Chaque dimanche soir, des millions de Français s’installent devant leur écran pour découvrir les histoires qui secouent l’actualité. Derrière le plateau sobre et élégant de Sept à Huit, une voix posée, un regard déterminé : Audrey Crespo-Mara. Ce 25 janvier 2026, la journaliste s’apprête à recevoir une invitée dont le témoignage risque de marquer durablement les esprits.
Il ne s’agit pas d’une personnalité publique habituée aux projecteurs, ni d’un acteur ou d’un sportif de haut niveau. Non, ce dimanche, c’est Suzanne qui prendra place face à la journaliste. Et derrière ce prénom discret se cache l’une des survivantes les plus marquantes de l’affaire surnommée « la maison de l’horreur de Nogaro ».
Un rendez-vous télévisé sous le signe de la vérité
Depuis plusieurs années maintenant, Sept à Huit s’est imposé comme l’un des magazines d’information les plus suivis du paysage audiovisuel français. Le concept reste simple en apparence : raconter l’actualité à travers des reportages longs, fouillés, souvent poignants. Mais c’est surtout grâce à sa rubrique « Le portrait de la semaine » que l’émission touche une corde particulièrement sensible chez les téléspectateurs.
Cette séquence, autrefois confiée à des figures discrètes mais reconnues du journalisme d’enquête, est aujourd’hui incarnée par Audrey Crespo-Mara. Avec son style direct, sans artifice, elle parvient à faire émerger des vérités que beaucoup préféreraient garder enfouies. Et ce 25 janvier 2026, elle s’attaque à l’un des dossiers les plus sombres de ces dernières années.
Suzanne, visage d’une tragédie oubliée trop vite
Quand on prononce le nom de Nogaro, beaucoup pensent immédiatement à la petite ville du Gers, connue pour son circuit automobile et son calme provincial. Pourtant, pendant plusieurs années, une maison isolée aux abords de cette commune a été le théâtre d’un cauchemar organisé.
Derrière les volets clos et les apparences de respectabilité se cachait un système d’emprise totale. Un homme, que les médias ont rapidement qualifié de « gourou », exerçait un contrôle psychologique et physique d’une rare violence sur un petit groupe de personnes vulnérables. Suzanne faisait partie de celles et ceux qui ont vécu cet enfer au quotidien.
Son histoire n’est pas seulement celle d’une victime. C’est aussi le récit d’une reconstruction lente, douloureuse, souvent incomprise par l’entourage. En acceptant de témoigner dans Sept à Huit, Suzanne choisit de briser le silence qui entoure encore trop souvent ce type d’affaires.
« Il m’a fallu des années pour comprendre que je n’étais pas folle, que ce que j’avais vécu était réel et que je n’en étais pas responsable. »
Suzanne, invitée de Sept à Huit le 25 janvier 2026
Ces mots, prononcés avec une retenue qui rend le propos encore plus percutant, résument à eux seuls la complexité des mécanismes d’emprise. Ils rappellent aussi pourquoi des émissions comme Sept à Huit restent indispensables : elles permettent à ces voix étouffées de s’exprimer enfin librement.
L’évolution du portrait de la semaine : une signature journalistique
La rubrique « Le portrait de la semaine » n’a pas toujours été présentée de la même manière. Pendant longtemps, elle était réalisée dans l’ombre par Thierry Demaizière, journaliste discret qui ne souhaitait jamais apparaître à l’image. Son départ en 2018 a marqué un tournant.
Stéphanie Davoigneau a pris le relais pendant deux années, avant qu’Audrey Crespo-Mara ne s’empare définitivement du format à la rentrée 2020. Depuis, la journaliste a imposé sa patte : des questions précises, jamais agressives, mais qui ne laissent aucune place à l’esquive.
Le choix de Suzanne comme invitée ce dimanche n’est donc pas anodin. Il s’inscrit dans une lignée de portraits qui ont souvent abordé des sujets tabous : violences conjugales, dérives sectaires, affaires judiciaires mal connues du grand public.
Sept à Huit : une marque devenue incontournable
Lancée en 2000 sur TF1, l’émission a rapidement trouvé sa place dans la grille dominicale. À une époque où la concurrence était rude sur la tranche 19h-20h, Sept à Huit a su proposer une alternative crédible aux talk-shows et aux divertissements purs.
Aujourd’hui présentée en solo par Harry Roselmack depuis 2009, elle continue de séduire par sa capacité à traiter des sujets graves sans jamais tomber dans le sensationnalisme. Le magazine alterne reportages d’actualité chaude, enquêtes de fond et portraits intimistes.
- Reportages internationaux sur des conflits ou des crises humanitaires
- Plongées dans des affaires criminelles françaises encore irrésolues
- Immersion dans le quotidien de Français confrontés à des problématiques sociales
- Portraits de personnalités ou d’anonymes liés à l’actualité récente
Cette diversité permet à l’émission de toucher un public très large, allant des amateurs d’information dure aux téléspectateurs plus sensibles aux récits humains.
La force du témoignage direct face à l’emprise
Revenons à Suzanne. Son cas illustre parfaitement les difficultés rencontrées par les victimes de dérives sectaires. L’emprise ne se limite pas à des contraintes physiques ; elle passe par une destruction méthodique de la personnalité, une culpabilisation permanente et un isolement total.
Dans le cas de la « maison de l’horreur de Nogaro », plusieurs éléments ont particulièrement choqué l’opinion publique lorsqu’ils ont été révélés : la durée de la captivité psychologique, la manipulation exercée sur des adultes consentants au départ, et surtout la difficulté à faire reconnaître les faits par l’entourage.
Suzanne va donc raconter, sans fard, comment elle est entrée dans ce système, comment elle en est sortie, et surtout ce qu’elle vit aujourd’hui, des années après les faits.
Pourquoi ce portrait résonne particulièrement en 2026 ?
À l’heure où les affaires de violences psychologiques et d’emprise font régulièrement la une, le témoignage de Suzanne arrive à un moment charnière. La société française semble enfin prête à entendre ces paroles longtemps minimisées.
Les mouvements #MeToo, les prises de parole autour des violences conjugales, les enquêtes sur certaines communautés fermées ont ouvert une brèche. Les victimes osent davantage parler, et les médias leur offrent désormais des espaces de parole plus respectueux.
Dans ce contexte, le choix d’Audrey Crespo-Mara de recevoir Suzanne prend tout son sens. Il ne s’agit pas seulement de revenir sur une affaire passée, mais bien de montrer que les séquelles perdurent, que la reconstruction est un chemin long et que la parole publique reste un outil puissant.
Harry Roselmack, garant de la continuité éditoriale
Derrière chaque portrait, il y a aussi la figure rassurante d’Harry Roselmack. Depuis 2009 et le départ d’Anne-Sophie Lapix, le journaliste assure seul la présentation de Sept à Huit. Sa voix grave, son ton posé et son respect constant des invités en font l’un des présentateurs les plus appréciés du service public… même s’il officie sur une chaîne privée.
Depuis 2015, il anime également Sept à Huit Life, version plus proche des préoccupations quotidiennes des Français. Les deux programmes se complètent parfaitement et permettent à TF1 de proposer une offre informationnelle variée le dimanche après-midi et en début de soirée.
Que retenir de ce numéro du 25 janvier 2026 ?
Ce dimanche soir, les téléspectateurs ne regarderont pas seulement une interview. Ils assisteront à un moment de vérité brute. Suzanne n’est pas venue pour accuser ou pour se venger ; elle est venue pour témoigner, pour alerter, pour aider celles et ceux qui se reconnaîtraient dans son parcours.
À travers son histoire, c’est toute la question de l’emprise mentale qui sera posée. Comment détecter les signaux d’alerte ? Comment aider une personne qui semble « choisir » de rester dans une relation toxique ? Comment la justice peut-elle mieux accompagner les victimes ?
Autant de questions qui dépassent largement le cadre de cette maison de Nogaro et qui touchent une réalité bien plus large qu’on ne le croit.
Un magazine qui continue d’écrire l’histoire de l’actualité
Vingt-six ans après sa création, Sept à Huit prouve qu’un magazine d’information peut rester moderne, pertinent et respectueux. En donnant la parole à des personnes comme Suzanne, l’émission rappelle que derrière chaque fait divers se cache un être humain, une histoire, une souffrance, mais aussi parfois une force insoupçonnée.
Ce 25 janvier 2026, ne zappez pas. Restez devant votre écran. Vous risquez d’entendre l’une des paroles les plus fortes et les plus nécessaires de ce début d’année.
Et après avoir écouté Suzanne, vous ne regarderez plus jamais de la même façon les titres qui parlent de « dérives sectaires » ou d’« emprise psychologique ». Parce que derrière ces expressions cliniques se cachent des visages, des voix, et des combats quotidiens pour retrouver sa liberté intérieure.
Dimanche soir, à partir de 18h30, rendez-vous sur TF1. Pour une fois, l’actualité ne sera pas seulement racontée. Elle sera incarnée.
« Sortir d’une emprise, ce n’est pas seulement quitter un lieu. C’est réapprendre à penser par soi-même, à ressentir sans culpabilité, à exister sans permission. »
Le témoignage de Suzanne promet d’être bien plus qu’un simple entretien. Il pourrait bien devenir une référence pour toutes les personnes qui, aujourd’hui encore, cherchent la force de dire « stop ».
À l’heure où la télévision est souvent accusée de superficialité, Sept à Huit démontre qu’un grand média généraliste peut encore produire des moments de télévision essentiels, utiles, et profondément humains.
Alors éteignez les lumières, coupez votre téléphone, et laissez-vous porter par cette parole rare et précieuse. Ce dimanche 25 janvier 2026, la vérité pourrait bien avoir le visage de Suzanne.









