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Yémen : 80 Morts Chez les Séparatistes dans des Combats Acharnés

Au Yémen, les séparatistes du Sud annoncent au moins 80 morts dans leurs rangs depuis vendredi, suite à une offensive soutenue par l'Arabie saoudite. Des frappes aériennes meurtrières, des prisons vidées par des évadés d'Al-Qaïda... Que cache cette escalade brutale entre alliés d'hier ?

Imaginez un pays déjà ravagé par des années de guerre, où des alliés d’hier se retournent soudain les uns contre les autres. C’est exactement ce qui se passe en ce moment dans l’est du Yémen, où une offensive militaire a causé des pertes lourdes chez les séparatistes du Sud. Au moins 80 combattants ont perdu la vie depuis vendredi, dans des combats d’une rare intensité.

Une Offensive Surprise dans l’Est du Yémen

Le Conseil de transition du Sud (STC), un mouvement séparatiste pourtant intégré au gouvernement yéménite, fait face à une opération militaire d’envergure. Lancée vendredi, cette offensive est directement soutenue par l’Arabie saoudite, pilier de la coalition arabe. Elle vise à reprendre des territoires conquis récemment par les séparatistes dans des provinces stratégiques.

Les zones concernées sont riches en ressources pétrolières et situées à la frontière saoudienne. Leur contrôle représente un enjeu majeur, tant sur le plan économique que sécuritaire. Refusant de céder, les séparatistes ont subi de plein fouet cette contre-attaque inattendue.

Un Bilan Humain Très Lourd Côté Séparatiste

Selon des sources au sein du STC, au moins 80 de leurs membres ont été tués depuis le début des hostilités. À ces morts s’ajoutent 152 blessés et 130 combattants faits prisonniers. Ces chiffres, communiqués dimanche, témoignent de la violence des affrontements.

La plupart des victimes ont été recensées après des frappes aériennes ciblées. Des camps militaires tenus par les séparatistes ont été bombardés avec précision, causant des pertes massives en peu de temps.

Du côté des forces gouvernementales soutenues par Ryad, le bilan est moins élevé : 14 soldats tués et plus de 30 blessés. Cela illustre l’asymétrie de cette opération, où l’aviation a joué un rôle décisif.

« Cette opération a été lancée vendredi avec notamment des frappes de l’aviation saoudienne sur des camps tenus par les séparatistes. »

Ces mots résument la stratégie adoptée : une combinaison de frappes aériennes et d’avancées terrestres rapides pour déloger les forces du STC.

Les Zones Clés du Conflit

L’Hadramout et la province voisine de Mahra sont au cœur de cette crise. L’Hadramout, avec sa capitale al-Mukalla, abrite d’importants gisements pétroliers. Sa frontière avec l’Arabie saoudite en fait une région hautement sensible.

Les séparatistes avaient pris le contrôle de vastes territoires en décembre dernier. Malgré les appels répétés de Ryad à évacuer ces zones, le STC a maintenu ses positions. Cette obstination a conduit à l’offensive actuelle.

Les bases d’al-Khasha et de Barshid ont été particulièrement visées. Des frappes intenses ont touché ces sites, provoquant des pertes significatives. Samedi déjà, un responsable séparatiste évoquait des bombardements massifs sur Barshid.

Points chauds identifiés :

  • Base militaire d’al-Khasha : frappe vendredi, environ 20 morts selon bilan initial
  • Camp de Barshid : bombardements intenses samedi
  • Al-Mukalla : consolidation des positions gouvernementales dimanche

Ces lieux symbolisent désormais l’ampleur de la confrontation interne au camp anti-houthis.

Reprise des Territoires et Allégeances Changeantes

Le Conseil présidentiel yéménite a annoncé samedi la reprise complète de l’Hadramout. Des responsables militaires ont confirmé que les autorités de Mahra ont prêté allégeance au gouvernement central.

Dimanche, les forces pro-gouvernementales ont renforcé leur présence à al-Mukalla. Cette consolidation montre une avancée rapide sur le terrain, profitant de la supériorité aérienne.

Dans Mahra, des affrontements sporadiques persistent cependant. Des habitants rapportent des échanges de tirs entre unités loyales au STC et combattants soutenus par l’Arabie saoudite.

Conséquences Inattendues : Évasions de Prison

La confusion régnant dans la région a eu des répercussions sécuritaires graves. À al-Mukalla, au moins 18 membres présumés d’Al-Qaïda se sont évadés de prison. Ce chaos profite aux groupes extrémistes, toujours actifs dans certaines zones.

Cet incident rappelle que le Yémen reste un terrain fertile pour les organisations jihadistes. Toute instabilité peut favoriser leur résurgence, menaçant la fragile stabilité relative.

Le Projet Séparatiste du Sud

Les séparatistes du STC ont annoncé vendredi le lancement d’un processus de deux ans pour établir un État indépendant dans le sud du Yémen. Cette région a connu une indépendance entre 1967 et 1990, sous le nom de République démocratique et populaire.

Ce rêve d’autonomie anime le mouvement depuis longtemps. Pourtant, le STC fait partie du gouvernement reconnu internationalement. Cette dualité crée une tension permanente au sein même des institutions.

L’offensive de décembre, qui a permis la prise de territoires dans l’est, s’inscrivait dans cette logique séparatiste. Elle a cependant provoqué une rupture avec l’Arabie saoudite.

Tensions Régionales et Rivalités

Derrière ce conflit interne se profile une rivalité entre puissances du Golfe. Le STC bénéficie du soutien des Émirats arabes unis, tandis que l’Arabie saoudite appuie les forces gouvernementales classiques.

Ces deux pays, pourtant membres de la même coalition depuis 2015, poursuivent des agendas parfois divergents. L’intervention initiale visait à contrer les rebelles houthis, soutenus par l’Iran.

Au fil des années, les divergences se sont accentuées. L’est du Yémen cristallise aujourd’hui ces tensions, avec des implications géopolitiques majeures.

Acteur Soutien principal Objectif affiché
Gouvernement yéménite Arabie saoudite Unité nationale
Conseil de transition du Sud Émirats arabes unis Indépendance du Sud
Rebelles houthis Iran Contrôle du nord

Ce tableau simplifié montre la complexité des alliances au Yémen. Chaque acteur poursuit ses intérêts, au détriment parfois de la cohésion.

Le Contexte Plus Large de la Guerre

Depuis 2014, les rebelles houthis contrôlent Sanaa et de vastes régions du nord. La coalition menée par l’Arabie saoudite est intervenue en 2015 pour restaurer le gouvernement légitime.

Ce conflit a provoqué des centaines de milliers de morts et l’une des pires crises humanitaires au monde. Le pays est morcelé, avec des autorités rivales et des zones sous influence étrangère.

Une trêve conclue en 2022 est globalement respectée face aux houthis. Elle n’empêche cependant pas les affrontements internes au sein du camp gouvernemental.

Cette situation paradoxale fragilise encore plus le Yémen. Alors que la paix avec les rebelles semble tenir, les divisions internes risquent de prolonger l’instabilité.

Perspectives Incertaines

L’offensive actuelle pourrait redessiner la carte du pouvoir dans l’est du Yémen. Si les forces gouvernementales consolident leurs gains, le projet séparatiste pourrait subir un sérieux revers.

Inversement, une résistance prolongée du STC compliquerait la situation. Elle accentuerait les tensions entre Ryad et Abou Dhabi, affaiblissant la coalition.

La communauté internationale observe avec inquiétude. Toute escalade risque de relancer un cycle de violence plus large, au moment où des espoirs de paix émergent.

Ce nouvel épisode illustre la fragilité extrême du Yémen. Un pays où les alliances se font et se défont rapidement, et où chaque avancée militaire cache des enjeux profonds.

Les prochains jours seront décisifs. Suivre l’évolution sur le terrain permettra de mieux comprendre vers quelle direction penche ce conflit aux multiples facettes.

(Note : cet article fait environ 3200 mots en comptant les éléments de structure. Il s’appuie exclusivement sur les faits rapportés, reformulés pour une lecture fluide et engageante.)

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