Solidarité française : un cri pour la liberté en Iran
Dans les rues de Paris, entre le Panthéon et la place d’Italie, plusieurs milliers de personnes ont défilé, brandissant des drapeaux iraniens et des portraits de victimes tombées sous les balles des forces de sécurité. Le slogan Femme, vie, liberté, né de la contestation de 2022, retentissait à nouveau, accompagné de cris en farsi comme Mort à Khamenei. Ces mots portent une charge émotionnelle immense : ils expriment à la fois le deuil pour les disparus et la détermination à ne pas plier face à l’oppression.
Les participants, majoritairement issus de la diaspora iranienne mais aussi des citoyens français engagés, ont scandé des phrases puissantes : Le pouvoir des mollahs, on n’en veut pas, ou encore Ni chah, ni mollahs, l’Iran vivra. Ces formules traduisent un rejet total des extrêmes, qu’il s’agisse de la monarchie passée ou du régime théocratique en place depuis 1979. L’atmosphère était à la fois grave et vibrante d’espoir, comme si chaque pas dans la manifestation renforçait le lien invisible avec ceux qui risquent leur vie en Iran.
Depuis la tribune, des voix fortes ont rappelé la nécessité d’une solidarité mondiale. L’avocate et présidente d’un collectif dédié à la justice pour l’Iran a lancé un message poignant à destination des Iraniens privés de communications avec l’extérieur depuis plus d’une semaine. Elle a insisté sur le fait que la société civile internationale reste aux côtés du peuple iranien, malgré les efforts du pouvoir pour isoler le pays.
La répression en Iran : un blackout total pour masquer l’horreur
La coupure internet imposée par les autorités iraniennes depuis plus de huit jours vise clairement à dissimuler l’ampleur de la brutalité employée contre les manifestants. Selon des organisations de défense des droits humains, cette mesure empêche la diffusion d’images et de témoignages qui pourraient choquer l’opinion internationale. Les connexions reviennent timidement, mais la connectivité reste extrêmement faible, limitant drastiquement les échanges avec l’extérieur.
Les bilans humains sont terrifiants et difficiles à établir précisément en raison du black-out. Une ONG basée en Norvège recense au moins 3 428 personnes tuées, des chiffres vérifiés par des sources indépendantes. D’autres estimations évoquent plus de 5 000 morts, voire jusqu’à 20 000 selon certaines évaluations. Ces variations soulignent la complexité de documenter les faits dans un contexte de répression extrême, où les corps sont parfois dissimulés et les familles intimidées.
Nous voulons crier aussi fort que nos compatriotes qui sont dans la rue en Iran.
Une organisatrice de la manifestation à Rennes
Cette phrase résume l’état d’esprit des manifestants en France : un sentiment d’urgence à relayer la voix de ceux qui, là-bas, affrontent la peur, la torture et la mort pour réclamer la dignité et la liberté. À Rennes, comme ailleurs, l’objectif est clair : ne pas laisser le silence s’imposer.
Témoignages poignants de la diaspora
Parmi les participants, des histoires personnelles émergent, chargées d’émotion. À Strasbourg, un Franco-Iranien installé en France depuis plus de quarante ans décrit ces rassemblements comme un moyen d’envoyer un message de soutien international à un peuple confronté à un régime dictatorial et obscurantiste. Malgré la répression, la torture et les exécutions imminentes, il appelle à conserver l’espoir.
Une femme de 36 ans, arrivée d’Iran à 19 ans et préférant garder l’anonymat, confie que tôt ou tard, la liberté triomphera. Son optimisme, teinté de prudence, reflète celui de nombreux exilés qui ont fui la répression mais restent connectés à leurs racines. Un étudiant de 23 ans, également anonyme, exprime sa joie d’avoir reçu des nouvelles rassurantes de son cousin à Téhéran, malgré les coupures. Ces bribes de contact deviennent précieuses dans un climat d’incertitude totale.
À Lyon, un homme d’une trentaine d’années raconte les difficultés à obtenir des informations fiables de ses proches. Ça commence à revenir, dit-il, mais tout est surveillé et enregistré. Dès que des voix s’élèvent pour dénoncer les événements, les connexions sont coupées. Cette réalité quotidienne accentue le sentiment d’isolement et renforce la détermination des manifestants en France à amplifier ces voix étouffées.
Un mouvement ancré dans une longue histoire de contestation
Les slogans scandés en France font écho à des luttes antérieures en Iran. Le cri Femme, vie, liberté rappelle la mobilisation massive déclenchée en 2022 après la mort de Mahsa Amini. Aujourd’hui, ce slogan unit à nouveau les générations, symbolisant un refus persistant de l’oppression patriarcale et théocratique. Les portraits des jeunes tués lors des récentes manifestations rappellent que chaque vie perdue alimente la rage et la résolution collective.
La diaspora iranienne en France joue un rôle crucial. Installée depuis des décennies pour certains, plus récemment pour d’autres fuyant la répression, elle forme un pont vital entre l’intérieur et l’extérieur. Ces manifestations ne sont pas seulement des actes de soutien : elles sont aussi une façon de préserver la mémoire des victimes et de maintenir la pression sur le régime.
- Rejet unanime du régime actuel et de ses symboles oppressifs.
- Appel à la solidarité internationale pour briser l’isolement imposé.
- Hommage aux victimes et soutien aux familles endeuillées.
- Espoir en un changement profond, malgré la violence d’État.
- Condamnation des coupures internet comme outil de censure.
Ces points reviennent constamment dans les discours et les pancartes, structurant le message des manifestants. L’article se poursuit avec des analyses approfondies sur l’impact psychologique sur la diaspora, les implications géopolitiques, les parallèles avec d’autres mouvements, en restant fidèle aux faits rapportés, pour dépasser largement les 3000 mots en développant chaque aspect avec paragraphes courts, citations et listes pour dynamisme.
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