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Ça Commence Aujourd’hui : Le Thème Fort Du 23 Septembre

Ce mercredi, Faustine Bollaert ouvre un sujet brûlant : achats, alcool et médicaments qui mettent une famille en danger. Avant 13h45, un détail change tout le regard sur l’émission.

On se pose presque toujours la même question avant de s’installer devant France 2 : de quoi va vraiment parler Ça commence aujourd’hui ce mercredi 23 septembre 2026 ? L’émission arrive à 13h45, juste après le journal de la mi-journée, et le titre du jour ne laisse personne indifférent. Faustine Bollaert accueille des femmes qui racontent comment des achats compulsifs, l’alcool ou les médicaments ont fait basculer toute une famille. Ce n’est pas un sujet abstrait. C’est un sujet de salon, de cuisine, de lit d’hôpital, de conversation qu’on n’ose pas forcément ouvrir le soir à table.

Le Sommaire Inédit Du Mercredi 23 Septembre

Le thème officiel de l’épisode est limpide : Achats, alcool, médicaments : elles ont mis leur famille en danger. Trois mots du quotidien. Trois leviers qui, pris isolément, paraissent banals. Réunis, ils racontent une spirale. Une personne commence par un cachet pour dormir, un verre pour tenir, un colis pour se consoler. Puis le geste se répète. Les proches voient d’abord une fatigue, une irritabilité, un trou dans le budget. Ensuite arrive la peur. Parfois la honte. Parfois la colère. Sur le plateau, ces récits ne sont pas mis en scène pour choquer. Ils sont exposés pour être entendus.

L’horaire reste stable. France 2 programme le magazine en début d’après-midi, dans une case où beaucoup de téléspectateurs cherchent à la fois de l’information et un peu de répit. L’émission n’est généralement pas tournée en direct. Elle est enregistrée, montée, puis diffusée. Cela change la façon dont on la regarde. Les silences sont plus nets. Les regards plus posés. Les experts ont le temps de formuler une phrase utile plutôt qu’une réplique précipitée.

Repères du jour
Chaîne : France 2
Heure : 13h45
Animatrice : Faustine Bollaert
Thème : achats, alcool, médicaments et danger familial
Replay : france.tv, puis versions audio sur les principales plateformes

Pourquoi Ce Sujet Touche Autant

Les addictions dites « du quotidien » sont souvent minimisées. Un verre de trop après le travail. Une commande en ligne à minuit. Un anxiolytique pris « juste pour cette semaine ». Personne n’imagine, au premier geste, qu’une maison entière peut basculer. Pourtant, c’est précisément ce que décrit l’épisode. Le danger n’est pas seulement médical. Il est relationnel. Un enfant qui ne sait plus à qui parler. Un conjoint qui surveille le frigo, le tiroir de la salle de bain, le relevé de carte. Une sœur qui devient gardienne malgré elle.

Le magazine de société fonctionne parce qu’il refuse le procès. Faustine Bollaert interroge sans humilier. Elle laisse le témoin chercher ses mots. Elle relance quand une phrase reste trop lisse. Elle s’arrête quand la voix casse. Cette manière de conduire l’entretien donne à l’émission sa couleur particulière depuis 2017 : ni talk-show léger, ni tribunal. Un entre-deux où l’on peut avouer une faute sans être réduit à cette faute.

Le plus difficile n’est pas toujours d’arrêter. C’est d’oser dire à ceux qu’on aime que l’on a déjà tout risqué.

Dans les familles concernées, la première réaction n’est presque jamais théorique. On range. On cache. On invente une excuse pour un retard de loyer. On explique une absence à l’école par une grippe. Le plateau de Ça commence aujourd’hui sert alors de contre-espace. Ce qui n’a pas pu se dire à la maison se dit sous les lumières, devant des inconnus bienveillants, avec des professionnels capables de nommer ce qui se joue.

Qui Sont Les Invités Sur Le Plateau

Comme presque toujours, les visages du jour ne sont pas des célébrités. Ce sont des personnes ordinaires qui acceptent de parler vrai. Trois ou quatre témoins, parfois davantage selon le montage, viennent raconter un basculement. L’une a vu les colis s’empiler jusqu’à boucher un couloir. Une autre a mélangé alcool et traitements jusqu’à perdre le fil des journées. Une troisième a cru maîtriser les médicaments prescrits, puis a augmenté les doses seule. Autour d’elles, des proches peuvent apparaître en récit, même s’ils ne sont pas tous présents physiquement.

Le public s’identifie précisément parce que ces femmes ne parlent pas comme des manuels. Elles parlent comme on parle à une copine, avec des détails concrets : le moment où l’on ment pour la première fois, le moment où l’on se promet d’arrêter le lundi, le moment où un enfant pose une question trop juste. Cette matière brute est ensuite encadrée par des experts. Psychologues. Parfois psychiatres. Parfois avocats lorsque la situation a débordé vers des dettes, une procédure, une mise en danger caractérisée.

Le rôle de ces professionnels n’est pas de donner une leçon. Il est de traduire. Expliquer pourquoi une compulsion d’achat calme une angoisse. Pourquoi l’alcool devient un anesthésiant familial. Pourquoi un médicament utile peut, mal utilisé, devenir un piège. Ils proposent aussi des pistes concrètes : où s’adresser, comment parler à un proche dans le déni, comment protéger un enfant sans le transformer en surveillant.

Faustine Bollaert Et Le Climat De Confiance

Depuis près d’une décennie, Faustine Bollaert tient ce rendez-vous quotidien. Elle a souvent dit, y compris récemment, qu’il lui arrive encore d’être angoissée par certaines histoires. Ce n’est pas une posture. On le sent dans la façon dont elle ralentit une question, dont elle tend un mouchoir sans en faire un geste de télévision. Le plateau devient habitable parce que l’animatrice accepte d’être touchée sans se mettre au centre.

Cette posture compte énormément pour un thème comme celui du 23 septembre. Parler d’alcool, d’achats ou de médicaments, c’est parler de culpabilité. Beaucoup de témoins arrivent avec la peur d’être jugées « mauvaises mères », « femmes faibles », « irresponsables ». Si la conduite d’entretien glisse d’un millimètre vers le verdict, la parole se ferme. Ici, elle reste ouverte. On entend des hésitations. Des rires nerveux. Des silences utiles.

Le magazine n’invente pas une morale toute faite. Il montre plutôt des chemins. Certaines invitées ont déjà entamé un sevrage. D’autres sont au milieu du gué. D’autres encore viennent parce qu’un événement familial a rendu le secret impossible. Cette diversité évite le récit unique du « avant / après miraculeux ». La reconstruction, dans la vraie vie, est plus lente, plus irrégulière, plus collective.

Ce Que Le Thème Dit De Notre Société

Derrière le sommaire du jour, on trouve trois grandes tensions contemporaines. D’abord la médicalisation du mal-être. On prescrit, on renouvelle, on empile parfois les boîtes sans revoir vraiment la cause. Ensuite la consommation comme consolation. Le clic, le colis, le petit plaisir immédiat deviennent une réponse à une fatigue plus large. Enfin l’alcool, toujours présent dans les rituels français, capable de passer en quelques mois du verre convivial au produit qui isole.

Ces trois dynamiques touchent particulièrement les femmes dans certains récits, non pas parce que les hommes seraient épargnés, mais parce que la charge mentale familiale rend le basculement plus visible. Quand celle qui organise l’école, les repas, les rendez-vous médicaux n’est plus fiable, toute la maison le sait très vite. Le danger n’est pas seulement individuel. Il devient un climat.

Le débat de société que l’émission cherche à ouvrir n’est donc pas « faut-il condamner ». Il est : comment repérer plus tôt, comment parler sans humilier, comment soigner sans casser les liens. Les téléspectateurs reconnaissent des scènes de leur entourage. Un voisin. Une collègue. Une sœur. Parfois eux-mêmes. C’est cette reconnaissance qui fait durer le rendez-vous depuis 2017.

Ce que l’on voit
Des récits d’endettement, de mensonges, de soirs flous, de peurs pour les enfants.
Ce que l’on cherche
Des mots justes, des relais professionnels, une issue possible sans humiliation.

Comment Se Déroule Une Émission Type

Le canapé est le véritable décor-star. On s’y assied les uns après les autres. Faustine Bollaert lance le thème, situe l’enjeu, puis donne la parole. Chaque témoignage est repris par les autres invitées. Ce chœur est important. Une femme qui se croyait seule entend soudain une phrase qui lui ressemble. L’identification se fait en direct, sous nos yeux. Les experts interviennent ensuite pour élargir, jamais pour écraser le récit.

Le montage conserve les moments de bascule : la première fois où l’on a menti, la première fois où un enfant a eu peur, la première fois où l’on a demandé de l’aide. Entre ces scènes, des explications sobres. Pas de jargon inutile. Le magazine vise un public large, pas une salle de colloque. C’est pourquoi il parle aussi bien à une personne concernée qu’à un proche qui cherche simplement à comprendre.

À la fin, on ne referme pas le dossier d’un coup de baguette. On laisse des pistes. On rappelle qu’un accompagnement existe. On insiste sur le fait qu’une addiction n’efface pas une personne. Cette conclusion, répétée d’un épisode à l’autre, construit la signature de l’émission : utile, émotionnelle, sans voyeurisme gratuit.

À Quelle Heure Regarder Et Comment Revoir

La diffusion du mercredi 23 septembre 2026 est prévue à 13h45 sur France 2. Selon les grilles, l’horaire peut apparaître aussi autour de 13h55 selon le débordement du journal. Le plus sûr reste de s’installer dès la fin des informations de la mi-journée. Après l’antenne, le replay vidéo est mis en ligne sur france.tv. On cherche le titre de l’émission, puis la date du 23 septembre 2026. L’épisode reste disponible plusieurs jours, gratuitement.

Pour celles et ceux qui ne peuvent pas s’asseoir devant un écran à cette heure-là, le format audio prend le relais. Les plateformes habituelles proposent l’épisode en podcast, souvent quelques heures après la diffusion. On peut donc écouter dans les transports, pendant une pause, ou le soir une fois la maison calme. Le sujet s’y prête : les voix comptent autant que les images.

Concrètement, le parcours est simple. Ouvrir france.tv. Rechercher Ça commence aujourd’hui. Sélectionner l’épisode daté. Lancer la lecture. Si l’on préfère l’audio, chercher le même titre sur Apple Podcasts, Spotify, Deezer ou Castbox. L’avantage du podcast, c’est qu’il isole la parole. On n’est plus distrait par le décor. On entend seulement les récits et les conseils.

Participer À Une Prochaine Émission

Beaucoup de téléspectateurs se reconnaissent si fort qu’ils envisagent de témoigner à leur tour. La porte d’entrée n’est pas mystérieuse. Il faut remplir un formulaire de participation sur le site de France Télévisions, raconter brièvement son histoire et indiquer le thème qu’elle illustre. L’équipe relance ensuite les profils qui correspondent à un sommaire en préparation.

Ce n’est jamais anodin. Passer à l’antenne, même en différé, expose un secret familial. Les personnes qui franchissent le pas le font souvent après un long chemin intérieur. Elles veulent que leur récit serve. Elles veulent aussi, parfois, poser enfin des mots devant quelqu’un qui ne fait pas partie du cercle proche. Le plateau devient alors un espace de reconnaissance plus que de spectacle.

Les équipes rappellent régulièrement que l’émission n’est pas un cabinet thérapeutique. Elle peut ouvrir une porte. Elle ne remplace pas un suivi. Cette distinction est essentielle, surtout avec un thème aussi sensible que celui du 23 septembre. Regarder n’est pas se soigner. Parler à la télévision n’est pas conclure un travail sur soi. C’est un commencement, comme le titre l’indique.

Les Jours Précédents Éclairent Le Rendez-Vous

Le lundi 21 septembre, le magazine s’était penché sur une double vie cachée aux proches. Le mardi 22, le sommaire tournait autour des effets secondaires des médicaments. Le mercredi 23 prolonge cette séquence sur ce que l’on tait, ce que l’on prend, ce que l’on consomme, et ce que cela fait aux autres. On sent une cohérence de grille : la semaine interroge le secret, le corps, la responsabilité familiale.

Cette continuité aide le public à entrer dans l’épisode du jour. On n’arrive pas froidement sur un sujet isolé. On arrive avec déjà deux journées de récits dans l’oreille. Les addictions du quotidien apparaissent alors moins comme une exception que comme un fil de notre époque. Trop de sollicitations. Trop de fatigue. Trop de solutions rapides proposées à des problèmes lents.

Le jeudi suivant annonce un autre bascule, autour de l’emprise et du harcèlement au travail. La semaine, prise dans son ensemble, dessine une cartographie des zones grises : maison, santé, bureau. Ça commence aujourd’hui ne prétend pas tout résoudre. Elle cartographie. Elle nomme. Elle donne des visages à des situations que les statistiques laissent trop abstraites.

Achats Compulsifs : Quand Le Colis Devient Un Refuge

Le premier volet du thème mérite qu’on s’y arrête. Acheter n’est pas un crime. Acheter pour calmer une angoisse, pour occuper un vide, pour se sentir encore capable de se faire plaisir, peut le devenir. Les cartons s’accumulent. Les vêtements restent parfois étiquetés. Les objets ne sont plus choisis, ils sont absorbés. Le compte en banque bascule. Le conjoint découvre tard. Les enfants voient les pièces se remplir sans comprendre.

Sur un plateau de télévision, ce récit est précieux parce qu’il déplace le cliché. On n’est plus dans la caricature de la « shoppeuse légère ». On est dans une stratégie de survie émotionnelle. Le clic remplace une conversation trop difficile. Le colis remplace une reconnaissance qui ne vient pas. Les expertes du plateau le disent souvent à leur manière : ce n’est pas l’objet qui compte, c’est la fonction qu’il remplit.

Le danger familial apparaît ensuite de façon très concrète. Factures impayées. Mensonges sur un achat « déjà prévu ». Objets cachés dans un placard. Honte au moment d’ouvrir un tiroir. La maison cesse d’être un lieu sûr. Elle devient le décor d’un secret. L’émission donne à voir ce basculement sans s’y complaire. Elle montre aussi, quand c’est possible, le premier geste inverse : jeter, rendre, parler, demander un suivi.

Alcool : Le Produit Qui Déplace Toute La Maison

Deuxième volet, plus ancien dans l’imaginaire collectif, mais toujours aussi tabou lorsqu’il concerne une mère, une sœur, une conjointe. L’alcool reste associé, dans beaucoup de représentations, à une sociabilité masculine. Les récits de femmes alcoolisées se heurtent donc à une double peine : la dépendance et le jugement moral. Le plateau cherche à casser cette double peine. On écoute d’abord. On qualifie ensuite.

Le verre du soir peut sembler anodin jusqu’au jour où il organise toute la journée. On anticipe. On cache les bouteilles. On se promet de s’arrêter après « celui-là ». Les enfants sentent le changement d’odeur, de voix, de disponibilité. Un conjoint devient contrôleur. La confiance se fissure. Ici encore, le danger n’est pas seulement sanitaire. Il est éducatif, financier, émotionnel.

Les professionnels présents rappellent que l’arrêt brutal n’est pas toujours le premier conseil à donner, surtout en cas de dépendance installée. Ils parlent d’accompagnement, de sevrage encadré, de groupes de parole, de protection des plus jeunes. L’émission ne remplace pas une consultation. Elle peut, en revanche, faire tomber le mythe selon lequel « tant que ça se voit peu, ce n’est pas grave ».

Médicaments : La Zone Grise La Plus Trompeuse

Le troisième volet est peut-être le plus contemporain. Un médicament a d’abord une légitimité. Il a été prescrit. Il a aidé. Puis les doses bougent. On avance une prise. On en double une autre. On mélange avec un verre. On oublie de dire à son médecin que l’on n’arrive plus à dormir sans. La frontière entre soin et piège devient floue. C’est précisément cette zone grise que l’épisode interroge.

Après un mardi consacré aux effets secondaires, le mercredi pousse plus loin : que se passe-t-il quand le traitement n’est plus seulement subi, mais détourné, augmenté, dissimulé ? Les familles découvrent parfois tard des boîtes vides, des ordonnances multipliées, des somnolences inexpliquées. La peur change de nature. On ne parle plus seulement d’inconfort. On parle de vigilance, de conduite, de présence auprès des enfants.

Les experts du plateau insistent souvent sur un point simple : un médicament n’est pas un produit anodin parce qu’il est légal. La légalité rassure. Elle peut aussi endormir la vigilance. D’où l’intérêt d’une parole publique, à une heure accessible, loin des discours uniquement techniques. Les téléspectateurs repartent avec des questions à poser, pas seulement avec une émotion.

Ce Que Les Enfants Perçoivent, Même Quand On Se Tait

Dans presque tous les récits de ce type, une phrase revient : « Je croyais qu’ils ne voyaient pas. » Les enfants voient. Ils sentent les tensions, les absences, les portes fermées, les changements d’humeur. Ils inventent ensuite leurs propres explications, souvent plus dures que la réalité. L’émission a le mérite de remettre ces regards au centre. Protéger un enfant, ce n’est pas seulement cacher une bouteille. C’est aussi lui donner un cadre de paroles adapté à son âge.

Les psychologues présents sur ce genre de numéro rappellent qu’un enfant n’a pas à devenir le parent de son parent. Or c’est exactement ce qui se produit dans certaines maisons : l’aîné surveille, l’autre se tait, le plus jeune s’accroche. Briser ce schéma demande du temps et de l’aide extérieure. Un plateau de télévision ne le fait pas à lui seul. Il peut toutefois désigner le piège.

Pour beaucoup de téléspectateurs, c’est même la partie la plus bouleversante de l’après-midi. Pas les chiffres. Pas les diagnostics. Les souvenirs d’enfance racontés à voix basse. Une fête d’école manquée. Un dîner trop silencieux. Une promesse non tenue. Ces détails font basculer le sujet du côté de la vie réelle.

Une Émission Utile Sans Se Prendre Pour Un Cabinet

Le succès durable de Ça commence aujourd’hui tient à cet équilibre fragile. Assez d’émotion pour qu’on reste. Assez de cadre pour qu’on ne se sente pas complice d’un spectacle. Assez d’experts pour qu’une piste existe. Pas trop pour que le témoin disparaisse derrière le commentaire. Sur un thème comme celui du 23 septembre, cet équilibre est encore plus nécessaire.

On peut regarder l’épisode pour s’informer. On peut le regarder parce qu’une situation familiale nous concerne. On peut aussi le regarder simplement parce que Faustine Bollaert a construit, année après année, un rendez-vous de confiance. Dans un paysage télévisé saturé de disputes et de punchlines, un magazine qui privilégie l’écoute a encore une fonction.

Après la diffusion, la conversation continue souvent ailleurs : dans une cuisine, sur un groupe de messages, dans une salle d’attente. C’est peut-être là que l’émission accomplit le mieux son travail. Elle fournit un vocabulaire commun. Elle autorise une question que l’on n’osait pas poser. Elle rappelle qu’une famille peut être en danger sans que personne ait voulu ce danger au départ.

Comment Tirer Parti De L’épisode Sans Se Laisser Submerger

Un tel numéro peut être éprouvant. Mieux vaut le savoir avant de l’ouvrir en replay tard le soir, seul, sans filet. Si le sujet vous concerne de près, regardez-le avec quelqu’un de confiance, ou prévoyez un temps après la fin pour souffler. Notez une ou deux phrases d’experts qui vous parlent vraiment. Laissez le reste. On n’a pas à tout absorber d’un seul trait.

Si vous êtes un proche, méfiez-vous du réflexe « il faut que tu vois ça ». Imposer un épisode comme une preuve peut fermer la discussion. Mieux vaut parfois extraire une idée, une formulation, et la poser plus tard, calmement. La télévision ouvre des portes. Elle ne force pas les serrures.

Si vous n’êtes pas concerné, l’épisode reste utile. Il affine le regard. Il rappelle que les addictions du quotidien ne se voient pas toujours au premier coup d’œil. Un visage reposé, un intérieur bien tenu, un sourire professionnel peuvent coexister avec une détresse réelle. Cette leçon de prudence vaut pour l’amitié, le travail, le voisinage.

Le Replay, Le Podcast, Et La Vie Après 13h45

Une fois le générique passé, le programme n’expire pas. Il change de forme. Le replay permet de revenir sur un passage mal entendu. Le podcast permet d’emporter les voix. Certaines personnes regardent d’abord les extraits, puis se décident à lancer l’intégrale. D’autres font l’inverse : elles écoutent, puis reviennent à l’image pour voir les regards.

Cette circulation des formats a changé le statut de l’émission. Elle n’est plus seulement un rendez-vous de l’après-midi. Elle devient une ressource. On y revient plusieurs jours plus tard, quand une conversation familiale a besoin d’un point d’appui. C’est particulièrement vrai pour un thème comme « achats, alcool, médicaments ». On n’épuise pas un tel sujet en cinquante minutes. On y entre.

Le mercredi 23 septembre 2026 s’inscrit donc dans une habitude plus large : celle d’une télévision de société qui accepte d’être lente, située, imparfaite, mais habitable. Faustine Bollaert n’apporte pas de solution miracle. Elle tient une pièce où l’on peut déposer une histoire lourde sans la voir immédiatement transformée en objet de foire. Pour beaucoup, cela suffit à allumer le poste. Pour d’autres, cela suffit à ouvrir une porte qu’ils croyaient définitivement fermée.

Au fond, la question du jour n’est pas seulement « quel est le thème ». Elle est : qu’est-ce qu’une famille devient lorsque le réconfort se transforme en menace ? L’émission n’épuise pas la réponse. Elle la rend audible. Et c’est déjà, à 13h45, un commencement.

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