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Tadej Pogacar Inarrêtable ? Ses Adversaires en 2026

Deux ans de suprématie écrasante, un palmarès qui s’envole… Tadej Pogacar semble intouchable sur le Tour. Pourtant, plusieurs noms reviennent pour lui tenir tête en 2026. Mais qui a vraiment les armes pour le faire vaciller ? La réponse pourrait surprendre…

Et si le cyclisme moderne avait déjà trouvé son nouveau cannibale ? Depuis 2024, chaque Grand Tour qui commence semble se transformer en simple formalité pour un seul homme : Tadej Pogacar. À seulement 27 ans, le Slovène a déjà réécrit les livres d’histoire et continue d’empiler les victoires avec une régularité effrayante. Mais à l’aube de la saison 2026, une question lancinante flotte dans le peloton et chez les observateurs : reste-t-il quelqu’un capable de lui faire vraiment peur ?

Un ogre insatiable au seuil d’une nouvelle ère

Quand on regarde les chiffres bruts, le constat est implacable. Tadej Pogacar a remporté les deux derniers Tours de France avec une marge qui frôle parfois l’humiliation sportive. Il s’est offert le doublé Giro-Tour en 2024, une performance que l’on croyait réservée aux légendes d’un autre temps. Et pourtant, malgré ce palmarès déjà monumental, il affiche toujours la même faim. Son objectif pour 2026 ? Un cinquième maillot jaune historique et, cerise sur le gâteau, compléter sa collection personnelle de Monuments.

Le Slovène ne cache plus ses ambitions : il veut tout gagner, ou presque. Paris-Roubaix, le Tour des Flandres, Liège-Bastogne-Liège… peu de courses échappent encore à sa soif de conquête. Cette démesure impressionne autant qu’elle inquiète ses adversaires potentiels. Car face à un tel ogre, la question n’est plus tellement de savoir qui peut le battre, mais plutôt qui peut espérer limiter la casse.

Jonas Vingegaard : l’éternel dauphin peut-il redevenir roi ?

Pendant plusieurs saisons, le Danois a représenté la seule véritable menace crédible pour Pogacar sur les routes du Tour. Sa victoire en 2022 et surtout sa démonstration de 2023 avaient fait vaciller le Slovène. Mais depuis, la balance penche lourdement d’un seul côté. Blessures à répétition, préparation perturbée, équipe Visma Lease a Bike parfois trop focalisée sur d’autres objectifs… Jonas Vingegaard semble coincé dans le rôle du challenger.

Pourtant, tout n’est pas perdu. À 29 ans en 2026, le Danois reste dans sa pleine maturité physique. S’il retrouve une vraie continuité dans sa préparation et si son équipe parvient à le protéger des chutes stupides, il conserve une carte à jouer. Son style d’attaquant pur sur les pentes les plus raides reste l’un des rares à pouvoir faire plier Pogacar quand celui-ci est en léger jour sans.

« Jonas est le seul qui m’a vraiment fait souffrir ces dernières années sur le Tour. Quand il va bien, il peut gagner n’importe quel Grand Tour. »

Un ancien directeur sportif anonyme

Mais pour redevenir roi, il faudra plus qu’un sursaut ponctuel. Il faudra une préparation parfaite, une équipe au diapason et surtout… que Pogacar ait un jour de moins bien. Une combinaison rare ces derniers temps.

Remco Evenepoel : le pari risqué du contre-la-montre

Depuis son transfert chez une nouvelle équipe ambitieuse, Remco Evenepoel répète qu’il veut enfin s’attaquer sérieusement au Tour de France. Le Belge sait que sa meilleure arme reste le contre-la-montre. Et sur ce terrain, il reste l’un des meilleurs mondiaux, voire le meilleur quand tout s’aligne.

Mais le Tour ne se gagne plus uniquement avec un gros chrono. Les bonifications, les arrivées au sommet, les bordures, les échappées… autant de terrains où Pogacar excelle et où Evenepoel a souvent semblé en difficulté. Pour espérer renverser la table en 2026, le Belge devra donc progresser considérablement en montagne, tout en conservant sa suprématie sur les efforts en solitaire.

Une mission loin d’être impossible, mais qui demande une transformation physique et tactique majeure. Si Evenepoel parvient à gagner 4 à 5 kilos de muscles maigres tout en gardant sa puissance explosive, il pourrait devenir un danger bien plus sérieux qu’aujourd’hui.

Mathieu van der Poel : le joker des classiques… et peut-être du Tour ?

Sur les classiques pavées et les courses d’un jour, Mathieu van der Poel reste le seul coureur capable de battre Pogacar sur son propre terrain. Flandres, Roubaix, Strade Bianche… le Néerlandais impose un style explosif et imprévisible qui déstabilise même le Slovène.

Mais sur trois semaines ? La question reste entière. Van der Poel n’a jamais vraiment visé le classement général d’un Grand Tour. Son programme ultra chargé (classiques + cyclo-cross + parfois montagne) l’empêche de se concentrer exclusivement sur le Tour. Pourtant, certains observateurs imaginent un scénario où il pourrait devenir un joker de luxe pour sa formation : une menace permanente sur les étapes accidentées et un soutien de luxe pour un leader… ou pour lui-même ?

Peu probable, mais pas totalement impossible. À suivre de près en 2026.

Juan Ayuso : l’ancien lieutenant devenu rival ?

Le cas Juan Ayuso fascine. Longtemps considéré comme le parfait lieutenant de luxe de Pogacar chez UAE Team Emirates, l’Espagnol a montré en 2025 qu’il pouvait exister par lui-même. Victoires d’étapes sur les Grands Tours, classements généraux solides sur des courses par étapes… Ayuso grandit à une vitesse impressionnante.

La question qui brûle toutes les lèvres : restera-t-il éternellement dans l’ombre de son leader ? Ou finira-t-il par réclamer sa part du gâteau ? Plusieurs sources internes laissent entendre que les tensions montent doucement au sein de l’équipe émiratie. Si Ayuso obtient enfin un vrai rôle de leader sur un Grand Tour, il pourrait devenir le plus dangereux des adversaires intérieurs pour Pogacar.

Les autres espoirs : réalité ou illusion ?

Derrière ces quatre noms, le vide semble abyssal. Les anciens vainqueurs du Tour peinent à revenir au premier plan. Les jeunes pousses (Carapaz, Hindley, Rodriguez…) n’ont jamais vraiment confirmé au plus haut niveau face à Pogacar. Et les grimpeurs purs semblent tous manquer de ce petit quelque chose qui fait la différence : la polyvalence.

Quelques noms circulent pourtant en coulisses :

  • Lenny Martinez, pour son explosivité en montagne
  • Florian Lipowitz, révélation allemande
  • Ben Healy, pour son audace permanente
  • Et peut-être un revenant inattendu comme Romain Bardet ou Guillaume Martin

Mais soyons honnêtes : aucun d’entre eux ne semble aujourd’hui capable de renverser la table sur trois semaines face au Slovène.

Et si le plus grand adversaire de Pogacar… c’était lui-même ?

C’est peut-être là que se cache la clé de 2026. À force de tout vouloir gagner, Pogacar prend des risques. Multiplier les objectifs expose à la fatigue, aux blessures, aux infections. Son calendrier 2025 déjà très chargé (Milan-San Remo, Tour des Flandres, Liège, Giro, Tour…) pourrait laisser des traces.

À cela s’ajoute la pression médiatique énorme qui l’entoure. Le Slovène doit gérer une aura de quasi-invincibilité qui peut devenir un poids. Les attentes sont tellement démesurées que le moindre faux-pas est vécu comme un échec. Psychologiquement, cette situation peut finir par peser.

Enfin, n’oublions pas l’inconnue médicale. Le cyclisme reste un sport où une maladie, une chute, un virus peuvent ruiner une saison en quelques heures. Pogacar n’est pas à l’abri.

Verdict 2026 : domination ou révolte ?

Objectivement, à l’hiver 2026, Tadej Pogacar apparaît toujours comme le grand favori du Tour de France. Sa polyvalence, sa régularité et sa marge sur les autres coureurs restent impressionnantes. Mais le sport adore les surprises.

Si Jonas Vingegaard retrouve son niveau de 2023, si Remco Evenepoel explose enfin en montagne, si Juan Ayuso se libère complètement ou si un outsider inattendu sort de l’ombre… alors 2026 pourrait marquer la fin d’une ère.

Pour l’instant, le doute subsiste. Mais une chose est sûre : le cyclisme retient son souffle. Car quand un phénomène domine à ce point, la seule chose plus excitante que sa suprématie… c’est le jour où il finit par tomber.

Et vous, qui voyez-vous capable de détrôner Tadej Pogacar en 2026 ?

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