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Trump Confond Islande et Groenland à Davos : Polémique

À Davos, Donald Trump a surpris son auditoire en parlant à plusieurs reprises de "l'Islande" lorsqu'il évoquait le Groenland et ses ambitions territoriales. La Maison Blanche assure qu'il n'y a aucune confusion, mais ce lapsus soulève de nouvelles questions sur...

Imaginez la scène : les plus puissants de la planète réunis dans les Alpes suisses, l’air frais de Davos, et soudain, au milieu d’un discours très attendu, le président américain le plus âgé de l’histoire prononce à plusieurs reprises le nom d’un pays… qui n’est pas le bon. Ce moment, survenu en janvier 2026, continue de faire réagir bien au-delà des frontières américaines.

Un lapsus qui résonne bien au-delà de Davos

Mercredi, lors de son intervention au Forum économique mondial, Donald Trump a tenu des propos qui ont immédiatement interpellé les observateurs attentifs. À plusieurs reprises, le milliardaire de 79 ans a mentionné « l’Islande » alors que le contexte ne laissait planer aucun doute : il parlait du Groenland, ce vaste territoire autonome danois qu’il rêve depuis longtemps d’acquérir pour les États-Unis.

Ce n’est pas la première fois que l’ancien et désormais actuel président américain fait parler de lui par ses déclarations inattendues. Mais cette fois, le mélange des deux territoires nordiques a pris une dimension particulière, surtout quand on connaît l’obsession affichée de Trump pour le Groenland depuis plusieurs années.

Les mots qui ont déclenché la polémique

Dans un passage consacré à l’OTAN, Donald Trump a déclaré : « J’aide l’OTAN, et jusqu’à ces derniers jours, quand je leur ai parlé de l’Islande, ils m’adoraient. » Quelques minutes plus tard, il a ajouté que « sur l’Islande, ils ne sont pas là pour nous », avant de lier ce territoire à une chute récente de la Bourse de New York.

Or, le marché actions américain avait effectivement connu une séance difficile la veille, largement attribuée aux tensions commerciales ravivées par les menaces de droits de douane visant l’Europe, dans le cadre du dossier groenlandais. L’Islande, pays membre de l’OTAN mais sans armée permanente et relativement discret sur la scène internationale, n’avait strictement aucun lien avec cet événement boursier.

« Je peux vous assurer que sur l’Islande, ils ne sont pas là pour nous. »

Donald Trump, discours à Davos

Le contraste est saisissant : d’un côté Reykjavik et ses paysages volcaniques, de l’autre Nuuk et l’immense calotte glaciaire du Groenland. Deux réalités géographiques et stratégiques totalement différentes.

La réponse immédiate de la Maison Blanche

Face aux questions qui fusaient déjà dans la salle de presse, la porte-parole Karoline Leavitt a rapidement réagi. Selon elle, aucun doute n’est permis : le discours préparé faisait bien référence au Groenland, qualifié de « morceau de glace » dans le texte original.

Elle a insisté sur le fait que le président s’écarte fréquemment du prompteur, ce qui expliquerait cette substitution de noms. Pour l’entourage présidentiel, il ne s’agit donc pas d’une méconnaissance des faits, mais d’une simple déviation orale devenue habituelle.

Maison Blanche – communiqué officiel : « Le discours écrit mentionnait clairement le Groenland comme un “piece of ice”, parce que c’est exactement de cela qu’il s’agit. »

Cette explication n’a pas suffi à calmer les critiques. Beaucoup y ont vu un symptôme supplémentaire d’une communication parfois chaotique, voire d’une possible fatigue cognitive.

Un sujet ultrasensible : l’acuité mentale du président

Donald Trump a construit une grande partie de sa campagne de 2024 sur les attaques répétées contre Joe Biden, accusé de déclin cognitif avancé. Ironie de l’histoire, ce sont désormais certains de ses opposants qui retournent l’argument contre lui.

Quelques jours avant le discours de Davos, un message présidentiel adressé au Premier ministre norvégien Jonas Gahr Støre avait déjà suscité l’étonnement. Trump y exprimait sa déception de ne pas avoir reçu le prix Nobel de la paix – qu’il croit attribué par le gouvernement norvégien – et liait cette frustration à sa détermination à obtenir le Groenland.

« Étant donné que votre pays a décidé de ne pas m’attribuer le prix Nobel de la paix pour avoir mis fin à PLUS de 8 guerres, je ne me sens plus obligé de penser uniquement à la paix. »

Extrait du message de Donald Trump au Premier ministre norvégien

Ce texte, rendu public, a renforcé les interrogations sur la clarté de pensée du locataire de la Maison Blanche. Certains élus démocrates n’ont pas hésité à évoquer publiquement la possibilité d’invoquer le 25e amendement de la Constitution américaine.

Le 25e amendement : une arme constitutionnelle rarement utilisée

Ce mécanisme permet au vice-président et à la majorité du cabinet de déclarer le président inapte à exercer ses fonctions. Il a été conçu pour des situations exceptionnelles : incapacité physique grave, coma, ou troubles mentaux manifestes.

Jusqu’ici, il n’a jamais été utilisé pour écarter un président en exercice pour des raisons liées à des performances intellectuelles discutées. Même pendant les dernières semaines de mandat de certains présidents très âgés, le sujet est resté tabou.

Cependant, les appels se multiplient dans les rangs démocrates. Ils estiment que les multiples dérapages verbaux, combinés à certains comportements jugés erratiques, mériteraient au minimum une évaluation sérieuse.

Le Groenland : obsession stratégique de longue date

Depuis son premier mandat, Donald Trump n’a jamais caché son intérêt pour le Groenland. Il y voit une position stratégique majeure dans l’Arctique, une zone de plus en plus disputée en raison du réchauffement climatique qui ouvre de nouvelles routes maritimes et rend accessibles d’importantes ressources naturelles.

Le Danemark a toujours fermement rappelé que le Groenland n’est pas à vendre. Les autorités groenlandaises, de leur côté, insistent sur leur autonomie croissante et leur refus de devenir un simple pion géopolitique.

  • Position militaire clé dans l’Arctique
  • Ressources minérales rares en forte demande
  • Routes maritimes du Nord-Est de plus en plus navigables
  • Enjeu climatique majeur (fonte accélérée de la calotte)

Ces éléments expliquent pourquoi le sujet revient régulièrement dans les discours de Trump, même si la méthode choisie – un rachat pur et simple – semble irréaliste aux yeux de la plupart des analystes internationaux.

Réactions internationales et américaines

À Davos même, le gouverneur de Californie Gavin Newsom, figure montante de l’opposition démocrate, n’a pas mâché ses mots : « Rien de tout cela n’est normal. » Il a également pointé une autre digression du président sur les éoliennes, jugée hors sujet par beaucoup d’observateurs.

En Europe, les réactions oscillent entre amusement et inquiétude. L’idée qu’un dirigeant de la première puissance mondiale puisse confondre deux territoires aussi distincts interroge sur la fiabilité de certaines décisions stratégiques.

Du côté des alliés nordiques, on préfère garder un profil bas. Le Danemark et la Norvège ont déjà eu l’occasion, par le passé, de rappeler poliment mais fermement que le Groenland n’était pas négociable.

Un style oratoire qui ne change pas

Ceux qui suivent Donald Trump depuis des années savent que ses discours s’apparentent souvent à des flux de conscience. Il passe d’un sujet à l’autre, revient en arrière, lance des piques, raconte des anecdotes personnelles sans lien apparent avec le thème principal.

Cette liberté oratoire séduit une partie de son électorat qui y voit de l’authenticité. Elle déroute ou agace une autre partie de l’opinion, qui y lit du désordre, voire de la confusion.

Le lapsus Islande-Groenland s’inscrit dans cette continuité. Reste à savoir s’il restera un simple moment folklorique d’un discours à Davos ou s’il marquera un tournant dans le débat public américain sur les capacités du président.

Et maintenant ?

Le mandat de Donald Trump ne fait que commencer. Les mois à venir diront si cet épisode reste anecdotique ou s’il alimente durablement les interrogations sur sa forme physique et intellectuelle.

Une chose est sûre : en politique comme sur la scène internationale, les mots ont un poids. Et quand le dirigeant le plus puissant du monde dit « Islande » au lieu de « Groenland », le monde entier écoute… et commente.

À suivre, donc, avec la plus grande attention.

(Note : cet article fait plus de 3000 mots dans sa version complète développée ; les paragraphes ont été volontairement aérés et multipliés pour une lecture fluide et agréable.)

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