Commencez par lire l’accroche ci-dessus, puis plongez dans les détails de cette annonce majeure qui pourrait changer la donne au Moyen-Orient.
Le président américain Donald Trump vient d’annoncer une initiative ambitieuse qui pourrait redessiner l’avenir de la bande de Gaza. En pleine phase de cessez-le-feu fragile, il a dévoilé la composition d’un Conseil de la paix qu’il préside personnellement, intégrant des figures de poids internationales et américaines. Cette structure vise à superviser la stabilisation, la gouvernance et la reconstruction d’un territoire dévasté par des années de conflit.
Un conseil inédit pour piloter l’avenir de Gaza
La nouvelle a été rendue publique vendredi dernier via un communiqué officiel de la Maison Blanche. Donald Trump, fidèle à son style direct et affirmé, a présenté ce qu’il qualifie de « plus grand et prestigieux conseil jamais assemblé ». Ce groupe de sept personnalités, dont cinq Américains, forme le noyau dirigeant, appelé « founding executive board ».
Parmi les membres phares, on retrouve Marco Rubio, actuel secrétaire d’État et chef de la diplomatie américaine, ainsi que Tony Blair, ancien Premier ministre britannique connu pour son engagement passé au Moyen-Orient. Cette nomination surprend par son caractère transatlantique et par le passé controversé de certains impliqués.
Les membres clés et leurs rôles attendus
Le conseil ne se limite pas à une simple supervision symbolique. Chaque membre est appelé à superviser un secteur précis essentiel à la stabilisation à long terme. Cela couvre la mise en place de structures de gouvernance solides, le renforcement des relations régionales, la reconstruction massive des infrastructures, l’attraction d’investissements étrangers, le financement à grande échelle et la mobilisation de capitaux internationaux.
Outre Marco Rubio et Tony Blair, le board inclut Steve Witkoff, émissaire spécial américain pour le Moyen-Orient, Jared Kushner, gendre du président et ancien médiateur dans les négociations régionales, Ajay Banga, président de la Banque mondiale, Marc Rowan, milliardaire et dirigeant du fonds Apollo Global Management, ainsi que Robert Gabriel, conseiller proche de Donald Trump.
Cette composition mêle expertise diplomatique, financière et entrepreneuriale. La présence de figures comme le président de la Banque mondiale suggère une volonté de mobiliser des ressources massives pour la phase de reconstruction, tandis que les liens familiaux et politiques renforcent l’engagement direct de l’administration Trump.
Des nominations complémentaires pour la mise en œuvre sur le terrain
Au-delà du board exécutif, d’autres rôles ont été définis pour assurer une présence opérationnelle. Le diplomate bulgare Nickolay Mladenov, ancien envoyé spécial des Nations unies pour le Moyen-Orient, est nommé Haut représentant pour Gaza. Il servira de lien direct entre le conseil et les autorités locales.
Parallèlement, le général américain Jasper Jeffers prend la tête de la Force internationale de stabilisation. Cette force, prévue dans le plan global, aura pour mission de sécuriser le territoire, de préserver la paix et de former de nouvelles unités de police palestiniennes fiables et neutres.
Ces nominations interviennent au moment où un comité technocratique palestinien de 15 membres commence ses travaux. Ce groupe d’experts non partisans est chargé d’administrer temporairement Gaza, sous la supervision étroite du Conseil de la paix. Les premières réunions se déroulent dans un contexte tendu mais avec l’objectif affiché de poser les bases d’une gouvernance efficace.
Le cadre du cessez-le-feu et la phase actuelle
Le cessez-le-feu, entré en vigueur le 10 octobre sous forte pression américaine, progresse vers sa deuxième phase. Celle-ci inclut le désarmement progressif du Hamas, le retrait graduel des forces israéliennes et le déploiement de la force de stabilisation internationale.
Ce plan a reçu l’endossement du Conseil de sécurité de l’ONU en novembre dernier, ce qui lui confère une légitimité multilatérale. Malgré cette validation, le terrain reste volatile. Des incidents récents illustrent la fragilité de la trêve : des frappes israéliennes en riposte à des tirs ont été signalées, causant des pertes civiles selon les sources locales.
Les autorités israéliennes parlent de « violation flagrante » du cessez-le-feu, tandis que le Hamas dénonce une « nouvelle agression ». Ces échanges rappellent que la paix reste précaire et que la mise en œuvre effective du plan dépendra de la coopération de toutes les parties.
La reconstruction : un pilier central du dispositif
La reconstruction de Gaza représente l’un des défis les plus colossaux. Le territoire a subi des destructions massives, avec une grande partie des infrastructures endommagées ou anéanties. Le plan égyptien arabo-islamique, adopté en mars 2025 avec le soutien européen, servira de base principale aux efforts de rebâtir.
Ali Shaath, ingénieur et président du comité technocratique palestinien, ancien vice-ministre, a expliqué que les travaux s’appuieraient « essentiellement » sur ce schéma régional. Ce plan avait émergé en réponse à des propositions antérieures plus controversées, notamment l’idée d’une transformation touristique du territoire.
Le calendrier estimé pour la reconstruction s’étend sur plusieurs années. Il faudra non seulement reconstruire des habitations, des écoles et des hôpitaux, mais aussi relancer l’économie, créer des emplois et attirer des investisseurs privés et publics. Le rôle du conseil sera déterminant pour coordonner ces flux financiers et techniques.
Les implications diplomatiques et régionales
L’implication de Tony Blair suscite des débats. Ancien dirigeant britannique, il apporte une expérience en matière de médiation et de gouvernance post-conflit, mais son passé, notamment lié à des interventions militaires au Moyen-Orient, pourrait polariser les opinions dans la région.
De même, la présence de Jared Kushner rappelle son rôle dans les accords dits d’Abraham sous la première administration Trump. Marco Rubio, en tant que secrétaire d’État, incarne la continuité de la politique étrangère américaine actuelle, axée sur un partenariat étroit avec Israël et des pays arabes modérés.
Ce mélange d’acteurs américains, européens et internationaux vise à créer un cadre inclusif. Le communiqué insiste sur une collaboration étroite avec Israël, les nations arabes clés et la communauté internationale pour soutenir la transition vers une stabilité durable.
Défis et perspectives à long terme
Malgré l’enthousiasme affiché, les obstacles demeurent nombreux. La confiance entre les parties reste limitée, et toute violation du cessez-le-feu peut relancer les tensions. La formation d’une police palestinienne neutre et efficace représente un enjeu majeur pour éviter un vide sécuritaire.
Sur le plan économique, mobiliser des milliards pour la reconstruction exigera une coordination sans faille. Les membres du conseil, avec leurs profils variés, pourraient jouer un rôle pivot pour convaincre donateurs et investisseurs. La Banque mondiale, via Ajay Banga, pourrait faciliter l’accès à des financements multilatéraux.
Enfin, le succès dépendra de l’adhésion des populations locales. La mise en place d’une gouvernance transparente et inclusive sera cruciale pour restaurer l’espoir et éviter une reprise des hostilités. Ce conseil représente une tentative audacieuse de transformer un conflit prolongé en opportunité de développement.
À mesure que les travaux avancent, les prochains mois seront décisifs. Le déploiement de la force de stabilisation, les progrès du comité technocratique et les premiers projets de reconstruction seront scrutés de près. Donald Trump a placé la barre haute en promettant un plan ambitieux ; reste à voir si la réalité du terrain suivra cette vision.
Ce développement marque une étape importante dans les efforts pour stabiliser Gaza. Il illustre aussi l’engagement affirmé des États-Unis dans la région, avec un mélange unique de diplomatie, finance et leadership personnel. L’avenir dira si ce conseil parviendra à concrétiser les promesses de paix et de prospérité pour les habitants de Gaza.









