles affectent également l’économie locale, en limitant les déplacements, en décourageant les investissements et en détruisant des moyens de subsistance. Pour les électeurs, la promesse de sécurité constitue donc un argument de poids, au même titre que la promesse de stabilisation économique.
Les calculs politiques à cinq mois du scrutin
À cinq mois de l’échéance, les positions sont encore fluides. Bola Tinubu dispose de l’avantage de l’appareil d’État et d’un parti solidement implanté. L’opposition cherche à transformer le mécontentement économique et sécuritaire en dynamique électorale. L’alliance entre Peter Obi et Rabiu Kwankwaso constitue une tentative de regroupement. Atiku Abubakar reste un concurrent expérimenté, même si son score de 2023 le place en deuxième position.
Les prochains mois seront marqués par des meetings, des débats et des tentatives de séduction des électorats régionaux. Dans un système politique où les loyautés ethniques et régionales jouent encore un rôle important, la capacité à construire des coalitions larges sera déterminante. Tinubu a démontré cette capacité en 2023. L’opposition devra prouver qu’elle peut faire de même malgré ses divisions passées.
Le faible taux de participation de 2023 plane comme un avertissement. Si l’insécurité et le coût de la vie dissuadent à nouveau une partie des électeurs de se rendre aux urnes, la légitimité du résultat pourrait être contestée. Les autorités électorales et les candidats ont donc intérêt à travailler sur les conditions concrètes du vote : sécurité des bureaux, accessibilité, transparence.
Un scrutin qui s’annonce comme une reconduction du duel de 2023
La présence des mêmes principaux acteurs qu’en 2023 donne à cette élection un air de déjà-vu. Bola Tinubu, Peter Obi et Atiku Abubakar se retrouvent face à face. Les scores de 2023 – 36,6 %, 29 % et 25 % – servent de référence. L’entrée de Rabiu Kwankwaso sur le ticket de Peter Obi modifie légèrement la donne, en cherchant à capter une partie de l’électorat qui s’était porté sur lui lors du précédent scrutin.
Pour Afolabi Adekaiyaoja, l’incapacité de l’opposition à dépasser ses querelles internes constitue un handicap structurel. Tant que ces divisions ne sont pas surmontées, il sera difficile de présenter une alternative crédible et unifiée. Tinubu, de son côté, peut s’appuyer sur son expérience et sur le contrôle de l’appareil d’État pour consolider sa position.
Les enjeux restent identiques : stabiliser l’économie, réduire le coût de la vie, améliorer la sécurité. Les réponses proposées par chaque camp différeront, mais le diagnostic partagé par de nombreux citoyens est clair. L’économie et la sécurité conditionnent le quotidien et, par conséquent, les choix électoraux.
Les perspectives à l’approche de janvier
Les cinq mois qui viennent seront décisifs. La campagne officielle permettra aux candidats de présenter leurs programmes et de répondre aux critiques. Bola Tinubu défendra le bilan de ses réformes et mettra en avant les premiers signes de stabilisation de l’inflation. L’opposition soulignera le coût social de ces mêmes réformes et l’échec relatif en matière de sécurité.
Dans un pays aussi vaste et diversifié, aucune dynamique nationale ne s’impose de manière uniforme. Les résultats se joueront État par État, région par région. Le contrôle de 31 gouverneurs par l’APC offre à Tinubu un réseau d’influence local considérable. L’opposition devra compenser ce désavantage par une mobilisation forte de ses bases et par la capacité à convaincre les indécis.
La question de la participation restera centrale. Si le taux de 27 % de 2023 se répète, le message envoyé par les électeurs sera celui d’un désengagement. Les autorités et les candidats ont donc intérêt à lever les obstacles pratiques et sécuritaires qui freinent le vote. Le coût des transports, la peur des violences et la méfiance envers le processus électoral sont autant de freins qu’il faudra lever.
En définitive, cette campagne s’ouvre dans un climat de tensions économiques et sécuritaires fortes. Bola Tinubu part avec l’avantage de l’expérience et de l’appareil partisan. L’opposition dispose d’un réservoir de mécontentement, mais doit encore démontrer sa capacité à le transformer en force électorale unie. Les mois qui viennent diront si le Nigeria confirme ou infirme les tendances observées en 2023.
Les Nigérians, de Lagos à Maiduguri, d’Abuja à Port Harcourt, attendent des réponses concrètes à leurs préoccupations quotidiennes. L’économie et la sécurité ne sont pas des thèmes abstraits. Ils conditionnent la vie de millions de familles. C’est sur ces deux terrains que se jouera largement le scrutin de janvier prochain.
La campagne qui débute aujourd’hui n’est donc pas seulement une compétition entre candidats. Elle est aussi un test pour la capacité du système politique nigérian à répondre aux attentes d’une population confrontée à des défis structurels majeurs. Les cinq prochains mois offriront un éclairage précieux sur les dynamiques en cours dans le pays le plus peuplé d’Afrique.
Alors que les premiers meetings s’annoncent, les regards se tournent vers la capacité de chaque camp à formuler des propositions claires et crédibles. Tinubu défendra la poursuite de ses réformes. L’opposition tentera de capitaliser sur les difficultés rencontrées par les ménages. Dans les deux cas, le débat s’annonce dense et les enjeux, pour les citoyens, particulièrement élevés.
Le Nigeria aborde cette période électorale avec un mélange d’espoir et d’inquiétude. L’espoir d’une amélioration des conditions de vie. L’inquiétude face à la persistance des violences et à la fragilité du pouvoir d’achat. C’est dans cet entre-deux que se déroulera la campagne, et c’est sur ces réalités que les électeurs se prononceront en janvier.









