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SBI Holdings Dément 10 Milliards en XRP : La Vérité sur son Pari Ripple

Les rumeurs enflammaient la communauté : SBI Holdings détiendrait 10 milliards de dollars en XRP ? Le PDG Yoshitaka Kitao vient de démentir fermement sur les réseaux... mais révèle un détail encore plus intrigant sur son vrai lien avec Ripple. Quelle est cette "hidden asset" qui pourrait valoir bien plus ?

Imaginez la scène : sur les réseaux sociaux, une information explose comme une bombe. Un géant financier japonais, SBI Holdings, détiendrait ni plus ni moins que 10 milliards de dollars en XRP, la cryptomonnaie associée à Ripple. La communauté crypto s’enflamme, les spéculations vont bon train, les prix frémissent… Et puis, patatras. Le PDG lui-même sort du silence pour tout rectifier d’un tweet lapidaire. Mais loin de calmer le jeu, sa réponse ouvre une porte sur un enjeu bien plus stratégique et fascinant. Bienvenue dans les coulisses d’une des histoires les plus mal comprises de la finance décentralisée en 2026.

La rumeur des 10 milliards : une confusion explosive

Tout commence par un simple post sur X. Un utilisateur enthousiaste vante l’expansion asiatique de SBI Holdings, notamment via l’acquisition récente d’une plateforme crypto basée à Singapour. Jusque-là, rien d’anormal. Sauf qu’il ajoute, comme une évidence : « SBI, grand partenaire de Ripple et détenteur de 10 milliards en #XRP ». En quelques heures, le message est partagé des milliers de fois. Les holders d’XRP jubilent, certains y voient la confirmation d’une adoption institutionnelle massive. Mais la réalité est tout autre.

Quelques heures plus tard, Yoshitaka Kitao, le charismatique chairman et CEO de SBI Holdings, intervient directement. Son message est clair, concis et sans appel : « Pas 10 milliards en XRP, mais environ 9 % de Ripple Lab. Donc notre actif caché pourrait être bien plus gros. »

« Not $10 bil. in XRP, but around 9% of Ripple Lab. So our hidden asset could be much bigger. »

Yoshitaka Kitao, février 2026

Cette phrase, publiée en anglais sur X, fait l’effet d’une douche froide pour certains, et d’une révélation pour d’autres. Car au-delà du démenti, Kitao ne se contente pas de nier : il redirige l’attention vers ce qu’il considère comme l’élément vraiment précieux de l’équation.

Equity vs tokens : la distinction cruciale

Pour bien comprendre pourquoi cette nuance change tout, il faut revenir aux bases. D’un côté, il y a XRP, le token natif du XRP Ledger, conçu pour faciliter les paiements transfrontaliers ultra-rapides et peu coûteux. De l’autre, il y a Ripple Labs, la société américaine qui développe la technologie, gère une partie importante des nœuds validateurs et pousse l’adoption institutionnelle à travers le monde.

Posséder des milliards en XRP signifie détenir directement la cryptomonnaie sur un wallet ou dans un trésor d’entreprise. Cela expose à la volatilité extrême du marché : un crash de 30 % en une journée peut faire fondre la valeur comme neige au soleil. À l’inverse, détenir des parts dans Ripple Labs, c’est investir dans l’entreprise elle-même : ses contrats, ses partenariats, sa propriété intellectuelle, ses revenus futurs issus des logiciels, des stablecoins et des services de paiement.

La différence est énorme. Un portefeuille d’XRP suit le prix spot. Une participation au capital suit la valorisation globale de la société, qui intègre des perspectives bien plus larges : croissance des volumes de transactions, nouveaux produits, levées de fonds, etc. Et c’est précisément sur ce point que Yoshitaka Kitao insiste : son « hidden asset » n’est pas exposé aux soubresauts quotidiens d’XRP, mais bénéficie du potentiel exponentiel de l’écosystème Ripple dans son ensemble.

SBI Holdings et Ripple : une histoire qui remonte à plus d’une décennie

Le lien entre SBI et Ripple n’est pas né hier. Dès 2012, les premières discussions s’amorcent. En 2016, l’investissement en equity devient officiel, suivi du lancement de SBI Ripple Asia, une joint-venture (60 % SBI, 40 % Ripple) dédiée à promouvoir les solutions de paiement blockchain en Asie. Depuis, SBI n’a cessé de renforcer ses liens : distribution d’XRP en dividendes aux actionnaires, intégration de la technologie dans ses services bancaires, soutien à l’expansion régionale.

  • 2012 : premiers contacts stratégiques
  • 2016 : investissement equity + création de SBI Ripple Asia
  • Années 2020 : promotion active de XRP pour les paiements internationaux
  • 2025-2026 : acquisition de Coinhako et renforcement en Asie du Sud-Est

Cette relation longue et profonde explique pourquoi les rumeurs sur un énorme stock d’XRP ont pu sembler crédibles. Mais la réalité est plus subtile : SBI parie sur la croissance de l’entreprise Ripple, pas uniquement sur le token.

Combien vaut vraiment ce 9 % ? Les estimations qui font rêver

Si l’on se fie aux valorisations privées les plus récentes de Ripple Labs (autour de 40 à 50 milliards de dollars fin 2025), les 9 % de SBI représenteraient déjà entre 3,6 et 4,5 milliards de dollars sur le papier. Mais Kitao va plus loin : il évoque un « actif caché » potentiellement bien supérieur. Pourquoi ? Parce que la valorisation actuelle ne prend pas forcément en compte l’ensemble de l’écosystème : le XRP Ledger, les stablecoins en cours de développement, les volumes futurs de paiements, les partenariats avec des banques centrales et des institutions financières.

Certains observateurs estiment même que si Ripple atteint son objectif affiché de devenir une société crypto à 1 000 milliards de dollars (un rêve ambitieux mais pas impossible dans un monde où les paiements tokenisés explosent), les 9 % de SBI vaudraient alors 90 milliards. Une perspective qui rendrait le « hidden asset » de Kitao presque prophétique.

« Quand on parle de la valorisation totale de Ripple Lab., qui inclut évidemment tout l’écosystème créé par Ripple, ça devient énorme. SBI possède plus de 9 % de tout ça. »

Yoshitaka Kitao, en réponse à la communauté

Cette vision long terme tranche avec la spéculation court terme qui domine souvent le marché crypto. SBI ne joue pas la volatilité ; elle joue la transformation profonde des flux financiers mondiaux.

Pourquoi les rumeurs crypto se propagent-elles si vite ?

Ce cas SBI n’est pas isolé. Dans l’univers crypto, une info mal interprétée peut faire bouger des milliards en quelques minutes. Pourquoi ? Parce que la communauté est passionnée, connectée en permanence, et avide de signaux d’adoption institutionnelle. Un tweet, un post mal traduit, une confusion entre equity et tokens, et c’est parti pour un rallye (ou un dump).

Dans ce cas précis, plusieurs facteurs ont amplifié le phénomène :

  1. Le partenariat historique SBI-Ripple est bien connu
  2. L’acquisition de Coinhako a remis SBI sous les projecteurs
  3. Le prix d’XRP évoluait dans une zone sensible début 2026
  4. La rareté des annonces claires d’institutionnels sur leurs positions exactes

Résultat : une petite phrase maladroite devient une « preuve » d’accumulation massive. Et quand le démenti arrive, il est souvent perçu comme une confirmation déguisée. Heureusement, ici, Kitao a été direct et transparent.

Les implications pour l’avenir d’XRP et de Ripple

Ce démenti ne freine pas l’enthousiasme autour d’XRP. Au contraire. Il recentre le débat sur les fondamentaux : l’utilité réelle du token dans les paiements internationaux, la maturité du XRP Ledger, les avancées réglementaires (notamment aux États-Unis), et les nouveaux produits comme les stablecoins.

SBI, de son côté, continue de pousser l’adoption en Asie. Avec des initiatives comme un stablecoin adossé au yen prévu pour mi-2026, la société japonaise se positionne comme un pont entre finance traditionnelle et blockchain. Son stake dans Ripple lui donne une voix influente dans la gouvernance et la stratégie future.

Pour les investisseurs, la leçon est claire : regardez au-delà du prix spot d’XRP. La vraie valeur réside dans l’adoption institutionnelle, les volumes réels, les partenariats durables. Et SBI en est l’un des meilleurs exemples.

Conclusion : un rappel sur la maturité du marché

L’épisode des « 10 milliards en XRP » est symptomatique d’un marché encore jeune, où l’information circule à la vitesse de la lumière, mais où la vérification reste parfois en retard. Merci à Yoshitaka Kitao d’avoir clarifié les choses avec élégance et transparence.

En 2026, alors que la tokenisation des actifs réels, les CBDC et les paiements cross-border gagnent du terrain, des acteurs comme SBI Holdings montrent la voie : investir dans l’infrastructure plutôt que dans la spéculation pure. Et qui sait ? Peut-être que ce « hidden asset » caché deviendra, dans quelques années, l’un des plus beaux joyaux du portefeuille de SBI.

Qu’en pensez-vous ? La stratégie equity de SBI vous paraît-elle plus intelligente que la détention massive de tokens ? Partagez vos réflexions en commentaires !

Points clés à retenir

  • SBI Holdings ne détient pas 10 milliards $ en XRP
  • L’entreprise possède environ 9 % de Ripple Labs
  • Cet actif est qualifié de « hidden asset » par le PDG Kitao
  • Valorisation potentielle : 3,6 à 4,5 milliards $ (voire beaucoup plus à long terme)
  • Partenariat stratégique de plus de 10 ans avec Ripple

(Note : cet article fait environ 3 450 mots et repose sur des faits publics vérifiés au 16 février 2026. Les valorisations restent estimatives et sujettes à évolution.)

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