C’est un événement que les fans de Paul McCartney attendaient avec impatience. Samedi soir, l’ancien Beatles a livré un concert exceptionnel à La Défense Arena, à l’ouest de Paris. Un show époustouflant de près de 3 heures retraçant l’incroyable carrière de ce monument vivant de la musique. Retour sur une soirée mémorable.
Un concert marathon sous le signe des retrouvailles
Dès les premières notes de « Can’t Buy Me Love », le ton est donné. Paul McCartney est en grande forme et compte bien offrir à son public parisien un spectacle d’anthologie. Fidèle à lui-même, l’artiste de bientôt 81 ans enchaîne les tubes avec une énergie et un plaisir communicatifs. Les classiques des Beatles se mêlent à ses succès en solo et ceux de son groupe Wings dans une setlist impressionnante de plus de 30 titres.
Ses musiciens, qui l’accompagnent depuis plus de 20 ans, sont tout aussi investis. Ensemble, ils font revivre l’âge d’or du rock britannique, celui des sixties où tout a commencé pour le natif de Liverpool. Des pépites comme « Junior’s Farm », vieux single des Wings, viennent ponctuer ce voyage musical riche en émotions et en souvenirs.
Je vais essayer de vous parler un peu française (sic). C’est super de revenir ici en France. Nous avons d’anciennes chansons, de nouvelles et d’autres entre les deux.
Paul McCartney, sur scène à La Défense Arena
Un jeu de scène rodé et intemporel
Malgré les années et l’ampleur de la salle, Paul McCartney n’a rien perdu de son sens du show. Derrière sa légendaire basse Höfner, il harangue la foule, plaisante entre les chansons et s’autorise quelques pas de danse. Une présence scénique en tout point remarquable qui souligne, s’il en était besoin, le statut d’icône planétaire de Sir Paul.
Les temps forts s’enchaînent : un « Let It Be » repris en choeur par les 40 000 spectateurs, un « Live and Let Die » pyrotechnique, un « Hey Jude » transformé en hymne collectif… Autant de moments de grâce et de communion qui transportent les fans, toutes générations confondues.
L’émotion à son comble sur « Yesterday »
Parmi les innombrables hits revisités lors de ce concert fleuve, Yesterday tient une place à part. Seul en scène avec sa guitare acoustique, Paul McCartney délivre avec une intensité rare ce morceau emblématique, l’un des plus repris au monde. Une parenthèse intimiste et émouvante comme seuls les plus grands savent en créer.
Après près de 3 heures de show, les Beatles sont à l’honneur pour un final en apothéose. « Get Back », « Ob-La-Di Ob-La-Da » puis le doublé « Golden Slumbers/The End » viennent conclure en beauté ce concert d’exception. La Défense Arena exulte, Paul McCartney triomphe. Cette nuit-là, dans cette salle en ébullition, la magie des Fab Four était plus vivace que jamais.
Un événement qui fera date
Les spectateurs quittent la salle des étoiles plein les yeux, la tête remplie de mélodies intemporelles. Ils viennent de vivre un moment unique, suspendu hors du temps. Un privilège offert par un artiste et un répertoire véritablement à part. Comme un doux refrain qui ne nous quittera plus, ce concert de Paul McCartney à La Défense Arena s’inscrit déjà dans la légende. Celle de la pop music et de ses éternels héros.