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Viol d’une mineure dans l’arrière-boutique : le commerçant afghan écope d’une peine clémente

Tollé après la condamnation clémente d'un commerçant afghan pour le viol d'une mineure dans sa boutique à Mons. Le tribunal lui accorde des circonstances atténuantes sans les expliquer, relançant le débat sur le laxisme judiciaire face aux crimes sexuels sur mineurs...

L’affaire a suscité un vif émoi dans la ville de Mons, en Belgique. Un commerçant d’origine afghane a été reconnu coupable d’avoir violé une jeune cliente de seulement 15 ans dans l’arrière-boutique de son magasin. Mais ce qui choque le plus l’opinion publique, c’est la relative clémence dont a bénéficié l’accusé lors de sa condamnation par le tribunal correctionnel du Hainaut.

Une mineure attirée dans un guet-apens sordide

Les faits remontent à plusieurs mois. Selon des sources proches de l’enquête, le commerçant quadragénaire aurait attiré l’adolescente dans une pièce à l’arrière de sa boutique, fermée par un simple rideau noir. Un lieu sordide où se trouvaient un vieux canapé et des déchets. C’est là, loin des regards, qu’il aurait abusé sexuellement de sa jeune victime :

Il s’est déshabillé et l’a obligée à lui faire une fellation. Il lui mangeait ses seins, pénétrant son sexe dans son vagin et son anus.

L’avocate de la victime

Le lendemain, un médecin légiste a constaté de nombreux hématomes sur le corps meurtri de l’adolescente, attestant de la violence des actes subis. Des blessures physiques, mais aussi et surtout un profond traumatisme psychologique pour cette mineure.

Une peine jugée trop clémente par l’opinion

Après examen du dossier, le tribunal correctionnel de Mons a finalement condamné le commerçant afghan à 3 ans de prison, assortis d’un sursis probatoire de 3 ans également. Une peine jugée relativement clémente au vu de la gravité des faits, d’autant que la juridiction a retenu des circonstances atténuantes en faveur de l’accusé, sans toutefois les préciser.

Cette décision de justice a rapidement fait polémique, beaucoup estimant que le quantum de la peine n’était pas à la hauteur d’un tel crime sur une mineure de 15 ans. Sur les réseaux sociaux, de nombreuses voix se sont élevées pour dénoncer ce qu’elles considèrent comme un nouveau symptôme du laxisme de l’institution judiciaire face aux violences sexuelles, en particulier quand elles sont commises par des hommes issus de l’immigration.

La question des violences faites aux femmes sur le devant de la scène

Au-delà de ce fait divers sordide, c’est bien la problématique des violences sexuelles envers les femmes et les jeunes filles qui est une nouvelle fois mise en lumière. Malgré les campagnes de sensibilisation et le durcissement des lois ces dernières années, le nombre de viols et d’agressions ne semble pas faiblir. La sécurité des femmes dans l’espace public comme privé reste un défi majeur pour nos sociétés.

Beaucoup pointent aussi du doigt la question épineuse de l’intégration et de l’acculturation de certains immigrés, porteurs de valeurs et de pratiques parfois éloignées de celles de leur pays d’accueil sur les sujets du respect des femmes et de l’égalité des sexes. Un débat toujours inflammable, entre accusations de racisme et de stigmatisation d’un côté, appels à un discours de fermeté de l’autre.

En attendant, le parquet de Mons a fait appel de la décision du tribunal, jugeant la peine prononcée inadaptée par rapport au crime commis. L’affaire devrait donc être rejugée dans les prochains mois. L’occasion peut-être pour la justice de corriger le tir et d’adresser un message clair : face aux violeurs, mineurs ou majeurs, aucune indulgence ne saurait être tolérée.

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