Imaginez une soirée d’hiver où les projecteurs s’allument sur une scène que tout le monde attendait avec une certaine fébrilité. Après seize années de règne incontesté, la mythique case du samedi soir sur la deuxième chaîne change de visage. Ce 24 janvier 2026, à partir de 23h25, une nouvelle voix s’empare du créneau : celle de Léa Salamé. Avec son émission Quelle époque !, l’ancienne coprésentatrice d’On est en direct promet de mélanger journalisme incisif, humour acéré et invités qui font parler d’eux. Alors, qui sont ces personnalités qui vont fouler le plateau pour ce premier rendez-vous très attendu ?
Un nouveau chapitre pour le samedi soir sur France 2
Depuis des lustres, le samedi en deuxième partie de soirée rimait avec éclats de rire, débats d’idées et invités inattendus. Le public avait pris ses habitudes. Mais voilà, tout évolue. Léa Salamé arrive avec une envie affichée de respecter l’héritage tout en y apposant sa patte singulière. Elle l’a répété elle-même : il y a une forme de devoir, presque une responsabilité citoyenne, à occuper cette place si symbolique.
Elle ne cache pas la pression. Succéder à un monument de la télévision française n’est jamais anodin. Pourtant, la journaliste semble déterminée à proposer une émission où le fond prime, où les sujets sérieux côtoient les moments de légèreté sans jamais tomber dans la caricature. Et pour ce lancement, elle a vu les choses en grand.
Sept personnalités, sept univers différents
Le plateau de Quelle époque ! ne va pas accueillir trois ou quatre convives comme c’est parfois le cas ailleurs. Non, ce soir-là, ce sont sept invités qui s’installent face à Léa Salamé. Un chiffre qui donne déjà le ton : densité, diversité, richesse des échanges. Passons-les en revue, car chacun apporte une couleur particulière à cette soirée inaugurale.
Alain Finkielkraut, la voix de la philosophie exigeante
Difficile de parler d’intellectuel français contemporain sans citer rapidement Alain Finkielkraut. Académicien, essayiste, penseur parfois clivant, il ne laisse jamais indifférent. Ses analyses sur l’identité, la culture, la mémoire collective résonnent particulièrement dans un pays qui traverse des questionnements profonds sur son avenir.
Que viendra-t-il défendre ou questionner ce soir ? Les thèmes de l’immigration, de la laïcité, de l’universalisme républicain reviennent souvent dans ses interventions. Avec Léa Salamé, connue pour son style direct mais respectueux, l’échange s’annonce dense et sans concession.
« Il y a une vraie pression sur le fond »
Léa Salamé
Cette phrase résume bien l’état d’esprit de l’animatrice. Elle veut que l’on parle de choses qui comptent, et la présence de Finkielkraut en est la parfaite illustration.
Alessandra Sublet, le retour d’une ex-star du PAF
Elle avait claqué la porte des plateaux en 2022, expliquant vouloir tourner une page. Alessandra Sublet avait été pendant de longues années l’une des figures les plus populaires et les plus bankables du service public puis de la première chaîne. Son sourire, sa spontanéité, sa capacité à créer du lien avec le public en ont fait une animatrice à part.
Revenir dans une émission concurrente, sur une chaîne différente, quatre ans après son départ, c’est un signal fort. Va-t-elle évoquer les raisons de son retrait ? Parler de sa nouvelle vie loin des caméras ? Ou au contraire revenir sur certains moments marquants de sa carrière ? Les téléspectateurs seront suspendus à ses lèvres.
Ophélie Meunier, la reine du magazine d’investigation
Depuis 2016, elle incarne Zone Interdite sur une chaîne concurrente. Ophélie Meunier a transformé ce magazine du samedi soir en rendez-vous incontournable pour tous ceux qui aiment les enquêtes fouillées et les sujets de société qui dérangent. Elle jongle également avec une émission quotidienne sur une grande radio musicale.
Son parcours est atypique : elle est passée du divertissement pur à un journalisme d’immersion parfois risqué. Face à Léa Salamé, elle pourrait livrer un regard intéressant sur les coulisses de la télévision actuelle, sur la difficulté de traiter certains sujets sensibles ou sur l’évolution du métier.
Bruno Solo et Élie Semoun, le duo comique inattendu
Ils ont marqué toute une génération avec leurs sketchs délirants, leurs imitations cultes et leur sens du burlesque. Bruno Solo et Élie Semoun forment l’un des tandems les plus appréciés du paysage humoristique français des années 90-2000. Les revoir ensemble sur un plateau en 2026 est déjà une petite fête en soi.
Vont-ils improviser ? Ressortir de vieilles vannes ? Ou au contraire se confier sur leur parcours, leurs doutes, leurs projets actuels ? Leur présence garantit en tout cas des moments de respiration bienvenus au milieu des débats plus sérieux.
Marie Leonardi et Violette Viannay, les invitées surprises
Leurs noms parlent peut-être moins au grand public… pour l’instant. Marie Leonardi et Violette Viannay apportent une touche de fraîcheur et de nouveauté à ce plateau très éclectique. Journalistes, autrices, comédiennes ou influenceuses ? Peu importe finalement : leur présence montre que Léa Salamé entend aussi mettre en lumière des parcours moins médiatisés mais tout aussi passionnants.
Elles pourraient être les révélations de la soirée, celles dont on parlera le lundi matin à la machine à café.
Charlotte Dhenaux et Paul de Saint-Sernin : les garants de l’humour
Une émission de fin de soirée sans rire ne serait pas complète. Léa Salamé a donc choisi de conserver deux éléments qui avaient déjà fait leurs preuves dans son émission précédente : l’humoriste Charlotte Dhenaux et le comédien Paul de Saint-Sernin.
Charlotte excelle dans les chroniques mordantes, les jeux de mots ciselés et les observations sociétales pleines de second degré. Paul, lui, apporte une énergie communicative et une répartie qui désamorce les situations les plus tendues. À eux deux, ils forment un binôme complémentaire qui devrait permettre à l’émission de ne jamais sombrer dans le trop sérieux.
Pourquoi ce lancement est plus qu’un simple numéro
Il ne s’agit pas seulement de présenter sept invités et de passer une bonne soirée. Ce 24 janvier 2026 marque un tournant pour la chaîne publique. C’est la fin d’une ère et le début d’une autre. Léa Salamé le sait : elle marche sur les traces de deux géants, Thierry Ardisson et Laurent Ruquier, tout en essayant d’imposer son style.
Elle parle d’humilité, de modestie, mais aussi d’une « petite musique à elle » qui pencherait davantage du côté du journalisme que du pur divertissement. Ce positionnement est risqué : trop sérieux et on perd le public du samedi soir ; trop léger et on trahit l’attente d’une certaine exigence intellectuelle.
Le mélange proposé ce soir – philosophe reconnu, ex-animatrice star, enquêtrice de terrain, humoristes cultes et nouveaux visages – semble être une réponse à ce délicat équilibre. Reste à voir si la mayonnaise prendra dès le premier numéro.
Le public est-il prêt pour ce changement ?
Les habitudes ont la vie dure. Pendant seize ans, des millions de Français ont associé le samedi tardif à un certain ton, une certaine forme de télévision. Changer d’animateur, c’est déjà bousculer ces réflexes. Changer également de style et d’équipe, c’est prendre le risque de dérouter une partie de l’audience.
Mais c’est aussi une opportunité. Celle de rajeunir un créneau, d’attirer de nouveaux curieux, de parler différemment des mêmes sujets ou d’aborder ceux que l’on osait moins traiter auparavant. Tout dépendra de la tonalité générale, du rythme, de la qualité des échanges.
Les thèmes qui pourraient émerger
Avec un tel casting, difficile d’imaginer que la soirée restera cantonnée à des sujets légers. L’actualité récente, les fractures françaises, le rôle des médias, la place de l’humour dans le débat public, les évolutions du PAF… tous ces thèmes pourraient être abordés, parfois frontalement, parfois plus en filigrane.
La confrontation entre le regard philosophique d’Alain Finkielkraut et l’expérience télévisuelle d’Alessandra Sublet pourrait être particulièrement riche. De même, les confidences d’Ophélie Meunier sur son métier viendraient utilement éclairer les conditions dans lesquelles les journalistes travaillent aujourd’hui.
Un pari audacieux pour France 2
En confiant cette case à Léa Salamé, la direction de la chaîne fait un choix fort. Elle mise sur une personnalité connue, respectée, mais qui n’a jamais porté seule une émission en deuxième partie de soirée le week-end. Elle mise également sur un ton plus journalistique, plus ancré dans l’actualité brûlante.
Le succès ou l’échec de Quelle époque ! aura des répercussions bien au-delà d’un simple samedi soir. Il dira beaucoup sur l’évolution souhaitée du service public, sur sa capacité à se renouveler sans renier ses fondamentaux, sur sa manière de parler aux Français en 2026.
Ce 24 janvier, les téléspectateurs seront donc juges et parties. Ils noteront le rythme, les rires, les silences, les idées qui fusent ou qui tombent à plat. Ils décideront si oui ou non cette nouvelle formule mérite de s’installer durablement dans leur week-end.
Une chose est sûre : avec un tel plateau pour démarrer, Léa Salamé n’a pas choisi la facilité. Elle a choisi l’ambition. Et c’est déjà une première réponse à ceux qui doutaient.
« Marcher dans leurs pas, tout en ayant une petite musique à moi »
Léa Salamé, à propos de ses prédécesseurs
Alors, éteignez les lumières, installez-vous confortablement. Ce samedi soir pourrait bien marquer le début d’une nouvelle époque télévisuelle. Rendez-vous à 23h25 pour le découvrir ensemble.
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