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Appel Du Guide Iranien À L’Unité Face Aux États-Unis

Mojtaba Khamenei, invisible depuis six mois, signe un message écrit qui désigne un ennemi commun et exige l'unité. Ce qu'il demande aux dirigeants de la région change la lecture du conflit.

Qui parle encore au nom de Téhéran lorsque le visage du pouvoir reste invisible et que seuls des textes circulent ? Dimanche, un message écrit attribué au guide suprême iranien, Mojtaba Khamenei, a relancé cette question en demandant aux pays musulmans de s’unir contre les États-Unis et Israël, six mois après le début de la guerre au Moyen-Orient. Le texte, repris sur son site officiel, insiste sur l’unité de parole, l’amitié et la coopération sur la voie du bien. Il désigne aussi, sans détour, ceux qu’il présente comme les ennemis de tous, et pas seulement de l’Iran.

Un Message Écrit Au Nom D’Un Guide Invisible

Mojtaba Khamenei a succédé à son père Ali Khamenei, tué au premier jour de l’offensive américano-israélienne contre l’Iran le 28 février. Depuis cette succession, il n’a jamais été vu en public. Les autorités n’ont diffusé aucune vidéo ni aucun enregistrement audio de lui. Le canal choisi dimanche reste donc le même que celui déjà utilisé : l’écrit. Ce choix pèse sur la manière dont le message circule. Il n’y a ni image du locuteur, ni intonation, ni apparition destinée à incarner l’autorité. Il y a un texte, une signature institutionnelle, et une ligne politique formulée au nom du guide qui a le dernier mot sur les grandes orientations de l’Iran.

Le calendrier n’est pas anodin. Six mois se sont écoulés depuis le début de la guerre au Moyen-Orient. Le message intervient aussi après une déclaration écrite de vendredi, dans laquelle le même guide affirmait que commettre quoi que ce soit qui nuise à la cohésion sociale était interdit. Dimanche, le propos s’élargit. Il ne s’agit plus seulement de la cohésion intérieure iranienne. Il s’agit de la Oumma, la communauté musulmane, et de la façon dont les divisions, conscientes ou non, serviraient selon lui les objectifs des ennemis de l’islam.

EXTRAIT DU MESSAGE

« La solution aux problèmes de la Oumma réside dans l’unité de parole, l’amitié et la coopération sur la voie du bien. »

Ce Que Dit Exactement L’Appel À L’Unité

Selon le site officiel du guide, la solution aux problèmes de la Oumma réside dans trois éléments présentés ensemble : l’unité de parole, l’amitié et la coopération sur la voie du bien. Le texte ne sépare pas ces trois termes. Il les pose comme un ensemble. L’unité de parole précède l’amitié. L’amitié précède la coopération. La coopération est située « sur la voie du bien ». Le message ne développe pas une liste de réformes économiques ou diplomatiques à ce stade du propos. Il pose d’abord un principe de cohésion entre musulmans.

Le guide ajoute ensuite une mise en garde large. Quiconque, à quelque poste que ce soit, fait quoi que ce soit qui entraîne la division entre les musulmans et crée des conflits au sein de la communauté musulmane, sciemment ou non, volontairement ou involontairement, a servi les objectifs des ennemis de l’islam. La phrase est construite pour ne laisser presque aucune échappatoire. Le poste n’importe pas. L’intention n’importe pas. L’effet compte. Diviser, c’est, dans cette formulation, servir l’ennemi.

Quiconque, à quelque poste que ce soit, fait quoi que ce soit qui entraîne la division entre les musulmans et crée des conflits au sein de la communauté musulmane, sciemment ou non, volontairement ou involontairement, a servi les objectifs des ennemis de l’islam.

Cette phrase oriente tout le reste du message. Elle transforme un appel à l’unité en critère politique. Les dirigeants de la région sont ensuite invités à reconnaître leur véritable ennemi, à comprendre son plan et à le combattre. Dans le texte, les États-Unis et Israël sont désignés comme les ennemis de tous, et pas seulement de l’Iran. L’Iran n’est plus présenté comme le seul destinataire de l’hostilité. Le conflit est recadré comme une affaire commune.

Les États-Unis Et Israël Désignés Comme Ennemis Communs

Le message ne s’arrête pas à une critique générale. Il nomme. Les États-Unis et Israël apparaissent comme le « véritable ennemi » que les dirigeants de la région devraient, selon le guide, reconnaître. Reconnaître, comprendre le plan, combattre : ces trois verbes structurent l’injonction. D’abord identifier. Ensuite analyser. Enfin s’opposer. Le texte affirme que cet ennemi n’est pas propre à l’Iran. Il serait celui de tous.

Cette formulation a une fonction claire dans le document : élargir le camp. Si l’ennemi est commun, l’unité devient une obligation politique et religieuse à la fois. Si l’ennemi n’est pas seulement celui de Téhéran, alors les divergences entre capitales musulmanes apparaissent, dans cette lecture, comme une faute stratégique. Le guide demande donc aux responsables de la région de cesser de traiter le conflit comme une affaire iranienne isolée.

Le même texte revient ensuite vers l’intérieur de l’Iran. Le guide, qui a le dernier mot sur les grandes orientations du pays, a une fois de plus appelé les responsables et le peuple iraniens à mettre de côté leurs divergences et à s’unir dans la lutte contre les ennemis jurés du pays, États-Unis et Israël. Il a souligné qu’il ne fallait « permettre en aucune manière que des divergences surgissent » au sein du peuple iranien. L’unité demandée à l’extérieur a donc un miroir intérieur.

Une Succession Sans Image Publique

Le nom de Mojtaba Khamenei s’est imposé après la mort de son père Ali Khamenei, tué au premier jour de l’offensive américano-israélienne contre l’Iran le 28 février. Depuis, l’absence visuelle est totale. Pas d’apparition publique. Pas de vidéo. Pas d’enregistrement audio diffusé par les autorités. Le pouvoir s’exprime par des déclarations écrites. Vendredi, une première déclaration écrite interdisait tout acte portant atteinte à la cohésion sociale. Dimanche, une deuxième déclaration écrite élargit le thème à la Oumma et aux ennemis désignés.

Cette absence ne change pas, d’après le texte lui-même, la nature de la fonction. Le guide suprême a le dernier mot sur les grandes orientations de l’Iran. Le message dimanche s’inscrit dans cet attribut. Il parle d’unité, d’ennemi, d’économie, de production, de monnaie. Il s’adresse aux dirigeants de la région autant qu’aux responsables et au peuple iraniens. L’écrit devient le seul support connu de cette parole.

Le contraste est net. D’un côté, une guerre ouverte depuis six mois. De l’autre, un chef religieux et politique qui n’apparaît pas, mais dont les textes continuent de fixer une ligne : pas de division intérieure, pas de division entre musulmans, un ennemi nommé, une économie à réorienter.

La Riposte Iranienne Et Les Capitales De La Région

En riposte à l’offensive israélo-américaine, l’Iran a ciblé des pays alliés de Washington dans la région. Le texte d’actualité rappelle nommément l’Arabie saoudite, les Émirats arabes unis, la Jordanie, le Koweït, le Qatar et Bahreïn. Cette liste n’est pas anodine. Elle décrit un arc de capitales liées à Washington. Elle explique aussi pourquoi le message du dimanche insiste tant sur l’unité. Les relations de Téhéran avec les capitales de la région se sont détériorées depuis lors.

Le guide demande aux dirigeants de ces pays, et plus largement de la région, de reconnaître leur véritable ennemi. Dans sa lecture, cet ennemi n’est pas l’Iran. Ce sont les États-Unis et Israël. Le message cherche donc à inverser le cadrage né de la riposte. Là où les relations se sont détériorées entre Téhéran et plusieurs capitales, le texte propose un ennemi commun pour recoudre un camp.

PAYS CITÉS COMME CIBLÉS

Arabie saoudite, Émirats arabes unis, Jordanie, Koweït, Qatar, Bahreïn

ENNEMIS NOMMÉS

États-Unis et Israël, présentés comme ennemis de tous

La détérioration des relations n’est pas niée par le déroulé des faits. Elle est même le décor du message. Plus les relations se sont tendues, plus l’appel à l’unité devient central dans la parole du guide. L’unité de parole, l’amitié et la coopération sur la voie du bien sont présentées comme la solution aux problèmes de la Oumma, précisément au moment où les liens régionaux de Téhéran se sont dégradés.

L’Unité Intérieure, Autre Face Du Même Discours

Le message du dimanche ne s’adresse pas seulement à l’extérieur. Il revient vers les responsables iraniens et vers le peuple. Il leur demande de mettre de côté leurs divergences. Il leur demande de s’unir dans la lutte contre les ennemis jurés du pays. Il affirme qu’il ne faut permettre en aucune manière que des divergences surgissent au sein du peuple iranien. La formule est absolue. « En aucune manière » ne laisse pas de place à une exception.

Vendredi déjà, dans une précédente déclaration écrite, le guide avait affirmé que commettre quoi que ce soit qui nuise à la cohésion sociale était interdit. Dimanche, le même thème revient, élargi. La cohésion sociale intérieure et l’unité de la Oumma sont traitées comme deux faces d’une même exigence. Dedans comme dehors, la division est présentée comme un service rendu à l’ennemi.

Il ne fallait permettre en aucune manière que des divergences surgissent au sein du peuple iranien.

Le guide a le dernier mot sur les grandes orientations de l’Iran. Dans ce cadre, l’interdit porté contre ce qui nuit à la cohésion sociale n’est pas un commentaire isolé. Il s’inscrit dans une ligne répétée à quelques jours d’intervalle. Vendredi : interdiction de nuire à la cohésion. Dimanche : interdiction politique et morale de la division entre musulmans, appel à l’unité intérieure, désignation d’un ennemi commun.

Dédollarisation Et Production : L’Autre Volet Du Texte

Le message ne s’en tient pas à la seule rhétorique de l’unité. Il appelle aussi à la dédollarisation progressive de l’économie iranienne et au renforcement de la production pour relancer l’économie. Ces deux orientations sont liées, dans le texte, à une situation matérielle précise : des mois de blocus naval américain et des décennies de sanctions internationales, dont les États-Unis ont annoncé lundi un durcissement.

La dédollarisation est présentée comme progressive. Le mot compte. Il ne s’agit pas, dans la formulation retenue, d’une rupture instantanée, mais d’un mouvement. Le renforcement de la production est présenté comme le moyen de relancer l’économie. L’unité politique a donc un corollaire économique : moins dépendre du dollar, produire davantage, tenter de relancer une économie sous pression.

Le blocus naval américain est décrit comme duré depuis des mois. Les sanctions internationales sont décrites comme anciennes, à l’échelle de décennies. Le durcissement annoncé lundi par les États-Unis s’ajoute à cette longue contrainte. Le message du guide place la réponse économique sur deux rails : sortir progressivement du dollar, renforcer la production nationale.

Orientation citée Contexte indiqué
Dédollarisation progressive Économie iranienne sous sanctions et blocus
Renforcement de la production Relance économique après des mois de pression
Unité intérieure Interdit de nuire à la cohésion sociale
Unité de la Oumma Face aux États-Unis et à Israël

Pourquoi Le Mot Oumma Occupe Le Centre Du Message

Le terme Oumma n’est pas un ornement. Dans le message, il désigne la communauté musulmane tout entière. Les problèmes de cette communauté, selon le guide, trouveraient leur solution dans l’unité de parole, l’amitié et la coopération sur la voie du bien. Le diagnostic précède la prescription. Il y a des problèmes. La réponse n’est pas la dispersion. La réponse est l’unité.

En parlant de la Oumma plutôt que de la seule diplomatie iranienne, le texte élargit l’auditoire. Les dirigeants de la région sont appelés à se reconnaître dans une communauté plus vaste que leurs alliances du moment. Quiconque crée des conflits au sein de cette communauté, même sans le vouloir, est décrit comme servant les objectifs des ennemis de l’islam. L’enjeu n’est donc plus seulement bilatéral. Il est communautaire.

Cette grammaire permet au message de relier trois échelles. L’échelle intérieure : le peuple iranien ne doit pas laisser surgir de divergences. L’échelle régionale : les dirigeants doivent reconnaître l’ennemi véritable. L’échelle communautaire : la Oumma doit parler d’une seule parole. Les trois échelles reposent sur la même idée, répétée sous des formes différentes : la division aide l’adversaire nommé.

Une Parole Sans Voix, Une Ligne Sans Apparition

Le fait que Mojtaba Khamenei n’ait jamais été vu en public depuis sa succession donne au message un caractère particulier. On ne peut pas décrire un geste, un déplacement, une tribune. On peut seulement lire. Les autorités n’ont diffusé aucune vidéo ni aucun enregistrement audio. Le site officiel devient le lieu où la parole du guide se donne à voir, sous forme de phrases.

Cette situation n’empêche pas le texte d’être injonctif. Il appelle. Il met en garde. Il interdit. Il désigne. Il oriente l’économie. Il s’adresse aux dirigeants, aux responsables, au peuple. L’absence d’image n’affaiblit pas, dans la logique du document, la prétention à fixer le cap. Le guide a le dernier mot sur les grandes orientations. L’écrit dimanche se présente comme l’exercice de ce dernier mot.

Entre le 28 février et ce dimanche, six mois de guerre ont passé. Entre vendredi et dimanche, deux déclarations écrites se sont succédé. L’une sur la cohésion sociale. L’autre sur l’unité des musulmans, l’ennemi commun et la relance économique. La continuité est thématique. La forme reste identique : le papier, pas la voix.

Ce Que Le Texte Demande Aux Dirigeants De La Région

Le guide a appelé les dirigeants des pays de la région à reconnaître leur véritable ennemi, à comprendre son plan et à le combattre. La phrase est une séquence. Elle ne demande pas seulement une déclaration d’hostilité. Elle demande une reconnaissance, puis une compréhension, puis un combat. Les États-Unis et Israël sont placés au bout de cette séquence comme les ennemis de tous.

Cette demande intervient alors que l’Iran a ciblé, en riposte à l’offensive israélo-américaine, plusieurs pays alliés de Washington. Arabie saoudite, Émirats arabes unis, Jordanie, Koweït, Qatar, Bahreïn : autant de capitales dont les relations avec Téhéran se sont détériorées. Le message cherche à déplacer le regard. Le véritable ennemi, selon lui, n’est pas entre ces capitales et l’Iran. Il est ailleurs, et il serait commun.

L’unité de parole devient alors l’instrument proposé pour sortir de cette détérioration. L’amitié et la coopération sur la voie du bien sont présentées comme le chemin. Le texte ne décrit pas le détail opérationnel de cette coopération. Il en pose le principe. Il en fait la solution aux problèmes de la Oumma.

Sanctions, Blocus, Durcissement : Le Cadre Économique

Le volet économique du message s’ancre dans une contrainte longue et une contrainte récente. Longue : des décennies de sanctions internationales. Récente : des mois de blocus naval américain. Plus récente encore : l’annonce, lundi, d’un durcissement des sanctions par les États-Unis. C’est dans ce cadre que le guide appelle à une dédollarisation progressive et au renforcement de la production.

Relancer l’économie, dans cette formulation, passe par produire davantage et par réduire le rôle du dollar. Les deux mouvements sont présentés ensemble. L’un sans l’autre ne suffit pas, d’après l’architecture du propos. La production doit être renforcée. La dédollarisation doit être progressive. L’économie doit être relancée après des mois de blocus et des décennies de sanctions.

Ce volet économique n’est pas séparé de l’appel politique. Dans le même ensemble de déclarations, l’unité intérieure est exigée, la division entre musulmans est condamnée, l’ennemi est nommé, la monnaie et la production sont invoquées. La cohésion n’est pas seulement morale. Elle est aussi présentée comme une condition pour tenir sous blocus et sous sanctions.

Les Mots Qui Reviennent Et Ce Qu’Ils Font

Plusieurs mots organisent le texte. Unité revient pour la Oumma et pour le peuple iranien. Division est associée au service rendu aux ennemis de l’islam. Cohésion sociale avait déjà été placée sous interdit vendredi. Véritable ennemi sert à nommer les États-Unis et Israël. Dédollarisation et production ouvrent le chapitre économique. Ces mots ne sont pas décoratifs. Ils tracent une carte.

Sur cette carte, l’intérieur et l’extérieur communiquent. Ce qui est interdit au sein du peuple iranien — laisser surgir des divergences — trouve un équivalent dans l’interdit plus large de diviser les musulmans. Ce qui est demandé aux dirigeants de la région — reconnaître, comprendre, combattre — trouve un équivalent dans ce qui est demandé aux responsables iraniens : mettre de côté leurs divergences et s’unir.

Le site officiel du guide est le support de cette carte. Pas de voix. Pas d’image. Un texte. Dimanche, ce texte a fixé une direction : l’unité contre les États-Unis et Israël, l’unité à l’intérieur, une économie moins dollarisée, une production renforcée.

Six Mois De Guerre, Deux Textes En Quelques Jours

Le message de dimanche s’inscrit dans une durée. Six mois après le début de la guerre au Moyen-Orient. Six mois après la mort d’Ali Khamenei, tué dès le premier jour de l’offensive américano-israélienne contre l’Iran, le 28 février. Six mois pendant lesquels Mojtaba Khamenei n’a pas été vu en public. Puis, à quelques jours d’intervalle, deux écrits. Vendredi, l’interdit contre ce qui nuit à la cohésion sociale. Dimanche, l’appel à l’unité de la Oumma et la désignation de l’ennemi commun.

Cette cadence écrite donne l’impression d’une parole qui avance par couches. D’abord l’intérieur. Ensuite le camp plus large. D’abord la cohésion du pays. Ensuite l’unité des musulmans. D’abord l’interdit. Ensuite la prescription. Le tout sous la même contrainte de forme : des messages écrits, aucun visage public, aucune voix diffusée.

Les faits rapportés restent ceux-là. Un guide invisible. Un texte officiel. Un appel à l’unité. Une liste de pays ciblés en riposte. Des relations régionales détériorées. Un blocus naval de plusieurs mois. Des sanctions anciennes. Un durcissement annoncé lundi. Une dédollarisation progressive demandée. Une production à renforcer. Une cohésion intérieure érigée en interdiction de la fracture.

Ce Que L’On Peut Retenir Sans Sortir Du Texte

Le guide suprême iranien a appelé les pays musulmans à s’unir contre les États-Unis et Israël. Il l’a fait par écrit, un dimanche, six mois après le début de la guerre au Moyen-Orient. Il n’est pas apparu. Il n’a pas été entendu. Il a été lu. Selon son site officiel, la solution aux problèmes de la Oumma se trouve dans l’unité de parole, l’amitié et la coopération sur la voie du bien.

Il a averti que toute action entraînant la division entre musulmans, même involontaire, sert les objectifs des ennemis de l’islam. Il a demandé aux dirigeants de la région de reconnaître le véritable ennemi, de comprendre son plan et de le combattre. Il a dit que les États-Unis et Israël étaient les ennemis de tous, pas seulement de l’Iran. Il a demandé aux Iraniens de ne laisser aucune divergence surgir. Il a lié cette ligne à la dédollarisation progressive et au renforcement de la production, dans un pays placé sous blocus naval américain depuis des mois et sous sanctions internationales depuis des décennies, sanctions encore durcies lundi.

Voilà le contenu du message. Rien de plus n’est nécessaire pour en saisir la portée immédiate : un pouvoir qui s’exprime sans se montrer, une guerre entrée dans son sixième mois, une unité exigée à l’intérieur comme à l’extérieur, et deux noms posés au centre de l’adversité désignée, les États-Unis et Israël.

Les relations de Téhéran avec les capitales de la région se sont détériorées après que l’Iran, en riposte à l’offensive israélo-américaine, a ciblé l’Arabie saoudite, les Émirats arabes unis, la Jordanie, le Koweït, le Qatar et Bahreïn. C’est sur ce fond de rupture que l’appel à l’unité a été lancé. C’est aussi sur ce fond que le guide a rappelé qu’il avait le dernier mot sur les grandes orientations de l’Iran, orientations qu’il place désormais sous le signe d’une parole unique, d’une cohésion gardée et d’une économie à soustraire progressivement au dollar.

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