Imaginez-vous à quelques pas de la plus grande consécration de votre vie, les projecteurs braqués sur vous, des millions de regards rivés à votre performance… et pourtant, intérieurement, vous luttez pour ne pas vous effondrer. C’est exactement ce qu’a vécu Sarah, l’une des figures les plus marquantes de la dernière saison de Star Academy. À 23 ans, cette jeune femme au talent évident a frôlé la victoire avant de s’incliner en demi-finale. Mais derrière les applaudissements et les sourires de façade se cache une réalité bien plus brutale.
Dans une récente prise de parole très attendue, Sarah a accepté de lever le voile sur les moments les plus sombres de son parcours. Épuisement physique, malaises répétés, peur panique sur scène… ses mots résonnent comme un cri du cœur. Plongeons ensemble dans les coulisses d’une aventure télévisée qui, loin d’être un conte de fées, a poussé ses participants dans leurs derniers retranchements.
Quand le rêve devient un marathon épuisant
La saison 13 de Star Academy restera gravée dans les mémoires comme l’une des plus longues et des plus intenses jamais diffusées. Dix-sept semaines consécutives, des primes hebdomadaires à répétition, un rythme infernal… Les candidats sont arrivés pleins d’énergie et d’illusions au château de Dammarie-les-Lys fin octobre. Quelques mois plus tard, la fatigue avait pris le dessus chez presque tous.
Les signes avant-coureurs étaient visibles à l’écran : crises de larmes incontrôlables, envies de tout abandonner, demandes de pauses refusées… Mais ce que les caméras n’ont pas toujours montré, ce sont les conséquences réelles sur le corps et l’esprit de ces jeunes artistes en devenir. Sarah fait aujourd’hui partie de ceux qui osent en parler ouvertement.
Des malaises physiques qui alertent
« Je suis tombée dans les pommes deux fois et j’ai pleuré comme une folle. » Cette phrase lâchée sans filtre résume à elle seule l’intensité extrême vécue par la candidate. L’organisme poussé à bout, le manque de sommeil chronique, la pression psychologique permanente… Tous ces éléments se sont accumulés jusqu’à provoquer des syncopes. Un signal d’alarme que personne ne peut ignorer.
Ces malaises ne sont malheureusement pas isolés dans ce genre d’émissions longue durée. Plusieurs anciens participants de télé-crochets ont déjà raconté des expériences similaires : vertiges, nausées, crises d’angoisse… Le corps finit par dire stop quand l’esprit refuse d’écouter.
« On nous demande d’être au top 24h/24, mais personne ne nous prépare vraiment à ce que ça implique physiquement et mentalement. »
— Sarah, demi-finaliste Star Academy 2025
Cette réflexion met en lumière un paradoxe courant dans ce type de programmes : on glorifie la résilience et le dépassement de soi, mais on parle peu des limites à ne pas franchir.
La prestation qui a tout fait basculer
Parmi tous les moments forts de son aventure, un en particulier hante encore Sarah aujourd’hui : sa performance lors du 200ᵉ prime, celui du Nouvel An. Ce qui devait être un grand moment de spectacle s’est transformé en véritable calvaire personnel.
La chorégraphie imaginée était ambitieuse, spectaculaire… mais les conditions de préparation ont été chaotiques. Une sortie à Disneyland a décalé plusieurs répétitions cruciales. Résultat : moins de temps pour maîtriser les pas, les placements, les transitions. Et cerise sur le gâteau : une paire de talons gigantesques.
32 centimètres. Oui, vous avez bien lu. Des plateformes si hautes que marcher normalement devenait une mission impossible. Sarah, qui avoue ne pas être à l’aise avec les talons en général, s’est retrouvée littéralement tétanisée.
« J’étais convaincue que j’allais me casser une cheville sur scène. J’avais besoin d’aide pour marcher ! »
Cette peur viscérale a pris le dessus dès les premières minutes. La jeune femme n’avait plus qu’une obsession : que cette épreuve se termine au plus vite. À l’antenne, le public n’a rien vu de ce combat intérieur. La prestation est passée sans accroc apparent. Mais pour Sarah, ce fut de loin son pire souvenir scénique.
L’envers du décor : quand la fatigue devient insoutenable
L’histoire de Sarah n’est pas un cas isolé. D’autres candidats ont craqué sous la pression. Certains ont fondu en larmes en direct, d’autres ont tenté de s’échapper du château pour souffler quelques heures. Tous ces signaux montrent à quel point le format marathon peut devenir toxique quand il n’est pas suffisamment encadré.
Le manque de récupération, les journées qui s’étirent jusqu’à l’aube, les évaluations permanentes… Tout cela crée un cocktail explosif. Les professeurs, les équipes de production, les candidats eux-mêmes finissent par naviguer à vue dans un océan d’émotions brutes.
- Rythme intensif : primes chaque semaine + entraînements quotidiens
- Sommeil réduit : souvent moins de 5-6 heures par nuit
- Pression médiatique : réseaux sociaux, interviews, attentes du public
- Enjeux personnels : rêve de carrière, peur de l’élimination
Ces quatre facteurs combinés expliquent pourquoi plusieurs participants ont atteint leurs limites physiques et mentales.
Sarah et l’après : reconstruction et projets
Éliminée le 24 janvier face à une concurrente redoutable, Sarah n’a pas eu le temps de savourer une éventuelle finale. Pourtant, même dans la défaite, elle garde une certaine sérénité. Elle explique avoir déjà des idées précises sur ce qu’elle aurait aimé proposer si elle avait atteint le dernier round.
Aujourd’hui, elle prend le temps de se reconstruire. Le corps a besoin de repos, l’esprit de recul. Mais la passion reste intacte. La jeune artiste envisage déjà la suite de sa carrière musicale avec détermination. Preuve que même les expériences les plus rudes peuvent devenir un tremplin.
« Cette aventure m’a appris énormément sur moi-même, sur mes forces… et sur mes faiblesses. Je ne regrette rien, mais je sais désormais où je veux mettre des limites. »
— Sarah
Cette lucidité est précieuse. Elle montre une maturité rare chez une candidate de 23 ans qui vient de vivre une expérience hors norme.
Et les autres saisons dans tout ça ?
Star Academy existe depuis plus de vingt ans. Chaque promotion apporte son lot d’anecdotes, de drames et de belles histoires. Mais cette édition 2025 semble avoir poussé le curseur encore plus loin en termes de durée et d’intensité. Les candidats ont été confrontés à une forme de télévision-réalité extrême, presque expérimentale.
Certains y verront la preuve que le public adore le drama et l’authenticité brute. D’autres pointeront du doigt les dérives d’un système qui broie parfois ceux qu’il est censé révéler. Le débat est lancé depuis longtemps et il n’est sans doute pas près de s’éteindre.
La santé mentale des candidats : un sujet tabou ?
Depuis plusieurs années, la prise de conscience grandit autour de la santé mentale des participants aux émissions de télévision. Burn-out, dépressions, troubles anxieux… Les témoignages s’accumulent. Sarah n’est que la dernière en date à avoir partagé son vécu sans filtre.
Que faire pour mieux protéger ces jeunes talents ? Plus de jours off ? Un suivi psychologique renforcé ? Des règles plus strictes sur les horaires ? Les solutions existent, mais elles impliquent souvent de revoir entièrement le rythme de production. Pas toujours compatible avec les impératifs télévisuels.
Quelques pistes évoquées par d’anciens participants au fil des ans :
- Instaurer au moins un jour complet de repos par semaine
- Limiter les répétitions après minuit
- Proposer un accompagnement psychologique obligatoire et confidentiel
- Réduire légèrement le nombre de primes pour étaler l’aventure
Ces mesures simples pourraient changer beaucoup de choses sans dénaturer le concept originel de l’émission.
Le public : complice ou spectateur passif ?
Les téléspectateurs jouent un rôle central dans ce type de programme. Ce sont eux qui votent, qui commentent, qui encensent ou critiquent. Mais sont-ils conscients de ce qui se passe réellement en coulisses ?
Quand une candidate explique qu’elle a failli se blesser gravement à cause d’une tenue inadaptée, quand un autre avoue avoir pleuré toutes les nuits, le public réagit souvent avec empathie… mais aussi avec une forme de voyeurisme. Le drame fait partie intégrante du spectacle. Difficile équilibre.
Sarah, en parlant ouvertement, contribue à ouvrir les yeux. Elle ne cherche pas à accuser qui que ce soit, simplement à partager sa vérité. Et c’est déjà beaucoup.
Vers une nouvelle ère pour la télé-réalité musicale ?
Cette saison marathon pourrait marquer un tournant. Les langues se délient, les anciens reviennent témoigner, les médias s’emparent du sujet. Peut-être que les futures éditions tiendront davantage compte du bien-être des candidats. Peut-être que des garde-fous seront mis en place.
En attendant, Sarah poursuit son chemin. Elle a survécu à l’une des expériences les plus intenses qu’un jeune artiste puisse vivre. Elle en sort changée, marquée, mais debout. Et c’est déjà une victoire en soi.
L’aventure Star Academy est loin d’être terminée. De nouvelles voix émergeront, de nouveaux talents brilleront. Mais grâce à des confidences comme celles de Sarah, on comprend mieux ce qui se cache derrière les paillettes. Et parfois, c’est loin d’être joli.
Une chose est sûre : cette demi-finaliste ne laissera personne indifférent. Ni sur scène, ni dans ses mots. Et c’est peut-être ça, finalement, la plus belle preuve de son talent.









