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Protéger la Haute Mer : Un Tournant pour les Océans ?

Et si protéger les océans devenait la norme ? Des ONG proposent un plan audacieux pour la haute mer à Nice en 2025. Que vont décider les États ?

Imaginez un monde où les océans, ces immenses étendues bleues qui couvrent plus de la moitié de notre planète, seraient protégés par défaut. Pas seulement en paroles, mais en actes. C’est l’idée audacieuse que portent une centaine d’organisations non gouvernementales, bien décidées à faire bouger les lignes lors d’un grand rendez-vous international prévu en juin 2025 à Nice. Une question se pose alors : et si le salut de nos mers passait par un changement radical de nos priorités ?

Un Nouveau Regard sur la Haute Mer

La haute mer, cet espace mystérieux qui échappe à toute juridiction nationale, représente **65 % de la surface des océans**. Loin des côtes, elle est souvent perçue comme une terre – ou plutôt une mer – de liberté, où l’exploitation des ressources semble sans limites. Pourtant, des voix s’élèvent pour dire stop : il est temps de renverser la logique actuelle.

D’après une source proche du dossier, l’idée est simple mais révolutionnaire : faire de la protection la règle de base en haute mer. Autrement dit, ceux qui souhaitent y pêcher, y forer ou y extraire des ressources devraient prouver que leurs activités ne nuisent pas aux écosystèmes marins. Un défi de taille dans un monde où, jusqu’ici, c’est aux défenseurs de l’environnement de démontrer les dégâts.

Pourquoi la Haute Mer Mérite-t-elle une Attention Particulière ?

La haute mer n’est pas qu’un vide juridique. C’est un réservoir de biodiversité, un régulateur climatique et une source de vie pour des millions d’espèces, dont beaucoup restent encore inconnues. Pourtant, elle subit de plein fouet les pressions humaines : surpêche, pollution plastique, acidification due au CO2. Protéger cet espace, c’est préserver un équilibre global.

Il faut que la protection devienne la norme, et non l’exception. C’est aux exploitants de justifier leurs actions.

– Un responsable d’une ONG environnementale

Ce renversement de perspective pourrait changer la donne. Imaginez : au lieu de courir après les preuves de destruction, les défenseurs de l’océan pourraient se concentrer sur la restauration et la sensibilisation. Un rêve ambitieux, mais pas utopique.

Nice 2025 : Une Étape Décisive

Du 8 au 13 juin 2025, la France et le Costa Rica accueilleront la troisième Conférence des Nations unies pour l’océan à Nice. Cet événement, surnommé Unoc 3, s’inscrit dans un contexte déjà marqué par des engagements forts, comme l’objectif de protéger **30 % des océans** d’ici 2030. Mais pour les ONG, il faut aller plus loin.

Leur proposition ? Inverser la logique du traité sur la haute mer, adopté en 2023. Ce texte, connu sous le nom de *BBNJ* (Biodiversity Beyond National Jurisdiction), permet de créer des aires marines protégées dès qu’il sera ratifié par 60 États. Une avancée, certes, mais jugée insuffisante par certains militants.

  • Statu quo : Les zones protégées restent des exceptions, décidées au cas par cas.
  • Proposition des ONG : Toute la haute mer devient protégée, sauf zones explicitement ouvertes à l’exploitation.

Cette vision, portée par le mouvement “Let’s Be Nice to the Ocean”, sera défendue à Nice par une équipe de juristes internationaux. Leur mission : transformer cette idée en proposition concrète pour la prochaine conférence, prévue en 2028.

Un Traité en Pleine Évolution

Le traité *BBNJ* est une lueur d’espoir pour les océans. Signé en juin 2023, il offre un cadre juridique pour protéger la biodiversité en haute mer. Mais son application tarde : à ce jour, seuls quelques États l’ont ratifié. Les ONG espèrent que Nice 2025 marquera un tournant, avec un soutien massif des pays participants.

Objectif Échéance État actuel
Protéger 30 % des océans 2030 En cours
Ratification du traité BBNJ Non défini Moins de 60 États

Le défi est immense : convaincre les États de s’engager pleinement. Certains y voient une opportunité historique, d’autres une menace pour leurs intérêts économiques. Qui l’emportera ?

Les Défis d’une Protection par Défaut

Instaurer une protection par défaut en haute mer, c’est bousculer des décennies de pratiques. Les industries de la pêche, de l’extraction minière ou encore du transport maritime pourraient y voir une entrave. Pourtant, les défenseurs de cette idée insistent : il ne s’agit pas d’interdire, mais de responsabiliser.

Pour y parvenir, il faudra surmonter plusieurs obstacles :

  • Résistance des lobbies : Les secteurs économiques influents risquent de freiner le projet.
  • Consensus international : Rassembler un groupe d’États leaders pour porter cette vision.
  • Moyens techniques : Surveiller et faire respecter ces règles dans des zones aussi vastes.

Malgré ces défis, l’élan est là. Des experts estiment que si quelques grandes nations soutiennent l’initiative, elle pourrait devenir une norme mondiale d’ici une décennie.

Et Après Nice ? Une Vision à Long Terme

La conférence de Nice n’est qu’une étape. Si les ONG parviennent à structurer leur proposition, elle pourrait être soumise lors de la quatrième conférence des Nations unies sur l’océan, en 2028. D’ici là, le mouvement compte mobiliser citoyens, scientifiques et décideurs pour maintenir la pression.

C’est un principe ambitieux, qui aura beaucoup d’ennemis, mais aussi beaucoup d’espoir.

– Un porte-parole du mouvement écologique

Et si ce rêve se réalisait ? Une haute mer protégée par défaut pourrait redéfinir notre rapport à l’océan. Moins d’exploitation aveugle, plus de respect pour cet écosystème vital. Un pari risqué, mais qui pourrait inspirer d’autres combats environnementaux.

Que Peut-on Faire en Tant que Citoyen ?

Face à ces enjeux, chacun a un rôle à jouer. Sensibiliser son entourage, soutenir les initiatives écologiques ou encore consommer de manière responsable sont des gestes concrets. La haute mer semble loin, mais ses richesses nous concernent tous.

Petit geste, grand impact : Réduire sa consommation de plastique aide à préserver les océans, même à des milliers de kilomètres.

En attendant 2025, le débat s’annonce passionné. La haute mer deviendra-t-elle un sanctuaire ou restera-t-elle une ressource à exploiter ? Une chose est sûre : les océans n’ont jamais eu autant besoin qu’on leur tende la main.

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