Chaque dimanche soir, des millions de Français se retrouvent devant leur écran pour Sept à Huit. Ce magazine d’information, devenu un rituel incontournable depuis plus de vingt-cinq ans, réserve souvent des moments d’une rare intensité. Ce 1er février 2026, la journaliste Audrey Crespo-Mara s’apprête à livrer l’un de ces instants qui marquent durablement les esprits.
Derrière le plateau sobre et le générique familier se cache parfois une vérité brute, presque insoutenable. Cette semaine, le célèbre « Portrait de la semaine » va plonger dans l’intimité d’une mère brisée par la perte la plus terrible qui soit : celle d’un enfant parti de son propre chef à seulement 15 ans. Un sujet qui touche à l’indicible et qui oblige à regarder en face une réalité que beaucoup préfèrent ignorer.
Un rendez-vous dominical qui ne laisse jamais indifférent
Depuis son lancement en 2000, Sept à Huit a su imposer son style unique dans la grille de la première chaîne. À une heure où la concurrence propose souvent du divertissement léger, ce magazine choisit de parler vrai. Reportages au long cours, enquêtes de terrain, rencontres inattendues : chaque numéro mélange l’actualité brûlante et des histoires plus intimes qui résonnent longtemps après la diffusion.
Le secret de sa longévité ? Une volonté constante de donner la parole à ceux qui la prennent rarement : des anonymes confrontés à des drames extraordinaires, des lanceurs d’alerte discrets, des familles traversées par le malheur. Et depuis plusieurs années, une figure incarne particulièrement cette quête d’authenticité : Audrey Crespo-Mara.
Audrey Crespo-Mara, la voix sensible du portrait
Arrivée dans l’équipe en 2020, la journaliste a rapidement trouvé sa place dans cette rubrique si particulière. Là où d’autres se contenteraient de poser des questions factuelles, elle cherche à comprendre, à accompagner, à laisser l’émotion s’exprimer sans jamais la forcer. Son écoute attentive et sa retenue font merveille face à des invités souvent submergés par ce qu’ils ont vécu.
Ce dimanche, elle recevra donc Emmanuelle. Cette femme a vu son fils unique mettre fin à ses jours à l’adolescence. Derrière ce drame personnel se cache une douleur universelle : celle de tous les parents qui se demandent un jour « aurais-je pu voir ? aurais-je pu empêcher ? ». Le témoignage promet d’être à la fois déchirant et nécessaire.
« Perdre un enfant est déjà insupportable. Le perdre parce qu’il a choisi de partir… c’est un autre niveau de souffrance. On vit avec des questions qui n’auront jamais de réponse. »
Extrait anticipé du témoignage d’Emmanuelle
Ce type de confidence ne s’obtient pas facilement. Il exige du temps, de la confiance, une forme de pudeur partagée entre la journaliste et son invitée. Audrey Crespo-Mara excelle dans cet exercice délicat où chaque silence pèse autant que les mots prononcés.
Le suicide chez les adolescents : une tragédie silencieuse
En France, le suicide reste la deuxième cause de mortalité chez les 10-25 ans. Derrière cette statistique froide se cachent des milliers d’histoires comme celle d’Emmanuelle. Harcèlement scolaire, pression des réseaux sociaux, troubles psychiques non détectés, sentiment d’isolement : les facteurs s’accumulent souvent sans que l’entourage ne perçoive la détresse grandissante.
Ce qui frappe dans ces drames, c’est la jeunesse des victimes. À 15 ans, on est censé rêver d’avenir, pas de le fuir. Pourtant, certains adolescents ressentent un mal-être si profond qu’ils ne voient plus d’autre issue. Les parents, même les plus attentifs, peuvent passer à côté des signaux. Et quand le pire arrive, la culpabilité s’installe pour ne plus jamais partir.
- Modification brutale du comportement (repli sur soi, irritabilité)
- Perte d’intérêt pour les activités autrefois aimées
- Propos sur la mort, même sous forme de blague
- Don ou rangement soudain d’affaires personnelles
- Troubles du sommeil ou de l’appétit
Ces signes, connus des spécialistes, restent trop souvent interprétés comme une simple crise d’adolescence. Le portrait diffusé ce dimanche aura le mérite de rappeler qu’un mal-être exprimé, même de façon détournée, mérite toujours d’être pris au sérieux.
Sept à Huit ou l’art de rendre visible l’invisible
L’émission n’a jamais eu peur d’aborder les sujets qui dérangent. Faits divers glaçants, scandales sanitaires, dérives sectaires, drames familiaux : rien n’est tabou. Mais ce qui distingue vraiment Sept à Huit des autres magazines d’information, c’est sa capacité à humaniser l’actualité la plus dure.
En donnant la parole à Emmanuelle, l’équipe ne cherche pas le sensationnalisme. Elle veut alerter, prévenir, peut-être même sauver. Car chaque témoignage comme celui-ci peut faire tilt chez un parent, un enseignant, un ami qui reconnaît soudain un comportement inquiétant chez un jeune proche.
« Parfois, il suffit d’une conversation, d’un regard différent, pour changer le cours d’une vie. »
Cette phrase, prononcée par un psychologue spécialiste des conduites suicidaires, résume parfaitement l’enjeu du sujet traité ce dimanche. Écouter vraiment, poser les bonnes questions, ne pas minimiser : voilà les gestes simples qui peuvent faire la différence.
Harry Roselmack, pilier d’une émission à part
Depuis 2009 et le départ d’Anne-Sophie Lapix, Harry Roselmack assure seul la présentation de Sept à Huit. Sa voix grave, son ton posé et son professionnalisme sans faille contribuent à donner à l’émission cette atmosphère si particulière : sérieuse sans être austère, grave sans être larmoyante.
Chaque semaine, il introduit les reportages avec la même exigence, trouvant les mots justes pour préparer le téléspectateur à ce qu’il va découvrir. Derrière le journaliste se cache aussi un homme sensible aux questions de société, ce qui transparaît dans le choix des sujets et la manière dont ils sont traités.
Sept à Huit Life : le pendant plus proche des Français
Depuis 2015, une version complémentaire précède le magazine principal. Baptisée Sept à Huit Life, elle est diffusée dès 17h15 et adopte un ton volontairement plus chaleureux. Reportages dans les régions, immersions dans le quotidien des Français, sujets de société moins dramatiques mais tout aussi révélateurs : ce rendez-vous prépare idéalement le téléspectateur au ton plus dense du 19h.
Les deux émissions partagent le même plateau et le même présentateur, créant une continuité naturelle. Ensemble, elles forment un bloc de trois heures dédié à l’information et à la réflexion, chose rare le dimanche soir.
Pourquoi ce portrait du 1er février 2026 est particulièrement attendu
À l’heure où les réseaux sociaux amplifient les comparaisons destructrices chez les adolescents, où la performance scolaire devient obsessionnelle et où le harcèlement prend des formes nouvelles, entendre une mère raconter son impuissance face au mal-être de son fils prend une résonance particulière.
Emmanuelle ne viendra pas seulement témoigner de sa douleur. Elle viendra aussi, sans doute, alerter sur les signes qu’elle n’a pas su voir à temps, sur les petites phrases qu’elle aurait aimé entendre de la part des adultes autour de son fils, sur les ressources qui existent et qu’elle a découvertes trop tard.
Ce genre d’échange dépasse largement le cadre du simple témoignage. Il devient un outil de prévention, une invitation à ouvrir le dialogue dans les familles, les établissements scolaires, les groupes d’amis. Et dans un contexte où la santé mentale des jeunes est plus que jamais fragilisée, ce message arrive à point nommé.
Un magazine qui continue d’évoluer sans trahir son ADN
Malgré les changements d’animateurs, de journalistes et de société, Sept à Huit conserve une ligne éditoriale cohérente : raconter le monde tel qu’il va, avec ses ombres et ses lumières, sans fard ni complaisance. Le choix de traiter du suicide d’un adolescent ce dimanche s’inscrit parfaitement dans cette démarche.
L’émission prouve une fois encore qu’elle n’a pas peur de regarder la réalité en face, même quand elle est la plus douloureuse. Et c’est précisément cette exigence qui en fait l’un des magazines d’information les plus respectés du paysage audiovisuel français.
Alors que le générique va bientôt retentir ce dimanche 1er février 2026, une certitude s’impose : le portrait d’Emmanuelle ne laissera personne indifférent. Il forcera à réfléchir, à questionner ses propres certitudes, à tendre peut-être une main supplémentaire vers un adolescent qui semble s’éloigner sans qu’on comprenne pourquoi.
Parce que parfois, le plus bel hommage que l’on puisse rendre à un enfant parti trop tôt, c’est d’aider les autres à rester.
Et si ce simple reportage pouvait, ne serait-ce qu’une fois, empêcher qu’une autre famille ne vive le même cauchemar ? Alors il aura valu tous les silences lourds, toutes les larmes retenues, toutes les questions sans réponse.
Dimanche soir, à partir de 18h30, soyez au rendez-vous. Parfois, regarder la télévision n’est pas seulement se distraire : c’est aussi s’armer de courage pour mieux protéger ceux qu’on aime.









