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Voodoo Révolutionne le Jeu Mobile et BeReal en 2026

Comment Voodoo compte dominer le jeu mobile avec l'IA et transformer BeReal en réseau social rentable et sain ? Le patron révèle une stratégie choc pour atteindre le milliard annuel…

Imaginez un instant : une entreprise française qui, partie de presque rien, parvient à s’imposer face aux géants américains et chinois du jeu vidéo mobile, puis rachète une application adorée par la génération Z pour la sauver de la faillite. Cette histoire n’est pas une fiction. Elle se déroule aujourd’hui et porte un nom : Voodoo. En 2026, cette licorne parisienne dévoile une feuille de route audacieuse qui pourrait bien redéfinir les règles du jeu dans le secteur.

Derrière cette ambition se cache une conviction forte : l’intelligence artificielle et une approche plus raisonnée des réseaux sociaux peuvent coexister avec une croissance explosive. Le dirigeant de l’entreprise ne cache pas ses objectifs : créer des jeux capables d’atteindre le milliard de dollars de revenus annuels et faire de BeReal un modèle rentable et sain. Accrocheur, non ?

Voodoo : l’ascension fulgurante d’un pionnier du jeu mobile

Depuis sa création en 2013, Voodoo a bouleversé le paysage du jeu sur smartphone. Spécialisée dans les titres hyper-casual, l’entreprise a misé sur des mécaniques ultra-simples, des sessions de jeu très courtes et une diffusion massive via la publicité. Le concept ? Tester énormément, très vite, et ne garder que ce qui fonctionne vraiment.

Le premier énorme succès arrive avec Paper.io, une variation moderne du jeu du serpent qui cumule plus de 100 millions de téléchargements. Ce titre marque le début d’une série de hits qui permettent à Voodoo de s’imposer comme un acteur incontournable du marché mobile, un secteur qui dépasse désormais les 100 milliards de dollars de revenus mondiaux.

Mais le chemin n’a pas toujours été linéaire. Vers 2020, un changement majeur chez Apple complique le ciblage publicitaire et fragilise le modèle économique de nombreux studios. Plutôt que de baisser les bras, Voodoo pivote intelligemment vers des jeux casual plus aboutis, destinés à un public plus large.

De 2000 prototypes à quelques pépites annuelles

Aujourd’hui, l’éditeur teste plus de 2000 prototypes chaque année. Seule une poignée voit le jour sur les stores. Cette sélection drastique n’est pas un hasard : elle répond à une réalité économique implacable. Le marché récompense désormais les titres qui parviennent à capter durablement l’attention des joueurs.

Le dirigeant l’explique sans détour : « Notre stratégie, c’est d’en lancer moins et des plus gros ». Le segment casual représente désormais 80 % du chiffre d’affaires. Une évolution stratégique majeure qui porte ses fruits : en 2025, l’entreprise affiche 778 millions de dollars de revenus et une croissance de 16 %.

« Une partie de notre stratégie 2026, c’est d’essayer de maximiser l’utilisation de l’IA partout dans la boîte »

Le dirigeant de Voodoo

Cette citation résume parfaitement l’ambition pour les mois à venir : intégrer l’intelligence artificielle générative à tous les niveaux de la production pour accélérer le développement tout en améliorant la qualité des expériences proposées.

L’IA : l’arme secrète pour créer des hits à un milliard

L’intelligence artificielle n’est plus une option chez Voodoo, elle devient centrale. L’objectif est clair : aider les développeurs et les artistes à travailler plus vite, mieux, et à produire des jeux capables de générer au moins un milliard de dollars par an. Un seuil symbolique, mais surtout économique, qui placerait l’entreprise dans une catégorie très rare.

Concrètement, l’IA intervient dès la phase de prototypage pour générer des idées de mécaniques, améliorer les visuels, optimiser les niveaux ou encore personnaliser l’expérience joueur. Cette approche industrielle permet de réduire les coûts tout en augmentant les chances de succès.

En parallèle, Voodoo renforce ses équipes. Près de 200 recrutements ont eu lieu l’an dernier, et le nombre de studios internes passera de 8 à 14 en 2026. Une expansion massive dans un secteur où beaucoup d’acteurs réduisent la voilure.

BeReal : le pari audacieux d’un réseau social différent

En 2024, Voodoo rachète BeReal pour 500 millions d’euros. À l’époque, l’application perd 3 millions de dollars par mois. Aujourd’hui, elle frôle l’équilibre financier. Une prouesse réalisée en intégrant de la publicité de manière discrète et en collaborant avec des marques prestigieuses comme LVMH ou Nike.

BeReal conserve son ADN : une photo par jour, prise simultanément par la caméra avant et arrière, sans filtre ni retouche. Pas de scroll infini, pas d’algorithme addictif. Le dirigeant parle d’un « réseau social sain », une rareté à l’heure où les critiques pleuvent sur les plateformes dominantes.

L’application compte 40 millions d’utilisateurs mensuels, dont 8 millions au Japon (son premier marché) et 5,5 millions en France. Une base solide qui permet d’envisager une rentabilité dès 2027.

Une campagne marketing agressive et des influenceurs au rendez-vous

Pour relancer BeReal, Voodoo mise sur une communication massive. Influenceurs, streamers, campagnes ciblées sur les réseaux sociaux… Tout est mis en œuvre pour redonner de la visibilité à l’application. Lena Situations ou Anyme font partie des visages associés à cette nouvelle dynamique.

Cette stratégie paye : la communauté se mobilise à nouveau et l’application retrouve des couleurs. Preuve que même dans un marché saturé, un concept authentique peut encore séduire.

Wizz : l’autre pari social de Voodoo

Parallèlement à BeReal, Voodoo développe Wizz, un réseau social destiné aux adolescents. Avec trois millions d’utilisateurs quotidiens dans le monde (dont un tiers aux États-Unis), l’application confirme la diversification réussie de l’entreprise au-delà du jeu vidéo.

Ces deux projets montrent une volonté claire : ne pas mettre tous les œufs dans le même panier. Le jeu reste le cœur de métier, mais les applications sociales deviennent un relais de croissance stratégique.

Face à la réglementation : une sérénité affichée

Alors que la France discute d’une possible interdiction des réseaux sociaux pour les moins de 15 ans, le dirigeant reste zen. Selon lui, BeReal compte très peu d’utilisateurs dans cette tranche d’âge, et cette population ne monétise de toute façon pas beaucoup. L’impact serait donc limité.

Cette tranquillité d’esprit traduit une stratégie mûrement réfléchie : privilégier un public légèrement plus âgé, plus fidèle et plus monétisable.

Une fierté française dans un océan de géants étrangers

Dans un secteur dominé par des mastodontes américains et chinois, Voodoo revendique haut et fort son identité française. Garder BeReal à Paris, développer des technologies de pointe depuis la capitale, employer un millier de personnes dans le monde… Autant de symboles qui comptent pour le dirigeant.

« On est content de se dire qu’on a réussi à garder BeReal en France. C’est une fierté »

Le dirigeant de Voodoo

Cette fierté n’est pas seulement patriotique. Elle s’appuie sur des résultats concrets et une vision à long terme. Construire des succès durables plutôt que des feux de paille.

Les défis qui attendent Voodoo en 2026

Malgré les succès, les obstacles restent nombreux. Concurrence féroce, coût d’acquisition des utilisateurs en hausse, nécessité de se renouveler constamment… Rien n’est acquis. Pourtant, l’entreprise semble avoir les cartes en main pour relever ces défis.

L’intégration massive de l’IA, l’expansion des studios, la monétisation intelligente de BeReal et Wizz : tous ces leviers pourraient propulser Voodoo dans une nouvelle dimension.

Un modèle hybride : jeu + social

Ce qui frappe dans la stratégie 2026, c’est cette hybridation assumée. D’un côté, des jeux ultra-viraux financés par la publicité. De l’autre, des réseaux sociaux qui misent sur l’authenticité et une monétisation plus douce. Deux mondes qui se complètent plus qu’ils ne s’opposent.

En combinant ces deux activités, Voodoo réduit sa dépendance à un seul segment et multiplie les opportunités de croissance. Une approche prudente dans un secteur connu pour sa volatilité.

Vers un futur où l’IA et l’humain cohabitent

L’intelligence artificielle ne remplace pas les créatifs chez Voodoo : elle les libère des tâches répétitives pour leur permettre de se concentrer sur l’essentiel : inventer, surprendre, émouvoir. Une vision optimiste qui tranche avec les discours alarmistes souvent entendus ailleurs.

Si cette stratégie fonctionne, elle pourrait inspirer d’autres studios européens et démontrer qu’il est possible de rivaliser avec les géants sans sacrifier son identité.

Conclusion : une année charnière

2026 s’annonce décisive pour Voodoo. Entre l’ambition de créer un jeu à un milliard de dollars, la relance de BeReal et le développement de Wizz, l’entreprise joue gros. Mais elle le fait avec méthode, audace et une touche de fierté nationale.

Reste à voir si ces paris porteront leurs fruits. Une chose est sûre : dans le monde impitoyable du jeu mobile et des réseaux sociaux, Voodoo n’a pas l’intention de jouer les seconds rôles. Et ça, c’est déjà une sacrée nouvelle pour la tech française.

En quelques chiffres clés

  • 778 millions de dollars de chiffre d’affaires en 2025
  • +16 % de croissance annuelle
  • Plus de 2000 prototypes testés par an
  • 40 millions d’utilisateurs mensuels sur BeReal
  • Objectif : un jeu à 1 milliard de dollars de revenus annuels

Le futur s’écrit maintenant, et il porte un accent français.

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