Imaginez deux visages familiers des plateaux télé français, qui ont partagé le même quotidien pendant plus de dix ans, élevé deux enfants ensemble, puis tracé des routes différentes dans le paysage médiatique. Aujourd’hui, l’un anime une émission de débats approfondis sur une chaîne parlementaire, tandis que l’autre incarne une des voix les plus tranchantes de l’information en continu. Et si leurs chemins se croisent encore, c’est souvent par le plus grand des hasards… ou presque. Thomas Hugues a accepté de se livrer avec une franchise rare sur ce passé commun et sur la place qu’occupe désormais Laurence Ferrari dans sa vie.
Une complicité qui résiste au temps et aux écrans
Le temps a passé, les chaînes ont changé, les horaires aussi. Pourtant, lorsqu’on interroge Thomas Hugues sur celle qui partagea sa vie de 1993 à 2007, le ton reste étonnamment léger. Pas de rancune apparente, pas de non-dits pesants. Juste une forme de réalisme teinté d’humour. Le journaliste de 59 ans, qui pilote depuis 2021 l’émission Sens Public sur Public Sénat, explique volontiers que leurs emplois du temps chargés limitent les occasions de suivre le travail de l’autre en direct.
« Pas vraiment », lâche-t-il spontanément quand on lui demande s’il regarde régulièrement les interventions de son ex-épouse. La raison ? Simple et implacable : leurs créneaux se chevauchent. Pendant que Laurence Ferrari officie chaque après-midi sur son plateau, Thomas Hugues est déjà en direct pour plusieurs heures de débats et d’analyses. Impossible de zapper d’une chaîne à l’autre sans sacrifier son propre direct.
Un passage de relais devenu rituel médiatique
Pourtant, il existe un moment précis où leurs univers professionnels se sont frôlés de très près. En 2019, Thomas Hugues officiait sur une autre chaîne d’information en continu. À la fin de sa tranche, il passait littéralement le témoin à… Laurence Ferrari. Ce passage d’antenne, filmé et diffusé, a marqué les esprits par son naturel désarmant.
« Bonjour Laurence. C’est drôle de se retrouver », avait-il lancé avec un sourire en coin, conscient de l’ironie de la situation. Ce petit rituel sans blague privée ni clin d’œil appuyé reste l’un des moments les plus commentés de leur histoire professionnelle commune. Une parenthèse légère dans un univers souvent tendu.
« Ça va devenir un petit rituel, le passage d’antenne garanti sans private joke avec Laurence Ferrari »
Thomas Hugues, en direct en 2019
Cette anecdote illustre bien la relation qui unit encore les deux journalistes : une distance professionnelle assumée, mais une forme de respect intact. Pas de guerre froide, pas de rivalité affichée. Juste deux parcours qui s’observent de loin.
Des enfants au centre de leur lien indéfectible
Au-delà des plateaux et des audiences, ce qui unit durablement Thomas Hugues et Laurence Ferrari, ce sont leurs deux enfants : Baptiste, né en 1993, et Laëtitia, née en 1995. Même après la séparation, le couple parental est resté solide. En 2020 déjà, le journaliste confiait qu’ils formaient toujours « d’abord et toujours un couple de parents ».
Cette priorité donnée à la cellule familiale explique sans doute la sérénité qui transpire aujourd’hui dans ses réponses. Pas de règlement de comptes, pas de nostalgie malsaine. Juste la conscience que certains liens, même après une rupture, ne se défont jamais complètement quand des enfants sont en jeu.
Public Sénat face à la guerre des chaînes info
Depuis son arrivée sur Public Sénat, Thomas Hugues porte une émission qui mise sur la profondeur plutôt que sur la réactivité à outrance. Sens Public explore des sujets complexes : droits de douane, politique étrangère, réforme de l’assurance chômage, crise agricole… Autant de thèmes qui demandent du temps, des invités experts et des échanges argumentés.
Dans un paysage audiovisuel où les chaînes d’information en continu se multiplient et se concurrencent à coups de breaking news, cette approche peut sembler contre-courant. Pourtant, le journaliste assume pleinement ce positionnement. Dans la rédaction, explique-t-il, le canal de Public Sénat reste allumé en permanence, mais les autres chaînes info sont également surveillées pour suivre l’évolution de l’actualité en temps réel.
- Approche analytique plutôt que réactive
- Débats longs et documentés
- Invités spécialistes plutôt que polémistes
- Focus sur les enjeux de fond de la société française
Cette stratégie semble porter ses fruits : l’émission s’est imposée comme un rendez-vous incontournable pour ceux qui cherchent à comprendre plutôt qu’à réagir à chaud.
Un rôle clé lors des élections municipales 2026
Le printemps 2026 sera particulièrement chargé pour Thomas Hugues. Les élections municipales approchent à grands pas : premier tour le 15 mars, second tour le 22 mars. Le journaliste devrait endosser un rôle central dans la couverture de ce scrutin local majeur, qui concerne directement la vie quotidienne de millions de Français.
Municipales, c’est aussi l’occasion de parler urbanisme, écologie locale, sécurité, transports, éducation… Des sujets concrets qui touchent chaque citoyen. Public Sénat compte bien profiter de cette période pour proposer des débats riches et des analyses fouillées, loin des effets d’annonce.
Et pendant ce temps, Laurence Ferrari sur CNews
De son côté, Laurence Ferrari continue d’incarner une des figures phares de l’information en continu. Son émission quotidienne à 17 heures attire un public fidèle, séduit par son ton direct et ses échanges souvent vifs. Même si leurs emplois du temps ne leur permettent pas de suivre l’autre en direct, les deux journalistes évoluent dans le même écosystème médiatique français.
Leurs carrières respectives illustrent deux façons différentes d’aborder l’information aujourd’hui : l’une dans l’immédiateté et la confrontation d’idées, l’autre dans la prise de recul et l’analyse approfondie. Deux approches complémentaires dans un paysage audiovisuel de plus en plus fragmenté.
Des vies recomposées, des bonheurs différents
Aujourd’hui, chacun a reconstruit sa vie sentimentale. Thomas Hugues s’est remarié en 2011 avec Isabelle Roche, productrice reconnue notamment pour avoir contribué à des formats comme Patron Incognito. De son côté, Laurence Ferrari partage sa vie avec le violoniste Renaud Capuçon depuis 2009. Ensemble, ils ont eu un fils, Eliott, né en 2010.
Ces nouvelles histoires d’amour n’empêchent pas l’ancien couple de conserver une relation apaisée, centrée sur le bien-être de leurs enfants aînés. Une forme de maturité qui tranche avec les séparations médiatisées souvent conflictuelles dans le milieu du spectacle et des médias.
Pourquoi cette interview résonne-t-elle autant ?
Dans un monde où les clashs et les polémiques font souvent les gros titres, la retenue et l’élégance de Thomas Hugues surprennent agréablement. Pas de règlements de comptes, pas de révélations croustillantes pour faire le buzz. Juste une parole honnête sur un passé partagé et un présent respectueux.
Cette attitude rare dans le milieu médiatique rappelle que derrière les plateaux, les caméras et les audiences, il y a aussi des êtres humains qui construisent, déconstruisent, puis reconstruisent leur vie. Et parfois, avec suffisamment de maturité, ils parviennent à conserver un lien bienveillant malgré la rupture.
Alors que les municipales approchent et que les débats politiques risquent de monter en température, l’exemple de Thomas Hugues et Laurence Ferrari offre une bouffée d’air frais : oui, on peut diverger professionnellement, avoir des visions différentes de l’information, et pourtant se respecter profondément.
Une leçon de vie qui dépasse largement le cadre du PAF et qui mérite d’être méditée, en ces temps où la parole se fait souvent violente et clivante.
À retenir : Derrière les projecteurs et les directs, il existe encore des histoires de résilience, de respect mutuel et de priorité donnée aux enfants. Preuve que même dans l’univers impitoyable des médias, l’élégance et la sincérité peuvent encore exister.
Et vous, que pensez-vous de cette capacité à tourner la page tout en préservant un lien parental sain ? Partagez votre avis en commentaire.








