Imaginez une arène en fusion, des milliers de supporters lituaniens hurlant à pleins poumons, et un match qui semble définitivement perdu avant de basculer dans une dimension parallèle. C’est exactement ce qu’il s’est passé le 25 février 2026 à Kaunas. Zalgiris a arraché une victoire improbable 99-94 après prolongation contre l’armada grecque d’Olympiakos. Un scénario à couper le souffle qui restera gravé dans les mémoires des fans d’Euroligue.
Ce choc de la 29e journée de saison régulière n’avait rien d’anodin. Les deux formations jouaient gros dans la course aux playoffs. Et ce qui devait être une démonstration de force grecque s’est transformé en cauchemar éveillé pour les hommes du Pirée.
Un duel de titans qui a tenu toutes ses promesses
Dès les premières minutes, l’intensité était palpable. Olympiakos, avec son effectif profond et expérimenté, a tenté d’imposer son rythme. Mais Zalgiris, porté par son public incandescent, a répondu coup pour coup. Le match s’est rapidement transformé en véritable bataille physique et mentale.
Le récital inattendu d’Evan Fournier
La star française a été absolument monstrueuse. Evan Fournier a compilé 32 points, 9 rebonds, 3 passes et 1 contre en 32 minutes de jeu. Une performance totale qui rappelle ses plus belles heures en NBA. Ses tirs à trois points longue distance ont fait mal, et sa lecture du jeu en fin de rencontre a maintenu les siens en vie.
Mais il n’était pas seul. Nigel Williams-Goss a également sorti une copie excellente avec 23 points, 3 passes et 3 rebonds. L’ancien meneur de Gonzaga a alterné pénétrations explosives et shoots extérieurs décisifs. Sa combativité a été exemplaire tout au long des 40 minutes (plus les 5 de prolongation).
« On sentait que l’équipe refusait de perdre ce soir. Chaque possession comptait double. »
Ce genre de déclarations résume parfaitement l’état d’esprit lituanien. Refuser la défaite, même quand tout semble perdu.
Olympiakos a craqué dans le money-time
Côté grec, Evan Fournier (oui, le même prénom, mais pas le même impact) a tout tenté avec 32 points également. Malheureusement pour lui, ses coéquipiers n’ont pas suivi au même niveau. Tyler Dorsey a inscrit 16 points mais à seulement 37% aux tirs. Tarik Jones a été précieux avec 14 points et 7 passes, mais l’adresse extérieure a cruellement fait défaut.
Le banc olympiakos n’a pas pesé assez lourd. Les rentrées de Frank Ntilikina, Shaquielle McKissic ou Alec Peters n’ont pas apporté le surplus espéré. Résultat : un effondrement progressif dans le dernier quart-temps puis en prolongation.
Les chiffres qui racontent l’histoire
Voici un rapide tableau comparatif des statistiques collectives qui illustrent la rencontre :
| Équipe | Points | Rebonds | Passes | % réussite | % à 3pts |
|---|---|---|---|---|---|
| Zalgiris Kaunas | 99 | 38 | 22 | 49% | 42% |
| Olympiakos | 94 | 35 | 19 | 43% | 28% |
La supériorité au rebond et surtout l’adresse longue distance de Zalgiris ont fait la différence. 42% à trois points contre seulement 28% pour les Grecs, c’est un écart rédhibitoire dans un match aussi serré.
Les moments décisifs qui ont fait basculer la rencontre
À 1 minute 20 de la fin du temps réglementaire, Olympiakos menait de 6 points. La victoire semblait acquise. Puis est arrivé le réveil lituanien. Un tir primé clutch de Williams-Goss, suivi d’une interception et d’un dunk en contre-attaque de Wright. Égalisation à 88-88. Le public était en transe.
La prolongation a été un festival offensif des deux côtés. Mais c’est finalement Zalgiris qui a mieux géré les dernières possessions. Deux lancers-francs précieux d’un joueur du banc et un stop défensif monumental ont scellé le sort du match.
L’impact de ce succès dans la course aux playoffs
Avec cette victoire, Zalgiris se replace idéalement dans le top 8 européen. À cinq journées de la fin de la saison régulière, chaque match devient une finale. Battre un cador comme Olympiakos à domicile donne un boost psychologique énorme.
Pour Olympiakos, la défaite est douloureuse. Elle compromet légèrement leur position dans le haut de tableau. Les Grecs devront désormais enchaîner des victoires pour sécuriser leur place directement en quarts.
Les individualités qui ont marqué les esprits
- Evan Fournier – 32 points, 9 rebonds, leader incontesté
- Nigel Williams-Goss – 23 points, clutch en fin de match
- Marek Wright – 14 points, 13 rebonds, double-double combatif
- Tarik Jones – 14 points, 7 passes, maestro grec
- Tyler Dorsey – 16 points mais adresse en berne
Ces cinq noms résument à eux seuls l’intensité et la qualité du spectacle proposé.
Pourquoi ce match restera dans les annales de l’Euroligue
Ce n’est pas tous les jours qu’une équipe renverse un déficit de 6 points dans le money-time contre un des favoris au titre. L’ambiance à Kaunas, l’engagement physique, les performances individuelles hors normes et le scénario dingue en font un classique instantané.
Les passionnés de basket européen en reparleront encore dans dix ans. « Tu te souviens du Zalgiris-Olympiakos de février 2026 ? » sera une phrase que l’on entendra souvent dans les conversations entre fans.
Et maintenant ? Perspectives pour les deux équipes
Zalgiris va pouvoir surfer sur cette dynamique positive. Les prochains matchs à domicile seront autant de rendez-vous à ne pas manquer. L’équipe lituanienne a démontré qu’elle pouvait rivaliser avec les cadors quand tout le monde est concerné.
Olympiakos, de son côté, doit vite digérer cette défaite. Un reset mental est nécessaire avant d’enchaîner des déplacements compliqués. Le staff technique aura fort à faire pour corriger les errements défensifs observés en fin de match.
Le basket européen à son plus haut niveau
Ce genre de rencontre rappelle pourquoi l’Euroligue reste la compétition la plus passionnante du Vieux Continent. Niveau d’intensité, stars européennes et américaines, ambiance de folie dans des salles historiques… Tout y était.
Les prochaines journées s’annoncent explosives. Chaque point comptera. Et on se prend déjà à rêver d’un remake en playoffs entre ces deux formations.
Une chose est sûre : le basket européen nous offre encore et toujours des soirées magiques. Et celle du 25 février 2026 à Kaunas en fait définitivement partie.
Maintenant, place aux prochaines batailles. L’Euroligue 2025-2026 est loin d’avoir livré tous ses secrets.









