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Résolution ONU sur l’Esclavage : Les Oubliés de l’Histoire

La récente résolution de l'ONU sur la traite atlantique désigne celle-ci comme le plus grave crime contre l'humanité, ouvrant la voie à des réparations. Mais pourquoi passe-t-elle sous silence des siècles de traite arabo-musulmane et d'esclavage interne en Afrique ? L'histoire complète réserve bien des surprises...

Imaginez un instant un tribunal international qui juge un seul criminel pour un vol, en ignorant délibérément que la victime en avait commis bien d’autres auparavant, et que ses voisins en avaient commis d’autres encore plus graves. Cette image peut sembler choquante, pourtant elle illustre assez bien le débat suscité par la résolution adoptée le 25 mars dernier par l’Assemblée générale des Nations unies. Ce texte qualifie la traite atlantique et l’esclavage des Africains de « plus grave crime contre l’humanité », avec en ligne de mire l’ouverture de discussions sur des réparations financières.

Cette initiative, portée notamment par le Ghana, a recueilli un large soutien. Pourtant, elle soulève une question fondamentale : peut-on véritablement isoler un chapitre de l’histoire humaine sans tenir compte du contexte plus large ? Car si la traite transatlantique reste un drame incontestable, d’autres formes de traite et d’esclavage ont marqué le continent africain pendant des siècles, souvent avec une ampleur et une durée bien supérieures. Pourquoi ces réalités semblent-elles si souvent reléguées au second plan ?

Une résolution qui interroge la mémoire collective

La décision de l’ONU marque un nouveau chapitre dans les débats sur la reconnaissance historique des souffrances liées à l’esclavage. Pour ses partisans, il s’agit de réparer des torts profonds et de reconnaître enfin la singularité de ce qui s’est passé entre le XVe et le XIXe siècle. Les chiffres souvent cités parlent d’environ 12 à 15 millions d’Africains déportés vers les Amériques, avec des taux de mortalité effroyables durant la traversée.

Mais cette focalisation exclusive interroge. Des voix, minoritaires dans les médias dominants, rappellent que l’esclavage n’a pas commencé avec l’arrivée des navires européens sur les côtes africaines. Bien au contraire, il constituait une pratique ancienne et profondément ancrée dans de nombreuses sociétés du continent. Ignorer ces dimensions risque de transformer l’histoire en un récit simplifié, où un seul acteur porte l’entière responsabilité du mal.

« L’esclavage interne était une réalité structurelle dans la plupart des sociétés africaines bien avant l’arrivée des Européens. »

Cette affirmation, issue de travaux historiques rigoureux, ne vise pas à minimiser les horreurs de la traite atlantique. Elle invite simplement à une vision plus complète, moins idéologique, de ce passé douloureux. Car comprendre l’ensemble des traites permet non seulement de mieux appréhender les dynamiques africaines, mais aussi d’éviter les lectures manichéennes qui divisent le monde entre bourreaux et victimes éternelles.

Le contexte historique de la résolution onusienne

Adoptée lors de la Journée internationale de commémoration des victimes de l’esclavage, cette résolution s’inscrit dans une dynamique plus large de demandes de justice réparatrice. Le Ghana, en tant que nation initiatrice, porte une symbolique forte : le pays fut un point de départ majeur pour la traite atlantique, avec des forts comme celui de Cape Coast qui témoignent encore aujourd’hui de cette période sombre.

Pourtant, ce même territoire abritait le puissant empire ashanti, dont l’économie reposait en partie sur le commerce d’esclaves capturés lors de guerres intestines ou de razzias. Les Ashanti, comme d’autres ethnies et royaumes africains, vendaient régulièrement des captifs aux marchands européens. Ces derniers, il faut le souligner, restaient souvent cantonnés aux côtes, découragés par les maladies et les difficultés d’accès à l’intérieur des terres.

Cette réalité économique et politique n’excuse rien. Elle éclaire cependant les mécanismes complexes qui ont permis le développement du commerce triangulaire. Les Européens apportaient des biens manufacturés, les Africains fournissaient les esclaves et d’autres ressources, tandis que les plantations américaines produisaient du sucre, du coton et d’autres denrées rentables.

Les vendeurs étaient africains tout autant que les acheteurs étaient européens. Cette collaboration active a duré des siècles et a profité à de nombreuses élites locales.

Aujourd’hui, qualifier la traite atlantique de « plus grave crime contre l’humanité » pose problème à plusieurs titres. D’abord, parce que les crimes contre l’humanité ne se hiérarchisent pas facilement. Ensuite, parce que cette formulation occulte d’autres tragédies tout aussi massives, voire plus durables.

La traite arabo-musulmane : un tabou persistant

Longtemps avant l’ère des grandes découvertes européennes, une autre traite s’était développée : la traite arabo-musulmane, également appelée traite orientale ou transsaharienne. Dès le VIIe siècle, avec l’expansion de l’islam, des caravanes traversaient le Sahara pour acheminer des captifs africains vers le monde musulman, du Maghreb jusqu’au Moyen-Orient et même au-delà.

Les estimations varient, mais les historiens s’accordent généralement sur un bilan compris entre 12 et 18 millions de personnes déportées sur plus de treize siècles. Certains spécialistes, comme l’anthropologue Tidiane N’Diaye, avancent le chiffre de 17 millions de victimes. Cette traite ne s’est pas limitée à une période courte : elle a perduré jusqu’au XIXe siècle, et des formes résiduelles ont été signalées bien plus tard.

Contrairement à la traite atlantique, majoritairement masculine et orientée vers le travail des plantations, la traite orientale concernait aussi beaucoup de femmes et d’enfants, destinés souvent au service domestique ou au concubinat. La castration des hommes était fréquente, entraînant une mortalité encore plus élevée. Les routes traversaient des déserts impitoyables, où les pertes en vies humaines dépassaient souvent celles des traversées atlantiques.

Comparaison chiffrée approximative des traites

  • Traite atlantique : 1450-1867, environ 11-15 millions de déportés
  • Traite arabo-musulmane : VIIe-XXe siècle, 12-18 millions estimés
  • Traite intra-africaine : Plusieurs millions, difficilement chiffrable mais massive

Ces chiffres ne servent pas à établir un concours de victimes. Ils montrent simplement que l’esclavage a touché l’Afrique sous des formes multiples et sur une très longue durée. Pourquoi alors ce silence relatif dans les discours officiels et médiatiques ? L’anthropologue algérien Malek Chebel parlait d’un « tabou bien gardé ». Cette invisibilisation persiste encore aujourd’hui, comme si reconnaître ces faits risquait de brouiller un narratif politique bien établi.

L’esclavage intra-africain : une institution structurelle

Avant même l’arrivée des premiers marchands portugais au XVe siècle, l’esclavage existait dans de nombreuses sociétés africaines. Il n’était pas marginal : il faisait partie intégrante des structures économiques, sociales et politiques. Les captifs servaient de main-d’œuvre, de monnaie d’échange, de symbole de prestige ou encore de sacrifice dans certains rituels.

L’historien Olivier Pétré-Grenouilleau, dans son ouvrage majeur Les Traites négrières. Essai d’histoire globale, a été l’un des premiers à populariser cette réalité auprès du grand public français. Son travail, salué pour sa rigueur mais aussi violemment contesté à sa sortie en 2004, insistait sur le fait que l’esclavage interne constituait une pratique ancienne et répandue. Des royaumes puissants comme le Mali, le Songhaï, le Bénin ou l’Ashanti l’utilisaient massivement.

Les guerres entre ethnies ou royaumes fournissaient un flux constant de prisonniers. Ces captifs pouvaient être intégrés à la société, vendus à d’autres Africains, ou échangés contre des biens. Lorsque la demande européenne s’est accentuée, ce système déjà rodé s’est amplifié. Les intermédiaires africains ont joué un rôle central : ils capturaient, transportaient et vendaient les esclaves aux comptoirs côtiers.

Bien avant l’arrivée des Européens, l’esclavage interne était une réalité structurelle dans la plupart des sociétés africaines.

Cette dimension intra-africaine reste la plus méconnue et la plus délicate à aborder. Reconnaître qu’il n’y avait pas uniquement des victimes passives mais aussi des acteurs actifs complique le récit dominant d’une Afrique uniquement spoliée par l’Occident. Pourtant, ignorer cette vérité historique empêche de comprendre les dynamiques internes du continent et les héritages contemporains.

Le rôle actif de certains royaumes africains

Le royaume ashanti, situé dans l’actuel Ghana, offre un exemple éclairant. Puissant empire militaire et commercial, il tirait une partie importante de sa richesse du commerce de l’or… mais aussi des esclaves. Les guerres expansionnistes des Ashanti leur permettaient de capturer des prisonniers qu’ils revendaient ensuite aux Européens. Ce commerce renforçait leur puissance et leur permettait d’acquérir des armes à feu, créant ainsi un cercle vicieux.

D’autres entités politiques africaines ont suivi des logiques similaires : le royaume du Dahomey (actuel Bénin), avec ses célèbres amazones, ou encore les intermédiaires du golfe de Guinée. Ces royaumes ne subissaient pas passivement la traite ; ils y participaient activement et en tiraient profit. Les Européens, de leur côté, dépendaient entièrement de ces partenaires locaux pour s’approvisionner en captifs.

Cette collaboration ne signifie pas une égalité de responsabilité. Les conditions de vie dans les plantations américaines étaient souvent particulièrement brutales. Mais elle démontre que le phénomène dépassait largement le schéma simpliste colonisateur versus colonisé. L’histoire globale révèle des interactions complexes où intérêts économiques, rapports de force et cultures locales s’entremêlaient.

Pourquoi cette sélectivité dans la mémoire ?

Plusieurs facteurs expliquent l’occultation relative des autres traites. D’abord, la traite atlantique a laissé des traces documentaires abondantes grâce aux archives européennes : registres de navires, contrats, correspondances. Les traites orientales et intra-africaines reposent sur des sources plus fragmentaires, orales ou indirectes, ce qui rend leur étude plus ardue.

Ensuite, des considérations idéologiques et politiques entrent en jeu. Dans un contexte postcolonial, il est plus commode de désigner l’Occident comme unique responsable des maux du passé. Cela permet de justifier des demandes de réparations tout en évitant d’interroger les responsabilités internes aux sociétés africaines ou aux empires musulmans. Pourtant, une histoire honnête doit embrasser toutes les facettes.

Des intellectuels comme Jean Quatremer ont pointé du doigt ce narratif unilatéral : « Le récit dominant présente l’Occident comme seul criminel et le Sud comme seule victime. » Cette vision occulte la traite orientale, plus longue et potentiellement plus meurtrière, ainsi que l’esclavage intra-africain et même les esclaves européens capturés par les Barbaresques.

Une mémoire sélective risque de perpétuer les divisions plutôt que de favoriser une réconciliation véritable basée sur la vérité historique.

Les conséquences contemporaines de ces oublis

Aujourd’hui, l’Afrique continue de faire face à des défis immenses : instabilité politique, conflits ethniques, pauvreté persistante. Certains analystes estiment que l’absence d’une confrontation honnête avec son propre passé esclavagiste contribue à ces difficultés. Les sociétés qui ont pratiqué l’esclavage interne ont parfois conservé des structures hiérarchiques ou des ressentiments interethniques qui perdurent.

De même, dans le monde arabo-musulman, l’héritage de la traite reste peu enseigné et peu discuté. Pourtant, des formes modernes d’esclavage ou d’exploitation perdurent dans certaines régions, comme l’a révélé l’affaire des migrants en Libye ces dernières années. Une reconnaissance globale de toutes les traites pourrait favoriser une prise de conscience plus large et des efforts communs contre les nouvelles formes d’asservissement.

Sur le plan international, la focalisation exclusive sur la traite atlantique alimente un discours victimaire qui peut entraver le développement. Au lieu d’encourager les nations africaines à se tourner vers l’avenir en assumant leur histoire complète, elle risque de les maintenir dans une posture de revendication perpétuelle vis-à-vis de l’Occident.

Vers une histoire globale et nuancée

Le travail d’historiens comme Olivier Pétré-Grenouilleau invite à adopter une perspective comparative. En étudiant simultanément les trois grandes traites – atlantique, orientale et intra-africaine –, on mesure mieux les spécificités de chacune sans les relativiser. La traite atlantique fut particulièrement destructrice pour les sociétés africaines par son intensité sur une période relativement courte et par ses conséquences démographiques sur le Nouveau Monde.

Mais la traite arabo-musulmane, par sa durée exceptionnelle et son impact sur le peuplement du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord, mérite également une attention soutenue. Quant à l’esclavage interne, il révèle que les Africains n’étaient pas uniquement des victimes passives mais aussi des agents historiques à part entière, avec leurs propres logiques de pouvoir et d’enrichissement.

Cette approche globale ne nie pas les souffrances. Elle les replace dans un contexte humain universel où l’esclavage a existé sous diverses formes dans presque toutes les civilisations : Rome, la Grèce antique, l’Empire ottoman, les sociétés amérindiennes, etc. L’Occident moderne se distingue cependant par avoir été le premier à abolir massivement cette pratique, sous l’impulsion de mouvements humanistes et religieux.

L’abolition : un processus complexe et occidental

Il est important de rappeler que l’abolition de l’esclavage ne fut pas un mouvement spontané partout dans le monde. En Europe et aux Amériques, des débats intenses, portés par des figures comme William Wilberforce en Angleterre ou les quakers, ont conduit à des lois d’abolition progressives au XIXe siècle. La France, sous la Révolution puis définitivement en 1848, a joué un rôle notable.

Dans le monde musulman, l’abolition fut plus tardive et souvent imposée par la pression coloniale. Le bey de Tunis abolit l’esclavage en 1846, mais d’autres régions comme la Mauritanie ne l’ont fait officiellement qu’en 1980, avec des pratiques persistantes bien après. Cette différence dans les temporalités mérite d’être soulignée sans angélisme ni diabolisation.

Les abolitionnistes européens ont parfois agi par intérêt économique, mais aussi par conviction morale profonde. Leur combat a contribué à transformer les normes internationales. Aujourd’hui, l’esclavage moderne touche encore des millions de personnes, sous forme de travail forcé, de traite sexuelle ou de servitude pour dettes. Une mémoire honnête du passé devrait renforcer la lutte contre ces fléaux contemporains plutôt que de servir des agendas politiques.

Les enjeux des réparations financières

La résolution de l’ONU ouvre explicitement la porte à des « conséquences juridiques concrètes », incluant des indemnités. Cette perspective soulève de nombreuses questions pratiques et éthiques. Qui devrait payer ? Les descendants des nations européennes impliquées ? Et qui devrait recevoir ? Les descendants des victimes ? Mais comment identifier précisément ces lignées après plusieurs siècles ?

De plus, si l’on ouvre cette boîte de Pandore, où s’arrêter ? Faudra-t-il également demander des réparations pour la traite arabo-musulmane aux pays du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord ? Et pour les esclaves européens capturés par les pirates barbaresques ? La logique de réparation infinie risque de créer plus de ressentiments que de justice.

Certains pays africains, conscients de ces complexités, ont préféré investir dans le développement et l’éducation plutôt que dans des revendications financières. Le tourisme de mémoire, autour des sites comme Gorée au Sénégal ou Elmina au Ghana, peut constituer une voie plus constructive, à condition qu’il présente l’histoire dans toute sa complexité et non comme un récit unilatéral.

Pour une éducation historique équilibrée

Dans les programmes scolaires et les discours publics, il serait bénéfique d’adopter une approche plus nuancée. Présenter la traite atlantique sans mentionner les autres formes d’esclavage revient à déformer la réalité. Les jeunes générations méritent de connaître l’histoire dans sa globalité : ses horreurs, mais aussi les dynamiques internes aux sociétés concernées et les efforts d’abolition.

Cela ne signifie pas relativiser les souffrances. Au contraire, cela permet de mieux les comprendre et d’éviter les instrumentalisations politiques. Une mémoire apaisée passe par la vérité, pas par la sélection arbitraire des faits. Comme l’a souligné Olivier Pétré-Grenouilleau, l’histoire globale est nécessairement comparative. Elle enrichit notre compréhension plutôt que de l’appauvrir.

Des initiatives comme la création de musées ou de centres de recherche dédiés à toutes les traites négrières pourraient contribuer à cette démarche. Au lieu de cultiver la concurrence des mémoires, il s’agirait de promouvoir une réflexion commune sur l’esclavage comme phénomène universel que l’humanité a progressivement rejeté, avec des avancées et des reculs.

L’Afrique face à son histoire multiple

Le continent africain possède une histoire riche et diversifiée, bien antérieure à la colonisation européenne. Des empires brillants comme le Ghana ancien, le Mali de Soundiata Keïta ou le Songhaï ont prospéré grâce à des échanges commerciaux intenses, incluant parfois l’esclavage. Reconnaître ces réalités ne diminue pas la grandeur de ces civilisations ; elle la replace dans le contexte de leur époque.

Aujourd’hui, de nombreux intellectuels africains appellent à une réappropriation critique du passé. Ils refusent le statut de victime éternelle et plaident pour une vision responsable qui encourage le développement endogène. Cette posture constructive contraste avec les discours victimaires qui persistent dans certains milieux occidentaux ou diasporiques.

Le Ghana lui-même, en initiant cette résolution, pourrait paradoxalement ouvrir la voie à un débat plus large. En assumant pleinement son rôle historique dans la traite, le pays pourrait devenir un leader dans la promotion d’une mémoire inclusive. Cela nécessiterait du courage politique et intellectuel, mais les bénéfices pour la cohésion sociale et le rayonnement international seraient considérables.

Conclusion : vers une vérité qui libère

La résolution de l’ONU sur la traite atlantique pose des questions essentielles sur la manière dont nous construisons notre rapport au passé. En désignant un seul épisode comme le « plus grave crime contre l’humanité », elle risque de figer l’histoire dans une lecture partielle et potentiellement dangereuse. Les traites arabo-musulmane et intra-africaine, bien que moins médiatisées, font partie intégrante de ce passé commun.

Une approche mature de l’histoire exige du courage : celui d’affronter toutes les vérités, même les plus inconfortables. Elle invite à dépasser les clivages simplistes pour reconnaître la complexité humaine. L’esclavage n’a épargné aucune civilisation ; sa condamnation universelle constitue l’un des progrès majeurs de la modernité.

Plutôt que de perpétuer les rancœurs, il est temps de bâtir des ponts basés sur une connaissance honnête. Cela passe par un enseignement équilibré, des recherches historiques approfondies et un dialogue ouvert entre toutes les parties concernées. Seule une mémoire complète peut véritablement guérir les plaies du passé et permettre à l’humanité d’avancer ensemble vers un avenir plus juste.

L’histoire n’est pas un tribunal où l’on désigne des coupables éternels. Elle est un miroir dans lequel chaque civilisation peut contempler ses grandeurs et ses faiblesses. En regardant ce miroir sans détour, nous honorons véritablement la mémoire des millions de victimes de toutes les traites, sans exception.

Ce débat dépasse largement le cadre de la résolution onusienne. Il touche à notre capacité collective à assumer un passé nuancé pour construire un présent apaisé. Espérons que les années à venir verront émerger des voix courageuses prêtes à embrasser cette complexité, au bénéfice de tous.

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