Société

Pascal Praud : Ses Filles Contredisent Ses Idées Politiques

Pascal Praud assume ses idées franchement à droite, mais ses propres filles ne suivent pas du tout la même voie. Morgane a même voté Mélenchon et l’a assumé devant lui. Comment vit-il ces désaccords au quotidien ? La réponse pourrait vous surprendre…

Dans les familles françaises, les discussions politiques peuvent rapidement tourner au débat animé, voire aux désaccords profonds. Imaginez maintenant que le père soit une figure publique connue pour ses prises de position tranchées à l’antenne. C’est exactement la situation que vit Pascal Praud au quotidien avec ses deux filles. Malgré une complicité évidente, les divergences idéologiques sont bien réelles et assumées de part et d’autre.

Quand la politique divise… même à la maison

Pascal Praud ne cache jamais ses opinions plutôt ancrées à droite de l’échiquier politique. Journaliste et animateur respecté, il livre régulièrement des analyses sans concession sur l’actualité. Pourtant, dans l’intimité de son foyer, ses convictions ne font pas l’unanimité. Ses filles, devenues adultes, ont forgé leur propre regard sur la société et n’hésitent pas à contredire leur père.

Cette situation, loin d’être exceptionnelle dans de nombreuses familles françaises, prend une saveur particulière quand l’un des membres est une personnalité médiatique exposée. Comment concilier autorité parentale, liberté de pensée et amour filial lorsque les idées s’opposent frontalement ?

Morgane et le vote Mélenchon : une claque symbolique

En 2017, à l’approche de l’élection présidentielle, Morgane, alors âgée de 23 ans et étudiante, annonce sans détour qu’elle votera pour Jean-Luc Mélenchon. Une déclaration qui, dans le contexte familial, représente bien plus qu’un simple choix électoral. Pour un père aux idées diamétralement opposées, cette annonce a dû résonner comme un véritable défi générationnel.

Plutôt que de chercher à imposer son point de vue ou de minimiser l’importance de ce vote, Pascal Praud a choisi l’humour et la distance. Il a même parlé d’une « épreuve » envoyée par le Seigneur, signe qu’il accepte – non sans une pointe d’ironie – cette différence profonde.

« Ma fille, Morgane, 23 ans, étudiante, votera Jean-Luc Mélenchon. Le Seigneur m’envoie cette épreuve. »

Cette phrase, prononcée avec un certain autodérision, montre une maturité relationnelle intéressante. Au lieu de conflit ouvert, le père opte pour la légèreté tout en reconnaissant l’écart idéologique.

Tiphaine et l’abstention assumée

De son côté, Tiphaine adopte une posture différente mais tout aussi éloignée des convictions paternelles. À la même période, elle n’est même pas inscrite sur les listes électorales. Un choix qui peut être interprété de plusieurs façons : désintérêt pour la politique institutionnelle, défiance envers le système, ou simplement une phase de vie où la participation citoyenne n’est pas encore une priorité.

Dans les deux cas, ni Morgane ni Tiphaine ne suivent la ligne politique que l’on pourrait attendre dans une famille où le père est très engagé médiatiquement sur ces questions. Cette indépendance d’esprit semble d’ailleurs appréciée par Pascal Praud lui-même.

« Il ne cherche pas à être aimé pour ses points de vue »

Morgane l’explique très clairement : son père possède des opinions marquées à droite, mais il ne les utilise jamais comme outil de séduction ou de domination familiale. Les débats existent, ils sont parfois vifs, mais ils restent dans le cadre du respect mutuel.

« Il a des opinions de droite, ça nous permet de débattre, mais il ne cherche pas à être aimé pour ses points de vue. »

Cette phrase résume parfaitement la philosophie éducative de Pascal Praud : transmettre des valeurs, encourager la réflexion critique, mais jamais imposer une pensée unique. Une approche qui porte ses fruits puisque les filles assument pleinement leurs divergences sans crainte.

Une famille qui avance « en ordre dispersé » sur le plan politique

Le journaliste l’a lui-même reconnu : dans sa famille élargie, les sensibilités politiques varient énormément selon les générations. Les grands-parents penchent davantage à droite, tandis que les petits-enfants affichent des choix plus diversifiés, parfois très à gauche.

Cette diversité idéologique n’est pas vécue comme une fracture, mais plutôt comme une richesse. Elle oblige chacun à argumenter, à écouter l’autre, à dépasser les caricatures. Dans une époque où le débat politique se réduit souvent à des invectives sur les réseaux sociaux, cette capacité à discuter sereinement en famille est presque devenue une exception.

Le ciment inattendu : une passion commune pour le cinéma

Malgré ces différences politiques marquées, un terrain d’entente existe bel et bien entre Pascal Praud et ses filles : le 7ᵉ art. Les films de Claude Sautet, les classiques portés par Jean-Paul Belmondo ou Alain Delon constituent un patrimoine culturel partagé qui transcende les clivages idéologiques.

Morgane raconte que cette passion lui a été transmise très tôt par son père. Les soirées cinéma en famille, les discussions sur les mises en scène, les dialogues cultes… autant de moments qui permettent de se retrouver autour d’une passion commune, loin des sujets qui divisent.

  • Les films de Claude Sautet et leur finesse psychologique
  • Les polars et films d’action avec Jean-Paul Belmondo
  • Les rôles iconiques d’Alain Delon dans les années 60-70
  • Les grandes sagas familiales du cinéma français

Ces références culturelles agissent comme un véritable trait d’union. Elles rappellent que, même lorsque les visions du monde divergent, des valeurs esthétiques et émotionnelles peuvent rassembler.

Catherine Bancarel : la discrète architecte de l’équilibre familial

Derrière cette famille recomposée harmonieuse se trouve Catherine Bancarel, la compagne de Pascal Praud. Mère de deux garçons, elle a su créer un cocon familial où chacun trouve sa place. Sa présence apaisante contribue sans doute à maintenir un climat serein malgré les sujets sensibles.

Dans un monde médiatique souvent caricatural, cette famille montre qu’il est possible de vivre avec des idées opposées sans rupture ni ressentiment. Une leçon de tolérance qui dépasse largement le cadre privé.

Les évolutions politiques depuis 2017

Depuis l’épisode Mélenchon de 2017, la France a connu plusieurs scrutins majeurs : réélection d’Emmanuel Macron, montée du Rassemblement National, percée de La France Insoumise aux législatives, etc. On peut légitimement se demander si les positions de Morgane et Tiphaine ont évolué ou si elles se sont au contraire radicalisées.

Pascal Praud n’a plus fait de confidences aussi précises récemment sur les votes de ses filles. Cependant, il continue d’évoquer régulièrement le plaisir des débats familiaux, signe que la discussion reste ouverte et vivante.

Ce que nous apprend cette histoire familiale

À une époque où les réseaux sociaux amplifient les clivages et transforment chaque désaccord en affrontement, l’exemple des Praud est presque rafraîchissant. Il démontre qu’on peut aimer profondément quelqu’un tout en rejetant ses idées politiques.

Les ingrédients de cette coexistence pacifique semblent être :

  1. Le respect absolu de la liberté de pensée de chacun
  2. L’humour pour désamorcer les tensions
  3. Des passions communes qui créent du lien
  4. L’absence de volonté de domination idéologique
  5. Une compagne qui joue un rôle d’équilibre et d’apaisement

Ces éléments, simples en apparence, sont pourtant devenus rares dans de nombreuses familles françaises où la politique est devenue un sujet tabou ou explosif.

La politique vue par les jeunes adultes d’aujourd’hui

Le choix de Morgane en 2017 illustre aussi une tendance plus large chez les jeunes adultes : un rejet des partis traditionnels de droite et une attirance pour des figures qui promettent une rupture radicale avec le système. Mélenchon, à cette époque, incarnait cette colère et cette volonté de transformation sociale profonde.

Que ce vote ait été ponctuel ou qu’il reflète une conviction durable, il traduit une génération qui ne se reconnaît plus forcément dans les schémas politiques de leurs parents. Un phénomène que l’on retrouve dans de très nombreuses familles, y compris chez des parents moins exposés médiatiquement que Pascal Praud.

Conclusion : aimer malgré les divergences

L’histoire de Pascal Praud et de ses filles nous rappelle une vérité essentielle : l’amour familial peut – et doit – résister aux tempêtes idéologiques. Dans une société de plus en plus polarisée, cette capacité à débattre sans se déchirer représente presque un acte de résistance.

Alors que la France continue de se fracturer autour des questions politiques, économiques et sociétales, les Praud montrent qu’une autre voie est possible : celle du dialogue, du respect et de l’humour. Une leçon que bien des familles – et peut-être même des responsables politiques – pourraient méditer.

Et vous, comment gérez-vous les divergences politiques dans votre entourage proche ? Les débats restent-ils apaisés ou deviennent-ils source de conflit ?

À retenir

Pascal Praud assume des idées franchement à droite.

Ses filles Morgane et Tiphaine ont exprimé des choix différents.

Morgane a voté Mélenchon en 2017.

Tiphaine n’était pas inscrite sur les listes.

Une passion commune pour le cinéma les unit malgré tout.

Dans un monde où les opinions divergent de plus en plus fortement, cette famille nous montre qu’il est possible de rester uni malgré tout. Une belle leçon d’humanité et de tolérance.

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