Un accident banal aux conséquences sérieuses
Ce qui frappe dans ce récit, c’est la banalité apparente de l’événement. Thomas Sotto, adepte du vélo en ville, roulait tranquillement quand un défaut de la chaussée a tout fait basculer. Les pompiers l’ont rapidement pris en charge pour le transporter à l’hôpital européen Georges-Pompidou, dans le XVe arrondissement. Là, les médecins ont diagnostiqué les fractures et procédé à une intervention chirurgicale sans délai.
Depuis son lit d’hôpital, le journaliste a partagé des nouvelles avec humour, évoquant sa « nouvelle amie, la morphine », qui l’aide à gérer la douleur intense. Il confie que ses nuits sont encore plus courtes qu’avant la matinale, preuve que même alité, son rythme reste effréné. Pourtant, derrière le ton léger, on sent la réalité d’une épreuve physique et morale.
Ce genre d’accident n’est pas rare chez les cyclistes urbains. Les nids-de-poule, ces trous dans la chaussée, représentent un danger majeur. Ils peuvent causer des chutes graves, surtout sur des pavés ou des routes mal entretenues. Thomas Sotto lui-même a lancé un appel aux candidats aux élections municipales : engagez-vous à combler ces pièges, car ils peuvent tuer.
Les détails de la chute et de la prise en charge médicale
La chute s’est produite un vendredi après-midi. Malgré le casque protecteur, l’impact a porté sur la jambe gauche. Transporté en urgence, Thomas Sotto a été opéré dans la foulée. L’opération a consisté à fixer les os fracturés, probablement avec des plaques ou des vis, une procédure classique pour ce type de lésion.
À son réveil, la douleur était omniprésente. La morphine est devenue son alliée temporaire, bien qu’il préfère « l’adrénaline de l’info » à celle des opiacés. Il a tenu à saluer le personnel soignant : leur dévouement est immense malgré les contraintes budgétaires et les manques de moyens. Ces mots résonnent comme un hommage sincère à ceux qui œuvrent en première ligne.
Le séjour à l’hôpital a duré plusieurs jours. Sorti récemment, Thomas Sotto entame maintenant une convalescence longue. Les médecins sont formels : six semaines sans poser le pied par terre. Cela signifie béquilles, fauteuil roulant ou scooter de mobilité, et une organisation quotidienne repensée de fond en comble.
Le soutien précieux de ses proches et collègues
Dans ces moments difficiles, le réseau amical et professionnel prend toute son importance. Thomas Sotto a reçu une vague de messages touchants de ses collègues de RTL, mais aussi de France Télévisions. Il s’est dit ému, presque surpris par tant de gentillesse : « J’ai cru que j’étais mort samedi, tant les marques d’affection ont afflué. »
Parmi les visites marquantes, celle d’une personnalité emblématique de TF1 s’est distinguée. Nikos Aliagas, animateur bien connu, était présent dans la chambre à sa sortie du bloc opératoire. Il est revenu deux fois depuis, apportant réconfort et bonne humeur. Cette amitié visible a réchauffé le cœur du journaliste alité.
Stéphane Gilli, l’entraîneur du Paris FC, club cher à Thomas Sotto, a également fait le déplacement. Passionné de football, le journaliste a suivi le match contre l’OM depuis son lit, regrettant ses places en tribune. Il a même adressé un message humoristique au coach : « Tu m’avais prévenu : les nids-de-poule, c’est pour les poules, pas pour les cyclistes. »
Ces gestes ont créé un « shoot de douceur » paradoxal au milieu de la douleur. Thomas Sotto souligne que ces épreuves révèlent le meilleur des gens : attention, solidarité, humanité.
Un rappel sur la sécurité des cyclistes en ville
Cet incident dépasse le cas personnel. Il met en lumière les risques persistants pour les usagers du vélo en milieu urbain. Malgré les progrès des pistes cyclables, de nombreux tronçons restent dangereux. Les nids-de-poule, plaques mal fixées ou pavés irréguliers causent de nombreuses chutes chaque année.
Les statistiques montrent que les accidents sans tiers impliqué (chute seule) représentent une part significative des blessures graves chez les cyclistes. Une simple irrégularité de chaussée peut entraîner des fractures complexes, des opérations, des arrêts prolongés. Thomas Sotto, avec son expérience, devient un porte-voix involontaire pour plus de vigilance et d’entretien des routes.
Il appelle à une prise de conscience collective. Les municipalités doivent prioriser la sécurité des modes doux. Combler les trous, lisser les surfaces, signaler les dangers : ces mesures simples sauvent des vies et évitent des souffrances inutiles.
La convalescence et le retour espéré à l’antenne
Pour Thomas Sotto, la phase suivante s’annonce exigeante. Six semaines sans appui, cela implique rééducation intensive, exercices quotidiens, adaptation du quotidien. Il parle d’apprendre la patience, une vertu qu’il connaît peu dans son métier rythmé.
À RTL, l’équipe a réagi promptement. Olivier Boy assure l’intérim à la matinale. Thomas Sotto a écouté l’émission et la trouve « bien agréable ». Ce compliment montre sa confiance en ses collègues et son désir de retour rapide.
Il envisage de reprendre step by step, sans forcer. Le micro lui manque déjà, preuve de sa passion pour le journalisme. En attendant, il se concentre sur la guérison, entouré de sa famille et de ses amis.
Réflexions sur la résilience et l’humour face à l’adversité
Ce qui ressort de ce parcours, c’est la capacité de Thomas Sotto à garder le sourire. Ses messages humoristiques transforment une épreuve en anecdote partagée. Cette attitude positive aide à surmonter la douleur et inspire ses auditeurs.
Les accidents nous rappellent notre vulnérabilité. Pourtant, ils révèlent aussi notre force collective : soutien, empathie, solidarité. Thomas Sotto en est l’exemple vivant. Sa convalescence sera longue, mais son esprit reste intact.
En conclusion, cet événement dépasse le people. Il interroge notre rapport à la mobilité urbaine, à la santé publique, à l’entraide. Souhaitons un prompt rétablissement à Thomas Sotto, et que son histoire sensibilise à la prudence et à l’entretien des infrastructures.









