ActualitésSociété

Pascal Praud Soutient Sonia Mabrouk dans l’Affaire Morandini

Alors que la condamnation de Jean-Marc Morandini est définitive, Sonia Mabrouk a tenu des propos sans ambiguïté. Pascal Praud vole à son secours et affirme qu’il aurait pu dire exactement la même chose. Mais que cache vraiment cette solidarité affichée ?

Dans le petit monde très exposé des chaînes d’information en continu, les prises de parole peuvent rapidement devenir des événements. Ces derniers jours, une séquence apparemment anodine a pris une ampleur inattendue. Une journaliste respectée a choisi de marquer clairement sa position face à une affaire judiciaire sensible, provoquant aussitôt une vague de réactions contrastées. Puis, presque en miroir, l’un des visages les plus connus de la même chaîne a décidé de lui apporter un soutien public et sans détour.

Une solidarité qui résonne dans le paysage audiovisuel français

Le 14 janvier 2026, la plus haute juridiction française a confirmé une condamnation lourde. Deux ans de prison avec sursis et 20 000 euros d’amende pour des faits graves de corruption de mineurs. La décision est définitive. Pourtant, l’intéressé continue d’exercer son activité à l’antenne, chaque jour, dans le même créneau horaire. Ce maintien a suscité de nombreuses interrogations dans l’opinion publique et parmi les professionnels eux-mêmes.

C’est dans ce contexte tendu qu’une interview en plateau a pris une tournure particulière. Une journaliste, connue pour son franc-parler et sa rigueur, s’est exprimée sans détour lorsqu’on l’a interrogée sur le sujet. Ses mots ont été perçus par beaucoup comme un alignement clair sur les valeurs de protection de l’enfance et de lutte contre les violences sexuelles.

Je suis personnellement engagée dans la lutte contre les violences sexuelles et sexistes. Je pense aux victimes, quelles qu’elles soient. Et aux victimes les plus jeunes. Je pense aux mineurs. Il n’y a pas d’ambiguïté à avoir.

Ces phrases, prononcées en direct, ont immédiatement circulé sur les réseaux sociaux. Certains y ont vu une forme de courage, d’autres une prise de distance nécessaire dans un climat de suspicion généralisée. Mais ce qui a surtout retenu l’attention, c’est la réponse venue d’un poids lourd de la chaîne : un animateur omniprésent qui cumule plusieurs rendez-vous quotidiens sur différentes antennes du groupe.

Quand un animateur star vole au secours de sa consœur

Quelques jours après l’échange télévisé, l’animateur a publié un message très clair sur son compte personnel. Il a d’abord tenu à rétablir ce qu’il considérait comme une vérité déformée par certains commentaires. Puis il est allé plus loin.

J’exprime ici toute ma solidarité à Sonia. Elle a trouvé les mots justes. J’aurais pu prononcer quasiment les mêmes paroles.

Cette déclaration n’est pas anodine. Dans un univers où chacun surveille jalousement son image et son positionnement éditorial, afficher une telle proximité sur un sujet aussi clivant représente un choix assumé. L’animateur a même ajouté qu’il s’est toujours positionné contre les violences sexuelles et les comportements sexistes, rappelant son engagement constant sur ces questions.

Pourquoi ce soutien public ? Est-ce simplement une marque de camaraderie professionnelle ou y a-t-il autre chose ? Pour beaucoup d’observateurs, ce geste dépasse la simple défense d’une collègue. Il s’agit aussi d’une manière de rappeler que la chaîne se veut un espace de liberté d’expression où chacun peut dire ce qu’il pense, même lorsque les sujets fâchent.

Le difficile équilibre entre liberté éditoriale et responsabilité sociétale

Depuis plusieurs années, les médias audiovisuels français sont scrutés à la loupe sur leur manière de traiter les affaires judiciaires impliquant leurs propres animateurs ou contributeurs. La question revient invariablement : jusqu’où peut-on séparer l’homme de l’antenne ? Peut-on continuer à faire confiance à une chaîne qui maintient à l’antenne une personnalité définitivement condamnée pour des faits aussi graves ?

Les réponses divergent. D’un côté, ceux qui invoquent la présomption d’innocence (déjà balayée par la condamnation définitive), la liberté d’expression, le contrat de travail, voire le principe de réinsertion. De l’autre, ceux qui estiment que certaines infractions, surtout lorsqu’elles touchent des mineurs, placent automatiquement leur auteur dans une catégorie à part, incompatible avec une présence quotidienne en première partie de soirée sur une chaîne d’information.

  • Protection absolue des mineurs
  • Lutte sans concession contre les violences sexuelles
  • Responsabilité des employeurs dans les médias
  • Impact sur la crédibilité d’une chaîne d’information
  • Liberté d’expression et ses limites

Ces cinq axes reviennent constamment dans les débats qui agitent les réseaux sociaux et les cercles professionnels depuis plusieurs semaines. La prise de position de la journaliste, puis le soutien affiché par son confrère, viennent s’inscrire dans cette fracture plus large.

Une affaire qui dépasse les personnes concernées

Ce qui frappe dans cette histoire, c’est la capacité d’un simple échange de quelques minutes à l’antenne à cristalliser des tensions beaucoup plus profondes. La journaliste n’a pas attaqué frontalement la direction de la chaîne. Elle n’a pas appelé au boycott ni à la démission de quiconque. Elle s’est contentée de dire ce qu’elle pensait, en son âme et conscience, en mettant en avant son engagement personnel.

Et pourtant, ces mots ont suffi à créer une onde de choc. Parce qu’ils venaient d’une personnalité crédible, respectée, qui n’a jamais cultivé la polémique pour la polémique. Parce qu’ils ont été prononcés dans un cadre où tout le monde s’observe et où chaque mot est pesé.

Le soutien qui a suivi n’a fait qu’amplifier le phénomène. En choisissant de s’exprimer publiquement, l’animateur vedette a ajouté une couche supplémentaire de complexité. Il a rappelé que la chaîne se veut un lieu de débat sans tabou, tout en marquant son désaccord avec ceux qui auraient pu interpréter différemment les propos de sa consœur.

Les réseaux sociaux : caisse de résonance et tribunal populaire

Comme souvent dans ce genre d’affaires, les plateformes sociales ont joué un rôle déterminant. Les extraits vidéo ont tourné en boucle. Les commentaires ont fusé dans tous les sens. Certains ont salué le courage de la journaliste, d’autres ont reproché à la chaîne son absence de réaction officielle, d’autres encore ont accusé l’animateur de récupération ou d’opportunisme.

Ce qui est intéressant, c’est la rapidité avec laquelle un sujet aussi grave peut se transformer en objet de clivage politique ou idéologique. Très vite, on ne parle plus seulement de faits judiciaires ou de protection des mineurs, mais de “wokisme”, de “bien-pensance”, de “laxisme”, de “deux poids deux mesures”. Le débat initial se retrouve noyé sous des considérations beaucoup plus larges.

C’est précisément là que les mots simples et directs de la journaliste ont fait mouche. En revenant aux fondamentaux – les victimes, les mineurs, l’absence d’ambiguïté – elle a recentré le débat sur l’essentiel, au moins temporairement.

Quel avenir pour la liberté d’expression dans les médias ?

L’animateur l’a rappelé dans son message : la chaîne se présente comme un espace de liberté d’expression. Ce positionnement est revendiqué depuis longtemps. Il explique en partie pourquoi des personnalités aux opinions très marquées cohabitent sur la même antenne.

Mais cette liberté a-t-elle des limites ? Peut-on tout dire, tout défendre, tout maintenir à l’antenne au nom de cette liberté ? La question n’est pas nouvelle, mais elle revient avec acuité à chaque affaire sensible.

Dans le cas présent, la direction a choisi de ne pas sanctionner l’animateur condamné. Elle a également choisi de ne pas censurer les prises de parole critiques de ses salariés. Ce choix est politique autant que juridique. Il dit quelque chose de la ligne éditoriale que souhaite porter la chaîne dans les années à venir.

Conclusion : un moment de vérité pour les journalistes

Ce qui restera sans doute de cette séquence, c’est l’image de deux journalistes qui, chacun à leur manière, ont refusé l’ambiguïté. L’une en disant ce qu’elle pensait sans filtre, l’autre en venant publiquement la soutenir. Dans un monde médiatique où le calcul est permanent, ce genre de moments reste rare.

Reste à savoir si cette solidarité affichée marquera un tournant ou si elle sera rapidement oubliée au profit de la prochaine polémique. Une chose est sûre : les mots prononcés et le soutien qui a suivi continueront d’alimenter les conversations sur la responsabilité des médias, la protection des plus vulnérables et la place de la morale dans le débat public.

Et vous, que pensez-vous de cette prise de position ? La solidarité entre confrères est-elle une force ou un risque dans le contexte actuel ? Le débat reste ouvert.

Points clés à retenir

  • Condamnation définitive confirmée le 14 janvier 2026
  • Maintien de l’animateur à l’antenne malgré la sanction
  • Propos clairs et sans ambiguïté de Sonia Mabrouk
  • Soutien public et argumenté de Pascal Praud
  • Débat plus large sur liberté d’expression vs responsabilité

Cette affaire montre une fois encore à quel point le paysage audiovisuel français est traversé par des tensions profondes. Entre engagement personnel, impératifs économiques, attentes du public et exigences éthiques, l’équilibre est précaire. Et pourtant, c’est précisément dans ces moments de tension que se révèlent les vraies personnalités et les vraies lignes éditoriales.

À suivre, donc, avec la plus grande attention.

Passionné et dévoué, j'explore sans cesse les nouvelles frontières de l'information et de la technologie. Pour explorer les options de sponsoring, contactez-nous.