Imaginez un investisseur légendaire de Wall Street, habitué aux marchés traditionnels les plus impitoyables, qui décide soudain de miser très gros sur trois noms peu conventionnels du monde des cryptomonnaies pour l’année à venir. Fin 2025, alors que beaucoup baissaient les bras face à un marché altcoin particulièrement punitif, cet homme a au contraire vu une opportunité massive se dessiner pour 2026. Et il n’hésite pas à le crier sur tous les toits.
Ce personnage n’est autre qu’Anthony Scaramucci, le fondateur de SkyBridge Capital. Dans une récente prise de parole sans filtre, il a désigné sans ambiguïté Solana, Avalanche et TON comme les trois altcoins les plus prometteurs pour rebondir fortement l’année prochaine. Mais au-delà des noms, ce sont surtout ses explications qui retiennent l’attention et méritent qu’on s’y attarde longuement.
Pourquoi 2025 a été si difficile pour les altcoins ?
Pour comprendre le pari optimiste de Scaramucci, il faut d’abord regarder dans le rétroviseur et accepter que 2025 n’a pas été tendre avec les alternatives à Bitcoin. Beaucoup d’investisseurs ont vu leurs positions fondre comme neige au soleil, parfois de 70 à 90 % depuis les plus hauts de la précédente vague haussière.
Le principal coupable selon l’ancien communicant de la Maison Blanche ? Une pression vendeuse colossale exercée par de gros porteurs – les fameux whales – qui ont profité de l’afflux massif d’argent institutionnel via les ETF pour décharger leurs jetons à prix cassés. Ce phénomène, déjà observé lors des précédents cycles, a été particulièrement marqué cette année.
Mais ce n’est pas tout. Un événement de deleveraging brutal, survenu autour du 10 octobre, a provoqué une véritable crise de liquidité chez plusieurs acteurs du marché. Les market makers, pris à la gorge, ont dû vendre en cascade, entraînant Bitcoin dans une chute d’environ 30 % en quelques jours seulement. Les altcoins, plus fragiles, ont évidemment subi des corrections encore plus violentes.
Aujourd’hui, les indicateurs de sentiment interne de SkyBridge tombent à des niveaux historiquement bas : 13 ou 14 sur 100. Autant dire que le pessimisme domine outrageusement. Et c’est précisément dans ces moments extrêmes que les meilleurs investisseurs commencent à regarder ailleurs.
Les catalyseurs attendus pour 2026
Scaramucci ne se contente pas de regretter le passé ; il dessine un scénario très concret pour les mois à venir. Trois moteurs principaux devraient, selon lui, relancer la machine :
1. La fin progressive de la pression vendeuse des whales
2. Des flux ETF plus réguliers et moins chaotiques
3. Une avancée significative sur le plan réglementaire aux États-Unis
Sur ce dernier point, il évoque nommément le Clarity Act, texte qui vise à apporter une clarté juridique tant attendue sur le statut des tokens. Tant que cette incertitude persiste, les grandes institutions hésitent à se lancer massivement dans la tokenisation d’actifs du monde réel. Dès que la voie sera dégagée, des milliards de dollars pourraient affluer très rapidement.
Il estime à plus de 50 % la probabilité que ce type de législation passe avant les midterms, porté par des intérêts politiques croisés et des budgets de campagne conséquents provenant du secteur crypto.
Parallèlement, il anticipe entre deux et quatre baisses de taux directeurs par la Fed en 2026. Un environnement monétaire plus souple est historiquement très favorable aux actifs risqués, actions comme cryptomonnaies.
Solana : le choix numéro un incontesté
Parmi les trois noms cités, c’est clairement Solana qui arrive en tête des préférences de Scaramucci. Il répète à plusieurs reprises les mêmes qualificatifs : rapide, peu coûteuse, extrêmement developer-friendly. Autant d’atouts qui continuent d’attirer des milliers de développeurs chaque mois.
Même si l’écosystème a connu des épisodes de congestion par le passé, les multiples améliorations apportées au réseau (notamment au niveau du consensus et de la gestion des frais) ont permis de retrouver une stabilité remarquable. Aujourd’hui, Solana traite des milliers de transactions par seconde à un coût dérisoire, ce qui en fait une infrastructure idéale pour la prochaine vague d’applications grand public.
Scaramucci défend également l’idée d’un monde multi-chaînes. Il n’oppose pas Solana à Ethereum ; au contraire, il voit les deux blockchains comme complémentaires. Ethereum reste la référence pour la DeFi institutionnelle et les NFT haut de gamme, tandis que Solana excelle dans les usages nécessitant vitesse et faible coût.
« Nous vivons dans un monde multicoin. Ethereum est formidable, mais Solana offre des rails rapides, peu chers et très appréciés des développeurs. »
Cette vision pragmatique tranche avec le maximalisme qui a longtemps dominé certains cercles crypto.
Avalanche : la puissance institutionnelle sous-estimée
Le choix d’Avalanche peut surprendre à première vue. Le token AVAX a sous-performé par rapport à certains concurrents directs ces derniers mois. Pourtant, Scaramucci y voit plusieurs forces décisives pour 2026.
D’abord, le modèle des subnets permet de créer des blockchains dédiées ultra-performantes, parfaitement adaptées à des cas d’usage très spécifiques (jeux, finance institutionnelle, tokenisation d’actifs réels). Plusieurs grandes banques et fonds ont déjà expérimenté ou annoncé des projets pilotes sur Avalanche.
Ensuite, le réseau bénéficie d’une scalabilité horizontale impressionnante et de frais toujours très compétitifs. Enfin, l’équipe continue d’attirer des talents de premier plan et de signer des partenariats stratégiques dans la finance traditionnelle.
Pour Scaramucci, Avalanche représente l’un des meilleurs compromis entre performance technique et potentiel d’adoption institutionnelle massive.
TON : l’effet réseau Telegram encore inexploité
Le troisième et dernier pari s’appelle TON, le jeton natif de The Open Network, directement lié à l’application Telegram et ses plus de 900 millions d’utilisateurs mensuels actifs. Ici, l’argument principal repose sur un potentiel d’adoption de masse presque inégalé.
Imaginez pouvoir payer, jouer, accéder à des mini-applications financières ou sociales directement depuis vos discussions Telegram, sans jamais quitter l’application. C’est précisément la vision que poursuit l’équipe TON depuis plusieurs années.
Scaramucci avoue avoir acheté TON à des prix bien plus élevés par le passé, puis avoir moyenné à la baisse. Preuve que sa conviction est ancienne et qu’il a accepté de traverser la tempête pour être positionné quand le vent tournera.
Avec l’intégration grandissante de portefeuilles crypto natifs dans Telegram et le lancement régulier de nouvelles fonctionnalités, l’effet réseau pourrait devenir exponentiel dès lors que le marché général repartira.
Et Bitcoin dans tout ça ?
Bien qu’il consacre l’essentiel de son intervention aux altcoins, Scaramucci n’a pas abandonné le roi. Il explique avoir récemment racheté du Bitcoin pour sa famille, convaincu que les flux ETF combinés à un environnement monétaire plus accommodant viendront à bout de la pression vendeuse résiduelle de 2025.
Il maintient ses cibles de prix historiques sur Bitcoin, tout en reconnaissant que son timing a été décalé d’environ un an par rapport à ses prévisions initiales. Preuve que même les plus expérimentés doivent parfois ajuster leurs attentes temporelles.
Une vision macro qui soutient le pari crypto
Au-delà des spécificités techniques de chaque blockchain, Scaramucci ancre son raisonnement dans une analyse macroéconomique et politique très détaillée. Il rappelle que les midterms approchent et que les élus, conscients des sommes très importantes injectées dans les campagnes par le secteur crypto, auront intérêt à faire avancer des textes favorables.
De même, une politique monétaire plus souple (deux à quatre baisses de taux) bénéficierait directement aux actifs risqués. Historiquement, les périodes de baisse de taux ont presque toujours coïncidé avec des phases haussières marquées pour les cryptomonnaies.
Enfin, il insiste sur l’importance cruciale de la tokenisation des actifs du monde réel. Tant que le cadre légal reste flou, les institutions hésitent à migrer des billions de dollars de collatéral sur blockchain. Dès que ce verrou saute, l’effet sur l’ensemble du marché pourrait être monumental.
Que retenir pour l’investisseur particulier ?
Le message principal est clair : après une année 2025 marquée par le découragement général, les conditions se réunissent progressivement pour un puissant rebond en 2026. Les trois noms choisis par Scaramucci ne sont pas choisis au hasard ; ils combinent des fondamentaux techniques solides, des effets de réseau uniques et un potentiel d’adoption institutionnelle ou grand public très élevé.
Bien entendu, rien n’est jamais garanti en crypto. Les risques restent importants : réglementation imprévue, retournement macro brutal, problèmes techniques imprévus sur l’un des réseaux… Mais pour ceux qui acceptent de naviguer dans cet univers volatil, le timing actuel semble particulièrement intéressant selon l’un des observateurs les plus écoutés de la place.
Reste une question essentielle : et si, cette fois, le cycle était différent ? Et si la maturité croissante du marché, combinée à l’arrivée massive d’ETF et à une possible clarté réglementaire, permettait enfin à certains altcoins de réellement performer sur la durée ?
Scaramucci, en tout cas, a déjà placé ses billes. Et il invite clairement les autres à y regarder de plus près.
À suivre attentivement en 2026.
Point de vue personnel : Que vous soyez d’accord ou non avec le choix de ces trois altcoins, l’analyse macro et réglementaire de Scaramucci mérite d’être écoutée. Dans un marché aussi émotionnel que le nôtre, savoir prendre du recul quand le sentiment est au plus bas reste l’une des compétences les plus rares et les plus précieuses.
Maintenant, à vous de jouer : avez-vous déjà une exposition à Solana, Avalanche ou TON ? Ou préférez-vous attendre des signaux techniques plus clairs avant de vous positionner ?
2026 s’annonce décidément passionnante.









