Imaginez un pays déjà ravagé par plus d’une décennie de guerre, où des alliés d’hier se retournent soudain les uns contre les autres. C’est exactement ce qui se passe au Yémen en ce début d’année 2026, avec une escalade inattendue dans les provinces orientales.
Une Escalade Inquiétante dans les Provinces Orientales du Yémen
Le Yémen, ce pays à la beauté sauvage mais meurtri par les conflits, fait à nouveau les gros titres. Des forces séparatistes, qui aspirent à une autonomie accrue dans le sud, se retrouvent sous le feu d’une coalition qu’elles intégraient pourtant jusqu’à récemment.
Cette situation met en lumière les divisions profondes au sein même du camp anti-Houthis. Des territoires riches en ressources naturelles deviennent le théâtre d’affrontements qui pourraient changer la donne régionale.
Tout a commencé avec une avancée rapide des séparatistes dans des zones stratégiques. Ces mouvements ont provoqué une réaction ferme de la part de ceux qui défendent l’unité du pays.
Les Frappes sur la Base d’Al-Khasha : Un Bilan Lourd
Le vendredi 2 janvier, sept frappes aériennes ont visé une base militaire située à al-Khasha, dans la province d’Hadramout. Selon des responsables séparatistes, ces attaques ont causé la mort de sept combattants et blessé plus d’une vingtaine d’autres.
Cette base était occupée par les forces du Conseil de transition du Sud, un mouvement qui bénéficie d’un soutien extérieur notable. Les frappes ont été confirmées par des sources au sein de la coalition dirigée par Riyad.
Un responsable local des séparatistes a décrit l’événement comme une agression directe. Il a mentionné une tentative d’attaque terrestre repoussée, impliquant des groupes armés accusés de liens avec des éléments extrémistes.
Sept frappes ont été menées contre notre camp, faisant sept morts et de nombreux blessés.
Mohammed Abdelmalek, responsable du STC pour Hadramout
Des témoins ont rapporté des combats intenses dans la zone, avec des explosions résonnant dans le désert. Plus tard dans la journée, d’autres sites, dont un aéroport à Seyoun, auraient été ciblés.
L’Opération Terrestre Annoncée par le Gouverneur d’Hadramout
Peu avant ces frappes, le gouverneur de la province d’Hadramout avait déclaré le lancement d’une opération visant à reprendre le contrôle de bases militaires. Il a insisté sur le caractère pacifique de cette initiative.
Cette annonce visait à restaurer l’ordre dans une région riche en pétrole, frontalière d’un grand voisin. Les forces impliquées sont soutenues par la coalition formée en 2015 pour contrer l’avancée des rebelles dans le nord.
Des sources militaires ont indiqué que l’opération ne s’arrêterait pas tant que les positions récemment occupées ne seraient pas évacuées. Cela reflète une détermination à préserver l’intégrité territoriale.
Le Contexte des Prises de Territoires par le STC
En décembre dernier, les forces du Conseil de transition du Sud ont pris le contrôle de vastes zones dans Hadramout et la région voisine de Mahra. Ces avancées ont surpris par leur rapidité et leur ampleur.
Ces territoires, jusque-là sous influence gouvernementale, représentent des enjeux économiques majeurs. Le mouvement séparatiste justifie ses actions par la nécessité de sécuriser ces zones contre des menaces diverses.
Malgré leur appartenance formelle au gouvernement yéménite reconnu internationalement, ces forces poursuivent un objectif d’autonomie, voire d’indépendance pour le sud du pays.
Cet objectif remonte à une période historique où le sud formait un État distinct, avant l’unification en 1990. Aujourd’hui, il refait surface avec force.
Les Tensions Diplomatiques et les Appels à la Désescalade
Abou Dhabi a réagi en affirmant son engagement pour une baisse des tensions. Une annonce a même fait état du retrait des dernières forces déployées dans le cadre de la coalition.
Côté saoudien, des diplomates ont accusé les leaders séparatistes d’intransigeance. Des efforts répétés pour un retrait pacifique auraient été refusés.
Un incident notable : le refus d’autoriser l’atterrissage d’un avion transportant une délégation officielle. Cela a exacerbé les frustrations.
De plus, des restrictions sur les vols en provenance ou à destination de certains pays ont été imposées, affectant l’aéroport d’Aden.
Cette guerre est existentielle pour nos forces.
Mohamed Al-Naqib, porte-parole militaire du STC
Les Précédentes Actions de la Coalition
Ces événements ne sortent pas de nulle part. Quelques jours plus tôt, une cargaison suspectée d’armes avait été bombardée dans un port contrôlé par les séparatistes.
La coalition a justifié cette action par la nécessité de prévenir des livraisons non autorisées. Cela illustre une vigilance accrue face aux mouvements logistiques.
Des exhortations répétées au retrait des zones conquises n’avaient pas été suivies d’effet, menant à cette escalade.
Les Conséquences sur la Stabilité du Yémen
Ces tensions internes risquent d’affaiblir davantage un pays déjà fragilisé. Le conflit principal oppose depuis 2014 le gouvernement aux rebelles Houthis, soutenus par l’Iran.
Ce affrontement a causé des centaines de milliers de victimes et morcelé le territoire. Une crise humanitaire parmi les plus graves au monde persiste.
Une trêve conclue en 2022 est toujours globalement respectée face aux Houthis, mais ces nouveaux fronts internes pourraient tout compromettre.
Le Yémen, plus pauvre de la péninsule arabique, voit ses divisions s’approfondir, avec des risques pour la sécurité régionale.
Les Enjeux Stratégiques des Provinces Concernées
Hadramout et Mahra ne sont pas des régions anodines. Riches en pétrole pour l’une, stratégiques pour leurs frontières et ports pour l’autre.
Le contrôle de ces zones influence non seulement l’économie locale, mais aussi les routes commerciales et la sécurité aux frontières.
Les séparatistes affirment lutter contre des influences néfastes, y compris des groupes jihadistes. Leurs adversaires y voient une menace à l’unité nationale.
Points clés de l’escalade récente :
- Prises de territoires en décembre par le STC
- Exhortations répétées au retrait
- Frappes sur une cargaison d’armes
- Opération terrestre et aérienne en janvier
- Bilan humain et blessures
Cette liste résume les étapes qui ont mené à la situation actuelle. Chaque action a entraîné une réaction, créant un cercle vicieux.
Vers une Résolution ou une Aggravation ?
Les appels à la désescalade se multiplient, mais sur le terrain, les positions restent figées. Les séparatistes réaffirment leur détermination à maintenir leurs gains.
La communauté internationale observe avec inquiétude, craignant un embrasement plus large. Le Yémen a besoin de paix, pas de nouveaux fronts.
Cette crise illustre les complexités des alliances dans la région. Des partenaires historiques se retrouvent opposés sur la vision future d’un pays voisin.
Pour les Yéménites, c’est une souffrance supplémentaire. Des familles déplacées, des infrastructures endommagées, une économie en ruine.
Espérons que le dialogue l’emporte. Le Yémen mérite mieux que cette spirale de violence.
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Revenons sur le bilan humain. Sept vies perdues en une seule journée, des familles endeuillées dans un conflit qui n’en finit pas. Ces combattants étaient des membres des forces qui contrôlent Aden, la capitale provisoire.









