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Anadolu Efes Chute Face à Olympiakos en Euroligue

Dans un duel intense à Istanbul, Olympiakos a renversé Anadolu Efes pour s’imposer 74-68 en Euroligue. Vezenkov a dominé, mais les Turcs ont craqué dans le money time. Quelles leçons retenir de cette défaite ?

La salle Sinan Erdem d’Istanbul vibrait d’espérance ce 22 janvier 2026. Les supporters d’Anadolu Efes croyaient dur comme fer à une victoire qui aurait pu relancer leur saison en Euroligue. Mais au terme d’un match haletant, c’est Olympiakos qui repart avec les deux points précieux, s’imposant 74 à 68. Une défaite qui laisse des traces pour les Turcs et qui confirme la solidité grecque cette saison.

Ce choc de la 24ᵉ journée de saison régulière n’a pas déçu. Rythme élevé, défenses agressives, quelques fulgurances individuelles : tous les ingrédients d’un grand match européen étaient réunis. Pourtant, au final, c’est la maîtrise collective des visiteurs qui a fait la différence.

Un duel sous haute tension dès les premières minutes

L’entame fut à l’image des ambitions des deux formations : très disputée. Efes cherchait à imposer son tempo rapide tandis qu’Olympiakos misait sur sa discipline défensive et ses transitions maîtrisées. Les pourcentages au tir restaient modestes des deux côtés, signe d’une intensité physique hors norme.

Perry Dozier Jr. se montrait déjà très remuant pour les locaux avec plusieurs pénétrations tranchantes. En face, Sasha Vezenkov répondait coup pour coup, alternant shoots à mi-distance et présence au rebond offensif. Le premier quart se concluait sur un score relativement équilibré, mais avec une légère avance pour les Grecs.

La mi-temps : Efes accroche, mais des signaux inquiétants

À la pause, les statistiques montraient un match très serré : les deux équipes tournaient autour des 40 % au tir et perdaient à peu près le même nombre de ballons. Pourtant, un détail sautait aux yeux : Olympiakos dominait outrageusement le rebond offensif. Cette domination sous les panneaux allait peser lourd dans le money time.

Côté Efes, plusieurs joueurs cadres semblaient en difficulté. Les shoots extérieurs ne rentraient pas et les fautes s’accumulaient trop vite. Le banc grec, en revanche, apportait une vraie plus-value avec des minutes de qualité.

« On a senti qu’ils étaient plus frais dans les moments importants. Nous, on a payé nos errements en début de match. »

Un joueur d’Anadolu Efes après la rencontre

Cette phrase résume parfaitement le sentiment général à la mi-temps : les Turcs étaient dans le coup, mais ils savaient qu’ils jouaient avec le feu.

Le troisième quart : le tournant du match

À la reprise, Olympiakos accélérait. Thomas Walkup dictait le tempo, multipliant les interceptions et les passes décisives. Vezenkov, intenable, enchaînait les paniers et les lancers-francs. En quelques minutes, l’écart passait à +9.

Efes tentait de réagir. Isaiah Cordinier se battait comme un lion en défense et rentrait quelques paniers importants. Mais chaque fois que les Turcs revenaient à -4 ou -5, Olympiakos trouvait la parade : un tir primé de Dorsey, un and-one de Hall, une claquette de Vezenkov.

Ce troisième acte fut sans conteste le plus abouti des Grecs. Ils ont su alterner le jeu intérieur et le jeu extérieur, forçant leurs adversaires à multiplier les changements défensifs.

Money time : Olympiakos intraitable

Dans les dix dernières minutes, le scénario était écrit d’avance. Efes courait après le score, multipliait les prises de risques, mais rien n’y faisait. Les shoots longue distance ne voulaient pas rentrer et les pertes de balle s’enchaînaient.

De leur côté, les joueurs d’Olympiakos géraient parfaitement leur avance. Walkup assurait la sécurité au poste de meneur, Vezenkov continuait de martyriser la défense intérieure et Evan Fournier apportait des points précieux en sortie de banc.

Le score final de 74-68 reflète assez bien la physionomie de la rencontre : un match serré pendant quarante minutes, mais avec une équipe clairement plus sereine dans le dernier quart-temps.

Les performances individuelles qui ont fait la différence

Sasha Vezenkov : le patron grec

Avec 19 points, 5 rebonds et une présence constante des deux côtés du terrain, l’ailier grec a livré une prestation de très haut niveau. Ses 6/7 aux lancers-francs dans le money time ont été déterminants.

Vezenkov incarne parfaitement le style Olympiakos cette saison : efficacité, intelligence de jeu et sang-froid dans les moments chauds.

Perry Dozier Jr. : le meilleur d’Efes

Côté turc, c’est l’Américain qui a porté son équipe avec 16 points, 6 lancers-francs réussis sur 6 et une combativité exemplaire. Malheureusement, ses coéquipiers n’ont pas suivi au même niveau.

Les apporteurs précieux d’Olympiakos

Mention spéciale à Evan Fournier (11 points en 25 minutes), à Daniel Hall (10 points et 5 rebonds) et à Tyler Dorsey qui a su se montrer clutch au bon moment.

Cette profondeur d’effectif commence à devenir l’une des grandes forces de l’équipe grecque au fil des semaines.

Les déceptions côté Efes

Plusieurs cadres n’ont pas pesé comme ils auraient dû. Les pourcentages aux tirs à trois points ont été particulièrement faibles et cela a coûté très cher face à une défense grecque bien en place.

Ce que ce match nous apprend sur les deux équipes

Pour Olympiakos, cette victoire à l’extérieur contre un adversaire direct au classement est un signal fort. Elle confirme que l’équipe est capable de gagner des matchs références loin de ses bases et dans des ambiances hostiles.

Pour Anadolu Efes, la situation devient préoccupante. À mi-parcours de la saison régulière, les Turcs pointent à une place qui ne leur garantit même pas le play-in. Chaque match devient désormais une finale.

Les questions se multiplient : le problème est-il collectif ? Individuel ? Tactique ? Mental ? La réponse est probablement un mélange de tout cela.

Les chiffres qui racontent l’histoire

Rebonds offensifs : Olympiakos 12 – Efes 5

Points dans la peinture : Olympiakos 38 – Efes 28

Évaluation totale : Olympiakos +18 par rapport à Efes

Tirs à 3 points : Efes 4/21 (19%) – Olympiakos 6/19 (32%)

Ces statistiques résument assez bien pourquoi la rencontre a basculé en faveur des Grecs.

Vers quoi se dirigent ces deux formations ?

Olympiakos peut désormais regarder sereinement vers le haut de tableau. Avec une rotation qui monte en puissance et un collectif bien huilé, l’équipe semble taillée pour les grands rendez-vous de fin de saison.

Du côté d’Efes, il va falloir rapidement trouver des solutions. Les prochaines journées s’annoncent capitales. Une série de victoires est indispensable pour ne pas regarder trop vite vers le bas du classement.

Le basket européen réserve toujours des surprises, mais une chose est sûre : ce match laissera des traces dans les deux camps pour des raisons très différentes.

La suite de la saison régulière s’annonce passionnante. Entre ambitions affichées, pression du résultat et gestion des egos, chaque rencontre prend désormais une saveur particulière. Les passionnés de basket européen sont servis.

Et vous, que pensez-vous de cette rencontre ? Olympiakos est-il déjà un sérieux candidat au titre ? Efes peut-il encore se relever ? Les commentaires sont ouverts.

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