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Standard Chartered Prédit Ethereum Plus Fort que Bitcoin d’ici 2030

Standard Chartered vient de revoir ses ambitions pour Ethereum : malgré une baisse du prix cible 2026, la banque est convaincue qu’ETH va largement surperformer Bitcoin d’ici 2030. Quels sont les catalyseurs qui pourraient faire basculer le rapport de force ?

Et si la suprématie incontestée de Bitcoin était en train de vivre ses dernières grandes années ? Alors que la reine des cryptomonnaies continue de dominer les discussions et les portefeuilles institutionnels, une voix particulièrement écoutée dans la finance traditionnelle vient de lancer un signal fort : Ethereum pourrait bien inverser la tendance dans les années à venir, et ce de manière très significative.

Dans une récente étude approfondie, une grande banque internationale a remis en question le narratif dominant selon lequel Bitcoin resterait éternellement le seul actif numérique digne d’intérêt à long terme pour les investisseurs sérieux. Elle dessine au contraire un scénario où la blockchain la plus utilisée au monde pourrait progressivement reprendre une part considérable du leadership symbolique et économique face à BTC.

Ethereum : la renaissance après la tempête ?

Le contexte actuel est plutôt morose pour les prix en dollars. Après un cycle haussier particulièrement violent suivi d’une longue phase de consolidation, beaucoup d’analystes institutionnels ont été contraints de revoir leurs projections à la baisse pour l’ensemble du marché des cryptomonnaies.

Mais derrière cette baisse généralisée des objectifs absolus se cache une évolution intéressante : la performance relative d’Ethereum face à Bitcoin semble s’améliorer dans les modèles prospectifs les plus sérieux.

2026 : l’année charnière selon les analystes

Plusieurs éléments convergent pour faire de 2026 une année potentiellement décisive dans l’histoire du couple ETH/BTC. Les prévisionnistes les plus pointus estiment que c’est à partir de cette période que plusieurs améliorations structurelles majeures d’Ethereum pourraient commencer à produire leurs pleins effets sur la valorisation relative de la seconde plus grande cryptomonnaie.

Contrairement à ce que beaucoup imaginent, il ne s’agit pas seulement d’une question de hype ou d’adoption retail. Les moteurs identifiés sont bien plus fondamentaux et surtout, bien plus difficiles à copier par d’autres blockchains.

Le scaling massif de la couche 1 : 10x de capacité en vue

L’un des arguments les plus solides avancé concerne la capacité brute du réseau Ethereum. Les travaux actuellement en cours visent à multiplier par environ dix la quantité de transactions que la blockchain principale peut traiter chaque seconde au cours des 24 à 36 prochains mois.

Les études historiques montrent une corrélation très forte entre l’augmentation soutenue du throughput disponible et la croissance de la capitalisation boursière d’une blockchain de smart contracts. Plus un réseau peut accueillir d’utilisateurs et d’applications sans sacrifier la décentralisation, plus sa valeur fondamentale a tendance à augmenter.

« Les données historiques sont claires : lorsque le throughput augmente de manière durable, la capitalisation suit généralement avec un certain décalage. »

Cette relation n’est pas magique : elle reflète simplement l’utilité réelle croissante du réseau pour les développeurs et les utilisateurs finaux.

DeFi, stablecoins et tokenisation : le trio gagnant

La finance décentralisée n’est plus un concept expérimental. Elle représente désormais plusieurs centaines de milliards de valeur verrouillée et continue de progresser même dans un marché baissier.

Parallèlement, les stablecoins ont trouvé sur Ethereum leur terrain de jeu principal. Plus de 60 % de l’offre totale de ces actifs synthétiques est aujourd’hui hébergée sur cette blockchain, créant une demande structurelle très puissante pour l’ETH (via les frais de transaction notamment).

Mais le vrai game-changer à moyen-long terme pourrait bien être la tokenisation des actifs du monde réel (RWA). Obligations d’État, immobilier commercial, crédits privés, œuvres d’art… de très grandes institutions financières explorent activement la possibilité d’émettre ces actifs sous forme de tokens sur des blockchains publiques, et Ethereum reste de très loin la plateforme privilégiée pour ce type d’usage.

  • Demande institutionnelle croissante
  • Volumes de stablecoins records
  • Explosion potentielle de la tokenisation RWA
  • Position dominante d’Ethereum dans ces trois secteurs

Ces trois moteurs combinés créent une spirale vertueuse potentielle : plus d’usage → plus de frais → plus de valeur capturée par l’ETH → plus d’incitation à développer sur Ethereum → encore plus d’usage.

Et la réglementation dans tout ça ?

Le cadre légal reste sans doute le plus grand point d’interrogation pour l’ensemble du secteur. Cependant, plusieurs signaux récents laissent penser que 2026 pourrait marquer le début d’une période de clarification réglementaire significative, notamment aux États-Unis.

Certains projets de loi actuellement en discussion pourraient offrir une véritable feuille de route pour les acteurs décentralisés, en particulier ceux qui opèrent sur des réseaux proof-of-stake comme Ethereum. Une telle évolution serait probablement bien plus favorable à ETH qu’à BTC, ce dernier étant majoritairement perçu comme une matière première numérique plutôt qu’un écosystème programmable.

Pourquoi la banque a quand même baissé son prix cible 2026 ?

Malgré toutes ces perspectives positives, l’objectif de prix pour fin 2026 a été revu à la baisse. La raison est simple : l’ensemble des projections en dollars ont été impactées par une anticipation moins enthousiaste concernant la trajectoire de Bitcoin lui-même.

Comme la majorité des paires crypto sont corrélées à BTC sur les marchés spot, une vision moins haussière pour la reine des cryptos entraîne mécaniquement une baisse des cibles absolues pour presque tous les altcoins, y compris Ethereum.

C’est précisément là que réside le changement de paradigme intéressant : même si les prix en dollars sont revus en baisse à court/moyen terme, la conviction sur la performance relative d’ETH face à BTC s’est au contraire renforcée.

Retour vers les sommets historiques du ratio ETH/BTC ?

Le ratio ETH/BTC a atteint son point culminant lors du bull-run de 2021. Depuis, il a fortement corrigé, suivant la tendance habituelle en fin de cycle où Bitcoin reprend généralement la main.

Pourtant, plusieurs éléments laissent penser que nous pourrions assister à un nouveau test sérieux des plus hauts historiques au cours des prochaines années, voire les dépasser si les catalyseurs mentionnés plus haut se matérialisent simultanément.

« Nous pensons que le ratio ETH/BTC va progressivement revenir vers ses plus hauts de 2021 au fur et à mesure que les fondamentaux d’Ethereum s’affirment. »

Cette simple phrase résume probablement le changement d’état d’esprit le plus important dans la communauté des analystes institutionnels ces derniers mois.

Que retenir pour les investisseurs ?

Pour ceux qui envisagent un horizon d’investissement pluriannuel, le message est assez clair : Ethereum pourrait bien être en train de reconstruire patiemment les bases d’un nouveau cycle de surperformance face à Bitcoin.

Bien entendu, rien n’est écrit d’avance. Les risques restent nombreux : retard dans les upgrades techniques, concurrence accrue des nouvelles générations de blockchains, retournement réglementaire brutal, ou simplement un marché qui déciderait de rester très corrélé à Bitcoin pendant encore plusieurs années.

Mais pour la première fois depuis longtemps, une institution financière majeure, connue pour sa prudence, semble placer un pari structurel de long terme sur la thèse d’un Ethereum qui reprendrait progressivement le leadership narratif et économique dans l’univers crypto.

Reste désormais à savoir si 2026 marquera réellement le début de ce basculement historique… ou si Bitcoin conservera son trône bien plus longtemps que prévu.

Une chose est sûre : la rivalité entre ces deux géants est loin d’être terminée. Et les années à venir s’annoncent passionnantes pour qui s’intéresse aux fondamentaux plutôt qu’aux mouvements de prix à court terme.

À suivre de très près.

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