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Syrie : Turquie, Russie et Iran tentent d’éviter le chaos à Doha

La Turquie, la Russie et l'Iran se retrouvent à Doha pour décider de l'avenir de la Syrie. Parviendront-ils à un accord pour mettre fin au chaos ? Le sort du président Assad est en jeu...

Les ministres des Affaires étrangères de Turquie, de Russie et d’Iran se réunissent ce samedi à Doha, au Qatar, dans l’espoir de trouver une issue politique et pacifique au conflit syrien qui dure depuis plus de 11 ans. L’enjeu est de taille : éviter que le pays ne sombre davantage dans le chaos, avec toutes les conséquences que cela impliquerait pour la région.

Des intérêts divergents mais une volonté commune de stabilité

Si les trois pays ne sont pas alignés sur le même camp dans le conflit, ils partagent néanmoins un objectif : ramener la stabilité en Syrie. Depuis 2017, ils sont partenaires du processus d’Astana initié pour faire taire les armes. Mais leurs approches diffèrent :

  • La Russie et l’Iran ont apporté un soutien militaire décisif au président Bachar al-Assad pour écraser l’opposition
  • La Turquie, elle, observe avec bienveillance les progrès des mouvements rebelles sans être directement impliquée sur le terrain

Pour Ankara, l’évolution de la situation représente à la fois une opportunité et un risque, analyse Hamish Kinnear de Verisk Maplecroft. La Turquie, qui partage plus de 900 km de frontière avec la Syrie et accueille près de 3 millions de réfugiés syriens, a tout intérêt à ce que le pays se stabilise. Mais elle doit composer avec la Russie et l’Iran, soutiens indéfectibles du régime de Damas.

Quel avenir pour Bachar al-Assad ?

Au cœur des discussions à Doha : le sort du président syrien Bachar al-Assad. Ces derniers mois, le président turc Recep Tayyip Erdogan lui a tendu la main à plusieurs reprises, l’invitant même à le rencontrer. Mais ses appels sont restés sans réponse, Assad exigeant au préalable le retrait des forces turques du nord-ouest de la Syrie.

Cependant, Erdogan ne prône plus le renversement du régime, craignant qu’un vide ne profite aux groupes djihadistes et kurdes selon une experte du Middle East Institute. La Russie et la Turquie pourraient chercher à promouvoir un gouvernement de transition, sans Assad mais avec des éléments de son régime et de l’opposition.

Assad a réussi à irriter tout le monde, y compris les Iraniens, les Russes et les Turcs, parce qu’il traîne les pieds dans les efforts pour parvenir à des accords.

Gönul Tol, directrice Turquie du Middle East Institute

La Russie et l’Iran en ont-ils encore les moyens ?

Reste une question : si la Russie et l’Iran veulent continuer à soutenir la Syrie, en ont-ils toujours la capacité ? C’est ce que s’interroge Sinan Ülgen de Carnegie Europe.

La réunion de Doha pourrait en tout cas sceller le sort de Bachar al-Assad. Avec à la manœuvre côté turc, le ministre des Affaires étrangères Hakan Fidan, qui connaît parfaitement le dossier syrien pour avoir dirigé les services de renseignement. Un atout de poids dans ces négociations complexes à multiples acteurs.

Source : AFP

Quel avenir pour Bachar al-Assad ?

Au cœur des discussions à Doha : le sort du président syrien Bachar al-Assad. Ces derniers mois, le président turc Recep Tayyip Erdogan lui a tendu la main à plusieurs reprises, l’invitant même à le rencontrer. Mais ses appels sont restés sans réponse, Assad exigeant au préalable le retrait des forces turques du nord-ouest de la Syrie.

Cependant, Erdogan ne prône plus le renversement du régime, craignant qu’un vide ne profite aux groupes djihadistes et kurdes selon une experte du Middle East Institute. La Russie et la Turquie pourraient chercher à promouvoir un gouvernement de transition, sans Assad mais avec des éléments de son régime et de l’opposition.

Assad a réussi à irriter tout le monde, y compris les Iraniens, les Russes et les Turcs, parce qu’il traîne les pieds dans les efforts pour parvenir à des accords.

Gönul Tol, directrice Turquie du Middle East Institute

La Russie et l’Iran en ont-ils encore les moyens ?

Reste une question : si la Russie et l’Iran veulent continuer à soutenir la Syrie, en ont-ils toujours la capacité ? C’est ce que s’interroge Sinan Ülgen de Carnegie Europe.

La réunion de Doha pourrait en tout cas sceller le sort de Bachar al-Assad. Avec à la manœuvre côté turc, le ministre des Affaires étrangères Hakan Fidan, qui connaît parfaitement le dossier syrien pour avoir dirigé les services de renseignement. Un atout de poids dans ces négociations complexes à multiples acteurs.

Source : AFP

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