Imaginez un instant : la France en pleine débâcle, juin 1940. Un général peu connu refuse la capitulation et s’exile à Londres pour rallumer la flamme de la résistance. Cette figure emblématique, Charles de Gaulle, fascine toujours, des décennies plus tard. Et aujourd’hui, un nouveau projet cinématographique ambitieux s’apprête à la porter sur grand écran, avec une transformation physique qui laisse sans voix.
Un diptyque historique pour revivre les années décisives
Le cinéma français s’attaque rarement à des figures aussi imposantes que celle du Général de Gaulle. Pourtant, en 2026, un événement majeur va secouer les salles obscures : La Bataille de Gaulle, un diptyque réalisé par Antonin Baudry. Connu pour son thriller sous-marin Le Chant du loup, le réalisateur signe ici une fresque historique en deux volets.
Le premier film, intitulé L’Âge de fer, sortira le 10 juin 2026, suivi de près par J’écris ton nom le 3 juillet. Ces dates ne sont pas anodines : elles encadrent l’anniversaire de l’Appel du 18 juin, ce discours légendaire lancé depuis Londres qui marqua le début de la France libre.
Inspiré de la biographie acclamée de l’historien britannique Julian T. Jackson, De Gaulle : une certaine idée de la France, le scénario explore la période cruciale de 1940 à 1945. On y suit l’ascension d’un homme seul contre tous, confronté à la défaite, à l’exil et à la construction d’une résistance face à l’occupant.
Simon Abkarian : une métamorphose stupéfiante
Au cœur de ce projet titanesque trône Simon Abkarian dans le rôle-titre. L’acteur d’origine arménienne, vu dans des films comme Casino Royale ou des séries télévisées, s’est littéralement transformé pour incarner le Général. Les premières images révélées montrent un Abkarian méconnaissable : silhouette élancée, kepi emblématique, moustache caractéristique et regard perçant.
Cette métamorphose n’est pas seulement physique. Abkarian apporte une intensité dramatique, capturant la détermination farouche et la solitude d’un homme qui défie son propre gouvernement pour sauver l’honneur de la France. Les maquilleurs et costumiers ont accompli un travail exceptionnel, rendant l’acteur presque indistinguable des photos d’archives du vrai de Gaulle.
Abkarian, habitué aux rôles complexes, semble avoir trouvé ici un défi à sa mesure. Son interprétation promet d’humaniser cette icône souvent perçue comme distante, en montrant les doutes, les colères et les convictions inébranlables qui l’animaient.
Une transformation qui interpelle : Les bandes-annonces dévoilent des scènes où Abkarian, en uniforme, harangue les foules ou négocie âprement avec les Alliés. La ressemblance est frappante, au point que l’on se demande comment l’acteur a pu endosser si parfaitement ce rôle mythique.
Un casting prestigieux pour une fresque chorale
Simon Abkarian n’est pas seul. Le diptyque réunit un casting exceptionnel, reflétant l’ambition du projet. Simon Russell Beale, acteur britannique renommé, incarne Winston Churchill, avec qui de Gaulle entretint une relation complexe, faite d’alliance et de tensions.
Parmi les figures françaises : Benoît Magimel, Mathieu Kassovitz, Niels Schneider, Thierry Lhermitte, Anamaria Vartolomei ou encore Karim Leklou. Chacun interprète des personnages clés de cette époque tourmentée, des résistants aux officiers dissidents.
Ce n’est pas un simple biopic centré sur un homme, mais une fresque qui met en lumière les parcours croisés de ceux qui refusèrent la défaite. Des militaires, des civils, des femmes et des hommes de l’ombre qui contribuèrent à la Libération.
« Au milieu du chaos, un homme refuse de céder. Seul contre tous, il tente un ultime pari : convaincre le monde que la bataille de France n’est ni terminée, ni perdue. »
Synopsis officiel du film
Un budget colossal pour une reconstitution ambitieuse
Avec un budget de 74 millions d’euros, La Bataille de Gaulle s’impose comme l’un des projets les plus onéreux du cinéma français récent. Produit par Pathé, ce diptyque bénéficie de moyens exceptionnels pour recréer l’époque : décors immersifs, scènes de guerre spectaculaires, tournages en France et à l’étranger.
Les images dévoilées montrent des reconstitutions grandioses : Londres sous le blitz, les réseaux de résistance en zone occupée, les batailles en Afrique. Antonin Baudry vise un équilibre entre intimité psychologique et ampleur épique, à la manière des grandes sagas historiques hollywoodiennes.
Ce budget permet aussi d’explorer des épisodes moins connus, comme les relations tendues avec les Alliés ou les dilemmes moraux face au régime de Vichy. Le film promet une vision nuancée, loin des caricatures.
Pourquoi ce biopic arrive-t-il maintenant ?
Charles de Gaulle reste une figure polarisante. Héros pour les uns, autoritaire pour les autres. Pourtant, son rôle dans la Seconde Guerre mondiale est indéniable. En pleine période où l’Europe fait face à des défis identitaires, revisiter cette époque résonne particulièrement.
Antonin Baudry, ancien diplomate et scénariste de Quai d’Orsay, apporte un regard géopolitique affûté. Il s’intéresse aux mécanismes du pouvoir, aux décisions solitaires qui changent l’Histoire. Ce n’est pas un hommage béat, mais une plongée dans la complexité d’un leader en temps de crise.
Comparé aux biopics précédents, comme celui de 2020 avec Lambert Wilson qui se concentrait sur mai-juin 1940, ce diptyque embrasse cinq années pivotales. Il couvre l’exil, la création de la France libre, les alliances fragiles et la Libération.
- L’exil à Londres et l’Appel du 18 juin
- Les tensions avec Churchill et Roosevelt
- Le développement de la Résistance intérieure
- Les campagnes militaires en Afrique
- Le retour triomphal en 1944-1945
Les défis d’incarner une icône nationale
Incarnation de De Gaulle au cinéma est un exercice périlleux. La silhouette imposante (1,96 m), la voix grave, le geste théâtral : tout doit coller. Simon Abkarian, plus trapu à l’origine, a dû travailler sa posture, sa diction, pour coller à l’image collective.
Les précédents acteurs, comme Lambert Wilson ou d’autres dans des rôles secondaires, ont souvent été jugés sur la ressemblance physique. Ici, les premières images suggèrent une réussite : Abkarian capture l’aura, cette présence qui imposait le respect.
Au-delà du physique, c’est l’âme du personnage qui compte. De Gaulle était un visionnaire, un stratège, mais aussi un homme tourmenté par le sort de sa patrie. Abkarian, avec son expérience des rôles intenses, semble prêt à explorer ces facettes.
| Acteur | Film/Série | Période couverte |
|---|---|---|
| Simon Abkarian | La Bataille de Gaulle (2026) | 1940-1945 |
| Lambert Wilson | De Gaulle (2020) | Mai-juin 1940 |
| Autres apparitions | Films historiques divers | Rôles secondaires ou archives |
L’attente d’un événement culturel majeur
Avec sa sortie étalée sur l’été 2026, La Bataille de Gaulle s’annonce comme un blockbuster à la française. Pathé mise gros, après les succès de fresques comme Les Trois Mousquetaires ou Le Comte de Monte-Cristo.
Les bandes-annonces, déjà dévoilées, promettent émotion, action et réflexion. Des scènes de guerre intenses côtoient des moments intimes, montrant un de Gaulle humain, loin de la statue.
Ce diptyque pourrait bien redonner ses lettres de noblesse au film historique français, en concurrençant les productions internationales. Il interroge aussi notre mémoire collective : qu’est-ce qui fait un héros ? Comment naît une nation résistante ?
En attendant les salles, la transformation de Simon Abkarian continue de faire parler. Une preuve que le cinéma, quand il ose les grandes figures, peut encore nous surprendre et nous émouvoir profondément.
2026 s’annonce riche en émotions historiques. Préparez-vous à redécouvrir le Général sous un jour nouveau, plus vivant que jamais.
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