Les funérailles de Ratko Mladic, prévues lundi à Belgrade, ne relèvent pas seulement d’un rite privé. Elles ramènent au premier plan le souvenir douloureux du massacre de Srebrenica, commis en juillet 1995, pour lequel l’ancien chef militaire des Serbes de Bosnie purgeait une peine de prison à perpétuité à La Haye. Derrière la date d’une cérémonie se dresse une séquence déjà jugée, déjà nommée, et pourtant encore capable de réveiller des familles, des archives et une mémoire européenne.
Quand une cérémonie à Belgrade rouvre le dossier de juillet 1995
Mladic avait été reconnu coupable de génocide pour son rôle dans cette tuerie, présentée comme la pire en Europe depuis la Seconde Guerre mondiale. Elle a coûté la vie à environ 8.000 hommes et adolescents musulmans. Le chiffre n’est pas un ornement de chronique. Il désigne des identités séparées, des colonnes, des camions, des fosses, puis des recherches qui n’ont pas toutes abouti.
En 2024, l’Assemblée générale de l’ONU a créé une Journée internationale de commémoration de ce génocide, fixée au 11 juillet. Cette date n’est pas choisie au hasard. Elle correspond à la chute de l’enclave. Elle inscrit dans le calendrier mondial ce que les survivants portent déjà depuis trois décennies. Une funérailles à Belgrade, une journée onusienne, un verdict de La Haye : trois scènes distinctes, un même nom de ville.
Le présent texte s’en tient aux faits déjà établis dans le récit source. Il ne cherche pas d’autre révélation. Il relit, dans un ordre clair, le siège, la chute, le massacre, les inculpations, les condamnations et les accusations portées contre l’abandon international. L’objectif est de rendre lisible une séquence trop souvent réduite à une seule phrase.
Une enclave assiégée dès 1992
Dès le début du conflit intercommunautaire, qui embrase la Bosnie en avril 1992, les forces armées des Serbes de Bosnie lancent le siège de Srebrenica. La ville est à majorité musulmane. Elle se situe dans l’est de la Bosnie, à 15 kilomètres de la Serbie. La géographie compte. Quinze kilomètres ne sont pas une abstraction. Ils expliquent la pression, le ravitaillement rompu, la peur d’une chute annoncée.
Le siège n’est pas un épisode isolé. Il s’inscrit dans la guerre qui commence au printemps 1992. Srebrenica devient une poche. Autour, les lignes se ferment. Dedans, la population civile vit sous contrainte. Le récit officiel de l’époque parle déjà d’enclave. Le mot dit l’isolement. Il dit aussi la dépendance à une protection extérieure qui, plus tard, sera jugée insuffisante.
En avril 1993, dans une ultime tentative pour éviter sa chute, l’ONU déclare « zone de sécurité » l’enclave de 148 km2. Des Casques bleus y sont déployés, chargés d’en assurer la protection. La superficie est précise. Elle donne l’échelle d’un territoire petit, fragile, déclaré protégé. La déclaration onusienne vise à empêcher la prise de la ville. Elle ne supprime pas le siège. Elle le formalise autrement.
Repères de l’enclave
Bosnie, avril 1992 : le siège commence. Avril 1993 : zone de sécurité de 148 km2. Distance indiquée : 15 kilomètres de la Serbie. Mission affichée : protection par des Casques bleus.
Une zone de sécurité n’est pas une forteresse. C’est un statut. Il dépend d’hommes, d’ordres, d’armes et de décisions prises loin du terrain. Le texte source le rappelle sans détour : la protection est confiée à la Force de protection des Nations unies, la Forpronu. Le nom technique importe. Il ancre Srebrenica dans le dispositif international de l’époque, non dans une chronique locale seulement.
Juillet 1995 : la chute après la prise d’otages
Début juillet 1995, les troupes du général Ratko Mladic prennent le contrôle de positions de la Forpronu, après avoir pris en otage une trentaine de Casques bleus néerlandais. Les chars serbes sont alors à moins de deux kilomètres de la ville. La distance se réduit. La protection théorique rencontre une pression militaire concrète. L’otage n’est pas un détail. Il paralyse, intimide, retarde.
Le 11 juillet, Srebrenica tombe aux mains du chef militaire. Le texte le décrit comme glorificateur d’une « République serbe » ethniquement pure, comme son alter ego politique Radovan Karadzic. Deux figures, un même projet nommé. La chute de la ville n’est pas seulement un fait d’armes. Elle ouvre la séquence des séparations et des exécutions des jours suivants.
Le 11 juillet, Srebrenica tombe aux mains du chef militaire, glorificateur d’une « République serbe » ethniquement pure, comme son alter ego politique Radovan Karadzic.
La date du 11 juillet est devenue, trente ans plus tard, le socle d’une journée internationale de commémoration. Ce n’est pas un hasard administratif. C’est le jour où l’enclave cesse d’exister comme refuge proclamé. Tout ce qui suit — camions, forêts, base de Potocari, fosses — s’enchaîne à partir de cette bascule.
Le massacre : séparations, convois, exécutions
Les jours suivants, les hommes et adolescents musulmans sont séparés des femmes, avant d’être emmenés dans des camions et des cars, puis exécutés. Des centaines, ayant fui dans les forêts environnantes, sont rattrapés et abattus. La phrase est sèche. Elle doit le rester. Elle décrit une méthode : trier, déplacer, tuer, poursuivre ceux qui tentent la fuite.
Environ 8.000 hommes et adolescents musulmans perdent la vie. Le mot « environ » appartient au récit établi. Il n’autorise pas l’approximation morale. Il rappelle que le décompte des disparus et des identifications s’est poursuivi longtemps après les faits. Le massacre n’est pas un affrontement confus. Il vise une population masculine identifiée comme telle.
La population cherche refuge auprès des Casques bleus néerlandais, qui se sont repliés dans leur base voisine de Potocari. Mais, débordés par cet afflux massif, des soldats ferment les grilles de la base, laissant les réfugiés face aux forces de Mladic. Le lieu de Potocari devient le nom d’un seuil. Dedans, une base saturée. Dehors, la prise de contrôle.
Ce que le récit retient des jours après la chute
- Séparation des hommes et adolescents musulmans d’avec les femmes.
- Transferts en camions et en cars, puis exécutions.
- Poursuites dans les forêts contre ceux qui ont fui.
- Afflux vers la base de Potocari et fermeture de grilles.
- Plus de 8.000 morts en quelques jours.
En quelques jours, le massacre fait plus de 8.000 morts. La concentration temporelle compte autant que le nombre. Ce n’est pas une attrition étalée sur des mois. C’est une bascule rapide après la chute du 11 juillet. Les familles, plus tard, devront relier des dates courtes à des absences définitives.
Fosses communes, déplacements de corps, disparus
Les pelleteuses se mettent à leur sinistre besogne pour enterrer les corps dans des fosses communes. La plupart de ces charniers ont par la suite été ouverts avec des bulldozers pour déplacer les cadavres afin de dissimuler l’étendue du crime. Le geste n’est pas seulement funéraire. Il vise l’effacement. Enterrer, puis déterrer, puis déplacer : une chaîne destinée à brouiller les preuves.
À ce jour, les restes de quelque 1.200 victimes sont toujours recherchées, selon l’Institut bosnien pour les personnes disparues. Le présent de la recherche contredit l’idée d’un dossier clos. Les funérailles d’un condamné à perpétuité n’éteignent pas les identifications manquantes. Mille deux cents restes encore cherchés : le chiffre relie 1995 à aujourd’hui.
Les fosses secondaires, ouvertes au bulldozer, expliquent en partie la durée des recherches. Déplacer les corps, c’est fragmenter les traces. C’est aussi contraindre les familles à attendre des identifications partielles. Le texte source ne détaille pas chaque site. Il retient le mécanisme : charniers, ouverture ultérieure, dissimulation de l’étendue du crime.
Témoignages dès le 17 juillet
Dès le 17 juillet, des témoignages affluent : des réfugiés font état de meurtres, tortures, viols commis par les hommes de Mladic, dans l’enclave et sur la route de l’exode de la population civile. La parole des réfugiés précède les verdicts. Elle circule pendant que les faits sont encore tout proches. Elle nomme déjà meurtres, tortures, viols.
Deux espaces apparaissent dans ces récits : l’enclave elle-même et la route de l’exode. L’un est le lieu pris. L’autre est le chemin de ceux qui partent. Les deux sont décrits comme scènes de violence. Le 17 juillet n’est qu’une date d’afflux de témoignages. Elle montre la rapidité avec laquelle la parole sort, malgré la terreur et le déplacement.
Dès le 17 juillet, des témoignages affluent : des réfugiés font état de meurtres, tortures, viols commis par les hommes de Mladic, dans l’enclave et sur la route de l’exode de la population civile.
Ces témoignages ne remplacent pas le jugement. Ils le précèdent. Ils donnent aux juridictions une matière humaine avant même que les inculpations formelles n’interviennent, quelques jours puis quelques mois plus tard. La chronologie est serrée : chute le 11, parole le 17, actes d’accusation ensuite.
Inculpations de Karadzic et de Mladic
Le 24 juillet et le 16 novembre, Radovan Karadzic et Ratko Mladic sont inculpés par le Tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie, le TPIY, de génocide, crimes contre l’humanité et crimes de guerre. Deux dates, deux hommes, trois chefs. Le tribunal siège pour l’ex-Yougoslavie. Il inscrit Srebrenica dans une justice pénale internationale, non dans une simple commission d’enquête.
Longtemps en fuite après la guerre, qui a pris fin le 21 novembre 1995 avec les accords de Dayton, ils ont été tous deux condamnés à perpétuité. La fuite prolonge le dossier. Dayton arrête les combats. Il n’arrête pas la poursuite pénale. La perpétuité, plus tard, clôt le volet individuel des deux dirigeants cités.
Le calendrier 1995 est donc double. D’un côté, juillet et le massacre. De l’autre, novembre et Dayton. Entre les deux, les inculpations du 24 juillet et du 16 novembre. La guerre s’achève par un accord. Les accusations, elles, restent. Elles suivront Mladic jusqu’à La Haye, jusqu’à la peine qu’il purgeait au moment où ses funérailles sont annoncées à Belgrade.
Plus de cinquante condamnations
Au total, plus de 50 condamnations, dont une vingtaine pour génocide, ont été prononcées par la justice internationale et les tribunaux en Bosnie et en Serbie. Le dossier n’est pas celui d’un seul homme. Il s’étend à un ensemble de décisions. Internationales d’abord. Nationales ensuite, en Bosnie et en Serbie.
Une vingtaine de condamnations pour génocide, au milieu de plus de cinquante peines au total, montre que la qualification la plus grave n’a pas été isolée. Elle a été retenue à plusieurs reprises. Mladic en porte une, à perpétuité. D’autres procédures l’entourent. Le paysage judiciaire est donc plus large que le nom d’un général.
Justice internationale et juridictions de Bosnie et de Serbie : plus de 50 condamnations, dont une vingtaine pour génocide. Karadzic et Mladic : perpétuité après une longue fuite.
La Haye n’est qu’un lieu dans cette carte. Les tribunaux de Bosnie et de Serbie en sont d’autres. Le texte source les cite ensemble. Il refuse l’idée d’une justice uniquement lointaine. Il rappelle aussi que la reconnaissance du génocide, pour Mladic, s’est faite au regard de Srebrenica, tuerie décrite comme la pire en Europe depuis la Seconde Guerre mondiale.
L’accusation d’abandon international
La communauté internationale a régulièrement été accusée d’avoir abandonné les victimes, notamment en n’ordonnant pas de frappes aériennes. L’accusation est récurrente. Elle ne nie pas le siège serbe ni le rôle de Mladic. Elle interroge l’absence d’une décision militaire précise : des frappes qui n’ont pas été ordonnées.
Cette critique accompagne le souvenir de la zone de sécurité. Une enclave déclarée protégée, des Casques bleus déployés, puis une chute, des otages néerlandais, des chars à moins de deux kilomètres, des grilles fermées à Potocari. L’écart entre le statut et le résultat nourrit le reproche d’abandon. Le texte le formule sans le transformer en plaidoyer.
Les funérailles de lundi à Belgrade ravivent aussi cette part du dossier. Non parce qu’une cérémonie répondrait à une frappe manquante, mais parce que la mémoire publique relie toujours le nom de Mladic à l’échec d’une protection proclamée en 1993 et emportée en juillet 1995.
La responsabilité partielle jugée aux Pays-Bas
L’État néerlandais a lui été jugé, par la Cour suprême du pays en 2019, en partie responsable du massacre de 350 musulmans par les forces serbes. La décision est nationale. Elle concerne un nombre précis : 350. Elle ne recouvre pas l’ensemble des quelque 8.000 morts. Elle isole une part, liée à la présence néerlandaise et à ce qui s’est joué autour de la base.
2019 n’efface pas 1995. Elle y revient. Une cour suprême, un État, une responsabilité partielle. Le mot « partielle » est décisif. Il dit une faute reconnue sans dire une faute totale. Il relie les Casques bleus néerlandais, les otages, Potocari et une catégorie de victimes chiffrée par le jugement.
Ainsi, le dossier judiciaire n’est pas seulement celui de Mladic à La Haye. Il comprend aussi une décision néerlandaise de 2019. Deux capitales, deux types de responsabilité : l’une pénale individuelle à perpétuité, l’autre étatique et partielle. Les deux coexistent dans le récit établi.
Ce que réveille une funérailles à Belgrade
Annoncer des funérailles à Belgrade, c’est rouvrir une carte mentale. Belgrade n’est pas Srebrenica. Lundi n’est pas le 11 juillet. Pourtant le nom de Ratko Mladic relie les deux. L’homme condamné pour génocide, qui purgeait sa perpétuité à La Haye, redevient une actualité funéraire. Les familles de victimes, elles, restent dans le temps des recherches et des commémorations.
La Journée internationale créée en 2024 par l’Assemblée générale de l’ONU fixe le 11 juillet comme date mondiale. Elle ne dépend pas d’une cérémonie individuelle. Elle dépend d’un génocide reconnu et d’un massacre chiffré à environ 8.000 hommes et adolescents musulmans. Deux calendriers peuvent donc se croiser : celui d’un enterrement, celui d’une mémoire collective.
Rien dans ces lignes n’ajoute un fait hors source. Le siège d’avril 1992, la zone de 148 km2, les otages, les deux kilomètres, le 11 juillet, Potocari, les pelleteuses, les 1.200 disparus encore cherchés, Dayton, les plus de 50 condamnations, les frappes non ordonnées, les 350 victimes du jugement néerlandais : tout cela était déjà là. L’écriture ne fait que le déployer pour qu’on le lise sans précipitation.
Relire la séquence sans la réduire
On peut résumer Srebrenica en une phrase. On le fait trop souvent. Le résumé efface la durée du siège, la déclaration de 1993, le rôle des Casques bleus, la prise d’otages, la fermeture des grilles, le déplacement des corps, la parole des réfugiés dès le 17 juillet. Un article plus long n’invente rien. Il refuse l’ellipse.
Le général Mladic n’apparaît pas ici comme une légende militaire. Il apparaît comme un condamné pour génocide, associé à la chute d’une enclave et à des exécutions de masse. Radovan Karadzic apparaît comme l’alter ego politique, également condamné à perpétuité après la fuite. Les deux noms restent liés à une « République serbe » ethniquement pure, selon les termes du récit.
Les hommes et les adolescents séparés des femmes ne sont pas une catégorie abstraite. Ce sont les victimes du tri. Les forêts ne sont pas un décor. Ce sont des lieux de poursuite. Les camions et les cars ne sont pas une logistique banale. Ce sont des instruments de déplacement vers l’exécution. Chaque mot du dossier a déjà son poids. Il suffit de ne pas l’alléger.
Mémoire, recherche, droit
Trois fils tiennent encore le présent. La mémoire, fixée notamment au 11 juillet. La recherche, menée pour quelque 1.200 victimes dont les restes manquent, selon l’Institut bosnien pour les personnes disparues. Le droit, avec La Haye, les tribunaux de Bosnie et de Serbie, et l’arrêt néerlandais de 2019. Les funérailles de Belgrade traversent ces trois fils sans les trancher.
Un enterrement peut chercher la clôture. Un génocide commémoré refuse la clôture trop vite déclarée. Les deux mouvements coexistent cette semaine. L’un se joue à Belgrade. L’autre se joue dans les souvenirs de juillet 1995, dans les listes de disparus, dans les arrêts déjà rendus. Le lecteur n’a pas à choisir une émotion. Il a à tenir les faits.
Tenir les faits, c’est répéter que la tuerie a coûté la vie à environ 8.000 hommes et adolescents musulmans. C’est répéter que Mladic a été reconnu coupable de génocide. C’est répéter que la communauté internationale a été accusée d’abandon, notamment faute de frappes aériennes. C’est répéter que l’État néerlandais a été jugé en partie responsable du massacre de 350 musulmans.
Une actualité qui n’est pas neuve, mais qui revient
L’actualité, ici, n’invente pas un événement militaire. Elle réactive un passé jugé. Les funérailles prévues lundi donnent un prétexte de calendrier. Le fond reste 1992, 1993, 1995, 2019, 2024. Année du siège. Année de la zone de sécurité. Année du massacre et de Dayton. Année de l’arrêt néerlandais. Année de la journée onusienne. La ligne du temps est déjà écrite.
Ce qui change, c’est le lieu d’attention. Belgrade, lundi. Srebrenica, chaque 11 juillet. La Haye, pour la peine à perpétuité. Potocari, pour le souvenir de la base et des grilles. Les forêts, pour ceux qui ont fui et qui ont été rattrapés. Les fosses, pour ceux qui ont été enterrés puis déplacés. Aucun de ces lieux n’est superflu.
À l’heure où une cérémonie est annoncée, le plus honnête reste le plus simple : nommer le génocide, nommer le nombre, nommer les dates, nommer les juridictions, nommer les disparus encore cherchés. Sans formule de consolation. Sans récit parallèle. Sans autre conclusion que celle déjà contenue dans le dossier : Srebrenica est tombée le 11 juillet 1995, et le massacre des jours suivants n’a pas quitté l’histoire européenne.
Les lecteurs qui s’arrêtent à la seule mention d’une funérailles manquent l’essentiel. L’essentiel est la chaîne complète, depuis le siège d’avril 1992 jusqu’aux condamnations, jusqu’à la journée internationale de 2024, jusqu’aux 1.200 recherches encore ouvertes. Belgrade peut occuper l’écran un lundi. Le dossier, lui, occupe le siècle.
Voilà pourquoi ce texte a pris de la place. Pas pour broder. Pour empêcher qu’un nom, un verdict et un chiffre soient avalés en trois lignes. Le massacre de Srebrenica organisé par Ratko Mladic, tel que le récit établi le présente, exige d’être relu à voix haute, date après date, lieu après lieu, décision après décision. Lundi passera. Le 11 juillet, lui, est désormais une journée mondiale. Et les restes encore recherchées rappellent qu’une partie de la vérité matérielle n’a pas fini d’émerger.









