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Procès requis pour corruption contre Rachida Dati et Carlos Ghosn

Coup de tonnerre dans l'affaire Dati-Ghosn ! Le Parquet national financier a requis un procès explosif pour corruption et trafic d'influence contre la ministre Rachida Dati et l'ex-patron Carlos Ghosn. Les révélations chocs risquent de...

Un séisme politique secoue actuellement la France. Selon des sources proches de l’enquête, le Parquet national financier (PNF) a requis l’ouverture d’un procès retentissant pour corruption et trafic d’influence contre deux personnalités de premier plan : Rachida Dati, actuelle ministre de la Culture, et Carlos Ghosn, l’ancien PDG de l’alliance automobile Renault-Nissan. Cette affaire explosive, instruite depuis 2019, risque de provoquer un véritable tsunami au sommet de l’État.

900 000 euros sans contrepartie réelle ?

Au cœur des soupçons : un versement de 900 000 euros que Rachida Dati aurait perçu entre 2010 et 2012, de la part de RNBV, une filiale de Renault-Nissan, alors qu’elle était avocate et députée européenne. Problème : aucun travail concret ne semble avoir été réalisé en échange de cette rondelette somme. Le PNF suspecte donc un potentiel emploi de complaisance, destiné à masquer des activités de lobbying au sein du Parlement européen.

Face à ces graves accusations, Rachida Dati contre-attaque. Ses avocats dénoncent « une vision parcellaire et inexacte » du dossier de la part du parquet. Ils promettent de démontrer point par point l’inanité des charges. La ministre, qui fut aussi Garde des Sceaux, joue son va-tout en arguant de la prescription des faits. Mais ses multiples recours n’ont pour l’instant pas convaincu la justice.

Carlos Ghosn, l’autre pièce du puzzle

L’autre protagoniste du scandale, Carlos Ghosn, se retrouve lui aussi dans la tourmente. Cible depuis avril 2023 d’un mandat d’arrêt international, l’ex-patron encourt des poursuites pour abus de pouvoir, abus de confiance et corruption active. Un coup dur pour celui qui a déjà défrayé la chronique avec sa fuite rocambolesque du Japon fin 2019, alors qu’il y était poursuivi pour malversations financières.

Réfugié depuis au Liban, pays dont il possède la nationalité, Carlos Ghosn espérait sans doute échapper à la justice française. C’était sans compter sur la pugnacité du PNF, bien décidé à faire toute la lumière sur cette affaire tentaculaire. Renault, qui s’est constitué partie civile, entend aussi laver son honneur et tourner définitivement la page de l’ère Ghosn.

Des enjeux politiques colossaux

Au-delà de son volet juridique, ce dossier ultra-sensible revêt une dimension politique majeure. Rachida Dati n’est en effet pas n’importe qui au sein de la Macronie. Proche de Michel Barnier, elle fait figure de poids lourd du gouvernement. Sa mise en examen serait un coup terrible porté à l’exécutif, à peine remanié.

Dans les couloirs du pouvoir, l’inquiétude est palpable. Beaucoup redoutent un effet domino dévastateur si la ministre venait à tomber. D’après nos informations, Emmanuel Macron suit l’affaire de très près et a demandé à être tenu informé de la moindre évolution. L’Élysée joue la prudence et s’en tient pour l’heure au principe de la présomption d’innocence.

Une décision cruciale à venir

Le sort de Rachida Dati et Carlos Ghosn est désormais entre les mains des juges d’instruction. C’est à eux que revient la lourde tâche de décider de la tenue ou non d’un procès, en fonction des éléments rassemblés pendant des mois d’enquête. Le PNF a requis le renvoi des deux mis en cause devant un tribunal correctionnel, mais un recours est encore pendant devant la chambre de l’instruction de la cour d’appel de Paris.

Une chose est sûre : le feuilleton judiciaire est loin d’être terminé. Il promet encore de nombreux rebondissements dans les semaines à venir. Et ses répercussions pourraient bien se faire sentir jusqu’aux plus hautes sphères de l’État. Affaire à suivre, donc.

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